Chapitre 6

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Je finis par cesser de penser à Eliott et de ses cachoteries, après tout je m'en foutais royalement qu'il se tapait une fille vulgaire dans le dos de Kate. Mon ancienne colocataire est elle aussi une fille peu respectable également. Alors rien à foutre.

Le soir finit par arriver, et nous avons prévu de sortir en boite. Bien que cette idée ne me plaisait guère, j'étais contente car cela permettrait de libérer les tensions. Après quelques verres, Eliott finit par se lever et demande l'attention du groupe. Puis il se tourne vers Kate. Si il l'a largue devant tout le monde je vais mourir de rire.

- Kate, tu es une fille trop mortelle. Tu es douce, et si délicate...

- Ou tu veux en venir bâtard ?!

- Je sais que je n'ai jamais été trop sérieux avant. Mais depuis que je t'ai rencontré je suis hyper romantique, tu m'enjaille tous les jours ma gueule ! Depuis que je t'ai vu je suis grave in love de toi poupée.

- OH PUTAIN ! hurle Kate en balançant son verre.

La populace finit par se tourner vers nous, consciente de l'imminente demande qui se préparait. Hé merde ne me dites pas que...

- Kate, tu veux bien devenir ma femme ?

Le cri de Kate fait écho au miens. Christian sourit, pensant que j'avais crié de bonheur...

Katherine Kavanagh, ce putain de pot de colle allait rejoindre ma famille ! J'ai fait des pieds et des mains pour trouver les moyens de me débarrasser d'elle, et cette salope allait me coller au cul jusqu'à ce que mort s'ensuive !

- BORDEL DE CHIOTTE ! criait Kate en dansant la Macarena.

Les gens ne prennent même pas la peine d'applaudir, tout le monde est sous le choc du comportement de Kate. Comme d'habitude elle se fiche qu'on la regarde bizarrement.

- Je vais pouvoir prouver à mon enfoirée de mère que je ne vais pas finir sous un pont ! s'époumone Kate. J'suis riche bordel !

- Ca veut dire oui ? demande Eliott, le sourire jusqu'aux joues.

- Ben évidemment bouffon, rétorque la future Mme Grey.

S'ensuit un baiser mouillé dégueulasse et une danse sensuelle dés plus ridicules. Les gens continuent de juger le couple qui se dandine sur la piste.

Le lendemain sonne ENFIN le retour à Seattle, et dans le jet privé, toute l'attention est encore portée sur les futurs mariés . A notre plus grand agacement.

- J'en reviens pas que tu aies choisis une si grosse pierre, elle est trop stylée, raconte Kate.

- J'ai reçu l'aide d'une amie.

Maintenant tout s'éclaire, il voyait Gia Grotété pour choisir une bague. Après tout je les avais surpris en face d'une bijouterie, j'aurais pu deviner toute seule, conne comme je suis.

- D'une ex tu veux dire !

- Attends, tous les mecs n'épousent pas la première fille avec qui ils sortent...

Je souris. Christian se charge de faire la remarque :

- Peut-être mais certains trouvent la femme idéale du premier coup.

Tellement niais, que j'en roule des yeux ah ah.

- Attends, tu as levé les yeux au ciel ou je rêve...

Je me souviens de la dernière fois qu'il avait prit cet air menaçant pour me reprocher mon attitude. Qu'est ce que j'avais été conne d'avoir eu peur. Maintenant j'en ai clairement plus rien à foutre, je connais mon mari comme si il était sortit de mon vagin. Même si en clair, il sort très souvent de mon vagin.

- Et alors ? Qu'est ce que tu vas faire ? dis-je en me moquant de lui.

Ma voix avait été tout aussi lourde de défi que la sienne.

Le lendemain au travail, je me perds dans mes pensées et repense à la façon dont Christian m'avait tronché la veille en rentrant de voyage. Je sens mes poignets encore sensibles après avoir été longuement attachés. Je ressens le toucher de mon mari sur l'intégralité de mon corps. Sous mon bureau, mes jambes se tortillent tandis que je me souviens de son pénis titanesque qui me remplissait de l'intérieur. J'entends encore le souffle animal de Christian qui me criait les choses les plus sexy. J'ai peur de me consumer sur mon bureau.

Bon je peux me le permettre non ? Après tout c'est moi la patronne, je peux faire ce que je veux : y compris ne rien branler de la journée (excepté Christian).

