En qui j'ai trouvé des frères d'éveil

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Nuit blanche, mais pas tenue, dormi de 9-10, 10-15h. Ce témoignage a été pour moi une sorte de remue-ménage brainstorming au même titre que quand je me suis intéressé à Nietzsche, en seconde par citations et en première par des recherches sur des articles, dans des magazines... Ce témoignage de plusieurs vidéos sur youtube a été pour moi l'occasion de devenir plus sceptique, plus tolérant, et de moins en moins dans le préjugé. Peut-être cinq heures de témoignage au maximum, où il relatait ses expériences, ses pratiques automutilatoires jusqu'à se briser les os et être interné, dans sa cellule psychiatrique il rencontra une fille qui mangeait des morceaux de verres etc. Bref, ces violences et ces souffrances suscitaient ma curiosité – un an après qu'il n'y avait plus de vidéos la chaîne a été supprimé, malheureusement – mais maintenant je me demande si celui qui parlait devant sa caméra, visage hors champ, ne serait pas une sorte de poseur... En tout cas à l'époque je ne pouvais pas savoir je ne connaissais quasi-rien en psychologie ou seulement les clichés. Tout ça m'a marqué et c'est pour ça que j'ai mis autant de temps à le relater ici dans mon rapport, mon diagnostic. Je parle pour moi et pour « eux », mes démons. J'ai commencé à relativiser et donc à moins porter un regard sur ce que je ne sais pas. C'est pourquoi je préfère parler de ce que je sais et me taire quand je ne sais pas. J'ai toujours eu l'esprit curieux, en sixième jusqu'en terminale je me suis abonné ou j'ai lu des magazines scientifiques, de vulgarisation, et j'ai débuté comme cela à m'intéresser – comme je suis de cette génération – à la culture diffusée et vulgarisée sur youtube, en seconde voire en troisième déjà.

Une spirale vers les abysses de la connaissance... J'en reste là – pour aujourd'hui... Une peur qui n'a cessé de me tourmenter : qu'on me prenne pour ce que je ne suis pas. Mais le préjugé est tenace et la première impression décisive, sans pitié, fatale, finale.

La puissance perverse des répercutions sur la psyché du bourrage de crâne persécuté, inlassablement les mots s'en mêlent et les mêmes discours radotés des heures durant investissent l'inconscient et le parasitent de dépréciations, afflictions morales, dévalorisations en comparaison du vécu du sermonneur parfois enivré de bonnes intentions formatrices qui transforme sa réalité pour inculquer les valeurs qu'il aurait voulu produire, et exister par elles-mêmes. La conscience hantée par ces réminiscences inconscientes s'en trouve perturbée dans l'action contraire à ces surmoi imbriqués dans le psychisme – la manière de panser. Violence contradictoire : subite et expurgée.

À la fin d'un épisode, je dis sur un ton neutre et faiblement : « allez », sans connotation aucune, juste histoire de dire « et voilà c'est fini », et à l'autre de rétorquer : « allez chien [passe à l'autre épisode, au suivant !] » et à l'autre d'acquiescer cette raillerie qui ressort d'une petite haine personnelle non assumée « exactement ! ». J'essaie de me justifier mais bien évidemment en vain, quand les gens vous ont, ils ne vous lâchent pas, tout de même je réponds « c'est pas du tout ça » et à eux deux de me faire taire : « Non ! Mais c'est ça ! Tu te rends pas compte ! ». Et allez qu'ils m'agonissent de leurs réductions morales pour se rehausser dans le vrai, le juste, leur connerie. Propos ternes et creux tirés par pure méchanceté – corriger par le rire et la surenchère – les convenances sociales, les stéréotypes, les valeurs ! Certainement la torture psychologique la plus vicieuse et la moins avouable. On est traité de mauvaise foi si on commence à parler sur les quatre vérités de leur sale contrat social – insociable sociabilité ! C'est dans ces moments là que la connerie humaine, les propos d'une banalité affligeante me désespèrent et me tentent à l'isolement, à l'abandon.

