La dolce vita.

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"J'aimais ma soeur, j'aime ma soeur de tout mon coeur et on me l'a enlevée. Pendant des années on m'a privé d'elle. On m'a privé d'une personne que j'adore, sans raisons. On l'a privée d'un frère qui aurait été là pour elle, qui l'aurait protégée. Certaines personnes font des enfants pour se fondre dans la masse, pour être comme il faut. Ils se foutent du bien-être de cette vie dont ils sont responsables. Ils se foutent des conséquences de leurs décisions égoïstes. L'enfant n'est qu'une extension de leurs désirs mesquins. L'enfant n'est qu'un outil pour ces personnes avides, au cœur sec."

Cameron a choisi italien. Aaron a laissé sa soirée à Dorian, sous condition qu'il reste disponible en cas d'urgence.

- Alison est géniale, maman ! On dessine une bande-dessinée sur toi et oncle Do ! S'exclame l'enfant avec un enthousiasme communicatif. C'est l'histoire de deux super héros, qui sont frère et sœur et qui travaillent dans la police et qui cachent leur identité de super héro à tout le monde, mais qui utilisent leurs super-pouvoirs quand ça devient grave !

- Ouah ! C'est... Je sais pas quoi dire Cameron. Je suis flattée, répond Megan, quelque peu gênée.

- On a l'air de quoi dans vos dessins ? demande Dorian, intrigué et inquiet de porter une combinaison moulante aux couleurs improbables.

- Tu ressembles au Soldat de l'hiver et maman ressemble à Gretel. Tu sais le film de chasseurs de sorcières ?

- Tu la laisses regarder des trucs comme ça ? lance le jeune homme se tournant vers sa sœur.

- J'ai un peu honte, mais je lui ai couvert les yeux durant les scènes "cacabouda", annonce Megan, confuse et amusée.

- C'est mon film préféré, on dirait vous deux ! coupe la petite en tendant son verre.

Dorian y verse de l'eau gazeuse. Le serveur arrive à ce moment. Cameron a commandé des lasagnes, Megan une pizza quatre fromages, comme son frère.

- Merci, monsieur ! s'écrie la fillette en se frottant les mains.

- On est au restaurant, alors je vous prierai de rester civilisés, bande de sauvages ! lance Megan, les bras levés en signe de "stop". Je vous souvaite, donc, un très bon appétit et régalez-vous. Monstres !

La petite famille se réjouit de ce moment convivial. Frère et sœur se lancent un regard complice. Dorian embrasse sa nièce sur le dessus de son crâne et lui ébouriffe les cheveux.

- Pardon si je garde mon téléphone à côté, mais Aaron m'a demandé de me tenir prêt, en cas d'urgence.

- Tout va bien, Do ! C'est déjà incroyable que tu puisses avoir ta soirée, lui répond sa sœur sur un ton bienveillant, puis lève son verre de vin rouge, en faisant un clin d'oeil : "Salute" !

- "Salute" sœurette !

"Quand tu grandis dans les quartiers pourris, il faut être fort, il faut être puissant, car quand plusieurs tonnes te tirent vers le fond, tu te noies forcément. Tous ces gens qui veulent quelque chose de toi. Tous ces gens qui veulent te forcer à faire n'importe quoi. Tous ces gens qui veulent te laver le cerveau, que tu t'intègres à la masse, que tu sois "normal". Normal c'est être un mouton, n'avoir aucune personnalité. Normal c'est l'esclave, c'est la pute, le robot, le zombie. On te traite d'égoïste parce que tu ne veux pas "sucer" ! On te manipule à coup de culpabilité pour t'exploiter ! Qui tu es, on en a rien à foutre. Et quand c'est ta propre mère qui te fait ça, la rage ne te quitte jamais. Mon frère est le meilleur des hommes."

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