Promesse brisée par un lien oublier

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Deux jours s’étaient écoulés, aussi vite que le crépitement de la pluie, pendant ces 48 h, j’avais reçu des appels et des messages d’une personne inconnue. J’étais dans ma cuisine quand tout d’un coup, j’entendis un bruit provenant de mon portable, j’entrevis le message, il provenait de WhatsApp, je glissais mon doigt sur l’application, regardais le message, lorsque je finis de le lire, j’y répondis :

- Euh, comment ça ? Je ne vais pas me déplacer, me rendre dans un endroit éloigné, surtout pas pour rencontrer une personne inconnue, et encore moins dans un temps pareil !

Elle prit un peu de temps avant de me répondre :

- Mais... Je ne suis pas une inconnue... On se connaît... Je suis désolée !

Je ne répondis pas à l’instant, lui laissant un vent, puis je me redressai, me tournais vers ma montre, regardais l’heure : 18 h 35 min. Je me mis à réfléchir avec rapidité, j’étais décidé à y aller. J’entendis encore un son venant de mon portable et regardais, pour voir encore un sms, mais provenant d’une autre personne, c’était de Sakura. J’appuyais dessus pour lire :

- Bonsoir, j’espère que tu vas bien, tu ne m’as pas répondu l’autre jour, alors je m’inquiète un peu, tu me dis s’il y a un problème ;)

Je me sens tellement mal de ne pas avoir répondu à son message.


- Oui, je vais bien, désolée pour l’autre jour... Non, il n’y a pas de problème, ne t’inquiète pas !
Je vis que la jeune fille était en ligne, elle répondit avec un émoji souriant.
J’entrevoyais mon reflet sur le miroir, peut-être pour une dernière fois, comme si j’allais disparaître dans quelque temps, je me regardais encore, avec un ton plus triste. Je m’en allai dans ma chambre pour me changer quand tout d’un coup, j’entendis le tonnerre gronder très fort, je m’habillais hâtivement, je pris un manteau posé près de la porte d’entrée, je mis mes chaussures imperméables, puis je sortis de ma maison, pour me trouver sur un sol de béton dur et froid. Je me sentis tout d’un coup lourde comme si l’on m’avait mis le monde sur mes épaules, toutefois j’avançais d’un pas décider, je voulais savoir qui était cette personne, même si mon corps me laissait de plus en plus tomber, j’avais gardé mes forces, je savais pourquoi, je devais m’éloigner de ma bulle, m’ouvrir aux autres comme tout le monde cependant je ne savais pas comment, car j’avais peur, peur du monde, peur de la vérité, de ce qui m’entouraient, mais surtout de ce que j’avais commis. Ils avaient tous bien raison, je devais partir, disparaître pour toujours, voilà que leur vœu serait exaucé, alors je dois juste « Mourir » même si je suis toujours là à faire la morale à Naofoumi, pour moi, c’est différent. Tous les mots aiguisés, qu’on m’avait dit par centaines, se faisait ressentir comme des coups de poignard, j’avais mal, et ils avaient raison et c’est tout.

Mais, non, je ne devais pas mourir, il y a sur cette terre injuste des gens qui croient en moi. Je me relevais de mes pensées, quand j’entendis une voix dont j’en avais la connaissance, elle disait :
- Bonjour !
Je me tournais aussitôt pour la voir, entrevoir, ses longs cheveux couleur blond platine, courir vers elle en pleurant, lui dire :
- Mais que fait tu là, Momo ? Tu vis en France !
La jeune fille me regardait avec un grand sourire, elle me dit en me séchant mes larmes :
- Je suis venu au Etats-Unis, un choix de mes parents, je ne vis plus en France ! Sinon tu m’as manqué, oulala ça ne vas pas très bien toi ?
- Non, je ne vais pas très bien, et toi ?
- Pourquoi tu ne vas pas bien, que s’est-il passé ? Et, oui, je vais très bien, merci !
- En fait, je veux...Mou...
Momo leva les sourcils puis se mit en colère, tout en ayant un air triste, elle oublia sa colère pour me prendre dans ses bras, elle se mit aussi à pleurer, me disant d’une voix triste :
- Mourir ? Mais pourquoi ? N’oublie pas ce qu’on a promis ce jour-là...
- Je n’ai pas oublié, je n’oublierais jamais cette promesse, mais je me souviendrai toujours de qui je suis, de qui j’ai été ! Oui, mourir, c’est le sort de mes actes, je sais que je ne mérite que ça ! Dis-je en pleurant de plus belle, me redressant. Elle ne me répondit pas et me fit un signe pour que je m’approche. Elle me raccompagna chez moi puis quand on fut enfin arrivé elle me fit un signe puis elle rentra elle aussi chez elle.

