Chapitre 8 (FIN)

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J'émerge d'un brouillard épais. Confuse, je reprends connaissance petit à petit, sans pour autant pouvoir contrôler mon corps. Je suis comme enfermée dans une tombe de chair et de sang, je subis les inquiétudes autour de moi. Mes amis, ma famille...

Aucun n'a manqué de venir me voir. José Rodriguez de la Merguez m'a enfin avoué ses sentiments alors qu'il me pensait inconsciente. J'avais peur pendant un instant qu'il ferme la porte à clé et me viol dans mon état comateux.

Et puis je reperdais conscience, et me réveillais encore. C'était un cycle infernale, épuisant. Il me semble que Ray est passé me voir, c'est comme si j'en étais sûre à un moment et puis avec le temps, j'en étais plus certaine. Par contre je me souviens forcément de la venue de Katherine Kavanagh ! Cette grognasse ne s'était pas gênée pour raconter des conneries à l'infirmière.

- Ana à un nez atroce, vous devriez lui refaire, elle a toujours exprimé le souhait de passer sur le billard.

Ça la faisait sûrement marrer cette emmerdeuse.

Je reprends donc conscience une nouvelle fois. Celle qui semble enfin être la dernière, je suis capable de bouger les doigts. La douleur se réveille en même temps que moi, mon corps est en feu. La nausée me prend, j'imagine porter un enfant mort. Pitié, je vous en supplie, faites que mon petit pois ne se soit pas transformé en purée.

J'ouvre d'un coup les yeux. Grace est là, en train de draguer son fils comme d'habitude.

- Tu serais mieux sans elle beau gosse, moi j'ai toujours été là pour toi ! C'est moi qui t'ai torché le cul jusqu'à tes dix-huit ans bordel ! Tu es tellement beau, toi et moi ne faisons qu'un.

Mais quelle malade au secours ! Pourquoi y'a-t-il fallu que je me réveille à un tel moment ! Cela dit je sui satisfaite de pouvoir mettre un terme à cette situation et non l'endurer en silence. Je tousse un grand coup.

- Ana !

Christian rejette l'embrassade de sa mère et se jette sur moi. Grace plisse les yeux et se dirige sur la sortie.

- Bon rétablissement Angela.

- Moi c'est Anastasia, dis-je d'une voix sèche.

Puis, elle finit par nous laisser en paix.

- Est ce que le... bébé ? Comment...

- Il va bien ! Il va très bien. C'est un battant comme son père. Même si ca aurait été original pour l'histoire qu'on le perde.

- Oui la faute au script. Et Mia ca va ?

- On s'en fou d'elle, toi comment tu vas ?

- Ca va oui.

Christian me prend la main et y dépose un baiser des plus aimants.

- Ana je veux cet enfant avec toi, j'avais peur c'est tout. Peur de passer en second. Je ne veux jamais te perdre.

- Tu ne me perdras jamais Christian. Mon amour, tu es mon monde, toute ma vie.

Sortez les violons c'est l'heure des répliques post mortem non mortem.

Une larme, parfaite, s'échappe de l'œil rouge de mon mari. Elle roule le long de sa joue au moment où sa respiration s'accélère.

Mon Cinquante Nuances, le maniaque détraqué, le dominant, le sans cœur... pleure enfin devant moi. Jamais je ne l'avais vu pleurer, je ne pense pas qu'il ait déjà pleuré depuis des années même. Ce n'était le genre à faire en cachette.

Je venais de percer son cœur, je n'avais jamais réalisé que j'avais un tel pouvoir.

- Tu pleures ?

Je lui demande même si je savais pertinemment que oui mais comme je suis niaise je dois respecter la règle. Une autre larme s'échappe. J'attire Christian sur le lit avec moi. Malgré sa voix brisée il déclare :

- Un jour faudra baiser dans une chambre d'hôpital.

Je n'avais même pas fait attention à ce qui m'entourait. Je suis allongée dans des draps blancs classiques et d'une matière dégueulasse. Ma chambre est inondée de fleurs.

- Notre bébé t'aimera tellement fort Christian. D'un amour inconditionnel. Comme toi tu aimais ta mère biologique.

La fin de ma phrase lui efface le sourire que le début lui avait procuré. Mais ce n'est pas une disparition de sourire habituelle, celle qui dit "tu me casses les couilles". Non, c'était une moue d'approbation, d'une vérité qu'il a toujours su mais renié. Il a aimé sa mère malgré la vie abominable qu'elle lui a offerte, et une partie de lui sera à jamais blessée par sa disparition. Il s'en veux de l'aimer, et j'espère qu'un jour viendra, il fera la paix avec lui même.

Je serai toujours là pour l'aider sur ce chemin.

Ouah, tout ca est bien dramatique et pas rigolo à lire, mais faut bien donner une conclusion à cette histoire me faites pas chier !

Justement, pour boucler notre histoire, je vous retrouve plusieurs semaines plus tard. Je suis guérie et je ne ressemble plus à une momie égyptienne. Mes bleus ont disparu. Je suis dans la cuisine avec Christian, tandis qu'il fait la cuisine. Etonnamment, il a apprécié me faire à manger quand j'étais un boulet en fauteuil, et finalement même après ma guérison, il n'a pas arrêté.

Bon ce n'est pas un chef, c'était souvent dégueulasse, mais il s'améliore.

- Je commande une pizza ! crie-t-il après avoir raté sa sauce tomate.