Soudain ma rêverie est interrompue par la visite inattendue d'un flic. Il fait chier, j'étais bien là, à rêver de cul.

- Hyde plaide non coupable. Il affirme que vous vous fréquentiez quand il travaillait ici. Que vous étiez jalouse, et que vous vouliez le faire plonger avec une histoire de tentative de viol.

- C'est faux ! Non mais je rêve, quel salaud ! Ne me dites pas qu'il sera libéré !

- Il se peut qu'il soit libéré sous caution oui.

Il m'explique diverses choses, et essaie de me rassurer au mieux. Au moins personnellement, il a l'air de me croire. Malheureusement, son avis personnel n'affecte en rien l'enquête. En clair ce mec me fait perdre mon temps.

- Merci de m'avoir reçu Madame Grey. Passez mes amitiés à votre garde Sawyer, il est très charmant...

Tellement inquiète de ce retournement de situation, je décide de me rendre incognito au jugement de Hyde. Je me suis grimée pour ne pas être reconnue. On ne peut pas dire que j'y ai mis un point d'honneur, j'ai seulement opté pour une grosse paire de lunette de soleil. Elles sont moches en plus.

La juge parait sévère, me donnant la chair de poule à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Sévère mais débile : elle accepte la libération sous caution. La bile me monte à la bouche, je file de la salle du tribunal et je cours aux toilettes. J'y vomis toutes mes inquiétudes.

Tandis que je me rince la bouche, je reçois l'appel de ma gynécologue, le Docteur Green.

- Excusez moi Docteur, j'aurais du vous rappeler.

Je n'en pense rien, elle me fait chier cette bonne femme ! C'est un vrai pot de colle. Elle me demande de passer dans l'après midi. Je n'ai pas le choix, je ne peux pas me défiler à chaque fois.

Une fois dans son bureau, elle me demande de pisser dans un bocal. Ugh je déteste ça, en plus je n'ai pas envie tout de suite. Je m'efforce de lâcher quelques gouttes, puis j'attends les résultats.

- Apparemment vous êtes enceinte Madame Grey. Félicitations.

Je me fige. Et bien que je sois assise, j'ai l'impression de dégringoler dans un trou noir. Oui oui je sais, tout s'enchaîne bien trop vite dans cette histoire.

- Je... je suis quoi ?

- Vous êtes sourde ou quoi. Vous êtes enceinte. Vous allez être mère. Vous allez sacrifier les dix-huit prochaines années de votre vie à élever un sale mouflet, pour qu'ensuite il vous poignarde dans le dos en se barrant du foyer sans même un remerciement. Ensuite il vous soutirera de l'argent sans jamais vous le rendre, et il ne prendra plus de vos nouvelles. Vous allez devenir vieille et moche tandis que ce morpion baisera à droite et à gauche pour devenir parent à vingt ans. Une fois handicapée vous ne verrez même pas la progéniture de ce merdaillon sous prétexte qu'il est débordé de travail. Il vous fera interner dans un hospice, là où il ne vous rendra que de très rares visites pour la toussaint. Et une fois au bord de la mort, il viendra vous voir une dernière fois pour pleurer sur votre sort, mais ce sera trop tard. Après votre décès, il tournera trop rapidement la page, et vous ne deviendrai qu'un souvenir. Voilà, vous êtes enceinte, félicitations.

Je tourne de l'œil et dérape de mon siège pour finir sur le sol. Une fois remise et avec un peu plus de sucre dans le sang, je passe ma première échographie.

- Voilà le cœur du chiard. Voyez, juste là. Cœur encore pure et innocent, avant qu'il ne se fasse corrompre par la vie.

Je vois effectivement sur l'écran une minuscule tâche qui bat la chamade. Je ne sais pas vraiment quoi ressentir.

- On dirait un petit pois.

- Vous en êtes à six semaines à peu près.

- Un petit pois...

- Ca va j'ai compris.

Après ça, le temps passe démesurément vite. Trop vite. C'est d'un battement de cil que je suis déjà attablée le soir en compagnie du futur papa. Je crains tellement sa réaction, il ne sera pas content c'est certain. Mais peut-être sera-t-il attendrit une fois la nouvelle digérée.

Je ne sais pas par ou commencer, je ne devrais pas tourner autour du pot.

- Pendant l'éjaculation matinale aujourd'hui, j'ai réussi à juter encore plus au haut que la dernière...

- Je suis enceinte, le coupai-je les yeux dans le vide.

