Diagnostic 1

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« Le refus anxieux de l’école intrigue et suscite de vives réactions dans une société où l’école est obligatoire, et les études de plus en plus valorisées. » Navrant de valoriser autant une fonction du système plus destructrice que régénératrice.

Parfois la phobie scolaire reste rigoureusement isolée, tout va bien en dehors de la situation scolaire, cependant, le plus souvent, il peut y avoir d’autres manifestations :

. des troubles anxieux +/- patents : agoraphobie, phobie des transports en commun, phobie sociale, phobie simple, des conduites d’évitement ainsi que des conduites obsessionnelles (rangement du cartable, méticulosité…)

Crises de larmes, idées tristes persistantes, baisse de l’estime de soi, idées de mort, pensées suicidaires, repli sur soi, indifférence, désintérêt progressif pour toutes les activités.

Troubles du sommeil avec difficulté d’endormissement, éveil nocturnes, cauchemars.

L’inhibition scolaire

Incapacité de se concentrer sur une activité, malgré le désir de le faire, engendrant une réelle souffrance. Il s’agit d’une inhibition de type névrotique pouvant entraîner une dépression.

(+ timidité)

L'urgence de vivre, la volonté, le désir de parvenir à un état tranquille, de calme, de paix, m’agonisse de ses railleries. Elle me dépasse, me distance, et quand elle me nargue, je ne peux qu'en faire à ma tête : je relève l'impossible défi. Raison de vivre ? Évitement ? Submersion de la lucidité ?

La manie (maníā « folie, démence, état de fureur ») est un état mental caractérisé par des degrés d'humeur, d'irritation ou d'énergie anormalement élevés. Beaucoup d’aspects permettent de considérer la manie comme une « dépression inversée », dans le sens d’une « accélération », une intensification des pensées, des émotions (tout est plus fort, plus vif, plus intense, y compris la douleur morale ou la tristesse parfois, ce qui amène à des confusions diagnostiques).

Symptômes typiques :

  • une excitation, une exaltation, un ressenti de « pressions intérieures » ;
  • une humeur « élevée » : euphorique classiquement, mais aussi une irritabilité, une plus grande réactivité, une propension à se mettre en colère ;
  • des rires pour des choses futiles ou sans aucune raison.

  • de l’activité sans repos, de l’agitation improductive. La personne commence plusieurs choses et ne les termine pas ;

  • une accélération de la pensée : incessamment de nouvelles pensées traversent la tête de la personne (c'est-à-dire l'intense activité mentale mobilisée par la production de représentations substitutives permettant au sujet de se protéger contre l'angoisse de la dépression.)

  • difficultés de concentration : difficultés à se tenir à une même activité

  • troubles du cours de la pensée : en parlant de quelque chose, la personne s’écarte encore et encore du fil de sa pensée (digressions multiples) et elle a du mal à retrouver le sujet initial dont elle voulait parler,

  • la fuite d’idées : les pensées se suivent extrêmement rapidement, se bousculent parfois dans la tête. Les associations d’idées se relâchent. La suite des pensées reste logique pour la personne, mais pour son interlocuteur, il est parfois difficile de suivre le fil du discours (« coq à l’âne »). La personne qui souffre de manie, ayant oublié le but de son récit, n’est plus forcément capable de répondre à des questions ultérieures ; un besoin important de parler, et une parole abondante, accélérée, inarrêtable. Il s’agit du reflet de l’accélération des pensées. Dans les cas extrêmes, les paroles se précipitent si rapidement que l’auditeur a des difficultés à suivre ;

  • une réduction du besoin de dormir, sans que la personne ne se sente aussi fatiguée qu’elle le devrait en dormant si peu. La réduction du sommeil est souvent un des premiers signes d’un épisode maniaque ;

  • sentiment altruiste : envie d’aider les autres, ressenti des émotions des autres (hyperempathie) ;

  • hypersensibilité affective (émotions plus vives) et quelquefois sensorielle ;

  • labilité émotionnelle : le fait de passer facilement du rire aux larmes ;
  • une diminution de la pudeur, une « perte de gêne » allant parfois jusqu’à des attitudes de séduction et des contacts sexuels à l’excès ou au hasard (alors que dans son état « normal », la personne n’aurait pas souhaité avoir ce genre de comportement) ;
  • une assurance excessive ;

  • parfois la négligence de l’alimentation ou de l’hygiène.

