Chapitre IV : la convocation 

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Un sifflement strident retentit dans toute la gare, marquant l'arrêt du train. Les portes des wagons s'ouvrirent laissant descendre des passagers éreintés. Éreintés mais soulagés d'être enfin arrivés à bon port. On salua une dernière fois le courage de Celâl bey, du Dr. Landa et des hommes d'affaires. Tous s'éparpillèrent ensuite mis à part le docteur qui se tourna une dernière fois vers Celâl bey toujours sur le quai.

« Et bien mon ami ! Quelle aventure ! Ce fût un honneur de l'avoir partagé avec vous ! déclara le médecin.

– Tout l'honneur est pour moi docteur ! reprit Celâl bey en souriant.

– Vous m'excuserez d'écourter mais je suis attendu par un patient, dit le docteur en regardant sa montre, Un patient pour lequel on m'a fait venir expressément d'Allemagne et qui, je pense, a déjà suffisamment été patient vous en conviendrez ! Mais ! Tenez voici ma carte ! Je me trouve d'ordinaire sur Düsseldorf mais il m'arrive de me déplacer pour…euh… certaines affaires assez importantes. Si d'aventure il vous arrive de vous rendre en Rhénanie faites-moi l'honneur d'une visite !

– Mais bien entendu docteur ! Ce sera avec grand plaisir ! répondit Celâl bey en tapotant l'épaule de l'Allemand, Au-revoir mon ami ! »

Les deux compères prirent ainsi congé. Il s'agissait maintenant pour Celâl bey de quitter la gare. Bien qu'il eut emprunté l'Orient-Express maintes et maintes fois et qu'il connaissait cette gare comme sa poche désormais, il ne pouvait s'empêcher de rester contemplatif une fois de plus devant le magnifique spectacle qu'offrait ce lieu unique en son genre. C'était un morceau de l'Occident en Orient, et la porte de l'Orient en Occident. Le bâtiment en lui-même dépeignait cet incroyable syncrétisme mêlant architecture traditionnelle ottomane, orientalisme européen et installations modernes. En plus d'être le lieu de rencontre des civilisations c'était aussi ici le point de fusion de l'histoire et de l'ère moderne. Toute cette symbiose, enfumée par la vapeur grisâtre qui s'élevait jusqu'aux charpentes d'acier au gré des allés et des venues des trains dans leur bal mécanique, rendait l’atmosphère presque mystique.

Cependant Celâl bey ne devait pas se laisser distraire. Son voyage lui avait déjà pris quatre jours et il lui fallait rejoindre au plus vite la Sublime Porte, siège du grand vizir. En même temps qu'il progressait au travers de la foule compacte de la gare, une chose vint le déranger dans ses pensées. Jusqu'à preuve du contraire, nul ne lui avait donné de précisions sur la date et le lieu exact de la convocation. Devait-il se rendre directement au bureau du grand vizir ? Y serait-il présent à toute heure de la journée ? Où devait-il plutôt se présenter à son domicile puisque c'était un bon ami de son père ? Il ne pouvait continuer avec tant d'incertitudes.

Une fois sorti de la gare, il traversa la rue, marcha sur quelques mètres et s'approcha d'un banc qui donnait sur le Bosphore. Un jeune homme en uniforme y était déjà assis griffonnant quelque chose sur un vieux carnet. Bien qu'il y eut de la place pour trois personnes encore Celâl bey se retînt et se contenta de s'adosser au lampadaire d'à côté. Il plongea alors sa main dans la poche de son grand manteau anthracite avant d'en retirer l'enveloppe que lui avait confié Enver bey. L'enveloppe en question était désormais toute froissée. À vrai dire les péripéties du trajet ne l'avait pas épargnée. Celâl bey l'examina longuement. Soudain l'homme du banc l'interpella en français :

« Venez donc vous asseoir mon bon monsieur ! Ne vous gênez pas pour moi !

– Non merci, répondit Celâl bey, sans façon !

– Oh mais c'est que vous parlez français ! ricana-t-il, Allez venez donc ! s'exclama l'homme en ouvrant grand les bras.

– Non ça ira c'est très aimable mais j'aime mieux ne pas m'asseoir, insista Celâl en repoussant de ses mains.

– C'est que ce lampadaire doit être sacrément confortable pour que vous refusiez à ce point une invitation qui vient du fond du cœur ! Ou bien... que cette lettre que vous tenez là doit être on ne peut plus confidentielle ! taquina l'homme qui semblait avoir une idée derrière la tête. »

À ces mots Celâl bey eut comme des frissons. Personne ne devait en aucun cas être informé du contenu du télégramme de convocation. Il en allait du bien fondé de sa mission.

« Allez dites-moi tout ! De qui est cette si précieuse lettre ? De votre chère et tendre promise ? De votre amante ? De votre Hatice ? reprit avec insistance l'homme.

– Ma... Hatice... ? demanda Celâl bey avec incompréhension.

– Allez venez donc vous installer et je vous expliquerai ! dit l'homme en faisant signe d'approcher avec sa main.

– Soit, soupira Celâl bey en s'installant donc sur le banc.