Le jour se levait sur une ville endormie et sans bruit, je me levais moi aussi, je sortais de sous ma couette puis j’ouvrais mes volets, pour voir les premiers rayons du soleil illuminer ma sombre chambre. J’ouvrais mon placard, pour extirper mes vêtements habituels pour l’école, une jupe noire, une veste blanche, un collant, un tricot gris, des chaussettes hautes, des bottines noirs.
J’ouvrais ma porte pour sortir et me rendre au lycée.
Enfin arrivé devant la porte de mon lycée, je la passais avec un doute, les gens me regardaient avec un air dégoûter, ils me tournaient tous le dos, pour marcher à mon opposé, puis Sakura et Akiharu m'accostèrent, elles m’accueillirent chaleureusement, elles me dirent heureuse de me voir :
- Hello, comment vas-tu ?
- Salut, euh... Bien...
Elles me regardèrent perplexe puis partirent non convaincus, mais sans questionnement. Je me dirigeais vers notre classe de cours, puis m’arrêtais devant la porte en doutant, enfin après un moment d’hésitation, je pris enfin confiance, je poussais la porte avec force et entrais dans une classe dont j’avais l‘habitude de voir les visages, mais non des visages me tournant le dos, m’ignorant complètement, avec un air de moquerie au coin des lèvres. Quand je passais sous leurs yeux, ils me regardaient comme des vipères devant leur proie prête à la dévorer. Je me sentais de plus en plus mal à l’aise, je voulais pleurer disparaître, je voulais encore plus mourir et plus les regards perçants me touchaient d’un air de dégoût, plus je voulais me lever partir sans un mot, sans un regard, ni même un « Au revoir », je voulais juste mettre fin à mon mal de tête infernal et douloureux, mais je restais planter là, sur ma chaise, devant ma feuille à travailler mes mathématiques. J’avais comme un brouillard devant moi, il me cachait la lumière de la salle, celle qui brille sur les tables et chaises alignées, si droites, si bien, si tristement comme à la torture dans les camps de concentration ou les gens finissaient « MORT », même les innocents qui étaient incapables de faire une chose devant eux : ils devaient mourir même s'ils étaient justes, car les hommes ont toujours été d’une cruauté incroyable, le plus étonnant, c’est qu’ils ont toujours accusé pour en être reconnu INNOCENT, mais tout le monde sait au fond qui sont-ils vraiment. La lumière s’était brisée tel mes pensées heureuses et ma famille, n’étant même pas MA VRAI FAMILLE... Ils sont morts comme tout dans mon horrible vie. Les élèves n’étaient plus dans la classe, j’étais seul comme toujours, mais cette fois pas pour les mêmes raisons, car le cours était terminé. Madame Allison s’approcha doucement et me dit avec douceur et attention : « Tout va bien, il me semblerait que tu n’as pas écouté le cours, s’il y a un problème, tu peux m’en faire part, je suis là pour toi. Les autres aussi alors ne reste pas dans ton coin et essaye de parler avec tes camarades, cela serait mieux, non ? »

- J’avais uniquement mal à la tête, c’est tout, je vous le dirais s’il y avait un problème ! En fait, on me rejette toujours, comme si je n’étais personne, et j’en ai marre de n’être personne pour tout le monde !... Mais ne vous inquiétez pas, je vais en parler à mes parents et tout ira mieux !
- Ah, et bien, je n'entrerais pas alors, dans tes soucis, j’espère qu’ils comprendront, n’oublie pas d’écouter le cours la prochaine fois, au revoir !