Je crois que le relativisme et l'utilitarisme ont été pour moi des aides naturelles, des barrières protectrices contre ma sensibilité nerveuse mais toujours silencieuse – hormis exaspération, irritabilité exacerbée, hors de soi rarissime (et les peu de fois où je n'en pouvais plus, ça débordait, on a infantilisé ma réaction jugée disproportionnée voire adolescente). Ce sont les mêmes qui condamnent les timides à leur condition, les impulsifs à leur caractère, c'est ce qui forge une identité, et quand vous changez trop, c'est mal ! On rabroue votre originalité à l'uniformité, la conformité, la personnalité ! L'empathie – fausse et ricaneuse, curiosité irrespectueuse que l'on n'oserait devant un non-timide – infantilisante : « Il suffit de rester naturel, bref, que tu sois toi ! » ; « Dis-toi que les autres ne sont pas plus rassurés que toi (vous) ! ». Je tire ces exemples du livre : Confession d'un timide, de P.Vilain. Je termine le livre par les chapitres sur le problème des filles.

À vouloir faire le Bien on recueille les fruits de l'amertume, la Violence.

Plaintes récurrentes à des actes clownesques (gamins) par des hypertrophies dramatiques grand-guignolesque ! « Vous me rendez fou ! » ; « J'en peux plus ! Je vais partir ! ». Peut-être même que dans le ton de ma mère il y avait des choses similaires à des névroses suicidaires, dans le texte ou dans les cordes. Des provocations envers soi-même mais en culpabilisant. Il y en a eu mais je ne saurais dire précisément quels étaient les mots. J'effaçais ces mots, puis par exaspération je les provoquais : qu'ils nous foutent la paix et qu'ils le fassent une bonne fois pour toute ! Il y a eu de longues nuits et de longues périodes où je voulais fuir. Pour aller où ? Vouloir en finir ! Et après quoi ? Le vide sidéral. Trop d'imagination, j'attends et je me résignais à ne rien y faire. Voyons à quoi ressemblera le jour prochain... Je n'avais pas encore assez de folie pour avoir de l'audace. Ma vie aurait-elle pour autant changée ? J'ai le sentiment que non. Oui je voulais la disparition, me retrouver dans un monde comme Seuls, la bande dessinée pour ado. C'est le rêve secret de tout un monde !

Préférer la franchise d'une initiative au romantique du poète. Tristesse contemporaine.

Eh oui..., le passé ne reviendra plus. Et on s'attriste, puis on se console en disant qu'il s'agit d'une illusion. Une vision déformée, vague, brumeuse, de la réalité. On stigmatise dans un rôle qu'on ne veut la détacher de l'idée que l'on se fait de cette personne-personnalité = personnage. Astuce égoïste trop préservatrice, destruction du libre-arbitre d'autrui. Possiblement dès l'entrée dans une société d'influences, c'est-à-dire dès le plus jeune âge. Misère... la liberté !! Liberté, égalité, fraternité, je vous hais. Les plus grands mots sont les plus vides de sens.

La volonté d'accomplir comme la volonté d'abandonner est une fatigue éreintante, l'une plus que l'autre, mais pour les deux il faut simuler un effort de se projeter dans le futur en se disant qu'au présent il sera vite passé, même pas remarqué que l'acte sera accompli. S'il n'y a aucun obstacle humain sur le chemin, ça redouble de facilité. S'il y a un obstacle on peut toujours repousser au lendemain avec sourire attendri (désespéré) que l'entrave ne sera plus. Et pourquoi en écrivant ci-dessus pensé-je au suicide ? J'en suis obsédé par la mort, fasciné par le suicide, rongé par l'avarie.

Personne d'elle-même n'est venu vers moi. Tisser des liens.

J'ai résisté passivement au joug des réseaux sociaux totalitaires. Je suis alors exclu d'une sphère globale quasi-englobante. Le genre de sociétés frustrantes parce qu'idéalistes et parce que ségrégationnistes.

Griffades sur les bras, avec les ongles, jusqu'à la peau rougie, encore plus douce. C'est dur de s'avouer que la vie en plus de ne servir à rien est absurde, débile, quasi-inexistante, déliquescente, désespérante.

Pourquoi se forcer ? Pour continuer ? Pour pouvoir plus tard ? Se forcer pour faire plaisir aux autres parce que ce serait égoïste de ne pas le faire ? Eux les égoïstes ! Je pourrais les éviter toutes ces nuisances, ces parasites, ces pollueurs. Contraintes sociales. Contraintes morales. Des contraintes de malaises qui préservent de l'isolement, de la claustration, mais confortent l'âme dans le malaise et la frustration ; phénomènes organiques qui fuitent et sécrètent des abcès cancéreux gonflants, gonflant, implosant. Contagions, contaminations. Proliférations, protubérances, pullulations... pestiféré.

