La Lettre

3 minutes de lecture

Notre histoire commence dans une campagne proche de la capitale d'Angleterre. Le soleil, encore timide à cette heure, promet une journée radieuse. Ses fins rayons, réchauffant doucement la terre de la fraicheur de la nuit, rend la promenade bien agréable. La nature, luxuriante et quelque peu sauvage, apporte à cette promenade un moment de calme et de sérénité. En son sein, un chemin de terre se fraie un passage. Son ascension, quelque peu ardue, permet de profiter du chant des oiseaux, fraîchement réveillés et planant de branches en branches à la recherche de leur petit déjeuner. Au bout de ce sentier, un portail menant à un magnifique domaine ducal est visible. Au centre de ce domaine se tient fièrement le manoir familiale.

Dans la maisonnée, tout est calme. Les propriétaires dorment encore, ce qui n'est plus le cas pour leurs domestiques, qui peu à peu s'éveillent. Les premiers réveillés font leur toilette et s'habillent. Entre deux actions, ils réveillent leurs collègues, qui ont du mal à quitter les bras de morphée. Un à un, chacun prend silencieusement le chemin de la cuisine. Durant leur petit déjeuner frugal, le marjordomme, pour les valets de pieds, donnent ses instructions pour la matinée tandis que la gouvernante s'adressent aux femmes de chambre pour faire de même.

Chacun ayant reçu sa mission, les groupes partent dans leurs directions respectives : certains partent s'occuper du linge de maison, tandis que d'autre s'occupent de raviver les cheminées et d'autre encore font un brin de ménage ou dispose l'argenterie pour le petit déjeuner du maître des lieux et de sa famille.

Un peu plus loin, sur la route menant au domaine, un homme à vélo traverse la petite fôret en sifflotant. Il s'arrête au portail, n'ayant pas accès à l'autre coté. Il fait sonner la cloche. Un petit homme rond sort d'une maisonette situé à proximité. C'est le gardien, qui lui aussi vient à peine de se réveiller. D'humeur grincheuse d'avoir de la visite à cette heure indue, se déride et marque son étonnement, en levant ses sourcils brousailleux, en reconnaissant l'uniforme de son visiteur. Celui-ci lui tend une lettre marquée du saut de l'armée. Le gardien balbutie des remerciements et s'empresse en direction du manoir, tandis que le facteur redescend tranquillement le chemin pour continuer sa tournée.

Essouflé par sa course, le gardien frappe à l'entrée principale. A l'intérieur, la fourmilière de domestiques est toujours en action. Seuls leurs pas et leurs commérages discrets se font entendre. Un valet de pied se dirige, droit et fier, vers la porte et l'ouvre, cachant la vue de l'intérieur de la demeure de son corps. Le gardien lui tend le courrier. A sa vue, le domestique hoche la tête pour le remercier et referme rapidement la porte.

Il s'empresse de mettre le courrier sur le plateau, prévue à cet effet, avec le matériel adéquate pour ouvrir la lettre et commence son ascension des escaliers jusqu'à la chambre du maître. Les escaliers se multiplient sous ses pas et pourtant, cela n'ébranle pas sa détermination à remettre ce courier au plus vite. Toute la maisonnée, les domestiques y compris, savent que le duc, qui vient tout juste de se réveiller, l'attends avec impatience depuis plusieurs jours. Il toque à la porte, qui s'ouvre sur le majordome. Sans un mot, le plateau passe de main en main et la porte se referme. Le valet de pied, curieux, se penche silencieusement et tente d'entendre des bribes de conversations.

Dans la chambre, éclairée d'une fenêtre dont seul ses rideaux ont été tirés, le duc s'empare du courier et l'ouvre. Sa lecture est rapide. Le corps de l'homme s'affaissent et il s'assoit sur son lit.

"Et un de moins" soupire t-il.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Vous aimez lire Dans l'univers de Laura ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0