Point

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Liam


- Je pense qu'il y a un risque à procéder ainsi, déclare finalement mon père de sa voix grave après avoir longuement écouté tous nos arguments. Mais il est bien calculé et vaut la peine d'être pris. C'est du bon travail les garçons. Qu'en penses-tu Pharell ?

Il se tourne vers mon oncle dont le regard ambre identique à celui de mon cousin passe de lui à moi à plusieurs reprises avant qu'il ne desserre sa cravate et s'éclaircisse la voix, après avoir bu d'une traite son grand verre d'eau.

- Je suis d'accord avec toi Sully, acquiesce le père d'Ethan. Nous avons trop souvent été réticents à fonctionner ainsi et savons aujourd'hui toi et moi que parfois notre jeu n'a pas été assez hostile et offensif. Mais il faut vivre avec son temps et se battre avec les armes à disposition. Et toi ma chérie ?

Il interpelle ma tante Maureen, son épouse et sœur de mon père, qui épluche toujours le dossier. C'est une femme très intelligente, et bien qu'ils nous aient cédés la direction de la société il y a cinq ans, à Ethan et moi, ils font toujours partie du conseil d'administration et nous ne prenons aucune grande décision sans les avoir consultés. Leur avis et précieux, même quand différent du nôtre.

- J'aimerais l'avis de notre Directeur Financier Junior, répond ma tante.

Neve, la sœur d'Ethan, sort donc son nez de ses chiffres qu'elle faisait encore défiler sur l'écran de son PC à ma gauche pour prendre à son tour la parole, après avoir néanmoins cherché l'accord visuel de son mentor et supérieur, Mason Williams qui n'attend lui plus qu'une chose : que ma cousine ait terminé ses études pour pouvoir prend son poste pleinement. Il attend la retraite « comme un enfant attend Noël », pour citer ses propres mots. Et malheureusement pour lui, elle a dû les interrompre durant une année. Mais heureusement pour nous, Mason a bien voulu rester. Il fait presque partie des murs et a notre entière confiance, toute sa carrière, il l'a faite ici.

- Je suis pour. Cette fusion-acquisition va nous permettre d'étendre notre empreinte sur un marché en pleine expansion que nous avons trop laissé de côté ces dernières années.

- Nous avons deux chaînes jeunesse je te rappelle, tempère Ethan.

- Je suis au courant, lui rétorque-t-elle en le fixant. Mais j'ai toujours dit que le format devait être revu et corrigé selon moi. Nos offres et programmes répondent évidemment à la demande, mais il faut faire plus. Et ajouter TeensEntertained à notre catalogue me paraît être le moment idéal pour refondre tout cela. Quant à la partie financière de cette OPA, je suis d'accord avec votre offre. Elle est un poil plus haute que ce qu'il faut, mais avec un bon remaniement et une bonne communication, nous serons gagnants et sur le très court terme. Mais il faudra remanier, j'insiste.

- Je ne comprends pas , j'interviens à mon tour. Neve tu dis toi-même que nos programmes répondent à la demande alors comment veux-tu faire plus ? La chaîne T-E a l'une des plus grosses parts de marché sur le crédo des 11-16 ans, et c'est pour cela que je veux la racheter. Je ne comptais pas changer le format de ce qui est proposé, je lui dis en me levant après avoir relancé un diaporama sur l'écran géant. Quant à nos deux chaînes enfants, les chiffres sont bons eux aussi.

- Depuis quand on ne vise que le bon ici ? marmonne une voix qui n'a pourtant pas l'autorisation de se faire entendre en réunion.

Je me tourne vers l'assistante d'Ethan assise aux côtés d'Aaron au fond de la salle, à leur propre table. Elle ne semble même pas avoir remarqué qu'elle vient de parler à voix haute, occupée à taper à toute vitesse sur son PC portable. Ethan me fait signe de la main de la fermer, mais l'occasion est trop belle et il le sait. Il a voulu la garder, mais il connaissait mon point de vue.

