Adieu soleil.

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Assise dans le taxi, Megan se perd dans ses pensées en regardant par la fenêtre. Les rues de Chicago s'illuminent peu à peu. La nuit s'empare de l'atmosphère de la ville. La jeune femme fouille dans son blouson.

- Casey, je ne te dérange pas ?

- Bonsoir, ma belle ! Tu me manques tout le temps, comment veux tu me déranger ?

Megan sourit.

- Je peux passer ? J'aimerais te voir.

- Mais bien sûr ! Avec plaisir ! s'exclame l'ex-marine tentant de retenir son enthousiasme.

- Alors, j'arrive.

Quand Ice Man raccroche il se rend compte que sa "bien-aimée" n'est jamais venue chez lui et s'empresse de lui envoyer son adresse par texto.

Megan annonce le changement de destination au chauffeur. Elle envoie un message à son frère pour le prévenir. Même s'il n'est que dix-huit heures, elle ne pense pas arriver à temps pour dîner avec sa petite famille. Dorian se doute qu'elle est partie voir Casey et s'en réjouit. Le jeune homme estime que sa sœur mérite d'être heureuse. Il apprécie son collègue. Son humour, sa désinvolture désarmante, cachant de profondes blessures. L'homme ne s'est pas laissé gagner par les complexes névrotiques, dûs à une enfance difficile. Il prend la vie comme elle vient. L'esprit ouvert, il ne juge personne. Megan a besoin de lâcher prise et l'ancien marine peut l'y aider.

La coach en sports de combat sonne à la porte de l'agent spécial. Très spécial, pour elle. Fébrile. La serrure claque plusieurs fois. Il apparaît devant elle. Le regard tendre. Le sourire moqueur. Superbe. Virile.

Megan se jette sur Casey. Il referme derrière eux d'un coup de pied. Elle l'embrasse avec fougue. Soulevant le T-shirt de son "sublime spécimen" d'un mètre quatre-vingt quinze, ses fines mains s'agrippent à la chair ferme, de sa victime. Lui caressant le dos, puis les pectoraux, la jeune femme, descend doucement, tire sur l'élastique du pantalon de coton et enfonce ses doigts dans le boxer d'Ice Man. L'homme de glace sent sa température monter. Il se cogne la tête contre le mur. Elle le mord dans le cou. L'ex-marine est en proie à une troublante volupté. Affolante. Violente. Il rêve de faire l'amour à sa belle depuis près d'un an. La jolie brune, aux reflets auburn s'agenouille. Il ressent une forte douleur, la tension à son entrejambe devient insupportable, tant il la désire. Il la relève brusquement.

- Arrête Megan. Pas comme ça.

- Tu n'as pas envie de moi ? lui susurre-t-elle timidement.

- J'ai l'air apathique, à ce niveau-là, sérieux ? lance-t-il en regardant son jogging.

Il se rhabille, puis prend le visage de la jeune femme dans ses mains.

- Si tu savais comme j'ai envie de toi. Ce que j'aimerais de faire crier de plaisir ma petite "arme fatale". Je prends vraiment sur moi pour ne pas t'arracher tes fringues. Mais pas comme ça, j'ai dit. Pas comme ça. Je vois bien que ça ne va pas. Parle moi. Il plonge son regard bleu acier dans les yeux brun profond de Megan. Parle moi.

Elle aimerait tant lui dire tout ce qu'elle a sur le cœur, mais sa gorge se noue. Il la sert fort contre lui.

- C'est pas grave. Un jour peut-être, tu me feras confiance.

Tous deux restent enlacés un long moment. Les pensées se bousculent dans la tête de la jeune femme. Elle enfonce ses ongles dans le dos de son bien-aimé. Il la soulève, l'emporte sur son canapé et la dépose délicatement. Puis s'assoit à côté.

- Tu me rends fou.

Casey l'embrasse tendrement.

- Hmmm... Je te mangerais bien, toute nue !

Megan éclate de rire.

- T'es un gâteau à la crème enfermé dans un "packaging" de GI Jo, s'esclaffe-t-elle, prise de spasmes d'hilarité.

L' homme ouvre grand ses yeux.

- Comment dois-je le prendre ? demande-t-il, feignant la contrariété.

- Comme un compliment, lance-t-elle en s'asseyant sur lui.

- Megan. Tu me cherches.

- Oui...

Elle lui caresse les cheveux, pensive. Elle ne le reverra sans doute jamais plus. Si les choses tournent mal. Elle simule un va et vient suggestif. Sa respiration s'accélère. La jeune femme veut lui donner du plaisir avant la fin.