Je partis de la salle où les lumières dansaient toujours plus follement, plus joyeusement qu’avant. Les cris de « SOFIA » résonnaient dans ma tête comme le jour où l’on avait fait notre promesse, et si aujourd’hui elle ne pouvait pas être là, c’était de ma faute, seulement de la mienne, j’étais présente et fautive, consciente, mais aussi triste comme tous ceux qui ont vu devant leurs yeux la mort d’une enfant, oui, je l’ai tuée, je n’oublierais jamais mon Acte impardonnable... Mais je ne dois pas tout lâcher pour un acte oublié, je dois reprendre ma confiance pour récupérer mon sourire aux lèvres, pouvoir me relever comme elle l’aurait fait SI ELLE était encore là, mais elle ne le serait plus jamais, c’est de ma faute, je suis seule fautive, mais l’espoir c’est le plus grand des dons offert au monde, surtout si on peut le saisir, on le prend alors dans le creux de sa main, je dois le saisir pour m’envoler vers un monde meilleur et se suicider ça ne me ramènera jamais à l’endroit où je veux. Donc souris a la vie, car il n’y en a qu’une et pas deux, comme tout le monde le dit, je veux aujourd’hui réussir dans ma vie pour que je ne meure pas triste et faible comme je l’ai toujours été, je veux être heureuse. Je marchais perdu dans mes pensées, traversant la route, quand j’entendis un camion venir à toute vitesse, puis le bruit du crissement des pneus, de verres brisés, sur mon corps sanglant, à demi-morte sûrement, je ne sentais plus rien mais entendais le bouleversement m’entourant, les gens affoler par mon corps sur le sol, des pas lourd, rapide, s’approchant, puis une voix lointaine, des mots perdus, je ne voyais plus rien !

- Non, Yuki ! Ne meurs pas ! On a besoin de toi, nous !
_
Une voix, elle m’était familière. J’avais mal aux yeux alors ils restaient fermés, j’avais mal au visage, partout, je me sentais comme une bête abattue, je ne pouvais plus rien faire, rien contrôlé. Ma respiration devenait de plus en plus lente, lourde comme si on avait posé un poids sur moi, je pouvais à peine cligner des yeux, des docteurs, des machines. J’avais comme un peu perdu la mémoire, car je ne pouvais plus penser à des choses de mon vécu comme si je n’avais plus de souvenirs seul quelque morceaux de ma vie, se déroulant très vite, puis mes yeux trop alourdis se fermait aussi vite que le camion qui m’avait percuté.

NATSU :
Je me sentais coupable de sa mort, mais elle n’était pas encore morte, en tout cas les chances de survie était très faible, que restait-il de son âme, bientôt elle disparaîtrait comme tous les hommes. Cependant, je ne pouvais me résigner à une fin pareille, non, pas comme ça, NON pas encore, je ne peux pas la laisser partir, bon sang, c’est ma cousine, je ne peux rien faire pour elle, rein hormis espérer qu’elle survive, elle doit rester, car elle n’a pas encore réalisé son rêve, s’il te plaît Dieu, seul toi sait ce qu’il y a de mieux pour elle, Dieu !
SAKURA :
Pourquoi, elle, elle est tellement gentille et sympa, ça ne peut pas être la vérité, les âmes finissent tous par partir, ce jour-là alors il ne faut pas pleurer des heures, juste sourire au monde, mais NON pas maintenant. Tu es où ? Es-tu déjà parti ? Reste pour nous si tu ne le fais pas pour toi ! Je crois en l’espoir alors je ne dois pas m’inquiéter, mais où es-tu ? Je ne peux pas te laisser ! Vis !

HAKIARU :
J’ai peur pour toi, je me sens seul à rentrer chez moi, je ne sens plus ta présence en tout cas plus ici, alors s’il n’est pas encore trop tard reste, pour que tu puisses devenir qui tu rêves d’être mais je pense que ton rêve est déjà réalisé dans le futur car je crois en toi, les autres aussi alors je te dis que je serais toujours là pour une amie chère, si tu as besoins d’aide je suis là, donc vis pour nous et toi-même avant tout !
NAOFOUMI :
Ce n’est pas toi qui devais mourir, c’est moi, si tu meurs, j’espère que tu iras au Paradis, je sais, c’est quoi d’être seul, tu te sentais perdu, mais n’oublies pas qu’on est là ! Le Paradis n’est pas très loin, prend notre main et envole toi avec, dis-nous tout, on sera toujours là pour toi, alors si tu as besoin de nous appel nous, nous faisons tous des erreurs, ne part pas sans mots, reste jusqu’à ce que ce soit le moment de partir, cependant, je ne pourrais pas le lui dire, car elle est morte et il faut l’accepter.
MOMO :
Notre discussion était trop dure, elle a dû penser à MOURIR et puis elle a perdu la concentration vers sa direction, et voilà les conséquences, tout est de ma faute, je suis nul comme amie ! J’aurais tellement voulu le lui dire que j’étais désolée, même si c’était pour une dernière fois, au moins je le lui aurais dit. Pour qu’elle puisse mourir en paix et surtout heureuse, sans le mauvais souvenir d’une amie traître, je voudrais lui écrire une lettre pour lui dire pardon !

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