Cette fille est trop inexpérimentée quoi qu'il en dise pour assumer un tel poste. Je le sais, et bien qu'il vante sans relâche ses mérites, il a lui-même admis qu'elle n'a pas suivi la formation pour ce type de poste. Ses connaissances sont plus que limitées sur quasiment tous les domaines que nous exploitons chez KMC.Corp. Cela ne me gênait guère lorsqu'il changeait chaque semaine d'assistante, mais cette fille est là depuis plus de deux mois maintenant. Et une assistante digne de ce nom se doit d'être autonome sans avoir besoin de cours de soutien sur le vocabulaire et les fonctionnements d'une société telle que la nôtre. Et au-delà de ça, elle n'est pas dans le moule. Elle soutient mon regard aussi souvent qu'elle le peut, se montre insolente voire impertinente et ne comprend toujours pas où est sa place : C'est à dire loin d'ici. Si seulement.

Bon, je suis un hypocrite et je me dois d'être honnête au moins envers moi-même : Je lui reconnais sa persévérance et son opiniâtreté malgré tout ce que je lui balance et tout ce que ses collègues disent d'elle. Elle a au moins ces deux qualités. Mais je préférerais qu'elle en eût été dépourvue, car elles nourrissent selon moi la voix de son impertinence.
Elle a ainsi cette capacité à me mettre dans un état de nerf qui n'est pas bon pour ma tension déjà suffisamment haute à cause de mes responsabilités. Pourquoi ? Parce qu'elle me répond, me défie et veut toujours avoir le dernier mot. J'ai même pensé à lui faire faire un immense cadre avec l'organigramme de la société en entourant ma photo, c'est à dire tout en haut de la pyramide et la sienne, que j'aurais fait positionner très bas. D'ailleurs je me garde cette idée sous le coude, pour la prochaine bataille. Elle finira par céder et dégager. Tout rentrera donc dans l'ordre et je n'aurai plus à supporter son insolence jusqu'à dans ses tenues vestimentaires. Quand je vous dis qu'elle fait tout pour me faire enrager !

Et le pire, c'est que pour ce méfait-là, elle a eu un complice : Ethan a fait ajouter une clause à son contrat quand elle a accepté de reprendre son poste, stipulant qu'elle peut se vêtir comme elle l'entend, du moment que la tenue est correcte. Et après ils s'étonnent qu'il y a des bruits de couloir leur prêtant une relation ...

Et là je me dis que vraiment, Ethan a pété un boulon et que je dois lui faire consulter un psy pour m'assurer de ses capacités intellectuelles : Cette fille ne voulait pas revenir ! Alors pourquoi avoir tant insisté ? Tu le sais très bien Liam, tu tournes en rond là ... Cette fille est folle, il n'y a pas d'autres mots. Ou alors elle avait l'instinct de survie ... et l'a perdu pendant les négociations avec Ethan.

Quoi qu'il en soit, Ethan est son complice, et nous n'avons pas du tout la même notion d'une tenue correcte pour travailler. Encore moins quand le poste qu'occupe cette jeune personne est celui de l'assistante de vice-PDG d'une des plus grosses entreprises du pays. Et aujourd'hui ne fait pas exception : Elle porte un pantalon en ce que je crois être du similicuir noir, des chaussures plates, un pull fin blanc à peine décolleté et un blazer mi-long à motif léopard donc elle a remonté les manches jusqu'aux coudes. Définitivement, elle est hors moule. Et ses collègues féminines jalousent avec hargne qu'elle puisse avoir un traitement de faveur, vestimentairement parlant, du moins. Car pour le reste, je suis personnellement encore plus dur et froid avec cette peste que les autres de mes employés. Et je ne m'en cache pas.

Oui, elle finira par plier. Et j'aurais le dernier mot, comme toujours.

- Qu'avez-vous dit Mademoiselle ? l'interpelle finalement mon oncle.

- Rien qu'elle n'aurait dû ! je gronde en la fusillant du regard, ce qui surprend même mon père. Sa tâche consiste à prendre des notes lors des réunions, pas à nous faire des remarques inutiles mais une fois de plus il faut jouer au gendarme dans la cour de récré !