- Tu penses a quoi ma GI Jane ? Je te sens absente. Partie loin. Trop loin de moi.

- Moi je te sens parfaitement, elle approche ses lèvres de son oreille : j'aimerais te sentir plus profondément.

- Non, ma belle. Je n'ai pas envie d'abuser de ta détresse. J'ai plutôt envie d'abuser de ton corps pleinement consentant, ton esprit libre de tous tourments. Et là ce n'est pas le cas. Je me répète, mais pas comme ça.

Casey caresse le visage de Megan.

- Je t'aime. J'attendrai le temps qu'il faut.

Il passe la main derrière sa nuque et l'attire vers lui. Ils s'embrassent longuement. La paume appuyée contre le torse de l'ancien marine, la jeune femme sent son cœur battre à un rythme démesuré. Il l'aime, la science ne peut mentir. Cet organe surentraîné n'a pas été préparé aux ravages de l'amour. Elle le serre fort contre sa poitrine.

- Je dois rentrer. Je suis navrée. Je n'ai pas envie de te laisser. Je n'ai pas envie de partir.

- C'était bon de se réveiller près de toi à Noël. On aura d'autres occasions, chuchote-il en lui caressant le dos. Je te ramène.

- Ne te dérange pas, je vais prendre un taxi.

- Non. Je te ramène.

Megan ne résiste pas. En silence, tous deux se préparent pour sortir. Sur le trajet, les langues ne se délient pas davantage. Casey gare son 4x4 devant l'entrée de l'immeuble, où habite sa belle. Le regard perdu au loin, il la prend par la main. Elle se tourne vers lui.

- Tu veux monter ?

- J'aimerais tant. Mais je n'arriverai plus à repartir. Embrasse Cameron de ma part.

Megan sort du véhicule. Ice Man l'imite. Elle se glisse dans ses bras, puis sans dire un mot, disparaît dans le hall de son bâtiment. Adossé à sa voiture il suit sa bien-aimée du regard, songeur.

- Moi aussi je t'aime, pense-t-elle à haute voix, en attendant l'ascenseur.

À l'instant où elle ouvre la porte, sa fille se jette sur elle.

- Maman ! On jouait aux cartes en t'attendant !

Megan la presse contre elle.

- Tonton Casey t'embrasse très fort.

- Tu lui feras un gros bisou, quand tu le reverras !

Le cellulaire vibre entre la fillette et sa mère. La jeune femme se relève, se déshabille et récupère son téléphone.

- Retourne au salon, ma chérie. Je vous rejoins.

- Si c'est tonton Casey, tu lui fais un bisou ! lance l'enfant en s'éclipsant.

Megan consulte ses messages en traînant des pieds vers la cuisine.

- Bonsoir Vaughn !

- Bonsoir, Megan ! Bonne année ! s'exclame Carter, jovial.

- Bonne année ! ajoute-t-elle en réchauffant le reste de Bo Bun, mis de côté pour elle. En patientant, la jolie brune aux reflets auburn, glisse son doigt sur l'écran de son smartphone, fébrile. C'est Casey.

Ma belle, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à m'appeler. Et si tu souhaites encore abuser de mon corps, je suis ton homme !! Plus sérieusement, si tu veux parler, si tu as besoin de réconfort, tu peux compter sur moi, à toute heure du jour et de la nuit ! Bonne nuit, ma petite grenade ! Si un cauchemar se pointe, pense à GI Jo à la crème ;)

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«Some of them want to abuse you
Some of them want to be abuuuuuuuuuused.»
Sindy et moi connaissons les paroles par cœur. Sin imite super bien la voix de Marylin Manson, j'ignorais même qu'il était possible pour une fille de chanter comme lui.
Ah oui, petite précision, Marylin Manson est un mec. Son nom de scène est une référence à l’actrice Marylin Monroe et au tueur en série Charles Manson. Si c’est pas mignon ! Exubérant, provocateur, une voix d'enfer, je kiffe grave !
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Mais si, la pub à la télé : Cindy, les chaussettes ne se cachent plus.
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Le maquillage aussi. Ce qui fait bien chier ma mère. La tête qu’elle a faite quand je me suis teint les cheveux en noir. Rien que pour cela, ça en valait le coup.
Ma mère n’aime pas que je me maquille ni mes nouveaux amis. Elle n’aime pas Marylin Manson non plus. Bizarre.

Au fait, j’ai oublié de me présenter. Moi, c’est Maélie.
Ravie de faire votre connaissance.


(1) à l'origine, c'est une chanson de Eurythmics
(2) marque de chaussure


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