Il continue de me fixer, et durant une seconde j'ai l'impression qu'il n'a tout simplement pas compris ce que je venais de dire. Puis d'un coup, il hurle :

- J'avais des projets pour nous deux ! Je voulais baiser dans tous les pays existants ! T'offrir le monde ! Pas des couches culottes et du vomis merde ! Tu crois que je suis prêt à devenir père!

Les larmes deviennent de plus en plus difficiles à retenir.

- Non, c'est clair que non. Et moi je ne suis pas prête à devenir mère mais nous ferons avec ce que nous sommes.

- Je suis pas prêt à faire avec qui je suis !

Très dramatiquement, il jette sa serviette et quitte la table. J'enfouis mon visage dans mes mains tandis qu'une nouvelle musique de Sia accompagne mes pensées, comme dans le film précédent, nous ne faisons pas dans l'original. Christian se barre.

La soirée passe dans la confusion et l'inquiétude. J'ai peur de ce que pourrait faire Christian. Je caresse mon ventre et commence à lui parler, bon dieu, le cliché parfait de la meuf engrossée. Je m'assoupis sur le canapé grâce au chant de Sia.

Je me réveille en sursaut, Christian est de retour, ivre mort de toute évidence. Il titube vers moi, un sourire niais étire ses joues.

- Wesh mamzelle, t'es fraîche, tu me files ton numéro ? hoquette-t-il.

Je ne peux m'empêcher de glousser. Je dois avouer que je préfère l'accueillir dans cet état plutôt qu'en mode furie. Cependant, ce n'est jamais bon de se bourrer la gueule : qui sait ce qu'il a bien pu faire en trois heures de temps. Je frissonne quand je l'imagine rendre une visite désespérée à cette horrible Mrs Robinet. Non, il n'aurait quand même pas osé...

Je m'empare de mon pantin de mari, et le dirige vers notre chambre.

Je le déshabille maladroitement, et ce benêt met sa tête sous mon pull, il est vraiment torché.

- Tu vas me la piquer hein..., souffle-t-il sous mon vêtement.

Mais quel imbécile. En tous cas il est prêt d'être père s'il parle déjà au bébé, bourré ou non. Qui pourrait croire un instant que nous allions l'abandonner. Christian sort enfin sa tête.

- Tu le feras passer avant moi, tu verras, dit-il d'un air tristounet, mais moins confus soudainement.

- Personne ne passera avant personne.

J'en étais convaincue, j'aimerai toujours Christian à la folie, ce bébé ne fera qu'augmenter cet amour. Je les aime tous les deux autant l'un que l'autre.

Je place Christian sur le lit, tandis que son portable se met à vibrer. Infâme comme je suis, je ne me gêne pas pour jeter un oeil au sms qui venait de s'afficher :

"C'était (très) bon de te revoir Christian. Tu sais que je suis là dés que tu voudras me voir, même si c'est seulement quand t'es bourré. Oublie pas de me rembourser les whisky".

Le sms vient d'Elena, impossible de rater son nom de sorcière écrit en gros. Je repose le portable de Christian, tandis que lui, et déjà en train de roupiller à point fermé. Je commence à trembler. Tellement abattue et peinée, je décide de m'enfermer et de dormir dans la Chambre Rouge de la Douleur (du Plaisir ?) et j'y passe une nuit agitée.

Dés que le soleil se lève, je me lève toujours enveloppée de ma couverture. Elle est encore pleine de sperme, il faudrait peut-être que cette feignasse de Madame Jones pense à la laver. Lorsque je descends, je vois Christian entouré de ses hommes de main. Il planifie de fouiller toute la baraque pour me retrouver, il est un petit peu dramatique ce mec.

- Sawyer mon chou, nous partons au bureau dans vingt minutes, dis-je sans accorder un regard à mon angoissé de mari.

Et puis Sawyer est bien trop beau pour regarder ailleurs.

- Bien madame, répond-t-il avec un sourire.

Christian ne remarque pas notre petit jeu et explose une nouvelle fois de rage.

- Bordel mais tu étais ou ?

Je l'ignore comme jamais et je m'enferme dans la salle de bain. Tandis que je prends rapidement ma douche, il continue de battre la porte tout en m'appelant :

- Ana ? Anastasia ! Ana ? Ana ? Ana ? Ouvre cette porte ! Anastasia ! Ana ? Ana ? Ouvre ! Anastasia ! Ana ? Hé oh ? Anastasia ? Anastasia ! Ana ?!

