Modernité

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_Face à son miroir interactif, la plus belle femme du monde demanda : "Miroir, miroir. Dis-moi qui est la femme la plus belle et la plus désirable au monde ?". Ce à quoi le miroir répondit : "Pour connaître la réponse, veuillez visionner cette courte publicité de deux minutes."

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MarieF
Deux adolescents en quêtes de sensation fortes, reçoivent des invitations pour un parc d'attraction. Eux, qui s'ennuient dans le village sont heureux. Ils ont qu'une hâte, aller sur l'île où se trouve le parc.
Roxane et Lucas s'avancent ils vers un pièges ?
Pourquoi le parc est rester fermé pendant des années ?
Et ouvre seulement maintenant ?
Qui sont les personnes qui dirigent le parc ?
Un conte qui va donner des frissons.
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locloarec


    Je me souviens de mes vingt-et-un ans comme si c'était hier, - à presque soixante-dix ans, cela pouvait paraître étonnant - je me croyais invincible, intouchable, immortel. Mais en réalité, je n'étais encore qu'un étudiant en faculté de lettres espérant devenir écrivain afin de gagner de l'argent pour pouvoir vivre. Cette année - 1975 - fut l'année où la société informatique Microsoft fut créée par Bill Gates et Paul Allen. Mais elle fut aussi l'année du début de la guerre du Liban, la fin de la guerre du Vietnam, ainsi que l'année du suicide de Mike Brant. Mais cette année fut marquante pour moi, car elle fut l'année où je me fis briser le coeur pour la première fois, par la fille que j'aimais depuis le primaire.
    Cela peut paraître dérisoire à côté des nombreuses catastrophes qui se sont produites durant cette année, mais ma rupture restera l'évènement auquel je pense lorsque l'on me parle de l'année 1975. Mélissa Caffey qui brise le coeur de ce pauvre Dylan Fractaly, quelle tragédie. Mais c'est pourtant ce que je pensais à l'époque. Cet été-là, il était prévu que Mélissa et moi-même travaillions sur les plages de Floride afin de gagner suffisamment d'argent pour pouvoir nous payer ce petit appartement situé à Jacksonville, que nous voulions partager au début de l'année scolaire suivante. Mais ce n'est pas vraiment comme ça que ça s'est passé. Et c'est pour ça que je me suis retrouvé dans ce camp qui a changé ma vision de voir les choses qui m'entourent, mais également ma vie tout entière.

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Erdé

Introduction rapide au texte.
 
Je ne suis nullement philosophe. Simplement peut-être un homme qui n’a presque rien appris à l’école de la République, mais qui a essayé d’apprendre à l’école de la vie. Si je parle souvent de moi, ce n’est pas pour la « ramener » comme on dit. Pas pour la frime. Pas par égocentrisme ; quoique ?? !!
Le chapitre qui suit n’est que le reflet presque désespéré d’un homme vraiment ordinaire, qui regarde le monde autour de lui et qui essaye en ce jour vieillissant comme lui de s’élever encore et encore au dessus de lui. Il se dresse sur la pointe de ses pieds en mauvais équilibre, pour essayer encore une fois de toucher du bout de ses mains tavelées la rondeur de la lune et une ou deux étoiles…
 


                                                  LE CRI DE L’ÂNE !!!
 
  LES DECLINAISONS « PSEUDO-PHILOSOPHIQUES » DE L’ÂNE…
 
Préface au chapitre.
 
Comment exprimer, en toute humilité, avec la plus grande modestie possible, en toute franchise qu’un âne comme celui que je suis, peut malgré la lourdeur de son handicap naturel et connu de  toute sa vie, comment exprimer donc que malgré son absence de diplômes universitaires un âne puisse à ces moments perdus avoir le goût de la philosophie.
 
 Je ne ferais que reprendre la parole d’Epicure, dont a souvent eu l’occasion de déformer la pensée. Puisé dans sa lettre sur le bonheur écrite à Ménécée dès la première ligne il nous donne le ton :
 
« Même jeune, on ne doit pas hésiter à Philosopher. Ni, même au seuil de la vieillesse, se fatiguer de l’exercice philosophique. Il n’est jamais trop tôt, qui que l’on soit, ni trop tard pour l’assainissement de l’âme. Tel qui dit que l’heure de philosopher n’est pas venue ou qu’elle est passée, ressemble à qui dirait que, pour le bonheur, l’heure n’est pas venue ou qu’elle n’est plus. Sont donc appelés à philosopher le jeune comme le vieux. Le second pour que vieillissant, il reste jeune en biens par esprit de gratitude à l’égard du passé. Le premier pour que jeune, il soit aussi un ancien par son sang-froid à l’égard de l’avenir. En définitive, on doit se préoccuper de ce qui crée le bonheur, s’il est vrai qu’avec lui nous possédons tout, et que sans lui nous faisons tout pour l’obtenir ».
 