Une ville vide de toute vie le dimanche. Le samedi parfois aussi. Ambiance de Post-Apocalypse dans les rues. Désert. Temps nuageux, reconstructions, chantiers, par-ci par-là... pourquoi ? Affaires qui n'en finissent plus de destructions et reconstructions.

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Chronique ordinaire de la vie quotidienne. Une forme mineure d'indignation. On fait ce qu'on peut.
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    Je ne ressens plus rien. Comme si quelque chose, une force, me plaque contre cette plate forme ni trop molle et ni trop dur. Mon rythme cardiaque est faible et je peine à ouvrir les yeux. Quand j'essaie, mes paupières luttent. Néanmoins, je peux entendre. Toujours immobile, un brouhaha sourd me parvient. Ma vue devient plus nette. Un plafond. Je tente de me redresser. Mon corps ne m'obéi plus ! Je ne dois pas céder à ses caprices. Je me redresse lentement sur mes coudes et un violent mal de tête m'assomme sans prévenir, ce qui me colla de nouveau contre le matelas. Il y a deux plafonds maintenant ? Je tente de reprendre mes esprits en faisant glisser mes mains sur mon visages. Je me rend compte alors que je suis reliée à des machines et piquée par une perfusion. Je décide de prendre de la hauteur en m'appuyant sur mes bras. En détaillant les éléments autour de moi, je m'aperçois finalement que je suis dans ce qui semble bien être la chambre d'un hôpital. Mais pour quoi faire ? La seule chose dont je me souviens c'est ma promenade avec une amie près d'un parc. Soudain, un cri d'effroi résonne dans ma tête et traverse tout mon être. Je saisis ma tête entre mes mains et hurle de douleur. Des larmes entament des glissades sur mes joues tandis que mes mains recouvrent mon visage. 
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- Vous êtes réveiller, c'est un très bon point.
Du soulagement dans cette voix... je sens ensuite le lit se redresser comme pour me mettre en position assise. Un homme en blouse bleu me fait face. 
- Comment vous sentez-vous ?
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Il plante ses yeux dans les miens et fronce les sourcils.
- Dites-moi, vous savez pourquoi vous êtes là ? 
- Euh pas vraiment non mais j'attendais plutôt que vous me l'expliquiez. 
Le médecin échange des regards avec les infirmières. 
-Vous ne vous rappelez donc de rien ? 
Je fis "non" de la tête en abaissant les yeux. 
- Par contre, c'est normal si mes jambes ne me répondent plus ? 
Allez hop de nouveaux regards entre eux... nan mais les médecins je vous jure, ils ont don de m'agacer avec leurs secrets et leurs mots compliqués. 
- Vos James ont été très endommagées et... je crains que vous ne puissiez plus marcher... Je suis vraiment navré de vous l'apprendre mais... vous êtes paraplégique... 
Ça y est. Je n'entends plus. Je ne vois plus. Je ne repond plus de rien et encore moins de mes jambes. Impossible de dire combien de temps je suis comme ça. Le médecin est parti en me conseillant de me reposer. Me reposer... je vais en avoir du temps pour ça... Sans mes jambes, je née suis plus rien. Fini les balades à vélo dans la forêt. Fini les partie de foot entre amis. Fini la montée des escaliers du lycée. Fini les danses ridicules en soirée pour faire rire tout le monde. Fini les cours de sport, je suis dispensé à vie. Je regrette toute les fois où j'ai dis "Nan j'ai la flemme" alors que maintenant je ne pourrait plus me lever. J'ai l'impression d'être puni pour toute les fois où la feignantise m'a cloué dans le canapé avec une manette à la main. Je regrette le temps où j'avais l'occasion de vivre. 
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                La routine du quotidien, le travail journalier, les habitudes persistantes. Tant de choses qui rendaient la vie de James fade et ennuyante. Aucune réelle distraction n'a eu lieu dans sa vie, mise à part les joggings et aérations hebdomadaires. James vit seul, parfois, il rend visite à ses parents, parfois des amis lui rendaient visite, mais sa routine restait rébarbative.
                Six-heures-trente, l'heure à laquelle James se lève chaque matin pour aller à son travail. Il se réveille, s'habille, mange, se lave les dents et part directement, la main droite toute bringuebalant.
                Aujourd’hui il devait remettre une valise de la plus haute importance à son patron. Il n'a même pas eu le droit d'y jeter un coup d'œil, et s'il se le permettait les capteurs neurologiques le repérerait automatiquement.
                C'est avec monotonie qu'il conduisit sa voiture noire fraîchement achetée au vendeur du coin.
