Chapitre 3

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Après avoir frimé au volant comme un taré, mon mari finit enfin par se garer devant une immense maison ancienne, noyée au milieu de verdures et de fleurs. Cette bâtisse est tout simplement splendide et j'en tombe littéralement amoureuse. Je prétends ne pas comprendre que ce bourge nous a acheté la baraque, il faut bien un peu de romantisme. Les deux autres voitures de ses gardes nous rejoignent.

- Dis donc cette maison est absolument splendide, dis-je sur un ton innocent. Il me semble la connaître.

- Tu l'as déjà vue, rétorque Christian, c'est la maison que nous avons vu pendant ton premier voyage sur mon bateau. Je me souviens il y avait beaucoup de vent, et j'ai fais une mini crise cardiaque en voyant ton front pour la première fois. Elle est à nous Ana, je l'ai acheté pour toi.

- Mais nooon, c'est pas vrai ! dis-je sur un ton faussement surpris. Christian merci, elle est magnifique !

Je l'embrasse à pleine bouche. Me souvenant que mon garde Sawyer nous observe de loin, j'en rajoute une couche et galoche mon mari à la limite de l'indécence. Je veux montrer à Monsieur le garde que je sais m'y prendre. Je ne suis plus la Ana coincée du début.

Nous entrons sous la véranda de la bâtisse et soudain, arrive une nénette aux cheveux blonds et aux obus au bord de l'éclatement.

- Ah Christian ! dit-elle les bras grands ouverts.

Qui c'est cette poufiasse ?

- Ana je te présente Gia Grotété, c'est l'architecte que j'ai engagé pour rénover la maison.

Cette grognasse fait une bise fort sensuelle à Christian, puis elle se contente de me serrer la main avec toute l'hypocrisie du monde. Je la déteste aussitôt. Elle nous fait entrer dans la maison, en couvrant mon mari de compliments, tous aussi pathétiques les uns que les autres. Elle veut le sauter ca ne fait aucun doute. Je me contente de la fusiller du regard. Ce qui n'a peu d'effet étant donné l'indifférence qu'elle me témoigne.

Je pourrais prétendre un tête à tête seule avec elle, la liquider et planquer le corps dans le coffre de Taylor par exemple. Ce n'est pas moi la brute après tout...

Gia Grotété nous montre un plan immense et global de la maison et des rénovations qu'elle pourrait apporter. Elle commence à débiter des plans venant d'un autre monde, avec des fenêtres qui se lavent toutes seules et compagnie. Non mais oh, c'est quoi ça, on ne vit pas dans un monde de science fiction ! Madame Jones sera très bonne pour tout nettoyer elle même, non mais je rêve. J'assume ma désapprobation :

- Vous comptez raser la maison pour tout refaire ? Mais pourquoi ça ? Moi je trouve qu'elle a beaucoup de caractère comme ca.

Coupée dans sa désillusion, la blondasse ne sait pas quoi répondre durant quelques secondes. Puis elle défend sa position en apportant ses arguments (de merde).

- Mais c'est une façon de s'affirmer, et puis c'est beaucoup plus écologique. C'est vrai, ces vieilles maisons sont tellement mal conçues.

La bonne blague. Et ta culotte en feu elle est écologique aussi ? Salope.

Christian tranche entre nous deux en me donnant gain de cause. Hé oui poulette, ce sera toujours moi en première. Le portable de Christian vibre dans sa poche, puis il s'éloigne pour prendre l'appel. Voilà qui tombe vraiment à pique. J'affiche un sourire autoritaire puis je m'assois sur la table, posant mon cul sur son plan merdique.

- Je suis certaine que vous êtes compétente Gia, sinon Christian n'aurait pas fait appel à vous. Mais cessez de parler à mon mari comme si je n'étais pas là.

- Ana, dit-elle sous un faux air horripilant d'incompréhension. J'ai conçu beaucoup de projets prestigieux et...

- Vous pouvez m'appeler Madame Grey, et ce n'est pas un projet de prestige mais l'endroit où nous allons vivre pour y construire notre famille. En plus votre projet pue la merde.

- Non c'est faux, c'est brillant, il ne pue pas la merde !

Je lâche un pet grossier, et l'odeur coincée entre mon trou de balle et son dessin appuie mes dires. Heureusement que Ray m'a appris à péter sur commande.

- Mais si, tu vois il pue la merde. Alors si tu ne veux pas finir à Pôle Emploi, je te conseille de garder tes ongles manucurés dans tes poches pleines de capotes. Sinon petite pute, tu peux remonter dans ta voiture couleur caca et retourner au néant. C'est comme tu veux.