Et tout âne que je sois, de toute ma vie je n’ai cessé de me préoccuper de ce qui crée le bonheur. Ceux qui me connaissent bien, à la lecture de ce livre, pourront librement en témoigner.  En discourir librement entre eux.
 
L’usage du terme pseudo-philosophique correspond, à tous les guillemets, qui encadrent mon propos, puisque de toute façon, je ne suis et je l’assume, qu’un âne.
 
Lorsque j’ai commencé, il y a de très nombreuses années ce travail d’écriture, il ne s’agissait pour moi que de jouer avec les lettres et les mots qui le composent.
Un jeu de l’esprit ; mettre en relief quelques unes des pensées qui depuis longtemps agitent mon cerveau. Des pensées simples, le plus simple possible qui sont le reflet de mon vécu et de mon quotidien, le reflet des gens que je fréquente.
 
Simplicité, mais en même temps, recherche de l’expression de ce à quoi je crois le plus au monde. Cet attachement à des valeurs aujourd’hui désuètes, mais qui sont pour moi la représentation de ce à quoi je crois vraiment.
La forme déclinatoire m’a  procuré en plus de me  permettre une grande souplesse dans l’expression, une grande jubilation ludique. A aucun moment je ne me suis ennuyé en mettant en lettres, en mots, en ponctuation toutes les idées dérivant d’un seul mot : Facile.
Rentrons maintenant sans plus tarder dans les :
 
Simples, doubles, ou triples déclinaisons pseudo- philosophiques autour du mot :
 
  FACILE !
 
F  comme…Femme.
 
A  comme…Amitié.
 
C  comme…Croire.
 
I  comme…Intimité.
 
L comme…Liberté.
 
E comme…Espoir.
                                                                          FEMME.  
F comme futur :
 
Futur : un seul mot m’a paru, amplement suffisant pour décliner la première lettre de Femme. Sans la femme, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. La femme et surtout celle à qui je tiens ici à rendre un véritable hommage.
 
Le  poète ou plutôt les poètes de tous les temps l’ont chanté, et certains avec un immense talent ; d’autres avec vénération, voire avec idolâtrie, l’ont mise en rime. 
Ils ont même dit qu’elle était l’avenir de l’homme. Certains émettant à ce sujet quelques doutes. Pour ma part je suis convaincu, mon expérience aidant que la femme est bien l’avenir de l’homme.
Pourtant la femme n’échappe en aucune façon, l’on pourrait se demander en quoi, elle le pourrait, elle n’échappe pas aux déformations de la vie (refus de se délivrer de toute souffrance engendré par exemple : par un échec amoureux, ou par un abus sexuel dans l’enfance).
Le contexte social, les nouvelles normes de société font que la femme ne saurait partager avec un homme les responsabilités d’un échec dans un couple. Au nom de qu’elle élévation mentale l’homme seul devrait porter le poids moral de la responsabilité, je m’inscris en faux face à ce dictat la.
Pour faire un couple, il faut être deux. Si l’on est deux en cas de réussite, en cas de longévité, en cas de rupture, il ne peut donc y avoir que double responsabilité.
Elles n’échappent pas non plus au goût du pouvoir. Elles peuvent se montrer encore plus terribles dans cet exercice que bien des hommes. D’ailleurs elles justifient de leurs comportements, en les comparant à ceux des hommes (bien plus nombreux dans des postes de pouvoir) affirmant  qu’il s’agit pour elles d’un véritable combat.
 
Est-ce une évolution globale positive, si les femmes accédant aux responsabilités, ne proposent comme solution pour une plus grande justice entre hommes et femmes, qu’une simple et peu ambitieuse imitation du comportement des hommes ; surtout si ce comportement masculin est lui-même négatif pour l’ensemble d’une société ?
 
Femmes et hommes ont ensemble, encore beaucoup à grandir. Non pas dans un combat qui sans cesse les oppose, mais dans un combat qui doit les unir, contre tout ce qui les abaisse les uns et les autres.  
                                   
Et vous qu’en pensez-vous ?
 