                Il roulait sous la pluie ardente de Paris, sa ville natale. Le ciel voilé et nuageux ne reflétait qu'une seule et même image de cette ville, une ville polluée et triste. Le stress du quotidien, la nervosité du travail, James était très régulièrement à bout de nerfs. Son caractère chaud n'y était pas pour rien, mais les régulières remarques de son patron y étaient pour beaucoup.
                La brume épaisse réduisait la visibilité des automobilistes, créant plusieurs accidents meurtriers en une seule journée. James arrivait à son travail, le visage pâle, la tête baissée.
                Durant plusieurs heures, celui-ci travaillait, longuement et durement, sous les pressions de son patron. James liait tout de même plusieurs amitiés sincères avec certains de ses collègues, qui le réconfortent en cas de besoin.
                Il est douze-heures, la fatigue se faisait déjà ressentir. James pris un remontant dans l’infirmerie, discuta durant quelques minutes, puis, la pause finie, repartit au travail.
                Pourquoi ? Pourquoi se tuait-t-il à la tâche, se dit-il. Pourquoi faire tant d'efforts ? Pour avoir une grande maison, de quoi vivre confortablement, mais être terriblement seul et sans réel temps libre.
                Un jour, tout ce qu'aura enduré James retombera, et ce jour-là se sera le cataclysme professionnel.
                Son patron était enfin arrivé au travail, à 14 heures, durant tout ce temps, un employé haut-gradé dirigeait James et ses collègues, jusqu'à l'arrivée soudaine du patron.
                James lui remit la mallette, sans regarder ce qu'il y avait dedans, son patron le prit d'office, lui arrachant presque la main et lui dit : « J'espère que tu n'as rien touché, sinon je le saurais, c'est de la plus haute importance. » Comment une mallette comme celle-ci pouvait être aussi importante, surtout pour une entreprise de robotique ?
                James se questionnait puis se remit au travail. Il faisait partie de la section B-C, section programmation des logiciels de robotique et d'intelligence artificielle. L'entreprise allait construire LE robot le plus important de l'histoire, le patron avait assuré qu'il serait disponible pour dans un mois. Selon lui, il serait capable d'éprouver des sentiments, d'avoir une conscience, de se gérer lui-même. Cela allait être une grande avancée robotique, mais surtout une grande avancée dans la carrière de James qui avait lourdement contribué au projet.
                Il avait enfin fini de travailler, la journée s'acheva, en pleine nuit pour lui, qui avait peaufiné les détails du robot.
                En se reposant, il pensait à ce que pouvait contenir la mallette, l'intrigante mallette secrète que lui avait confiée son patron. Était-ce la dernière pièce du robot, ou bien un objet tout autre ? Il fermait rapidement les yeux, qui ne pouvaient pas résister à la fatigue intensive que subissait James.
                Une nouvelle journée de travail s'annonça, mais aujourd'hui, il n'allait pas travailler intensément, il voulait en apprendre davantage sur cette mallette qui l'intriguait tant. Il allait donc se renseigner auprès de ses collègues s'ils savaient quelque chose, quoi que ce soit à propos de celle-ci, mais tous répondirent une chose : « Moi, je n'en sais rien, faut demander au patron. » En rigolant.
                Une réponse qui agaçait James, bouillant de l'intérieur, curieux à souhait. Puis il demanda à Amy si elle savait quelque chose, elle lui répondit :
                — Je l'ai entendu parler, je me suis cachée, mais apparemment, ce n'est pas très bon pour lui, expliqua-t-elle, à voix basse. 
                — Comment ça ? Demandait James.
                — Il a crié un truc du genre « Je suis fichu, ça ne marche pas, ça marchera jamais, j'irai jamais les voir ! » 
                — Étrange... Merci, Amy, rétorqua-t-il, perplexe.
                Il y avait donc quelque chose qui se tramait à propos du contenu de la mallette, quelque chose d'apparemment énigmatique.
                Il fallait qu'il en sache davantage, mais il ne savait pas comment procéder.
La mallette posée, le contenu encore à l’intérieur, elle se trouvait au bureau du patron, qui avait fermé la porte à double tour, afin d'éviter tout intrus dans son atelier de travail.
                Les caméras de surveillance tournaient à plein régime, il contemplait son bureau d'en haut, James ne pouvait pas prendre la mallette et partir, il serait tout de suite renvoyé, c'était sûr.
                Il fallait qu'il pirate les caméras de surveillance. Friand d'aventure, il commença directement à son bureau, où les caméras grouillaient également, il se devait d'être silencieux et rapide.
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