Chapitre I : un vent venu de l’Est

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Posée en plein milieu de l'inhospitalier hiver caucasien telle une couronne sur un crâne dégarni, l'imprenable forteresse de Kars dominait la campagne alentour battue par les vents. Véritable bastion nichée aux confins orientaux de l'éternel Empire Ottoman, sur le piémont du Caucase, cette ville qui avait résisté à de nombreux assauts durant les guerres russo-turques, représentait la dernière place forte avant la frontière du pays. Limite du monde encore sain. Au-delà se situaient l’Azerbaïdjan, la Perse, le Khwarezm et la Transoxiane c’est-à-dire l’antique route de la soie. Ces terres qui jadis accueillaient des civilisations millénaires n’étaient plus que désolations. Les flots de l’Oxus et du Syr-Daria qui avaient porté l’Asie Centrale au plus haut niveau de civilisation et de raffinement, ne charriaient plus que la mort.

La forteresse de Kars servait aujourd’hui de siège au Tabur-ı Mahsusa, c’est-à-dire le “Bataillon Spécial” branche de l’armée impériale ottomane conçue spécifiquement pour lutter contre cette peste d’un nouveau genre qui ravageait l’Asie. Ce mal mystérieux et semblant inarrêtable, connaissait de nombreuses noms. Le plus grand nombre s’entendait cependant à la désigner comme la “Rage Pestilentielle”, “la Grande Peste” ou tout simplement “la Peste” par référence à la Peste Noire du Moyen-Âge.

Depuis sa création il y a bientôt quinze ans de cela, le Tabur-ı Mahsusa était dirigé d’une poigne de fer par le général Vehib Pacha. Vehib Pacha était un de ces vieux officiers, analphabète et formé sur le tas. Corruptible dans les faits, conservateur car obtus, ni homme de conviction ni de mauvaise foi, il se bornait simplement à mener les choses comme il les avaient apprises de son temps par ses supérieur. D’origine circassienne et vétéran de la Guerre de Crimée, il gardait une rancune profonde envers les Russes.

En ce jour d'hiver particulièrement venteux, Vehib Pacha, s’était laissé perdre dans ses pensées. Tout en caressant sa barbe grisâtre, il admirait la ville recouverte d’un linceul de neige. Son bureau situé, au plus haut étage du fort qui surplombait la ville, lui permettait d’avoir un splendide panorama sur la campagne alentour. Il affectionnait tout particulièrement ces quelques rares moments de calme durant lesquelles il prenait grand plaisir à siroter bruyamment son café turc depuis le rebord de sa fenêtre.

Un calme étrange s’était mêlé à la sérénité naturelle du Caucase, un calme inhabituel en ces jours sombres. Vehib Pacha attendait le retour de mission de ses éclaireurs partis en reconnaissance dans le Caucase. Depuis plusieurs mois, il n’y avait eu aucune confrontation avec les “pestiférés” comme on appelait généralement ceux qui, victime de ce mal occulte, dévoraient les inconscients qui osaient s’aventurer au-delà des zones sous contrôles. C’était une première en quinze ans ! Peut-être les récentes offensives des Russes s’étaient-elles portées fructueuses et avaient permis d’anéantir ce qu’il restait des pestiférés ? Se permettait d’envisager Vehib Pacha.

Du grabuge vînt soudainement tirer le vieux pacha de ses songes. En effet au pied de la forteresse, devant l’entrée, deux énergumènes accompagnés de leurs chameaux semblaient se disputer bruyamment avec les gardes. C’était peut-être encore des réfugiés fuyants leur pays devant les infectés. Ils se faisaient toujours plus nombreux et jamais Vehib Pacha n’avait refusé l’asile à quelqu’un. Comme le ton s’intensifiait, le commandant se dit qu’il ferait mieux d’aller voir. Il finit la dernière gorgée de son café encore chaud, se prenant par mégarde un peu de marc entre les dents qu’il recracha aussitôt par la fenêtre avant de quitter son bureau.

Le fort était un véritable dédale sans fin de couloirs étroits et d’escaliers tortueux. Quelques lanternes à huiles disséminées ça et là éclairaient tant bien que mal l’intérieur sombre et humide. Les installations vétustes datants pour la plus part de la Guerre de Crimée, trahissaient les difficultés financières de celui que le tsar Nicolas Ier avait qualifié d’Homme Malade de l’Europe.

Arrivé dans la cour, Vehib Pacha salua chaleureusement le derviche qui jouait du chapelet, affalé sur lui-même de telle sorte que l’on ne distinguait pas son visage. N’y prêtant pas plus attention, le commandant s’avança vers les soldats qui arguaient toujours bruyamment avec les deux voyageurs.

