Le piège doré

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Elly


Bien au chaud sous la couverture recouverte d'une couette épaisse que je me suis achetée le mois dernier, je termine de parfaire le bandeau personnalisé que j'ai entièrement créé et cousu. J’ai longtemps hésité avant de décider de m'acheter une petite machine à coudre d'occasion, mais j'avais besoin d'occuper mes soirées à autre chose qu'à bouquiner, de temps en temps. Et pas que mes soirées à vrai dire, mais mon temps libre en général. Pour casser la monotonie, mais aussi parce que j'aime chiner du tissu, des matières, découper, coudre, broder, et même tricoter. C'est distrayant, apaisant et la satisfaction que je ressens une fois la pièce terminée est indescriptible.

La sonnette de mon appartement se fait entendre. Enfin, autant que faire se peut. Elle est en fin de vie je crois. Mais dans le silence reposant de mon logement, je ne pouvais pas la manquer. Je regarde l'heure sur mon portable posé près de moi, plus de dix-neuf heures. Et bien évidement je n'attends personne, puisque je ne connais personne ici si ce n'est le petit monsieur au bout du couloir et le punk de l'appartement d'à côté, Teddy. Sympathique étudiant en musicologie mais ... très bruyant !!

Je me lève et traverse la pièce pour aller ouvrir. Je vérifie par le judas : Cela semble être un livreur. Mais je n'ai rien commandé.
C'est peut-être pour un voisin Elly ...

- Bonsoir, je peux vous aider ?

- Un colis pour Miss L.Johnson, me répond le livreur bedonnant en mâchant sans grâce son chewing-gum et tentant de regarder derrière moi.

- Heu c'est moi, merci.

- Pas de quoi ma p'tite dame ! Bonne soirée dit-il avant de tourner les talons.

Sitôt la porte verrouillée, je m'empresse d'attraper mes gros ciseaux pour ouvrir le large carton. Il vient d'Europe. Donc de Mélia !! À l'intérieur, quatre paquets emballés dans du joli papier doré. Je retourne m'installer dans mon lit quand mon téléphone m'annonce l'arrivée d'un message. C'est sûrement Amélia, elle a dû être notifiée de la réception de son envoi. Quoi que... quelle heure peut-il bien-être en Italie ? Cette chanceuse est toujours en Europe et enchaîne les reportages. J'ouvre enfin le premier paquet et manque de m'étrangler...

- Oh mon Dieu elle a osé !!! je m'écrie en lâchant l'objet comme s'il m'avait brûlée.

J'ouvre le deuxième avec une pointe d'appréhension ... c'est encore pire !!! Celui-ci est noir et a deux embouts, pourtant moins proéminents que le précédent ... ! Non mais elle m'a prise pour qui cette espèce de nympho ? Du coup, j'hésite à déballer le suivant. Il est plus petit que ses deux copains, carré. Je l'observe avec perplexité et insistance, comme si j'attendais qu'il réponde à ma question silencieuse : « Petit paquet doré, dis-moi ce que cache tes jolis traits ». Presque soigneusement, j'épluche le papier cadeau qui découvre sous mes yeux l'ampleur de la folie de ma meilleure amie : Un œuf. Un œuf vibrant, rose fushia , avec une petite télécommande. J'ai beau n'avoir jamais utilisé ce genre d'accessoire - ni aucun accessoire du tout ! - je sais ce que c'est. Quant au dernier, plus de suspens aucun, il doit être dans la digne lignée de ses frères et sœurs ... Bingo ! Enfin, façon de parler. Un petit vibromasseur à glisser dans le sac à main. Et pas que, mais vous avez compris l'idée ...

Je regarde un moment les quatre objets à piles étalés sous mes yeux, là sur mon lit, sans avoir quoi en faire. Bon, je sais au moins ce que je ne vais PAS en faire. Au fond du grand carton, une enveloppe à mon nom avec des bisous faits au rouge à lèvres pourpre.