Qu'est ce qu'il me fatigue. Lorsque je sors enfin, il avait abandonné sa litanie ridicule et s'était posé par terre. Je continue de l'ignorer, je suis trop une thug.

- Attends ? Tu fais comme si j'étais pas là ? Hé, pourquoi tu me fais ce plan !

- Je sais pas, tu peux aller demander à ta chère Madame Robinet...

POPOPOOO ! Je suis définitivement trop une thug...

Honnêtement, nous entamons un long dialogue mais l'écrivain de cette parodie le trouve tellement chiant et ridicule qu'il a la flemme de l'écrire. Je ne le blâme pas, notre histoire, bien qu'originale, peut vraiment être chiante et ridicule parfois. En gros je fais ma crise de jalousie et demande s'il a couché avec elle.

- Bien sûr que non, elle est ridée jusqu'au pruneau, tu crois que je te trahirais ?

- C'est ce que tu as fait !

Bla bla bla.

On continue à s'engueuler, mais je coupe en lui assurant que j'assumerai ce bébé, que ce soit avec ou sans lui. Une fois au travail je suis anéantie, je n'ai même plus la tête à rêver de cul. Kate finit par appeler, merde il ne manquait plus qu'elle. Je décroche.

- Meuf t'es sérieuse ! Tu as un homme riche et tu te barres comme ça ?! Oui madame, cet enfoiré m'a appelé à six heure du matin ! J'étais en train de baiser avec Eliott, il m'a interrompu dans un super moment crois moi !

- T'inquiètes, il m'a trouvé, dis-je en fronçant des sourcils.

Elle parle tellement fort, c'est assourdissant.

- D'ailleurs on est encore en train de baiser là, on a pas arrêté de la nuit. C'est juste que j'ai tellement l'habitude que je peux contrôler ma voix.

- Kate, je suis au bureau là, j'ai pleins de choses à faire.

- Oooh, pardons chef, je te laisse. Grognasse. La prochaine fois ne m'appelle pas quand je suis en train de prendre mon pied.

- C'est toi qui m'a appelé !

Elle avait déjà raccroché. Quelle raclure cette meuf, et dire que nous allons former une famille. Rien ne pouvait être pire que ce moment.

Ah en parlant de famille, je reçois un appel de Mia. Je décroche le téléphone.

- Vous me faites chier tous ! dis-je la gorge serrée.

- Ah comme c'est bon d'entendre ta voix...

Ce n'était pas Mia au combiné, c'était Jack Hyde.

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É. de Jacob

Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Si tu souffres de l’agression de tes idées noires,
Si tu croupis dans la prison de tes ténèbres en plein jour,
Si tu ne vois plus la lueur au bout de ton désespoir,
Sache que ton chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
Apprends à changer ta vision du réel.
N’accorde pas prise aux reproches,
Ni à ta condamnation personnelle.
Du renouveau de ton âme, tu approches.
D’abord, pour les autres et toi : ton pardon ;
Des remords et des regrets : ton absolution ;
Ton apprentissage de l’amour : ta solution ;
Laisser derrière toi le passé, ta résurrection.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour
La foi en la Divinité te paraît peut-être stupide,
Car tu es persuadé qu’il s’agit d’un monde irréel.
Si une personne t’en parle, tu t’éloignes d’elle,
Tu ne veux pas du tout entendre ces ritournelles.
Mais laisse-moi te dire que la Divinité n’est pas religion ;
Que tu peux entrer en contact avec Elle simplement,
Sans rites, sans dogmes, sans menaces de punitions
Sans obligations, ni restrictions, ni peur du châtiment.
De même que, si tu commences à converser avec Elle,
Elle te répondra, et tu ressentiras alors pour Elle
Un amour illimité qui te fera sentir tout autre.
Ne crains rien, tu n’as pas à devenir apôtre.
Converse avec le ciel, les nuages et les esprits,
Une merveilleuse et magique musique, tu verras,
Commencera à te combler d’une immense joie,
Sur le chemin illuminé de l’amour inédit, infini.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Mais peu importe que tu refuses ce lien divin,
Si, au moins, tu recherches dans les nuages et le ciel,
Le réconfort bienfaisant de la Lumière spirituelle,
Alors, tu auras, à mes yeux, emprunté le bon chemin.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
Voilà la merveilleuse voie de ta guérison,
La magnifique route inversée de tes désillusions.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
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