« Qu’est-ce donc que tout ce raffut ? s’écria-t’il soudainement de sa voix enrouée »

Sitôt ces quelques mots prononcés, ses hommes se mirent au garde-à-vous.

« Mon commandant, répondit un des soldats, ces deux empotés quémandent un entretient avec vous… »

Ne laissant même pas le temps au pacha de répondre, les deux hommes se jetèrent vers lui en repoussant les soldats qui leur barraient la route. Les militaires pestèrent et braquèrent aussitôt leurs fusils.

« Laissez ! ordonna le commandant de sa voix de stentor en faisant signe de la main, Il semblerait que nos deux amis aient quelques chose d’importante à nous dire ! »

Les soldats s’exécutèrent non sans jurer entre leurs dents. Bien que sa barbe fournie et son embonpoint dégageaient une certaine bonhommie, Vehib Pacha savait se montrer ferme et intransigeant. Ceci, combiné avec son expérience indiscutable, faisait de lui un officier apprécié et respecté de tous ses subordonnés.

Aussitôt celui des deux étrangers qui était coiffé d'un turban s’avança.

« Dieu soit loué mon commandant ! Vous êtes un saint homme ! déclara-t’il en s’inclinant respectueusement.

– Oui un saint homme ! appuya le deuxième emmitouflé dans sa bourka*. »

Les deux voyageurs s’exprimaient avec un fort accent azerbaïdjanais et leurs flatteries ne faisaient que peu d’effet au vieux militaire qui continuait à les fixer d’un air dubitatif.

Incommodé par la situation, l’enturbanné reprit :

« Je me nomme Haydar Alizade et voici mon ami Ali Haydarzade, annonça-t-il en désignant son compère coiffé d’un papakha d’astrakan, Nous sommes des marchands itinérants et venons de Gandja.

– Oui de Gandja ou Elizavetpol comme disent les Russes ! enchérit le second.

– Nous détenons une information très importante que nous devons à tout prix vous communiquer ! poursuivit Haydar d’un ton inquiet

– Oui très importante ! À vous et à vous seul ! renchérit Ali. »

Il eut un court moment de flottement. Les soldats maintenaient leur position défensive tandis que les Azerbaïdjanais fixaient Vehib Pacha comme pour solliciter une intervention de sa part.

« Et bien quoi ? Parlez donc ! finit par répondre le commandant.

– Oui mais… vous comprenez, nous préférerions que vous seul en ayez connaissance ! expliqua Haydar en grimaçant.

– Oui vous seul ! ajouta Ali. »

Vehib Pacha écoutait en arquant ses épais sourcils, essayant de deviner les intentions de ses curieux interlocuteurs.

« Si… vous l’acceptez je pourrais vous le susurrer à l’oreille, proposa celui en turban. »

Un étrange silence, seulement interrompu par les gémissements des chameaux, envahit la cour. Le pacha, les deux marchands et les soldats qui avaient circonscrit la zone, se dévisagèrent tour à tour. Il flottait comme un air de tension dans le fort. Le temps même semblait s’être figé. Fallait-il faire confiance à ces deux vagabonds ?

Le commandant examina de long en large Haydar qui lui faisait face. Chaussé de grandes bottes de cuir noir, il se tenait bien droit, si bien que l’on eut presque dit un militaire. Les pans de sa tcherkeska oscillaient sous les bourrasques de vent glacial tandis que virevoltaient quelques mèches de cheveux noirs qui dépassaient de son turban mal ajusté. D’un bref coup d’œil, Vehib Pacha s’assura que ses soldats avaient bien pensé à désarmer leurs hôtes.

« Bien ! Soit ! Approche donc ! déclara soudainement le vieil officier en faisant signe de la main »

Haydar accouru aussitôt sous le regard médusé des militaires. Une fois à son niveau, l’Azerbaïdjanais se pencha vers l’oreille du commandant avant de lui chuchoter quelques mots à l'oreille. Lorsque le pacha sembla montrer de l’étonnement devant les dires de Haydar, Ali confirma en opinant du chef sans même entendre avec exactitude ce que racontait son compère. Cet étrange spectacle dura quelques minutes et une fois terminé, Vehib Pacha caressa longuement sa barbe garnie.