« "Petits" cadeaux pour combler un peu ta solitude. Et te combler toi aussi, cela va sans dire ... Tu me diras lequel tu préfères ? C'est la journaliste qui te le demande, évidemment ... Personnellement moi c'est l'œuf magique, et j'ai plein d'idées si tu veux ... Allez, arrête de rougir Elly ! Je te vois d'ici ! Lâche-toi ! Bienvenue dans l'âge adulte avec option volupté ... A très vite ! Je t'aime !»

Folle. Très folle.
Je replace les quatre objets qui resteront, nul doute, inanimés à tout jamais dans le grand carton avec la lettre farfelue de ma meilleure amie, et place leurs emballages et les morceaux de papier cadeaux déchirés dans ma poubelle.

De retour sur mon lit, je jette mon dévolu sur mon téléphone portable. Celui qu'Ethan m'a offert il y a deux mois. Il m'a vraiment rendu service avec son cadeau que j'ai eu du mal à accepter, je n'avais clairement plus les moyens de m'en racheter un nouveau. Pas après la dépense pour la tablette tactile, le déménagement et le loyer d'avance. Chacune de mes dépenses est mûrement réfléchie. Je laisse mes yeux naviguer un instant sur ce qui m'entoure. Je ne comprends toujours pas pourquoi les loyers sont aussi chers ici, y compris pour un petit appartement, et dans un quartier loin d'être huppé. Enfin par curiosité, je devrais tout de même faire une recherche immobilière dans le Quartier Vinegar Hill, sur internet. Impossible que là-bas ce que je loue soit à ce prix-là ! Je repousse cette idée dans un coin de ma tête mais me promets d'y revenir plus tard. De toute façon, j'espère déménager sous peu et j'ai déjà fait part de ma décision à Emily qui se charge de me chercher autre chose. Je déverrouille l'écran de mon téléphone, puis c'est mon portable professionnel posé sur ma table de nuit qui s'éclaire à son tour. Mais chaque chose en son temps. Stupéfaite, je bloque un instant sur les mots qui s'affichent sous mes yeux. Un message d'Ethan, sur mon téléphone personnel.

{Bonsoir Elly. Changement de planning pour la semaine à venir. Les détails se trouvent dans le courriel que je vous envoie dans quelques minutes. Merci d'en prendre bonne note. E.W}

Je tends mon bras pour récupérer le deuxième téléphone, même texto. Ma tablette maintenant en main, je consulte ledit mail. Je crois que nous n'avons pas la même notion, lui et moi, du mot « changement ». Dans le cas présent, j'aurais plutôt dit « bouleversement ». Je lis et relis, mais les mots restent les mêmes. Je me lève en quatrième vitesse pour préparer mes affaires en pensant que décidément, la tranquillité à New-York n'est pas la même qu'ailleurs dans le monde. Et que je vais devoir me coucher tôt pour être à l'heure ...


***


Lundi matin - enfin lundi fin de nuit -, je marche au pas de course à travers les halls et allées de l'aéroport en tirant ma petite valise. Heureusement je sais où je vais. Badge d'accréditation à la main, je le montre à une hôtesse d'accueil après l'avoir saluée, puis elle m'accompagne jusqu'au tarmac, où l'un des jets appartenant à KMC attend déjà. Je vérifie ma montre, 6h44. Ouf, je ne suis pas en retard. Je ne le suis jamais. Mais c'est bien la première fois que je prenais les transports en commun si tôt le matin. Métro et bus, et j'avais gardé une petite marge d'erreur. Le jour n'est pas encore levé, mais je retournerais bien me coucher : J'ai dû mettre mon réveil à 4h15 pour être certaine d'être ici à l'heure demandée. Bin oui, plus d'une heure vingt de trajet pour arriver à destination ... La semaine commence bien, non ? Un steward que je ne connais pas me souhaite le bonjour et propose de porter pour moi ma valise. Il peut même me proposer de me porter moi, je suis exténuée.

Lorsque j'arrive dans la cabine principale, quelque chose m'interpelle immédiatement : la décoration n'est absolument pas la même que dans le jet que j'ai déjà pris par cinq fois avec Monsieur Walsh. Ici, tout est de couleur crème. Et je n'ai pas le temps de me poser plus de questions. Lorsque mes yeux se posent sur mon patron qui marche vers moi, je me fige et prie pour que tout ceci ne soit qu'un horrible rêve, un cauchemar. Car ce patron là, ce n'est pas le bon. Dans tous les sens du terme.

