Bienvenue dans mon monde.

4 minutes de lecture

J'adore l'école. Sauf les maths. Je déteste les maths. Et la physique aussi.

La plupart des jeunes de mon âge traînent les pieds lorsque le jour de la rentrée solaire arrive. Moi aussi. Pas pour la même raison, cependant. J'aime étudier, j'aime apprendre. Mais dans ma classe, je suis bien la seule.

Je suis celle qu'on traite d'intello. Pour parfaire le cliché, je porte des lunettes et je suis d'apparence banale. Vous savez le genre de personne qui ne sort pas du lot, qu'on ne remarque pas au premier abord. Ma tenue classique se compose d'un pull et d'un jeans, jamais rien de très féminin, parce que je ne supporte pas d'attirer l'attention sur moi.  Je suis timide, je rougis dès que je suis interpellée en classe. Je suis celle qu'on moque parce qu'elle ne sort jamais, parce qu'en dehors de l'école, elle ne participe à aucune activité avec ses camarades de classe. Ce n'est pas que je ne veux pas mais je ne peux pas.

Mes parents sont du genre asocial. Interdiction pour moi d'aller à l'anniversaire d'une copine, ou d'inviter des amies chez moi pour mon propre anniversaire. Interdiction d'aller chez une fille, ou un garçon, de ma classe pour travailler pour l'école. Hors de question d'amener l'un ou l'autre chez moi même pour étudier. Parfois j'aimerais bien passer des après midi entre filles à discuter de tout et de rien, des garçons de l'école, à apprendre les dernières tendances mode et à me maquiller, avoir la vie normale d'une ado quoi. Mais non, impossible

De même, pas question pour mes géniteurs de dépense des fortunes en vêtements ou chaussures de marque. Normal, vous me direz. Mais, quand, à douze ans, on vous chasse du groupe méga cool des filles de votre âge parce que vous n'avez pas les dernières baskets à la mode ni le sac à dos aux motifs de licorne, ça fout le moral à zéro.

Les gosses entre eux peuvent être d'une méchanceté incroyable.

Mon père a décidé que je devais pratiquer la gymnastique. J'ai accepté. Au début j'aimais bien mais, ensuite, je me suis sentie oppressée et stressée en permanence par les attentes de mon paternel. Ma soeur, elle n'a pas ce soucis. C'est la préférée de mes parents. A cinq ans, elle a eu un grave accident : renversée par une voiture, elle s'en était sortie avec quelques égratinures et une commotion. Depuis, plus rien n'a jamais été pareil. Elle ne travaille pas en classe, elle a de mauvais résultats mais, elle est douée en sport.

Si ma moyenne scolaire tombe en dessous de 14/20, je suis punie et engueulée comme il se doit. Si ma sœur ne fait pas mieux que la moitié, ce n'est pas grave. C'est vrai, il faut la comprendre, la pauvre chérie a vécu un évènement traumatisant quand elle était gamine.

Ma sœur voulait devenir gymnaste, mon père a tout fait pour qu'elle y parvienne. J'avais une préférence pour le volley ball mais jamais je n'ai pu avoir gain de cause. J'ai dû suivre le mouvement.

J'ai seize ans, et elle quatorze. Elle collection les petits amis depuis un an et personne ne dit rien. Moi, on m'a gentiment fait comprendre qu'il était hors de question que je me conduise comme une dévergondée. 

Mes loisirs sont réduits à peau de chagrin : mon arrière grand-mère étant une musicienne de renom, on m'a collé l'apprentissage de la flute traversière pour "perpétuer la tradition familiale". Ma sœur a tenté le saxophone mais elle n'était pas faite pour cela selon mon père. Mais pas grave, elle aura essayé. Moi, on m'a menacé des pires représailles si je n'allais pas au bout de mon cursus musical. Parce que " ce foutu instrument nous a coûté la peau des fesses"  dixit ma mère.

Le cinéma, c'est genre une fois tous les trois ans pour un film choisi avec soin par mes parents. C'est à dire qu'il ne doit pas compter de scènes stupides. Comprenez par là, des scènes de sexe.  C'est tabou chez moi. C'est limite un miracle si ma mère a bien voulu m'expliquer ce qu'étaient les règles.

Une balade en vélo ? On oublie. Enfin, non, pas tout à fait. Si mon père est de la partie et qu'on effectue son tour habituel, alors tout va bien.

