Crucify.

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- Il les enlève, les viole, puis les massacre pour finir par abandonner leur cadavre, positionné en croix, sur le capot d'une voiture, à la casse.

- Les tarés ne prennent jamais de vacances, bonne année ! s'exclame Ice Man regardant Aaron épingler les photographies des victimes sur le tableau.

- Six victimes. Une, par saison. Selon le rapport du légiste elles ont été vidées de leur sang. Des blessures aux chevilles, comme si elles avaient été surspendues, annonce Daniella, en lisant le dossier.

- Attendez, j'ai lu un roman où l'une des scènes de meurtre ressemble, à s'y méprendre, au M.O. de notre tueur. L'auteur y décrit avec précision, la victime numéro trois, lance Karen en montrant du doigt une des photographies.

- Tu te souviens du nom ? lui demande Dorian.

- Julianna Hart. Je sais, c'est un nom de femme, mais les pseudonymes sont courants dans cette profession.

- OK. Tu vas creuser par là avec Dorian, blogs, réseaux sociaux. Casey, Daniella, allez interroger l'inspecteur en charge de l'enquête. Vaughn, je veux un profil du tueur, je vais chercher un maximum d'informations sur les victimes. Au travail, les enfants !

La police a fait chou blanc. Le "tueur aux saisons" sévit dans l'Illinois depuis plus d'un an. L'inspecteur Garver a demandé de l'aide à l'équipe. Il ne faut pas laisser, à ce boucher, le temps de massacrer sa victime de printemps.

Dorian rentre chez lui après une journée éreintante. Sur le trajet, il pense à la vie, en regardant le paysage défiler sous ses yeux. L'existence n'est pas courte, elle est fragile. Traverser sans regarder, rencontrer la mauvaise personne. Il suffit d'un instant, d'un détail et tout peut basculer. Tout peut s'arrêter en un battement de coeur.

- Plus de souffle, néant, murmure le jeune homme en prenant une grande inspiration.

La nuit est tombée sur la ville, illuminée par les bâtiments abritant de nombreux cabinets d'architectes, d'avocats et autres professions de bureau. Le métro aérien, lancé dans une course contre la montre, scintille au-dessus des rues. Dorian sourit en descendant du bus. Ce soir sa soeur donne un cours de boxe au club. Alison lit un livre, dans le salon.

- Bonsoir Dorian. Cameron a fait ses devoirs, je l'ai couchée. Megan m'a payée d'avance.

- Merci. Tu veux boire un verre ? lui, propose le jeune homme en allant dans la cuisine.

- Non, merci, je ne bois pas, lui répond la jeune femme en le suivant. Je dois rentrer.

- Ce soir, j'ai besoin d'un verre.

Parish se sert un whisky.

- Ça va monsieur ?

- Pas monsieur s'il te plait, j'ai trente deux ans. Une journée de merde. Comme à peu près toutes au boulot. Pourquoi je te parle de ça ?

Il boit une gorgée, le regard dans le vide.

- Vous en avez parlé à mon père ? Il est compatissant, il pourrait vous accorder quelques jours de congés.

- Ce n'est pas une question de fatigue, il lui verse un jus d'orange. Ça fait quelques mois qu'on cumule les affaires glauques.

Dorian se penche soudain, pour regarder vers l'entrée : il entend la clé dans la porte. Sa sœur apparaît, emmitouflée dans une doudoune noire, une grosse écharpe de laine verte et un bonnet de la même couleur, saupoudrés de neige.

- Bonsoir tout le monde, lance-t-elle en se déshabillant. Alors ça a été, Alison ?

- Oui. Cameron est adorable. Je dois y aller, j'ai cours demain.

- Attends, je t'appelle un taxi, annonce Dorian en allant chercher son téléphone dans le salon.

- Merci, répond Alison, quelque peu gênée.

La neige tombe sur la ville. Whisky en main, frère et sœur regardent par la baie vitrée, dans le salon. Megan enlace Dorian. Tous deux profitent de la vue, d'un moment de sérénité dans une existence quelque peu mouvementée. La jeune femme sent bien que son frère est fragile en ce moment.

- On se fait un restaurant tous les trois, demain ? lui demande-t-elle, le regard espiègle.

- Pourquoi pas. Bonne idée. En ce moment, l'affaire est dure, mais je peux demander de quitter plus tôt. Aaron ne va pas être contre, je pense. Ça va nous faire du bien.

Dorian embrasse Megan sur le front et se dirige vers la salle de bain.

- Je vais dormir. Mauvaise journée. Bonne nuit sœurette.

- Bonne nuit Dorian. Je vais domir sur le canapé ce soir.

- D'accord. Mais demain je me lève à cinq heures, je risque de te réveiller.

- Très bien, je pensais me lever tôt.

La jeune femme fait une bise à son frère puis s'affale sur le divan, retire son pantalon, tire négligemment un plaid sur elle et allume la télévision pour regarder Hercule Poirot.

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