Comme quoi il ne me fallait plus grand chose (« allez » pour me faire replonger. Dominos dans mon cerveau. Finissent dans le seau d'eau !

J'aimerais pouvoir distribuer à tour de bras des compliments sur les formes et les couleurs de filles qui me plaisent – mais je passerais inévitablement par les règles pour un pervers. Que ce soit sur l'apparence ou le style, mais jamais vestimentaire – attitude-habitude vaniteuse.
Et au détour étrangler celles qui m'exaspèrent.

Éros et Thanatos ne sont jamais si loin qu'on veut bien nous le faire croire. C'est un couple honnête qui ne se présente hypocritement à la foule, attendrissant parce que s'entre-déchirant dans les pulsions de l'amour.

Pudique et putride société aliénée, paranoïaque et scandalisée, fait mine de condamner moralement, censure de la nature, exil-asile des fous décriés comme inhumains, processus qui déshumanise et robotise les soi-disant révoltés, ces pervers derrière l'écran qui filment et endoctrinent de leur moraline ; les « bien-pensants » érotisent et banalisent délits et folies. On nous nord-coréanise, le peuple mort et enterré, l'individu fantasmé, la communauté gerbée, la trinité repénétrée, la société retournée, l'été simulé... Théocratie Totalitaire héréditaire, unitaire, autoritaire, doctrinaire, dictionnaire... Orwell voit le sectaire où il ira, où il est déjà, où il restera.

Les médicaments pour les céphalées, ça ne me fait rien, même quatre à la fois.

Je me suis inventé des « amis » pour ne plus subir les mâchoires-surins de mes parents-idéologues, d'un côté ils m'ont forcé à me sociabiliser et à atténuer ma timidité pour enfin quoi ? Tomber dans le schéma des « amis de circonstances », ces personnages qui s'enferment dans un confort intellectuel déplorable d'insanités, des flatteries sociales métaphysiques débordantes d’égoïsme, de nombrilisme. Noyé dans ce marais noir, englué dans l'unique perspective unidimensionnelle. Platitude de paresse, de mollesse, de tristesse. Dans la trinité relationnelle présente je soupçonne fortement une personnalité évitante et dépendante voire quelques penchants vers (Le sujet est mal à l’aise dans les situations ou il n’est pas au centre de l’attention d’autrui) – son modèle maintenant détaché et qui nous ignore depuis le fiasco de son anniversaire, personnalité obsessionnelle-comvulsive certainement, il est suivit par des psychologues chez lui, un psychanalyste, psychiatre ? Peut-être. Ce n'est pas pour autant qu'il faille le stigmatiser ce que n'ont pas manqué de faire les deux autres. Un proche de son entourage dont je suis maintenant éloigné, une personnalité narcissique. Et l'autre, personnalité antisociale ? Alors il faut le dire rapidement. Non « catégoriser » dans ce cas n'est pas inutile, il permet d'appréhender les « bizarreries ». Et j'ai un pote, le plus tolérant, avec qui je m'entends le mieux, celui aussi que je vois le moins paradoxalement, a une thyroïde, raison pour laquelle on se voit peu, connaissant souvent de pareils symptômes mais de façon biologiques plus que psychiques.

Comme quoi les névrosés s'assemblent et se corrompent ensembles ! Ah oui ! L'autre ! Qui semble le moins instable mais le plus agressif (colérique, impulsif) fustigeait de ses grands et gros mots creux les « gens instables sont infréquentables », et il ose se dire ouvert d'esprit (révélation de cette pensée en terminale) et maintenant comble du comble il veut faire dans l'humanitaire, aider les malades, être psychologue !!!! J'hallucine c'est trop gros ! J'hallucine... faut qu'il arrête de rêvasser l'enfant prince surmaterné, et puis si c'est pour la parapsychologie faut qu'il se renseigne c'est hors de France qu'il faut aller ! S'il est aussi borné sur les malades et veut se caser un coin tranquille juste pour se vautrer dans son petit confort, autant qu'il soit Tanguy il fera moins de mal ! En plus qu'est-ce qu'il veut avec son caractère il croit qu'il va guérir les autres ? Il ferait moins de mal en devenant exorciste. Si c'était encore un boulot sérieux ce serait fait pour lui. Le paranormal, le mysticisme et la puissance supérieure, y a tout ce qu'il veut dans l'exorcisme : la religion superstitieuse, le délire messianique, l'austérité morale. J'en arrête là de mon pamphlet. Ça n'atténue en rien mes migraines et ma rage.

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gian paolo

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