Fallait juste verser le pot dans la casserole pour la faire réchauffer c'est tout, je dis ca je dis rien. Scène chiante à mourir encore une fois, tout ca pour mettre en place la vérité finale ! Accrochez vous à votre siège mesdames et messieurs ! Christian sort l'enveloppe contenant les derniers détails de Hyde, ceux que Taylor a assuré être la réponse à nos questions.

La hype monte lorsque nous l'ouvrons ensemble. Nous trouvons une simple photo. Des sales mioches tapent la pause.

- Hé, c'était mon groupe d'orphelins du foyer ! dit Christian surpris. Et là c'est moi.

Il me montre un petit gamin qui tire la gueule tandis que tous les autres sourient à pleines dents, certaines choses ne changent jamais.

- Et là... c'est... ca doit être Hyde.

Me demandez pas comment on peut le deviner, c'est comme ça, c'est plus pratique !

Je regarde son visage. Roux, petit et tronche de victime. Encore innocent, personne n'aurait pu prévoir ce qu'il deviendrait : le pire vilain jamais crée. Jamais plus il ne nous embêtera, il est maintenant derrière les barreaux et ne sortira pas de sitôt.

C'est clair selon mon mari : Hyde était si mauvais envers nous car Christian est celui qui a été sauvé, celui qui a connu l'amour d'une famille. Il voulait être Christian, m'avoir moi, sa fortune. Tout ca pour ca ? Un petit con qui crève de jalousie ! Et dire que son personnage ne pouvait pas être plus pathétique. Désolée mais pire révélation ever.

- Il y avait autre chose dans l'enveloppe...

J'analyse le petit papier et pince mes lèvres.

- Ils ont trouvé l'endroit où ta mère est enterrée...

Le soir même, nous nous rendons à cet endroit. Endroit qui n'est pas très loin comme c'est pratique. La chanson Love Me Like You Do nous accompagne et vous donne un goût nostalgique de notre première histoire. On ne s'y attendait pas du tout à celle là !

Nous nous attardons pas vraiment, Christian dépose un bouquet de fleurs sobre, puis s'autorise quelques grimaces tristes. Oui, je serai toujours là.

La chanson enchaîne sur notre scène finale : moi qui regarde Christian jouer un air au piano. Un air triste, c'est quelque chose qui ne changera jamais non plus j'imagine. Mais je ne me soucie plus de ses musiques tristes, c'est comme ça qu'il est. Mon Cinquante Nuances.

Pour vous arracher une petite larmichette, nous vous offrons des flashback de nos moments les plus intenses. C'est un échec cuisant, trop cliché : Bella et Edward nous ont devancé ces enfoirés.

Je revois notre premier baiser dans l'ascenseur, nos aventures avec Charlie Tongo et Grace (son bateau hein, faut pas déconner), nos baises torrides, notre mariage, et tellement plus encore ! J'en ai des papillons dans le ventre ! Non, je déconne.

Une ultime idée me vient ! Ce qui fera le dernier plan parfait. Je me dirige dans la Chambre Rouge du Plaisir. Et j'envoie un message à mon mari, lui envoyant une photo de son endroit préféré. Il ne faut que quelques minutes avant qu'il ne me rejoigne. Il est torse nu, habillé de son jean que j'aime tant. Lorsqu'il me voit, je suis habillée d'un corset en cuire très sexy. Je suis à genoux, aussi soumise que l'on peut être.

C'est la première fois que je lui offre ce qu'il désirait comme un fou au début de notre relation : Ana, brune et soumise au possible.

- Alors comme ça tu veux jouer, dit-t-il de sa voix rauque.

Il s'empare de son fouet, celui qui me terrifiait quelques mois plus tôt. Ce n'est plus du tout le cas, je ne doute plus qu'il m'apportera aussi un certain plaisir. Ma déesse intérieure s'enflamme aussitôt.

Je baisse les yeux devant lui.

- Oui monsieur.

Du bout de son fouet, il me relève le menton, pour que mes yeux rencontrent les siens. Ce qui n'est pas ce qu'un pur dominant ferait. C'en est un pourtant. C'est à cause de moi, je l'ai réellement changé. Il sera toujours ainsi : dur et impitoyable, mais aussi toujours vrai et aimant. Je peux le regarder, même à genoux devant lui, aucune de ses soumises n'avait ce pouvoir.

- Je vous trouve un peu dominatrice Madame Grey, ajoute-t-il.

Nous nous fixons avec passion. Nous nous aimons tellement que l'électricité entre nous ne relève pas du sexe, c'est tellement plus que ça. Nous irradions d'amour l'un pour l'autre. Je suis folle de lui. Il est fou de moi.

- Mais il est clair que je vais m'y faire.

Il s'éloigne de moi, pour fermer la porte, et vous épargner la scène de cul ultime.

Je souris.

Je suis soumise, je suis dominante , je suis moi.
Christian est dominant, il m'est soumis, et il est mon Cinquante Nuances.
Nous nous complétons comme un puzzle.

Bientôt accompagnés de notre petit garçon dans notre nouvelle maison, il nous sera enfin possible de construire notre vie. Et elle ne fait que commencer.

Soudain, je sens le fouet me mordre la peau. AHHH !

FIN.

Parodie écrite par Mr Parodies.
MERCI DE NE PAS REPRENDRE SANS AUTORISATION.

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