Enchanted June.

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Vaughn sait être très doux comme il peut être brutal. Quand Dorian est insatiable, Vaughn se transforme en tortionnaire. Dominateur et rustre. Le jeune homme se surprend à aimer cette facette de la personnalité de son amant. Carter jette Parish sur le lit, retire la ceinture de son pantalon, l'enroule autour du cou de son "esclave sexuel" et lui attache les mains derrière la nuque. Il approche ses lèvres de l'oreille de sa "victime" et lui susurre.

- Si tu essaies de te libérer, la sangle va serrer ta gorge. Alors ne bouge pas.

L'Apollon d'ébène se délecte de la peau du jeune homme, le caressant avec sa langue, le mordant par endroit, le faisant frissonner d'un plaisir intense mêlé à un désir brûlant. Doucement, il descend du lit et s'agenouille entre les cuisses de "sa chose", les effleurant de ses lèvres, frôlant dangereusement son bel appendice, en émoi. Enroulant les jambes de son amant autour de son cou, le beau mâle continue de dévorer cette chair d'albâtre.

- Ce petit cul mérite beaucoup d'attention.

Dorian gémit. L'homme sourit, puis englouti cet organe de plaisir qui le nargue depuis un moment. Dorian s'écrie. La frustration de ne pouvoir réagir amplifie son ardeur, telle une délectable torture.

- Vaughn !

Ce dernier se repaît énergiquement de son partenaire lui infligeant le sublime tourment du feu charnel.

- Vaughn, arrête. Je viens ! Arrête !

L'Apollon d'ébène s'enivre du nectar de l'amour, tandis que son amant s'époumonne, sans retenue. Le jeune homme tremble. Une larme coule le long de sa joue. Son partenaire semble l'avoir vidé de toute substance. Le châtiment de l'extase a fait son œuvre. Vaughn se penche sur le corps supplicié de son bien-aimé et l'embrasse longuement, puis se redresse au dessus de lui, l'air sombre. Parish le regarde, inquiet.

- Tu vas encore me punir ?

L'homme reste silencieux. Il saisit son membre toujours pris de désir et commence à se masturber, gardant contact avec les beaux yeux de son bel Irlandais. Carter jouit. Il glisse sa main sur la peau de Parish, étalant sa semence sur tout son torse, remontant jusqu'à sa gorge. Le regard brûlant, Vaughn enfonce ses doigts dans la bouche de sa "proie", simulant une fellation. Il se passe la langue sur les lèvres.

- Tu as bon goût, mon amour, dit-il continuant de jouer avec son amant. Mon dieu, ce que tu fais ça bien !

D'une main, l'homme libère de la bande de cuir son partenaire, qui continue de se délecter de ses phalanges enrobées du nectar de fiel. L'afro américain se relève soudain.

- Je vais me doucher.

Le jeune homme le suit du regard, surpris. Épuisé, il s'enroule sous la lourde couette soyeuse. Repensant à leur étreinte incroyable, étourdissante.

Il ne veut pas quitter son amant, mais il doit rentrer, sa sœur a besoin de soutien.

"Je t'ai inscrite à la médiathèque, je t'ai payé des cours de piano, j'ai payé sept mille dollars ton école privée à Moscou, parce que madame voulait vivre avec grand-mère ! Je t'ai acheté des beaux livres et montré les plus grands films du cinéma noir et blanc. Je t'ai payé des cours de dessin, je t'ai payé des cours de dance ! Je paie, je paie, je paie et c'est toujours pas assez ! Philip t'as inscrite dans le meilleur collègue de New York ! Et toi sale petite ingrate tu ne lui dis même pas merci ! Ingrate ! Après tout ce que j'ai fait pour toi. J'en peux plus. Tu traînes avec tes racailles tous les soirs tu ne participes pas aux tâches de la maison, tu t'enfermes dans ta chambre avec ta musique, tu fais tout le temps la gueule ! Ingrate. Tu ne me respectes pas."

Megan se remémore les propos biaisés de sa génitrice. Philip a eu son salaire, puisqu'il se servait allègrement certains soirs, quand sa femme était au travail. À quatorze ans elle était encore sa petite pute, pense-t-elle. Un homme d'une cinquantaine d'année, les cheveux grisonnants la sort brusquement de son cauchemar éveillé.

- Mademoiselle Parish. Quelle surprise !

- Inspecteur Nolan.

Elle lui sert la main, l'air sombre.

- Venez dans mon bureau on sera plus au calme.

Le commissariat foisonnait de policiers affairés et de criminels de tous horizons. De la prostituée à l'étudiant camé, en passant par le manifestant anarchiste et le trafiquant de chiens de race. La jeune femme observait ce "manège désenchanté" en suivant l'homme jusqu'à une pièce étonnement plus avenante que le cloaque miteux qu'était la division de Brooklyn.

- C'est commissaire, maintenant. Que me vaut ce plaisir, jeune fille ?

C'est le petit nom que Nolan lui a donné quand elle était en procédure contre son beau père. Il l'a soutenue tout au long du procès et après. Lui donnant des recommandations afin de bien vivre son émancipation. Lui trouvant une logeuse pour ses débuts dans le monde professionnel. Elle a été engagée comme barmaid dans le pub qu'il fréquentait souvent avec ses collègues. Il lui a accordé l'attention qu'un père doit à son enfant. Megan n'arrive pas a demander de l'aide à cet homme. Encore.

- Je... En fait... bredouille-t-elle, nerveuse.

- Si tu as le moindre souci, dis le moi. Je suis là pour ça, lance-t-il sur un ton rassurant.

- Après toutes ses années sans nouvelles de ma part, vous ne m'en voulez pas ?

- Je te rappelais ce terrible événement, je suppose. Je ne peux pas te reprocher d'avoir voulu te reconstruire, en choisissant de quitter New York. Il le fallait. J'imagine bien. Je ne suis pas psy, mais je sais que pour aller mieux il faut laisser son passé derrière soi. Sous peine d'être changé en statue de sel.

Megan sourit.

- Ça recommence.

L'homme lève les sourcils. Elle lui explique la situation, l'avocat et les demarches nécessaires pour recolter tous témoignages susceptibles de soutenir sa défense. Le commissaire s'assombrit.

- Tu peux compter sur moi, jeune fille. Je me déplacerai, s'il le faut. Tu vis toujours à Chicago ?

- Oui, je ne veux plus fuir. Je me rends compte que ça ne mène à rien. Je veux régler cette histoire une bonne fois pour toute et l'empêcher de nuire à mon entourage. Dorénavant j'affronte. Je ne suis pas une victime. Et surtout je ne veux pas que ma fille en devienne une.

- Je comprends. Tu es à New York pour combien de temps ?

- Deux jours, je repars demain.

Le policier regarde sa montre.

- Bon il est midi et j'ai faim. Je t'invite. Et ne discute pas.

Megan accepte volontiers. Cet homme qui a pris soin d'elle comme un père, n'a pas mérité ce silence de plusieurs années, qu'elle lui a infligé.

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