– À la bonne heure ! s'exclama le jeune homme »

Comme à son habitude Celâl bey observa longuement son interlocuteur. C'était un jeune probablement du même âge que lui, les cheveux foncés, de petits sourcils marqués couronnant une paire d'yeux d'un marron profond. Le tout sur un petit visage arrondi terminé par une belle moustache en guidon et un début de bouc.

« Alors vous voulez savoir ce qu'est une Hatice ? reprit le jeune homme.

– C'est un prénom féminin assez courant... répondit Celâl bey blasé.

– Certes ! dit le jeune homme en se levant soudainement d'un trait, Certes ! Mais pour moi c'est bien plus que ça ! Pour moi Hatice c'est ses prunelles bien vertes, cette teinte vert de mer d'autrefois chantée par les poètes d'Orient ! C'est elle Hatice ! Ma bien-aimée ! s'écria-t'il en écartant les bras.

– Vous avez tout bonnement l'air d'être amoureux... constata Celâl bey avec un désintérêt certain.

– Oui... Oui ! Je plaide coupable ! reprit le jeune homme en se rasseyant, Mon cœur s'est entiché de cette beauté circassienne au détour d'une ruelle du vieux Stamboul* ! Ah Stamboul ! Ah Constantinople quelle terrible ville tu es pour ainsi malmener le cœur du pauvre marin occidental que je suis ! »

Celâl bey continuait de le fixer avec ennui évident. Si évident qu'il aurait déjà fait s'arrêter le plus maladroit des conteurs. Cependant rien ne semblait déranger le Français tant il était prit dans son ode à l'amour.

« Je vous ai ouvert mon cœur ! J'ai partagé l'objet de ma passion ardente avec vous ! Maintenant à votre tour ! Dites-moi ! Dites-moi qui est cette belle dont la lettre vous tient tant à cœur ! recommença le Français en allongeant sa tête vers Celâl bey qui recula aussitôt.

– Héhé ! Je... crois qu'il y a méprise de votre part quant au contenu de ma lettre, expliqua Celâl bey en riant nerveusement et il hésita même un instant à révéler le contenu réel de sa lettre tant son interlocuteur l'irritait désormais, C'est... c'est juste un télégramme de convocation. »

A ces mots le visage du jeune Français se décomposa, désormais visiblement gêné de tout son discours précédent.

« Ah... euh... et bien... je vois héhé. Veuillez donc m'excuser je... j'ai tendance à me laisser emporter assez rapidement, s'expliqua-t-il, C'est mon côté poète ! termina-t-il en chuchotant. »

Soudain, le sifflement d'un navire se fit entendre.

« Ah ! Les affaires reprennent pour moi ! Mon navire m'appelle ! Je dois vous laisser malheureusement, dit le jeune homme en se levant, En tout cas ce fut un immense plaisir et encore une fois je vous demande de m’excuser de m'être laissé emporter. Ah et j'oubliais ! Enseigne de vaisseau Viaud. Louis-Marie-Julien Viaud ! Mais vous pouvez m'appeler Julien, reprit-il en tendant la main.

– Tout le plaisir est pour moi, Celâl Celâleddin bey ! répondit-il en serrant la main du marin, Vous êtes donc de la marine ? La marine française ?

– Oui c'est exact, je suis affecté à la frégate Couronne que vous avez pu entendre et que vous pouvez voir si vous vous penchez de ce côté-ci, expliqua Julien.

– Beau vaisseau, déclara Celâl bey en jetant un oeil à la frégate cuirassée qui était amarrée sur les quais du Bosphore au milieu des vieux voiliers pittoresques, Bien il semblerait que vous avez fort à faire et il en est de même pour moi ! Adieu l'ami !

– Adieu mon ami ! répondit le marin puis ramassant son carnet qui était posé sur le banc, Ah j'oubliais ! Voici pour vous ! C'est mon recueil. Je vous en fais cadeau vous me direz ce que vous en pensez !

– Oh mais vous savez je ne suis pas très poésie ! répliqua Celâl bey en repoussant le présent.

– Ce n'est pas de la poésie ! reprit aussitôt le Français, C'est... ce n'est pas grand-chose, juste quelques pensées. Je tiens à ce que vous le lisiez. Je veux l'avis d'un vrai Turc ! Sans ça ce n'est qu'un ramassis de fantasmes orientalistes d'un Européen !

– Bon ! Soit ! Je le prends, se résigna Celâl bey en prenant le carnet sèchement.