Elle a l'air profondément choquée et mal à l'aise, et oh bordel j'en ai rien a foutre. Je me sens tellement puissante ! Je le suis ! Je tiens tout le monde entre mes mains, c'est tellement bon ! Et je prendrais un malin plaisir d'envoyer cette Barbie du pauvre au fin fond de la Russie.

- Ecoutez... Madame Grey... je n'ai jamais eu l'intention de...

Christian est de retour. Et doucement, elle murmure que cela ne se reproduira plus. Je lui offre un de mes plus beaux sourires, et Gia finit par confirmer qu'il vaut mieux qu'elle recommence tout. Tu as raison ma poule, j'aime cet esprit là.

Christian (dis donc j'en ai marre de dire son nom, j'ai vraiment aucun autre mot à la bouche ? Sa queue est déjà suffisante !) m'emmène visiter le deuxième étage. Je suis émerveillée par la vue, par la vision du futur qui s'offre à moi. Oui nous serons bien ici, j'en suis persuadée.

Christian (et allez, encore une fois !) m'offre un deuxième beau cadeau, il me laisse conduire sa voiture pour rentrer. J'ai toujours aimé conduire, et c'est comme une petite folle (au sens propre) que je monte et démarre comme un boulet de canon.

- Wow Ana ! dit mon mari soudainement collé au siège. Ralentis !

- AH AH AH !

Je ris comme une dératée, et pousse le compteur de vitesse jusqu'à 200 km/h. Sur une petite route de foret. Eh oui. Voilà voilà. N'essayez pas de comprendre. J'ai toujours adoré jouer à GTA, et j'ai toujours voulu essayer en vie réelle. Rien à battre des keufs, je les kill s'il faut !

- Putain c'est bien mieux que ma Wanda !

Tu m'étonnes, cette horreur est une limace face à ce bijou de ferrailles. Je ne comprends pas pourquoi j'aimais tant cette bagnole. C'est l'ancienne Ana qui l'aimait, aujourd'hui je suis contente de l'a savoir à la casse cette grosse merde. Une exaltation naissante me pousse à accélérer davantage, et aussi envie de baiser, accessoirement. N'essayez pas de comprendre ça aussi. Le bas de mon ventre se serre, tandis que l'adrénaline m'empoisonne les veines.

Christian reçoit un appel de Taylor, puis il semble soudain inquiet. Il regarde dans le rétroviseur et confirme qu'il a bien conscience qu'une camionnette nous suit. C'est quoi encore cette histoire ? Il raccroche puis m'annonce que nous sommes suivis. C'est peut-être Jack et c'est dangereux. On peut pas être un peu tranquille de temps en temps, bordel de chiotte ?

- Tu dois gérer ça Ana...

Pas de problème bébé, je pousse le compteur jusqu'à 250 km/h. Je m'attends à tout moment à m'écraser quelque part et mourir sur le champs, mais ça me fait rire comme une mongole. Je ne savais pas que l'adrénaline pouvait agir comme une drogue.

Malgré que nous entrons en ville, j'arrive à gérer la conduite la plus folle de tout les temps, oui je suis une boss. A ce stade je me demande j'ai combien d'étoiles de flic. Je me surprend en train de charcuter verbalement les autres conducteurs alors que c'est clairement moi qui suis hors-la-loi en ce moment même. L'adrénaline de la course poursuite me plonge dans un état de transe si intense que rien ne peut me perturber. Je suis comme folle, prisonnière d'un corps figé.

Puis enfin, mon chéri (qui s'est pissé dessus littéralement) m'annonce que nous avons semé la camionnette. Je me gare en deux temps trois mouvements sur un parking, parfaitement entre deux voitures.

- Ca va ? demande Christian d'une voix terrifiée.

Non ça ne va pas. C'est étrange, la pression redescend mais augmente aussi d'un seul coup, elle explose en moi comme une tempête. Une tempête incontrôlable qui me ravage de l'intérieur...

Je me jette sur la bouche de Christian, le vagin en feu. Je n'attends même pas qu'il réagisse pour grimper sur lui. Je lui déboutonne le pantalon.

- Ana, on est sur un parking publique, dit-il en essayant de retrouver le souffle que je lui vole.

- Je sais, dis-je en ayant le bas du ventre plus serré que jamais.

C'est Christian Grey dont il est question, alors bien évidemment qu'il accepte de baiser comme un porc à la vue de n'importe qui. Je m'en fous des autres. Je m'en fous tellement.

Nos corps collés l'un contre l'autre essaient vainement de se frotter davantage. L'excitation est si puissante que j'aimerais habiter en lui pour ne faire qu'un avec son âme. En brulant nos lèvres par la passion de nos baisers, je libère sa gaule titanesque pour la glisser dans mon intérieur et oh mon dieu comme cela est bon. La pression me serre encore plus le ventre, il va et vient en moi pour calmer cette pulsion tellement puissante. Je gémis de plus en plus fort, à l'instar de mon cher et tendre, nous nous secouons comme des pantins désarticulés pour essayer de se débarrasser de ce feu destructeur. C'est une copulation de désespoir.