Puis, écartant son interlocuteur il s’écria comme s'il venait soudainement d'émerger de son sommeil :

« Surveillez les deux marchands ! puis se retournant vers les deux soldats qui se tenaient le plus près de lui, Amenez-moi au plus vite Alexandros ! Il faut envoyer un télégramme au Palais ! »

Dès lors se mit en place un impressionnant remue ménage. Les soldats allaient et venaient de toute part du fort. Vehib Pacha rejoignit son bureau et quelques instant après deux recrues, fusils Martini-Henry à l'épaule, arrivèrent en compagnie d'un jeune officier tout frêle quelque peu abasourdi. Le commandant congédia aussitôt les autres militaires et ordonna que l’on les laisse en privé. Alexandros le secrétaire se recoiffa correctement de son fez et réajusta ses lunettes. Le salut hiérarchique lancé à son supérieur, il s'attela immédiatement à son travail. Il se saisit du télégraphe et retranscrit telle une machine folle ce que lui dictait Vehib Pacha, faisant résonner les cliquetis de l’appareil dans la large pièce mal éclairée par une unique fenêtre.

Le message transmit, le vieil officier se leva d'une traite en prenant appui sur son bureau de chêne datant d’une autre époque. Suivi de près par son subordonné, il se dirigea vers la sortie. Vehib Pacha jeta un dernier coup d’œil vers la pièce comme s'il s'apprêtait à la quitter pour longtemps. Puis il ouvrit la lourde porte de bois et s'engouffra dans le couloir obscur du vieux fort. Il regarda machinalement à droite. Des jeunes soldats en uniforme bleu de Prusse discutaient. Se tournant lentement vers la gauche, il eut à peine le temps de prendre conscience du revolver qui le pointait qu'une assourdissante détonation retentit. Du sang éclaboussa jusque sur les lunettes du secrétaire qui se trouvait encore derrière lui. Vehib Pacha s'effondra raide mort. L'auteur du tir portait un grand caftan ample et les pans de son turban dissimulaient son visage. Les soldats se jetèrent aussitôt sur lui chacun se saisissant d'un bras, en vain. Telle une anguille qui se glisserait hors des filets, le meurtrier se défit de son vêtement qui resta dans les mains des gardes. Il en profita pour s'élancer dans le bureau du pacha avant de se jeter par la fenêtre qui donnait sur la ville plusieurs dizaines de mètres en contrebas. L'individu s'était échappé avec succès.

Le tragique événement entraîna une mobilisation générale dans le fort. Les soldats retournèrent chaque recoin de la forteresse. On questionna les gens en ville et placarda des affiches sur tous les murs. En premier lieu, on arrêta les deux marchands azerbaïdjanais par prévention. Bien que l'affaire fît grand bruit à Kars, on en interdit formellement la diffusion en dehors, car la mort du commandant du Tabur-ı Mahsusa, le bataillon chargé de défendre l'Empire et par extension le monde de la Grande Peste, pourrait créer un mouvement de panique générale. On ordonna donc la stricte censure de tous les journaux et interdiction fut faite aux habitants de quitter la ville ou de communiquer avec l'extérieur. À côté de cela le gouvernement prit aussi des mesures pour retrouver le véritable coupable. On mobilisa de ce fait aussitôt une commission d'enquête et un homme en particulier fut retenu pour mener à bien cette affaire. Voici donc son histoire.

*bourka : (à ne pas confondre avec la "burqa") Cape de fourrure traditionnelle du Caucase.

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Cependant, tout le monde ne partage pas cette vision des choses. Jean-Philippe Dusquenes, aujourd'hui en instance d'être radié de l'Ordre des Médecins, a déclaré dans une interview : "Le stépagore ! Le stépagore, c'est quelque chose de très dangereux. N'écoutez surtout pas les pseudo-experts qui prétendent que le stépagore est une bonne chose. Ils sont payés par le Gouvernment, c'est bien certain. Prétendre que le stépagore, que j'appelle moi-même la "cavanette" [rires] est favorable à la vie humaine est tout simplement stupide. J'ai fait mes recherches dans mon propre laboratoire, figurez-vous, et voici ce que j'y ai trouvé : en réalité, le stépagore est dangereux pour les humains. Lorsque j'ai étudié la chose, j'ai réalisé, après trois heures de recherche, que le marsenat du municat (marsenatum municatum) était totallement citaire, c'est-à-dire que même la resse du stépagore était parave et adminique. Répétez cette phrase dans votre tête : l'achateaux du stépagore peut provoquer l'électue du servatoire de la sécution du tix. La sécution du tix ! Vous réalisez ?! Ces imbéciles veulent provoquer la fin du monde ! Si on leur fait confiance, ce sont les coalites abonales (coalites abonalum) qui autaireront les marasifs du stépagore, ce qui causera, à coup sûr, la mort !"
Si nous apprenons de nouvelles choses au sujet du stépagore, nous vous en informerons rapidement. N'ayez pas peur du stépagore que le tix déribe, il n'est pas dangereux. Cessez de nourrir les théories du complot et de faire naître des rumeurs.
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