– À la bonne heure ! renchérit Julien, La prochaine fois que nous nous reverrons, et je suis sûr et certain que nous nous reverrons, je veux que vous me donniez votre avis là-dessus ! Je compte sur vous l'ami ! Allez désormais au-revoir ! »

Ainsi les deux jeunes gens prirent congé l'un de l'autre. Le marin embarquant sur sa frégate, Celâl bey resta là à examiner avec défiance ce vieux carnet qui semblait avoir fait le tour du monde. Puis se rappelant pourquoi il en était venu là il rangea aussitôt le carnet dans sa poche et ressortit l'enveloppe de laquelle il extrayait le télégramme. Expressément il le balaya de long en large afin de trouver s'il y avait bien une indication de date ou de lieu de convocation. Mais rien n'y fit. Il n'y avait rien. Aucune indication de la sorte. Pas une date, ni heure, ni même de lieu précis. Voici comment se présentait le télégramme en question :

MINISTERE DES POSTES ET DU TELEGRAPHE

CONSTANTINOPLE

ORIGINE : La Sublime Porte

NUMERO : 571

NOMBRE de mots : 22

DATE de dépôt : 19 Kânûn-ı Sâni 1292*

HEURE de dépôt : 4. 39

MENTION DE SERVICE : Transmission vocale + remise en mains propres

" Celâl Celâleddin bey fils de Mehmed Çavuş Pacha doit se rendre sans délais à Constantinople. Le sadrazam Midhat Pacha désire l’entretenir d'une affaire de la plus haute importance. "

« Me voilà bien avancé ! D'abord les comitadjis, ensuite comme si cela ne suffisait pas ce Français aussi collant et inopportun qu'un enfant tzigane des rues ! Et maintenant je me rends compte qu'il n'y a aucune indication sur cette satanée convocation ! Saleté de bureaucrates ! Vous n'avez vraiment aucune idée de ce que les gens subissent sur le terrain ! s'énerva Celâl bey en froissant le télégramme »

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*Stamboul : terme aujourd’hui désuet désignant historiquement la vieille ville de Constantinople (la péninsule historique). A donné l’appellation moderne d’Istanbul.

*19 Kânûn-ı Sâni 1292 : (31 Janvier 1877) par soucis de réalisme, nous avons ici pris soin de transcrire la date telle quelle, c’est-à-dire en utilisant le calendrier Rumi alors en vigueur dans l’Empire Ottoman. Basé sur le calendrier julien, il est adopté en 1840 dans l’Empire Ottoman, pendant l'année 1256 du calendrier musulman. À partir de ce moment, l'année rumi avance au rythme des années solaires, conservant une différence constante de 584 ans avec l’ère chrétienne. L'année lunaire du calendrier musulman, plus courte, ne correspond plus à l'année rumi après quelque temps.

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Nous ignorons pour l'instant pourquoi le stépagor est de retour aujourd'hui (et ce, depuis environ deux mois), mais ce qui est certain, selon Clément Verlier, qui pratique toujours : "Le stépagor est exactement comme les colices qu'on trouve sur les vallemands de gardarites. Les colices existent, elles sont là. Alors, oui, bien sûr, elles sont bellionelles, stantes, assadeuses, connates et écondes, mais franchement, cela vous viendrait-il à l'idée de bakhrober les colices ? Non, je ne crois pas, car, bien qu'elles soient tout à fait complises, les colices, comme le stépagor, sont, malgré tout, deux choses parfaitement debreuses et essaires."
Et là, Clément Verlier a un bon argument : le stépagor est debreux. Tout simplement. Un autre expert, Geoffrey Whang, a complété l'affirmation de son collègue Clément Verlier : "Loin d'être dangereux, il est fort probable que le stépagor soit en réalité tout à fait utile à la vie humaine. Si on en croit les nombreuses expériences, le stépagor serait dôté de minuscules liques. Bien sûr, une lique seule ne sert à rien du tout, mais plusieurs liques pourraient recembrer les macies des appressites conferies. Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve que c'est une super bonne nouvelle. Vous imaginez, le nombre de gabricans qui pourraient être londés grace aux dictimes des liques ?! C'est une révolution !"
Cependant, tout le monde ne partage pas cette vision des choses. Jean-Philippe Dusquenes, aujourd'hui en instance d'être radié de l'Ordre des Médecins, a déclaré dans une interview : "Le stépagore ! Le stépagore, c'est quelque chose de très dangereux. N'écoutez surtout pas les pseudo-experts qui prétendent que le stépagore est une bonne chose. Ils sont payés par le Gouvernment, c'est bien certain. Prétendre que le stépagore, que j'appelle moi-même la "cavanette" [rires] est favorable à la vie humaine est tout simplement stupide. J'ai fait mes recherches dans mon propre laboratoire, figurez-vous, et voici ce que j'y ai trouvé : en réalité, le stépagore est dangereux pour les humains. Lorsque j'ai étudié la chose, j'ai réalisé, après trois heures de recherche, que le marsenat du municat (marsenatum municatum) était totallement citaire, c'est-à-dire que même la resse du stépagore était parave et adminique. Répétez cette phrase dans votre tête : l'achateaux du stépagore peut provoquer l'électue du servatoire de la sécution du tix. La sécution du tix ! Vous réalisez ?! Ces imbéciles veulent provoquer la fin du monde ! Si on leur fait confiance, ce sont les coalites abonales (coalites abonalum) qui autaireront les marasifs du stépagore, ce qui causera, à coup sûr, la mort !"
Si nous apprenons de nouvelles choses au sujet du stépagore, nous vous en informerons rapidement. N'ayez pas peur du stépagore que le tix déribe, il n'est pas dangereux. Cessez de nourrir les théories du complot et de faire naître des rumeurs.
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