L'amitié, la famille, c'est compliqué

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Pourquoi mes potes passent à côté de ce qu'on veut leur dire quand ça les arrange ? Quiproquo et autres... au fond tout ce qui leur plaît pas et à moi si doit forcément les déplaire. Qu'est-ce que je fais encore avec eux putain ? On est des putains de loosers, attardés, préoccupés seulement par les jdr. Au point qu'ils vivent dans une autre réalité et eux me rendent haineux envers tout ce qu'ils sont. De plus en plus je parle seul et pourtant je ne suis pas dans une solitude d'ermite, alors je parle à mi-voix pour les insulter et les haïr, dire tout le poids en trop et que j'ai pas l'occasion de leur dire. Eux toujours dans une ambiance en permanence franchouillarde, franchement ils en ont pas marre de rien prendre au sérieux ? Moi, ça me fatigue. Deux ans que je supporte ça, non-stop. Sur le moment, plutôt ça passe bien, même si c'est lourd parfois, et de plus en plus. Pas de recyclage, pas de changement, ça gave. Avant et après c'est la déprime, pour un petit truc qui a foiré ou une petite pensée négative et le moment d'euphorie ou sympathique est foiré. L'arrogance feinte, le fait de faire comme si, l'indifférence à cause de l'ignorance, puérilité horripilante au fond, nier ou rabaisser pour ne pas passer pour un ignare. Comme des fois où je ne sais pas ce qu'ils ont, à moins que ce soit moi qui suis bizarre ; impossible de savoir pourquoi comme ça tout d'un coup ça vire au casse-pieds. Je ne me comprends pas moi-même comment pourrais-je comprendre des relations ? Ces choses ultra-ambiguës, encore pire avec ce genre de relation où je me sens distant, pas vraiment ami, ni même pote, plutôt dans la circonstance, quand l'autre est là par exemple je n'existe plus, ou très peu. Les deux, surtout l'un bavarde, bavarde, bavarde, meuble la conversation, lui qui dit ne pas savoir quoi dire il trouve et parle alors qu'il n'a pas vraiment envie. Peur du silence ? Je vois. L'amitié, c'est compliqué. L'autre là insociable très longtemps, sait dire « bonjour » et pas plus, et encore... comment fait-il pour serrer la main à autant de monde qui pourtant ne le connaît pas, ni lui ne sait les noms, ridicule ! De son humeur dépend du droit de « bonjour », celui-là toujours le dernier partant. Et l'autre c'est même pas de la timidité ni de l'évitement à ce niveau là c'est de l'inertie, jamais à se décider, toujours le dernier à proposer quand il ose proposer... le suiveur par excellence, une tare ! « Il faut vivre dangereusement », je n'ai jamais entendu plus belle connerie prononcée par un nolife ! J'espère ironique pour un geek de dire ça ? Non ? Irrécupérables.

Nos parents comprennent qu'en éructant.

Pour eux je suis un exemple dans l'échec. Ils assènent à mon frère la répétition de mon redoublement en troisième sur lui s'il ne se bouge pas, s'il continue à faire mumuses, et parce qu'il fait tout sauf travailler, tout pour ne pas travailler, la menace qui ne marche plus sur lui car à force il a décidé d'abandonner. Je n'ai pas redoublé pour ces raisons. Mon prof de quatrième m'a démotivé en disant que si ça continuait je devrais redoubler. Ça ne me dérangeait pas tant, j'avais une classe de merde, sans amis, j'ai pourtant essayé, puis comme j'en avais dans la classe inférieure, ils m'ont rejoins, je les ai rejoins. Je ralentissais mon passage vers le lycée, je fuyais le passage du temps, je repoussais l'échéance comme les lâches le font, ceux en proie au doute, à l'hésitation, à la peur...

Voix monotone et regard vide pour se dissocier de l'émotion trop forte à gérer et pourtant qui semble si dérisoire d'apparence. Impossible de ne pas toujours se taire. Blessé.

Perdre une sauvegarde, voilà qui anéantit une partie passée, réduit la part présente, restreint la carte future, fait retomber le corps à son homologue cadavre du sous-sol. Frisson d'une micro-mort. Petite mort imminente au fond. Cruche renversée sur le sol du désert.