- Liam ça suffit ! tonne mon père. Tu dépasses les bornes là !

Moi je dépasse les bornes ? Pincez-moi je rêve !

- Veuillez m'excuser, je pensais à voix haute et ce n'était pas mon intention.

Merci de cette perche ...

- Achetez-vous une muselière si vous êtes incapable de vous retenir de parler pour rien !

Je vois qu'elle se tend mais même à près de sept mètres de moi, son regard émeraude me percute et plonge dans le mien. Ma remarque a fait mouche, elle est vexée et même blessée. Parfait. Ça ira peut-être plus vite que prévu.

- Liam ... grogne Ethan. Tu vas trop loin là, laisse-là tranquille. Elle n'a rien fait de mal.

- Ethan a raison Liam. Je ne sais pas ce qui te prend mais ton emportement n'est pas à la mesure des paroles de cette jeune femme, réplique mon oncle. Mademoiselle Johnson c'est bien cela ? Pouvez-vous s'il vous plait nous faire part de votre avis.

- Certainement pas ! je m'oppose en levant le ton. Ça n'intéresse personne et c'est encore une perte de temps que d'écouter ses jérémiades! Qu'elle fasse ce pour quoi elle est payée et s'en tienne à cela !

- Je ne te permets pas de revenir sur ce que j'ai demandé Liam ! gronde mon oncle en tapant du poing sur la table. Moi cela m'intéresse, alors tu baisses d'un ton mon garçon ! Ce n'est pas une manière de traiter tes semblables ! Tout avis est bon à entendre. Mademoiselle s'il vous plaît ...

- Je ne crois pas Monsieur Walsh ... dit-elle timidement.

Bien, elle commence à comprendre. Ce n'est pas trop tôt.

- Elly, s'il vous plaît, insiste Ethan. J'aimerais également entendre votre réflexion à ce sujet. Approchez-vous et expliquez-nous comment vous voyez les choses.

Et contre toute attende, elle s'exécute alors que je la fusillais du regard et lui ordonnais silencieusement de rester à sa place, dans tous les sens du terme.

- Bon, si vous aimez perdre du temps et donc de l'argent allons-y ! je lance en me rasseyant. Mademoiselle Johnson, nous vous écoutons. Et merci par avance de cette intervention qui prouvera une fois de plus que j'avais raison, je raille sans la quitter des yeux.

- Ferme-là Liam ! m'apostrophe ma cousine.

- Neve je ne te permets ...

- Moi si ! me prévient mon père. Mademoiselle ... Vous avez toute notre attention.

Elle est rouge comme une bouche à incendie toute neuve et je me cale plus confortablement dans le large fauteuil pour assister au spectacle. Il ne manque plus que le pop-corn. Miss Impertinence va vite regretter d'avoir la langue bien pendue, et ça va être jouissif, enfin pour moi. Et avec un peu de chance, Ethan va lui aussi comprendre qu'il est tant de cesser son cirque ridicule et de se chercher une véritable assistante. Elle prend une grande inspiration, se positionne près de l'écran et se lance. Ok... elle a encore du cran.

- Pour débuter, je suis d'accord avec Monsieur Kavanagh quand il dit que les chiffres sont bons. Ils le sont c'est indéniable, nous dit-elle en pointant du doigt l'histogramme. Sur les trois dernières années les chaînes jeunesses ont récupéré des parts de marché général. Pour autant ce que ne montrent aucun de vos documents qui ont été projetés lors de cette présentation, ce sont les parts de marché par plages horaires. Et moi je les ai vues dans le dossier qu'a entre les mains Monsieur Walsh, elle ajoute en pointant la pochette noire posée devant Ethan. Et il me semble important de pouvoir les consulter. Il y a des créneaux sur lesquels nous sommes meilleurs que nos concurrents, notamment grâce à des programmes que nous projetons en exclusivité en Matinale ou Access Prime-Time, et c'est surtout grâce à eux que les chiffres sont aussi bons. Sans eux, ils le seraient bien moins car il y a aussi des faiblesses. Ainsi Monsieur Kavanagh a raison sur les chiffres actuels. Nous répondons à une demande : les enfants et leurs parents aiment ces programmes et surtout ces dessins animés dont nous seuls détenons aujourd'hui les droits, mais les choses peuvent changer. On ne peut pas miser uniquement sur les chiffres actuels. Que se passera-t-il si les shows que nous diffusions aujourd'hui en exclusivité viennent à s'arrêter ?J'entends par là s'il n'y a plus de nouvelle saison ? Ou encore si nous perdons l'exclusivité de l'exploitation ?

