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J'aime les fenêtres puisqu'elles peuvent te défenestrer J'aime les trains puisqu'ils peuvent t'écraser J'aime les armes puisqu’elles peuvent te cramer J'aime les cordes puisqu'elles peuvent t'étouffer J'aime les lames puisqu'elles peuvent te saigner
Mon corps est d'une froideur. Tout ça n'a aucune saveur. Quel que soit l'aliment, c'est un dégoût de se sustenter. Je ne supporte plus la lumière, je préfère rester cloîtrer, les stores abaissés, dans l'obscurité, la lumière des toilettes allumée pour éclairer la subsistance dont je dois me forcer à bouffer, pour que l'estomac cesse de gronder. La frustration de ne point pouvoir charger des pages internet, mon écran se mutile lui-aussi, par le surnombre de pages et ça bug, et le réseau de merde est aussi lent que moi. Et ça rame et ça m'exaspère et je sais pas quoi faire d'autre, 22h je vais quand même pas sortir je suis crevé tout ce que je veux c'est le pieux. Dans mes temps mélancoliques donc sans extrême inhibition je sortais à minuit, une heure, en hiver par zéro degré, pour me balader dans la nuit et réfléchir dans ma solitude à la vanité, au néant, à la mort, à toutes les choses vivantes ou mortes désespérantes, à rester sur un banc par un souffle glacial avec mes idées, mon introspection chaotique et sur les cimes du désespoir... et tout ce vide dans et en dehors de moi. Là je suis frustré et ça m'énerve, internet retrouve son souffle quand l'envie lui en prend, cette putain de lame de taille crayon ne veut pas se dévisser quoique j'essaye, lors je vais détruire cette putain de coque de taille crayon. La prochaine fois que je m'emmerde à faire les courses, je pense à acheter des taille-crayons plus pratique à dévisser, l'autre je l'ai cassé en deux et c'est très chiant pour se passer la lame déjà très petite, bien tranchante mais ça s'émousse vite j'ai l'impression ou c'est moi qui perd de la vigueur. J'aiguise ces lames avec ma clé-couteau frénétique. Dans ces moments là que je regrette de ne pas avoir un marteau à portée. Bon, c'est mort j'ai niqué la visse, pas moyen de l'enlever, tant pis je vais la faire sauter d'un coup de pression avec la scie. Tout ça pour ça. Pas plus compliqué que ça, j'aurais moins cogité et perdu mon temps pour rien. On perd son temps pour rien, comme cette phrase sonne comme un truisme. Comme si je disais « on prend son temps » ou encore plus ridicule « on gagne du temps » ou bien plus sage : « on se dépêche pour rien ». Taille-crayon de merde, m'en a fait voir ce con !

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Défi
MAZARIA
Il faut vraiment que je raconte toute cette histoire !

Parce que si je vais au bout de mes idées,
tout le monde va me considérer comme un monstre !
Alors voilà,
je vais tout vous dire sur mon expérience de meurtrier novice.

Et comme nous sommes en période de noël,
chaque jour je vous ferai un petit compte rendu de mes actes.

Un peu comme un calendrier de l'Avent.

Ils en feront même peut-être un film...

Mazaria
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Défi
A.Spade
Réponse au défi "Qui êtes-vous ?" de Darine Ducharme.

Pas mal de moi.
Et de mois.
En fait, je ne sais pas.
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Lou C
En réponse au défi : " La Villanelle "
Lancé par Cecel N
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