-Ok Elly, il doit y avoir une explication logique, très rationnelle et qui va te convenir, je me dit intérieurement.

Et te rassurer. Oui, me rassurer, surtout.

- Bonjour Mademoiselle Johnson, tonne froidement la voix de M.Kavanagh. Ravi de constater que malgré tous vos encombrants défauts, vous êtes capable d'être ponctuelle. C'est toujours un de moins sur une liste déjà bien longue, ajoute-t-il en me dépassant pour rejoindre l'avant de l'appareil. Installez-vous, nous allons pouvoir décoller.

Quel enfoiré ce type.
Stop... QUOI ????


Non, non, non ! Où est mon patron ? Enfin l'autre ! Punaise où est Ethan ?? Il n'a jamais été question que ce déplacement se fasse avec Iceberg PDG ! Encore moins sans M.Walsh. Oui, je vais me réveiller. Mon esprit se moque de moi. Je suis dans mon pire cauchemar.
Je tente de prendre de grandes bouffées d'air pour calmer ma respiration et les battements effrénés de mon cœur. Je m'assois sur un large fauteuil en cuir et sors mon téléphone de mon sac à main, pour relire une énième fois le mail d'Ethan. Mais non, rien ne laissait présager que cette semaine de déplacements, c'est avec M.Kavangh que j'allais la faire. C'est à n'y rien comprendre. Ethan sait très bien que nous ne nous supportons pas ! J'ouvre l'application de messagerie pour lui envoyer un mail en même temps que le bruit de la lourde porte de l'avion que l'on referme parvient à mes oreilles. Les moteurs rugissent déjà ... Oh non ...


De : L-johnson@ KMC.Corp/Holding.com

A : E-Walsh@ KMC.Corp/Holding.com <V.PDG>

Monsieur,

Je suis bien consciente que mon travail est loin d'être parfait, mais je vous rappelle à toutes fins utiles que c'est vous qui avez lourdement insisté pour que je reprenne mes fonctions à ce poste. Il me parait donc légitime de vous demander ce qui justifie une telle punition à mon encontre. Le non renouvellement du contrat qui nous lie aurait été bien moins pénible pour moi.

Dans l'attente de vous lire,

E.J

Assistante de M.Walsh.

KMC.Corp.Holding, NY-City


Lorsque je relève la tête, l'avion s'élance déjà au dessus de la piste. Personne dans le siège face à moi. Mais je n'ai nullement besoin de tourner la tête pour savoir que son regard perçant est déjà à l'oeuvre, posé sur moi. Je le sens. Chaque cellule de ma peau qui me picote me le fait savoir. Chaque fibre de mon être est déjà au courant. Depuis que je travaille chez KMC, mon corps semble avoir développé un sixième sens, qui ne se met en marche que quand cet homme est dans les parages, comme s'il n'était sensible qu'à lui. C'est perturbant. Plusieurs minutes passent durant lesquelles ni lui ni moi ne rompons le silence. Pourquoi le ferais-je ? Plusieurs questions me brûlent pourtant les lèvres, se bousculent dans ma tête. J'ai beau me rejouer le film de ses dernières semaines, je ne vois vraiment pas ce que j'ai pu faire de mal qui justifierait un tel châtiment.

- Au lieu de rêvasser inutilement Mademoiselle Johnson car sans trop m'avancer, il ne me semble pas que je vous paie à vous tourner les pouces, m'assène-t-il finalement toujours avec le même ton glacial, lisez ce dossier et pour une fois essayez de comprendre par vous-même ! Personnellement je n'ai pas vocation à jouer au professeur contrairement à Ethan qui se complait dans la perte de temps avec vous.

Le meurtre est puni par la loi.
Le meurtre est puni par la loi.
Le meurtre est puni par la loi.

Même dans le ciel ?

Oui mais je rendrais service à tout un tas de gens j'en suis certaine, à commencer par MOI ... Et je pourrais toujours plaider la légitime défense, à savoir, qu'il allait me rendre complètement dingue. Ou les circonstances atténuantes, parce que c'est un sale con! Avec un bon avocat, ça devrait le faire. Mince ! Comment est-ce possible d'être aussi beau et un tel connard arrogant et autoritaire ? Quel gâchis !