-Nous perdrons des parts de marché, lui répond Ethan.

- Exactement.

- Tout cela est bien beau mais c'est absolument hypothétique Mademoiselle Johnson, vous l'avez dit vous-même, ce ne sont que des « si ».

Mais elle ne se démonte pas et acquiesce d’un hochement de tête à ma remarque. Cette fois elle ne semble pas décontenancée.

- Effectivement Monsieur Kavanagh, mais en marketing il faut bien partir de quelque part, et je suis convaincue qu'en ayant plus de temps, je pourrais vous prouver chiffres à l'appui que mon hypothèse n'en est plus une dès lors que mon scénario catastrophe se réalise. Et en tant que téléspectatrice et donc consommatrice, je peux d’ores et déjà vous donner un exemple si vous le permettez.

- Continuez Mademoiselle, lui demande mon père.

- Comme se plait à me le rappeler notre PDG, je n'ai que vingt-quatre ans - la garce elle me le paiera - mais du haut de mon jeune âge je suis dans une tranche dite serivore même si j'ai plus un penchant pour les livres, mais passons. Je suis donc la cible marketing idéale pour les séries en tout genre en ce moment, ainsi que pour plusieurs émissions de télé-réalité. Et vous n'êtes pas sans savoir que certains shows qui étaient avant diffusés sur des chaînes publiques ou privées ne sont désormais plus disponibles que sur des plateformes, telles Netflix, AmazonPrime ou encore Disney+.

- Merci pour ce cours magistral Mademoiselle Johnson mais nous ne sommes pas idiots, nos principales activités sont les Médias et la Production, au cas où vous n'auriez pas eu l'info.

- Je l'ai eue Monsieur, me répond-elle me fixant sévèrement. Là où je voulais en venir avant que vous ne me coupiez, c'est que KMC ne peut pas baser la pérennité de ses chaînes enfants uniquement sur trois programmes phares diffusés actuellement, surtout quand la concurrence est de plus en plus rude. Je ne parle pas de T-E que vous comptez acquérir mais seulement de l'offre actuelle. Pour en revenir à mon exemple donc, je regarde quelques séries TV. Il y a trois ou quatre ans, l'un d'elle a été reprogrammée sur une chaîne concurrente, et vous savez ce que cela m'a fait ? Absolument rien. J'ai tout bonnement suivi ma série sur un autre chaîne. Autre exemple plus récent, j'ai bien accroché il y a neuf mois environ avec une nouvelle série médicale qui était diffusée en prime time. Les parts de marché étaient bonnes et le démarrage un succès. A la fin de la première saison il a été annoncé que cette série ne serait plus visionnable que sur une plateforme très connue à laquelle je n'étais pas abonnée. Et pour moins de huit dollars par mois, je n'ai pas hésité à la dépense, continue-t-elle. Ce que j'essaie de vous montrer d'une part, c'est que la fidélité du consommateur va vers le produit lui-même et pas son contenant. Donc vous reposer sur l'excellence des chiffres d'aujourd'hui n'est en rien un indicateur fiable sur la durabilité de nos courbes. D'autant plus quand ces chiffres tiennent à quelques programmes à peine. Ce qui m'amène à une deuxième réflexion.