En vacances, pas question de participer aux activités des clubs enfants et ados. On reste sagement avec papamaman sur un transat à côté de la piscine ou sur sa serviette à la plage. Et, attention, hors de question d'y aller en dehors des horaires établis par le paternel. Les soirées camping ? Hein, ça va pas la tête ! On sait jamais qui on rencontre la dedans et puis c'est que des jeunes qui savent pas se tenir.

Bref, voilà un petit aperçu de mon quotidien. Je sais, cela ressemble à tous ces débuts de roman d'ado clichés et pourtant, il s'agit bien de ma vie, de ce que je vis tous les jours. Bienvenue dans mon monde !

---------------------

Ce récit se base sur des faits réels. L'histoire et les personnages bien que "romantisés" sont réels. Les noms ont été changés par soucis du respect de confidentialité et de la vie privée des intervenants.

Le cliché de l'intello "banale" n'est malheureusement pas un mythe. C'est comme cela que se décrit l'héroïne. Elle n'a pas un physique de mannequin, n'est pas "moche" selon ses critères mais pas attirante non plus. Il s'agit du genre de personne que vous croisez tous les jours dans la rue, le genre qui ne vous fait pas vous retourner, qui ne sort pas du lot, anonyme parmi les anonymes.

N'espérez cependant pas une histoire, une romance avec un bad boy, nous en sommes loin du compte ;-)

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

Lara Simmon
La mort d'Oscar a bouleversé le nouvel équilibre d'Elliott. Alors qu'elle pensait avoir bien identifié ses alliés, toutes ses croyances sont remises en question.
L'arrivée d'une nouvelle Sentinelle la poussera à faire des choix, et aucun retour en arrière ne sera possible.
Elle devra vivre avec sa culpabilité, sa rage et ses contradictions. Devra apprendre à se tapir dans l'ombre pour observer.

CV.

Premier tome disponible ici : https://www.scribay.com/text/159670766/elliott-a-l-academie-des-enerciens
241
27
293
308
Eellva
Ceci est l'histoire d'une petite ville, d'un petit lycée, et d'un grand malheur.
104
44
164
87
Défi
Le Monde d'une Moldue

Hermione Granger se réveille, comme tous les matins, à huit heure dans sa chambre. Elle se lève, met ses chaussons et sa robe de chambre blanche et dorée. Puis, il lui faut enjamber et contourner les piles de livres qu'elle a empruntés à la bibliothèque la veille. Enfin, elle descend l'escalier menant à la salle à manger. Elle y retrouve sa petite soeur, Fanny, qui commence déjà son petit déjeuner. Su,sr la table se trouve du jus de fruits, de la confiture, de la pâte à tartiner, du sucre, des fruits, du chocolat en poudre, et des crêpes, cette bonne odeur lui donne le sourire.

C'est alors que ses parents sortent de la cuisine.
- Alors, ça te plaît ? lui demande sa mère.

- Oui, tout a l'air délicieux, lui répond Hermione. Mais pourquoi tout cela ? Qu'est-ce que ça signifie ?

- Ce n'est rien ma chérie, lui répond son père. C'est juste pour fêter ton dernier jour en primaire.

Son dernier jour en primaire, Hermione l'avait oublié. Pourtant, la veille, avec sa mère, elle avait fait un gâteau pour le gouter qu'organisait sa classe, rien que pour fêter ça !

- Hermione, les crêpes ne vont pas se terminer toutes seules, lui rétorque sa soeur. Moi j'ai fini, je monte m'habiller !

Hermione commença donc ses crêpes avec un peu de nostalgie. Ensuite, elle alla s'habiller, puis se brosser les dents, très important, ses parents étant dentistes. Après, elle essaya de se coiffer, difficile avec ses cheveux en bataille !

Puis, Hermione a donc passé sa journée àa l'école,, tous c'est bien passé, jusqu'au moment des adieux. Des larmes coulaient sur le visage des enfants, des larmes de tristesse de ne pas se revoir deux mois ou de ne pas aller dans le même collège. Mais il y avait aussi des larmes de joie de cette journée et de cette année passée.

Hermione, rentrée chez elle était comme même contente que ça soit les vacances : elle pourrait passer ses journées a lire sans qu'on ne lui dise quoi que ce soit. Et avec ses parents et sa soeur, ils pourront visiter des musées (même si Fanny n'aime pas ça). Et comme a chaque fois, Hermione apprendra le programme de l'année prochaine en espérant en avoir appris assez. Elle écrira sûrement une ou deux carte postale a ses amis pour leur dire quelle va bien. De toute façon que pourrai-t-il lui arriver ? Ce n'est qu'une petite fille comme les autres, sans histoire particulière...
31
20
136
35

Vous aimez lire Laureen_Keren ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0