Durant tout le temps de vol qui nous mène en Californie - je l'ai compris toute seule comme une grande grâce à ma lecture pour laquelle je n'ai pas eu besoin d'un précepteur - il ne me décroche plus un seul mot et se contente de déposer devant moi un nouveau dossier sitôt le précédent terminé. Je prends des notes sans réellement savoir dans quel but, mais j'ai besoin de m'occuper pour ne penser à rien d'autre que le travail. Et surtout pas à ce fourmillement constant qui me traverse des orteils à la racine des cheveux, à cette chaleur lancinante qui a élu domicile au bas de mes reins et descend lentement mais sûrement plus au sud de mon anatomie. A chaque fois qu'un frisson s'empare de ma nuque, que je suis presque capable de compter le nombre de petits cheveux qui se dressent à la base de mon cou,je sais qu'il m'observe, qu'il m'étudie avec la minutie d'un horloger suisse, cherchant ma faille, mes failles, en chasse de ce qui va lui permettre une fois de plus d'acérer la lame qu'est sa langue pour piquer là où il pense que ça fait mal, que ça blesse. Ethan Walsh se complait peut-être dans le rôle du professeur afin de m'aider à m'élever à coup de patience et de pédagogie, mais Liam Kavanagh, lui, se complait dans le rôle du tueur pour m'éliminer. Son arme est sa méchanceté. Il tire sa force de la crainte qu'il inspire et des personnes qu'il tient en joug à coup de mots assassins, de tirades véhémentes et de coups d'oeil foudroyants.

Et pourtant, malgré la liste non exhaustive de ses défauts tous plus détestables les uns que les autres, quelque chose en moi s'entête à le trouver séduisant. Il l'est, mais son caractère et son tempérament sont une insulte à son physique d'Apollon. Mon corps réagit à sa présence en faisant crépiter les braises du désir, tandis que ma tête allume un feu de joie oxygéné par la fureur qu'il m'inspire. Je suis en conflit avec moi même. Une véritable schizophrène à l'intérieure de laquelle deux entités s'affrontent. Pourtant il ne devrait pas y avoir de combat. Ce type, c'est non. Et pour tellement de raisons. Mais surtout, quand bien même il ne serait pas un connard exécrable, cet homme, c'est l'interdit.

Le soir venu, je profite enfin du calme et de l'intimité dans la chambre qui m'a été réservée. Mister Big Boss m'a plantée là après sa dernière réunion, vers dix-neuf heures et m'a simplement rappelé avant de me quitter qu'il ne tolèrerait aucun retard de ma part demain matin, à sept heures trente, dans le hall principal de l'hôtel. Bon débarras ! Depuis je n'ai pas bougé. Ethan m'a assuré par message qu'il ne m'avait jamais envoyé de mail hier soir, s'est excusé mille fois, et dit qu'il se chargeait de gérer la situation auprès du PDG... Il ne peut plus rien faire pour moi cette semaine, mais m'a promis que plus jamais je ne revivrai cette «malencontreuse situation». Malencontreuse ... le mot est faible.

Une douche plus tard et mes rapports de la journée rédigés ainsi que toutes les tâches qu'il m'a E-mailées et dont la liste n'a cessé de croître plus de deux heures durant, je suis enfin prête à me glisser sous la couette pour lire un ou deux chapitres d'un de mes romans préférés, que j'avais heureusement invité dans ma valise. Je me pensais exténuée ce matin en montant dans cet avion de l'enfer, je réalise à cet instant que je n'étais qu'au début du chemin de mes peines. Nous ne sommes qu'à la fin du premier jour de ce maudit déplacement et dans cette jolie cage dorée qui me servira de chambre cette semaine, une idée trotte dans ma tête comme un étalon en pleine course : N'aurais-je pas vu aujourd'hui que le sommet de l'iceberg que sera le supplice de ce séjour ?

Mais je vais survivre, il ne peut en être autrement. N'est-ce pas ?

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