Chapitre 54 - Une déclaration

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Ses yeux pétillent soudainement, et une fossette se dessine alors qu'il retient un rire moqueur...

— Non... Toi... Dans ce bureau... J'ai eu plusieurs relations avant bien sûr, mais depuis, je n'ai jamais pénétré de femme.

Ah ouf !

Choquée, j'ouvre grand les yeux et penche ma tête légèrement sur le côté comme pour évaluer mon assaillant.

— Je te crois, Riley !

Sa pomme d'Adam se lève et s'abaisse comme rassuré pas mes mots. Puis, délicatement, il surélève davantage mes jambes pour me mettre dans un angle parfait. Sans me quitter des yeux, Riley s'imbrique en moi. Je sens son membre gonfler et m'écarter en un délice ultime.

J'essaie de maintenir son regard en pesant toute l'intensité de l'instant, mais cela m'est difficile puisque ma tête bouge au rythme de mon amant. Chacun de ses coups de reins, m'emplisse un peu plus et me délecte au plus au point.

Sa pénétration m'emmène presque au septième ciel en seulement trois va-et-vient. J'en ai tellement rêvé et espéré secrètement, alors qu'il commence juste cette danse intime avec son bassin.

À chacune de ses poussées, je sens mon vagin s'accommoder de plaisir et prendre la forme de sa divine queue. Il m'emmène rapidement vers la jouissance. Son mouvement est lent, précis et intense. Il savoure l'instant également, et me contemple me défigurer d'un plaisir ardent.

Comme connectés, nous fermons les yeux ensemble et nous laissons emporter dans une nouvelle vague de bonheur en un grondement profond, tandis que son nectar se propulse en moi.

Exaltés, nous gardons cette position encore quelques instants en reprenant nos souffles respectifs.

— Je ne m'attendais pas vraiment à ça en venant ici. Exclamer-je satisfaite.

La tête plongée dans mon cou, je sens la bouche de Riley s'étirer en un sourire avant de rire doucement.

— Tu m'as ramené à la vie Kira...

Cette soudaine déclaration sincère me touche et mes joues s'empourprent d'un rouge passion. Incapable de lui répondre, je me contente de l'embrasser fougueusement en retour.

— Finis de te laver ! Il faut que je me rhabille.

Pendant quelques minutes, j'ai oublié ce qui m'avait amené ici et je m'en veux terriblement. En sachant la position actuelle d'Alyssa, Frida et Marc qui eux se démènent corps et âmes pour résoudre le problème qui nous tombe sur la tête, mon attitude est complètement déplacée.

Je me sèche rapidement, et utilise un sèche-cheveux qui traîne au fond d'un tiroir du meuble vasque. L'antiquité n'a pas servi depuis longtemps puisque son utilisation embaume instantanément la pièce d'une odeur poussiéreuse.

Tant pis, je ne peux pas retourner là-haut les cheveux mouillés. M'habillant rapidement, j'attends patiemment sur le sofa que Riley ai fini de se laver de se vêtir à son tour. En apparaissant devant mes yeux, rien ne pouvait laisser présager de son état lorsque je suis arrivé ici tout à l'heure. Il est sublime. Je souris en l'observant alors qu'il rajuste sa cravate avec concentration.

— Attends ! Je vais t'aider.

Silencieusement, mon PDG m'observe chaleureusement et me laisse mettre mes doigts sur son col. Satisfaite, je l'observe un moment, puis échange un sourire complice pour la toute première fois.

— Tu as l'air de meilleure humeur que la dernière fois dans ce bureau. Remarque-je malgré moi à haute voix.

Un soupçon de tristesse se lit subitement sur son visage, ce qui me poignarde en plein cœur. Je n'aurais pas dû en parler !

— A ce propos Kira je voulais m'excuser de mon attitude. J'aurais dû le faire plus tôt mais je... J'ai mis des heures à chercher la raison pour laquelle tu t'étais évertuée à me torturer toute la semaine précédente, je ne comprenais pas... Maintenant je sais que je me suis montré hostile envers toi alors que tu n'y étais pour rien...

Le sentant plus ouvert à la discussion, j'en profite pour essayer de comprendre son changement de comportement.

— Qu'est-ce qui s'était passé pour que tu me traites de la sorte ?

— Comme je te l'ai dit, je n'avais pas eu de relation comme celle-ci depuis cinq ans. Ça m'a perturbé... Et tu sais quand je ne comprends pas ce qui m'arrive, je peux devenir un vrai con. On m'a déjà tellement mené en bateau dans le passé, que je ne tiens pas à me rapprocher de menteuse ou de femmes encore plus vénales que moi... Et puis, j'avais la tête ailleurs, je repensais à mes relations passées... Enfin, bref, je suis désolé.

— Et c'est différent aujourd'hui ?

— Non, mais ton absence m'a fait comprendre que je ne pouvais pas me permettre de rester trop longtemps loin de toi ou de te voir avec d'autres hommes. J'en suis incapable...

Pincez-moi, je rêve ! ...

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