Addendum 1 : quelques précisions.

2 minutes de lecture

Comme je l’ai indiqué dans ma présentation, cette deuxième édition a pour but de corriger les défauts, d’atténuer les difficultés rencontrées, lors de la première parution.

De nombreux lecteurs s’étaient sentis perdus, déroutés par la complexité de l’intrigue.

En me relisant, je me rends compte que j’avais , effectivement, donné peu d’indications : j’ai une faucheuse tendance à privilégier l’implicite.

Je vais donc donner quelques éclaircissements.

Le titre « Un amour éternel » doit servir de guide.

L’essentiel c’est la relation entre Catherine et Monsieur K.

Les deux nagent en plein doute : Catherine se retrouve seule , perdue avec un étrange enfant à naître, et elle sait qu’elle aura besoin d’aide et d’argent.

Monsieur K aimerait partir, loin: mais le suicide est interdit, et ses fantasmes , son désespoir ont autant de valeur pour ce monde inhumain, que les cris du sauvage , dans le Meilleur des mondes.

Alors treize chapitres de séduction, de manipulation vont s’enchaîner.

Pour Catherine la séduction, faire de K le père de son enfant, est vitale, et elle devient folle de cet homme qui lui résiste.

Catherine veut sortir, pour toujours, de la matrice.

Pour Monsieur K , la séduction c’est l’oubli, le séjour éternel dans la matrice : Catherine le sait, et lui fait , à chaque rencontre une nouvelle proposition de modification de la matrice, pour le tenter, le piéger, le séduire et … le guérir !

Monsieur K répond par les fantasmes des chapitres pairs : dans le pair tout se joue.

La matrice ne peut qu’être sexuelle : Huxley avait raison.

Et comme K n’assume guère ses désirs, elle est, souvent, en Anglais.

C’est aussi le lieu de ses provocations, de sa revanche , le lieu pour manipuler et séduire Catherine.

Mais le cœur de l’intrigue c’est ce choix, ce choix impossible , proposé à Monsieur K.

Il peut vendre tous ses souvenirs, mais cela signifie qu’il ne sortira plus de la matrice.

Or, plus, à chaque consultation , Catherine lui propose de donner plus de réalité à la matrice , et de lui laisser un complet contrôle sur ses vies sexuelles virtuelles, plus il hésite.

En un sens, le doute vient surtout de Catherine : elle a intérêt à lui faire quitter le monde réel, et ainsi gagner une fortune colossale , tout en se soumettant à l’autorité.

Mais une voix intérieure lui conseille le contraire, et cette voix, à la fin , devient chair.

L’incarnation , le choix, le sexe et le couple éternel père-mère-enfant, la philofiction explore tous ces thèmes… en musique!

Sans doute, la fin de ce récit peut sembler étrange.

Pour la comprendre, il faut se projeter loin, très loin dans le futur.

Vous trouverez le Meilleur des mondes, qui est un monde sans désirs et donc un monde heureux.

Et dans ce monde, un enfant à venir sent un manque, chose insupportable , voire antisociale.

Dans les archives, il trouve une mère, lointaine : Catherine.

Et cette mère possède une chose étrange, un désir, un amour éternel.

Notre enfant a de la chance : monsieur K est le premier homme à avoir vendu tous ses souvenirs, avant de se diluer dans la matrice.

Mais ses souvenirs se brisent dans une éternelle répétition.

L ‘enfant peut faire ( re )naître sa mère, lui redonner l’objet de son amour ; avec en échange un défi, un impossible défi : faire renaître le désir, le désir qui reste désir, être éternellement désirée par monsieur K.

Mais Catherine sait que Monsieur K refusera, toujours , ce choix : il préférera toujours la matrice.

Toutefois, répéter veut dire, aussi, se tromper : c’est l’espoir, impossible ?, de la mère et de l’enfant.

L ‘enfant est la vampire sentimentale : vous avez la clef, bonne relecture !

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