- Vous comparez votre expérience de pré-adulte sur des séries avec une chaîne enfant Mademoiselle Johnson, je la coupe. Ne vous-a t-on pas enseigné dès l'école primaire qu'il faut comparer ce qui est comparable ?

- Si, mais ce que vous oubliez, vous Monsieur, c'est que les adultes ont été des enfants et plus encore, les parents sont prêts à faire des concessions pour leurs enfants.

- Je suis d'accord avec elle, adhère Neve. Ce que nous sommes prêts à faire pour nous-même, nous le faisons aussi pour nos enfants. Et des dépenses que nous ne concéderions pas pour notre propre bien-être ou satisfaction, nous les accepterions sans problème pour les enfants, n'est-ce pas maman?

- Tout à fait. Continuez Mademoiselle.

- Merci. Ce que j'entends donc ici vous montrer est que les parents zapperont vos chaînes dès lors que vos programmes ne correspondront plus aux souhaits de leurs enfants. Ils viennent pour un programme c'est cela que vous devez garder en tête et non pas pour l'attachement au diffuseur que vous êtes. D'autre part, là où je suis de prime abord d'accord avec Monsieur Kavanagh mais uniquement sur la forme, c'est que les chaînes enfants appartenant à KMC.Corp répondent à une demande. Mais je rejoins Mademoiselle Walsh sur sa remarque : il faut revoir le format et enrichir l'offre, aller plus loin que vos concurrents. Aujourd'hui, et sans vouloir froisser qui que se soit ici, vous vous contentez de répondre à la demande, mais il faut aller plus loin en créant la demande, en titillant l'envie des enfants, des ados et de leurs parents pour que l'envie devienne besoin. Et faut taper là où les autres ne l'ont pas fait en créant quelque chose d'original dont vous seuls aurez l'exclusivité et les droits. Il faut donner envie aux parents de venir sur votre chaîne pour autre chose qu'un dessin animé de quinze minutes, il faut vous démarquer différemment. Il faut donner envie aux pré-ados et aux ados de lâcher leurs consoles et leurs smartphones après l'école, ou alors créer une chaîne numérique avec des podcast qui seraient la continuité ou l'extension de la chaîne TV, pour que l'audiovisuel ne soit plus rébarbatif pour eux. Le tout est de ne pas faire bêtement une réponse à la demande, mais d'aller plus loin. Ne préféreriez-vous pas que le temps que ces ados passent à regarder des vidéos sur Youtube, par exemple, soit consacré à regarder votre chaîne ?

- Ce que vous oubliez encore Mademoiselle Johnson, et ma remarque concerne T-E puisque vous parliez de la chaîne ado, c'est qu'elle a un fort potentiel et est déjà très plébiscitée et regardée. C'est pour cette raison que nous entendons l'acquérir. Changer la programmation perturberait ses téléspectateurs et produirait l'exacte contraire de ce que nous voulons.

- Car ce que vous vous voulez c'est que les choses restent ce qu'elles sont, me rétorque-t-elle avec aplomb. Mais je pensais que chez KMC, le but était de taper plus fort et d'être les premiers, toujours en tête de peloton. Mais effectivement, si vous préférez le confort du terrain battu, ne changez rien. Mais n'oubliez pas que ce qui booste le monde et quel que soit le domaine dont on parle, c'est l'innovation. Et je n'ai pas besoin d'être PDG pour le savoir. Vous disposez de tous les moyens pour vous démarquer sans trop de risque : faire des tests par exemple, lancer des sondages et des études de marché, ou commencer un format en podcast et le développer pour la télévision s'il fonctionne. Il faut créer l'intérêt, pas se reposer sur ce qui aujourd'hui est déjà le passé de demain Monsieur. Mais je ne suis qu'une simple consommatrice après tout, ajoute-t-elle en retournant à sa place, et une petite assistante de vingt-quatre ans qui plus est ...

Cloué au pilotis Liam. Je retire ce que j'ai dit, ça ne va pas être aussi simple. Il va falloir taper plus fort, elle a raison. Tous semblent satisfaits de sa petite intervention. Bon, étape suivante alors.

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