Parle-t-on pour susciter une réaction ? Non, parfois c'est pour soi-même s'entendre dire, et c'est déjà beaucoup, qu'on ait la volonté et la liberté d'exprimer à haute voix ce qu'on pense. Ça semble réel lorsqu'il s'agit de l'extérioriser envers quelqu'un, même s'il ne comprend rien. D'où cette expression confuse et décousue, les mots sont battus une fois de plus par les sensations mystérieuses...

Recherche sur la possible bipolarité du chat (le nôtre m'a, une fois gratté l'oreille jusqu'au sol, mordu la main, puis d'un coup frotté à ma main avec sa joue puis d'un coup attaqué par ses pattes, griffes à moitié sorties...). Il m'a surpris à agir de la sorte, c'est très rare, et surtout lunatique à ce point !

« Entendons par là des tendances à rester prostré et à ne pas manger par exemple. Plus les troubles du comportement de votre chat sont violents et soudains, plus il est urgent de consulter un spécialiste. Si par exemple votre chat présente des phases de fixité du regard longues et suivies de comportement agressif. Ceci peut être un signal d’alarme. Un chat atteint de bipolarité va souvent déambuler et miauler plus que de raison. »

« Il peut présenter des caractéristiques inhabituelles qui vont disparaître dès qu’il aura retrouvé ses marques et ses habitudes »

Mais, mais qu'est-ce que l'habitude ?

Voilà presque un mois que je n'ai rien noté dans ce Journal, les circonstances m'ont tenu à l'écart de ces folies destructrices. L'habitude d'un état qui est sans marque, brûlant mais pourtant qui ne marque pas. Ces caractéristiques auxquelles je m'habitue ne sont plus si inhabituelles qu'on aurait pu me le faire croire. Maintenant j'en suis convaincu. Faut-il désormais s'inventer des repères qui n'existent nulle part ailleurs que dans ses rêves les plus flous ?

Mais quelle folie ne l'est pas ? (destructrice).

Humain par nature autodestructeur, allant de péril en péril, par goût du danger et de l'insomnie ou de la torpeur et de l'infini.

Évocations de mes dépressions et passages à vide.

Dysmnésie d’évocation : Trouble de la mémoire portant sur les noms propres et les dates.

Annotations

Recommandations

austylonoir


Je ne m’étonnerais jamais assez de la voir ressurgir, quand presque, je la pensais disparue. Vive, cette envie d’écrire, que poussière après poussière, j’avais vue s’enterrer ; morte de n’avoir plus rien à dire, délaissée pour quelque responsabilité que l’âge mûr de la trentaine posait soudainement sur nos lourdes épaules. Avons-nous donc vieillis qu’il nous semble puéril de maintenant rêver à brides relâchées?
Ces déserts intérieurs que nous avons arpentés et dont les bribes, parfois, s'amènent à notre souvenir comme ce texte qui me revient, encore et encore ; puis-je encore les écrire? Ces phrases que nous avons maltraitées, bâties comme en l’esprit d’un fou, taillées d’une pierre difficile qui rechigne à donner forme, et pourtant voilà qu’en un deuxième regard, c’est une Rome qui se construit et fait luire ses palais. C’est de diamants, de rubis, d’émeraudes et de saphirs qu’ont brillé nos histoires, et les métaux précieux et les nobles alliages les ont consolidées.
Si je ne peux expliquer cette envie, je sais au moins la reconnaître à ses traits insidieux : latente et sourde, à la genèse des émotions qui nous tiennent en éveil ; nourricière inattendue de ce verbe qui dès lors, n’a cesse de couler qu’il en devient pour l’esprit une force aliénante. Muette de deux ans, elle parle pour parler, peut-être aussi comme dans l’antan et le jadis, mettre deux-trois choses à leur bonne place.
C’est que nous avons aujourd’hui moins de certitudes et notre jugement est plus leste, nous laissons le bohémien à son errance et l’homme d’affaires à sa fortune. Nous savons notre essentiel et tentons d’y garder cap, armés de vérités qui sont à la fois pour nous, la route et le phare, loin des veaux d’or que partout l’on érige, jusqu’en son propre coeur.
La vie, à l’amorce de la trentaine, nous a heureusement blasés et affranchis de son charme. Nous la voulons épurée, et la voulons décrite comme telle, d’une écriture simple, presque administrative, dont j’interroge cependant, l’immense vanité. Sommes-nous qu’esthétique vidée de tout sens, ou l'orgueil nous fait-il croire d’éclairer la pensée? Je ne sais pas si mon envie est la première de plusieurs, ou s’il est mieux d’y voir le dernier feu d’une braise, puisse-t-elle encore un peu, me rester ardente.
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La Plume Déplumée
Recueil des réponses au jeu "Le genre et la plume" https://www.scribay.com/talks/18874/jeu---le-genre-et-la-plume et au défi : https://www.scribay.com/defis/defi/1244275679/jeu---le-genre-et-la-plume

