Les machines savent

Une minute de lecture

Les machines savent où je respire.
Les machines savent ce que je sais.
Les machines savent ce qui m'attire.
Les machines savent ce que je fais.

Les machines savent où m'emportent
Les machines dans lesquelles je monte.
Les machines savent dans quel ordre
Les machines à mon service répondent.

Les machines savent ce que je cherche.
Les machines savent quand je le trouve.
Les machines savent quand je replonge.
Les machines savent tout ce que j'ai.

Les machines savent prévenir
Les machines qui pourraient servir.
Les machines entre elles complotent
Pour les machines de l'avenir.

Elles analysent ce que j'achète et tous ceux à qui je parle.
Elles s'inquiètent de mes désirs et prévoient mes inquiétudes.

Les machines savent de la sorte
Pour elles de quoi demain sera fait.
Les machines savent, peu importe,
Prévoir les causes et les effets.

Mais sur tout ce qui n'est machine, ni achat ni compulsion,
Et sur tous les projets qui se font,

Sur le monde hors la machine,
Que savent elles, au fond ?

Quoi sur ce que le temps emporte,
Et sur ce que nul ne leur donne
Que savent elles, les machines ?

Rien.

Et cela fait l'avenir

Mien

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Recueil des réponses au jeu "Le genre et la plume" https://www.scribay.com/talks/18874/jeu---le-genre-et-la-plume et au défi : https://www.scribay.com/defis/defi/1244275679/jeu---le-genre-et-la-plume

Lisez le texte et tentez d'identifier si la plume de l'auteur est un masculine ou féminine.

Bonus, si vous vous sentez fort et que vous reconnaissez la patte d'un auteur Scribay, essayez de l'identifier (tous les textes ont un "faux pseudo").

Jeu ouvert à tout le monde !

Thèmes :

- Thème libre
- Correspondance épistolaire

Gardez vos likes, ce ne sont pas mes textes, participez au jeu en commentant plutôt :)
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Défi
Renard .


Certaines évidences éclatent trop tard. On se prend les morceaux dans la gueule, on en sort tout écorché. Ça fait mal. Il ne reste qu’à en tirer des conclusions, douloureuses, forcément.

Dans mon cas, c’est clair, je le sais : je n’aurais jamais dû participer à ce jeu, j’étais trop fragile, émotionnellement parlant… Avoir réussi la sélection psychologique ne prouvait rien. Une petite voix intérieure me le répétait : n’y va pas, tu vas souffrir, tu vas le regretter, amèrement. Je l’ai muselée, vite fait. L’ego, l’envie de gagner, le rêve de gloire étaient tellement tonitruants. Résultat : j’ai foncé, je me suis inscrite, faisant fi de ces balbutiements de réticence. Un jour, j’analyserai mes motivations inavouées. Pas maintenant. Pas ici. Alors par pitié, ne venez pas encombrer mon témoignage avec des commentaires à ce sujet ! Aujourd’hui, je souhaite uniquement partager une souffrance concrète, la mienne. Et j’ai l’audace de le faire au nom de tous les autres participants, nous tous, les grands oubliés de cette tragique épopée.

Nul ne l’ignore : beaucoup d’associations, composées de gauchistes bien-pensants, des guignols arrogants, se sont bruyamment indignées de la mise en place du jeu « Sauves-en un ». Blablabla au nom de la dignité humaine. Que les choses soient claires : OK, c’est vrai, je l’admets, vous avez raison, ce jeu est choquant. Mais la vie est choquante. Point. À la ligne.
Aujourd’hui, mon but dans ce blog est autre.
Qui s’est préoccupé des participants ? Personne ! Les Pions, eux, ont été défendus, ils ont fait la une des réseaux sociaux, de la presse. Il y a eu des manifestations et tout ce qui va avec. D’ailleurs, au passage, je reconnais volontiers que l’appellation « Pion » était une erreur de communication assez grossière de la part de la Game Team de « Sauves-en un ». Certes, ils ont tenté de rattraper leur maladresse en arguant du concept d’ « ironie dénonciatrice ». Personne n’a été dupe. Faut pas (trop) déconner. Non, mon but n’est pas de revenir là-dessus.
En tant que finaliste de « Sauves-en un », ce que je souhaite partager avec vous, c’est un témoignage des dommages psychiques (et sociaux) que ma participation à ce jeu a entraînés dans ma vie réelle, des répercussions tragiques – qui méritent sans aucun doute d’être reconnues comme « traumatiques » ! Et je me fous des crétins qui prétendent que je n’accepte pas ma défaite. Quant aux bobos idéalistes, qu’ils aillent distribuer leur soupe au parc, ils n’ont aucune idée de ce que j’ai vécu, moi.
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