Je continue de bondir sur lui, tandis que la voiture soutient notre ébat comme elle peut. L'adrénaline est à son apogée lorsque l'orgasme finit par éclater. SEIGNEUR !

Je hurle à pleine gorge, atteignant les étoiles, tandis que Christian finit lui aussi par jouir. Je sens sa semence s'écouler en moi, preuve de son désir, de son amour. L'orgasme continue de m'abrutir et je crois même perdre connaissance durant quelques secondes, c'est comme si une vague d'eau venait de calmer le feu.

Je m'écroule sur lui, complètement bousillée.

Puis je ris comme une petite garce.

Le soir, une fois cet épisode digéré. Christian, moi et mes trois gardes du corps réfléchissons ensemble sur ce qu'il s'est produit. Grace à une caméra de surveillance, Christian a pu avoir un aperçu du conducteur de la camionnette. A notre surprise ce n'est pas Hyde, c'est clairement une femme. Impossible cependant de voir le visage de cette grosse pute.

Enfin, grosse pute qui m'a offert une sacrée baise, donc bon, je ne suis pas que énervée. Ce n'est pas non plus Leila Williams, cette tarée se fait toujours soignée dans un hospice.

Christian annonce aux gardes que je vais aller à New York avec lui, car il a des réunions. J'ordonne aux trois autres de nous accorder un moment (non sans adresser un clin d'œil à Sawyer hé hé). Je remets les pendules à l'heure avec Christian, et affirme une nouvelle fois que moi aussi j'ai du boulot, et que je ne veux pas être prisonnière de sa cage dorée. Je me fais entendre en précisant que Sawyer est un excellent garde et qu'il me protègera. Hmm j'en suis sûre, par contre s'il pouvait ne pas protéger mon string ce ne serait pas moche non plus.

- Tes cheveux sont longs, je vais te les couper, dis-je amusée.

Je parviens à le convaincre de m'en occuper tout de suite. Comme si cette histoire n'était pas assez longue, nous vous servons une scène incroyablement pas nécessaire où je lui frotte sa petite caboche.

- Ou sont les ciseaux ? je demande tandis que Christian m'allume, comme toujours.

- Dans un tiroir de mon bureau.

- J'y vais.

Je m'arrache à son étreinte et me dirige dans son bureau. Oh mais quel suspense, toute cette scène n'est en fait utile que pour... vous montrer que Christian cache une arme à feu dans son tiroir. En effet, entre ses capotes et ses boites de poppers (?!) se cache un révolver.

Mon visage se tourne (trop) dramatiquement vers la salle de bain. Il se peut que mon mari, celui qui m'a promit les pires vérités, me cache encore quelque chose.

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É. de Jacob

Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Si tu souffres de l’agression de tes idées noires,
Si tu croupis dans la prison de tes ténèbres en plein jour,
Si tu ne vois plus la lueur au bout de ton désespoir,
Sache que ton chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
Apprends à changer ta vision du réel.
N’accorde pas prise aux reproches,
Ni à ta condamnation personnelle.
Du renouveau de ton âme, tu approches.
D’abord, pour les autres et toi : ton pardon ;
Des remords et des regrets : ton absolution ;
Ton apprentissage de l’amour : ta solution ;
Laisser derrière toi le passé, ta résurrection.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour
La foi en la Divinité te paraît peut-être stupide,
Car tu es persuadé qu’il s’agit d’un monde irréel.
Si une personne t’en parle, tu t’éloignes d’elle,
Tu ne veux pas du tout entendre ces ritournelles.
Mais laisse-moi te dire que la Divinité n’est pas religion ;
Que tu peux entrer en contact avec Elle simplement,
Sans rites, sans dogmes, sans menaces de punitions
Sans obligations, ni restrictions, ni peur du châtiment.
De même que, si tu commences à converser avec Elle,
Elle te répondra, et tu ressentiras alors pour Elle
Un amour illimité qui te fera sentir tout autre.
Ne crains rien, tu n’as pas à devenir apôtre.
Converse avec le ciel, les nuages et les esprits,
Une merveilleuse et magique musique, tu verras,
Commencera à te combler d’une immense joie,
Sur le chemin illuminé de l’amour inédit, infini.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Mais peu importe que tu refuses ce lien divin,
Si, au moins, tu recherches dans les nuages et le ciel,
Le réconfort bienfaisant de la Lumière spirituelle,
Alors, tu auras, à mes yeux, emprunté le bon chemin.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
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