Lisez le texte et tentez d'identifier si la plume de l'auteur est un masculine ou féminine.

Bonus, si vous vous sentez fort et que vous reconnaissez la patte d'un auteur Scribay, essayez de l'identifier (tous les textes ont un "faux pseudo").

Jeu ouvert à tout le monde !

Thèmes :

- Thème libre
- Correspondance épistolaire

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Défi
Renard .


Certaines évidences éclatent trop tard. On se prend les morceaux dans la gueule, on en sort tout écorché. Ça fait mal. Il ne reste qu’à en tirer des conclusions, douloureuses, forcément.

Dans mon cas, c’est clair, je le sais : je n’aurais jamais dû participer à ce jeu, j’étais trop fragile, émotionnellement parlant… Avoir réussi la sélection psychologique ne prouvait rien. Une petite voix intérieure me le répétait : n’y va pas, tu vas souffrir, tu vas le regretter, amèrement. Je l’ai muselée, vite fait. L’ego, l’envie de gagner, le rêve de gloire étaient tellement tonitruants. Résultat : j’ai foncé, je me suis inscrite, faisant fi de ces balbutiements de réticence. Un jour, j’analyserai mes motivations inavouées. Pas maintenant. Pas ici. Alors par pitié, ne venez pas encombrer mon témoignage avec des commentaires à ce sujet ! Aujourd’hui, je souhaite uniquement partager une souffrance concrète, la mienne. Et j’ai l’audace de le faire au nom de tous les autres participants, nous tous, les grands oubliés de cette tragique épopée.

Nul ne l’ignore : beaucoup d’associations, composées de gauchistes bien-pensants, des guignols arrogants, se sont bruyamment indignées de la mise en place du jeu « Sauves-en un ». Blablabla au nom de la dignité humaine. Que les choses soient claires : OK, c’est vrai, je l’admets, vous avez raison, ce jeu est choquant. Mais la vie est choquante. Point. À la ligne.
Aujourd’hui, mon but dans ce blog est autre.
Qui s’est préoccupé des participants ? Personne ! Les Pions, eux, ont été défendus, ils ont fait la une des réseaux sociaux, de la presse. Il y a eu des manifestations et tout ce qui va avec. D’ailleurs, au passage, je reconnais volontiers que l’appellation « Pion » était une erreur de communication assez grossière de la part de la Game Team de « Sauves-en un ». Certes, ils ont tenté de rattraper leur maladresse en arguant du concept d’ « ironie dénonciatrice ». Personne n’a été dupe. Faut pas (trop) déconner. Non, mon but n’est pas de revenir là-dessus.
En tant que finaliste de « Sauves-en un », ce que je souhaite partager avec vous, c’est un témoignage des dommages psychiques (et sociaux) que ma participation à ce jeu a entraînés dans ma vie réelle, des répercussions tragiques – qui méritent sans aucun doute d’être reconnues comme « traumatiques » ! Et je me fous des crétins qui prétendent que je n’accepte pas ma défaite. Quant aux bobos idéalistes, qu’ils aillent distribuer leur soupe au parc, ils n’ont aucune idée de ce que j’ai vécu, moi.
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