L'Abri

2 minutes de lecture

1er chapitre : Moi, Léa

Je m’appelle Léa. J’ai vingt-deux ans et n’ai jamais vu la lumière du jour.

J’ai toujours vécu dans l’Abri, comme plus d’une centaine de personnes.

L’histoire de la fin du monde a traversé les années, même si ceux qui l’ont connue et y ont survécu ne sont plus là aujourd’hui.

Assise derrière le bureau de métal faussement argenté, je n’arrive pas à me concentrer sur mon livre.

Délaissant les aventures sanguinaires du comte Dracula, je préfère observer mes camarades.

Liam, seul à une table paraît s’ennuyer. De la pointe de son couteau, il trace des symboles en forme de bâtons sur le pupitre.

Relevant la tête, son regard d'acier croise le mien. Gênée, je me détourne aussitôt.

Comme il fallait s’y attendre, le beau Dirk est entouré d’une cour de dindes… bon, c’est imagé bien entendu.

Des blondes, quelques brunes et même une rousse, sont suspendues à ses lèvres charnues.

Lui est debout, sa veste en cuir retombant parfaitement au-dessus de ses fesses moulées dans un pantalon crème.

Non, mais franchement, une veste ! Alors qu’il fait tellement chaud ! Je suis certaine qu’il la porte uniquement parce qu’il sait qu’elle lui va bien.

Il parle en souriant, découvrant des dents blanches. J’ignore ce qu’il raconte, mais vu le visage de ses admiratrices, cela doit être captivant.

Mouais, j’ai quand même des doutes, il pourrait lister son menu du petit déjeuner que ces pintades trouveraient ça intéressant.

N’allez pas croire que je suis jalouse, oh non ! Je connais Dirk depuis l’enfance (difficile de faire autrement lorsqu’on naît tous au même endroit), il est séduisant… trop d’ailleurs et son arrogance n’a pas de limites. Il collectionne les femmes, et a dû passer la nuit avec toutes les plus belles filles de l’Abri.

Il a essayé de m’ajouter à sa sélection, mais une gifle l’en a vite dissuadé.

Pas rancunier, il continue de m’adresser la parole, mais nous ne sommes pas particulièrement proches.

Vous voulez que je vous avoue le pire… c’est que j’avais très envie d’être dans ses bras ; intellectuellement je ne le supporte pas mais physiquement… (soupir) on n’a pas le droit d’être aussi séduisant.

J’essaye de me replonger dans les aventures de Mina et Jonathan, mais une sonnerie stridente retentit, envahissant chaque recoin de l’Abri.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 5 versions.

Vous aimez lire Ode Colin ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0