E comme émoi, émotions, émulsion :


Emotions : c’est volontairement que j’ai décliné ce mot au pluriel et non au singulier. Nous sommes en effet sujets, à de multiples émotions. Pourquoi y aurait-il faiblesse, signe d’impuissance à se laisser émouvoir ? A laisser en toute liberté, parler ses émotions, comme un grand oiseau blanc se laisse planer au dessus de nos têtes presque improductives. Moi l’âne de toute cette histoire, je l’affirme, je n’ai tout au long de ma vie cessé d’assumer mon émotivité, ma sensibilité. J’ai recherché, les émotions quitte à en payer le prix le plus élevé. N’y a t’il pas une différence, entre émotions au pluriel et une émotion au singulier. Que dire également des origines des émotions que nous sommes amenés à éprouver durant toute nôtre vie. « Une parole d’une personne chère, un extrait de pièce de théâtre, un air de musique, la lecture d’un écrivain romancier, la parole audio radiophonique ou télévisuelle, d’un philosophe. Par exemple sur un sujet d’actualité. Dois-je être ému ? » 


Emulsion : autant avec les femmes qui ont croisé ma route qu’avec les nombreux hommes que j’ai rencontrés. Pourtant elles ne sont pas que chimiques et culinaires. Il est commun de dire qu’à ce jeu les femmes nous sont supérieures. Certains des hommes que j’ai croisés m’ont apportés plus de clarté sur leurs visions qu’ils ont des hommes et des femmes. Les hommes et femmes que j’ai croisé tout au long de ma route et dont j’ai ressenti la grande liberté m’en ont imprégné et je n’ai ressenti aucune peur de la pensée inconnue à mon esprit. Mon petit esprit préformé et « pré culturellement » établi, n’a plus tremblé. C’est la magie de : « La flûte enchantée » de nôtre divin Mozart. C’est son génie, dont je ne suis pas totalement sûr qu’il ait entièrement conscience au moment où il l’exerçait.
 
Emoi : - A ce jeu, de l’émoi, de l’émotion, de l’émulsion affective, n’est-ce pas les femmes qui détiennent la main ?
 
- Ne sont ce pas elles qui y réussissent le mieux ?  
C’est ce que je croyais, jusqu’à il n’y a pas si longtemps.
 
La parole, l’engagement verbal n’est pas une garantie de la réussite totale de l’émulsion affective entre un homme et une femme. Les mots sont dangereux, s’il n’y a que les mots et pas d’actes concrets pour les accompagner. Mais la faiblesse qui peut intervenir derrière de très belles déclarations ne signifie pas l’invalidité de celles-ci. Je reprendrai une fois encore la parole du poète Corse Jean-François Bernardini extraite de son texte Ne fermez pas la porte.
 
« Ils ne sont pas que différents, mais tellement semblables, simplement humains, faibles et forts à la fois ».
 
Ce « ils » peut s’appliquer au peuple Corse (c’était à l’origine, le propos du poète, mais je me suis permis d’en faire deux autres interprétations, bien qu’âne vieillissant, j’écoute les enseignements d’Epicure). La première de ces interprétation me pousse à me demander si le « ils » ne peut s’appliquer à tous les peuples de la terre. La deuxième interprétation me pousse à m’interroger pour savoir si ce « ils » ne pourrait être donné aux femmes et aux hommes qui composent le peuple Corse et l’ensemble de tous les peuples de la terre.
 
 
M comme mer, mort, ou miroir :
 
Ce sont elles (les femmes) qui donnent la vie. Ce sont les hommes qui avec leur violence distribuent la mort.
 
 Mer : Au commencement il y avait la mer et nous venons tous de là. Qu’a t’on fait des océans et des mers de tous le globe ?
 
Que ce soit :
 
1) - Au niveau des trusts pétroliers du monde entier, parce que la demande de ressources d’énergie n’a cessé de grandir, engendrant de très nombreux transports aléatoires, pour ne pas dire criminels (je pèse mes mots) sur les océans et mers du globe, destinés à quelques rares privilégiés qui récoltent le fruit de leurs investissements, sans se soucier aucunement du désastre écologique qu’entraîne ces transports fait de façons criminelles.
 
2) - Au niveau de la pêche, où existe une guerre totale sans merci, violente, destructrice des hommes et destructrices des éléments naturels, faune et flore aquatique, entre pays d’une même communauté de pays regroupés sur le plan économique. N’arrive t’il pas que les pêcheurs Espagnols et Français en viennent physiquement aux mains pour défendre, chacun de leurs côtés, leur territoire de pêche ? Avec cela on constate aussi des méthodes de pêches qui détruisent les océans et leurs peuples animaux, sans tenir aucun compte de leur reproduction naturelle.
                                                                                                                        
3) - Au niveau du bétonnage, de kms de plages, ou de côtes destinés à satisfaire des promoteurs immobiliers sans aucun scrupule soit disant pour répondre aux attentes bien légitimes des femmes et des hommes quittant leur logement des grandes métropoles, pour venir s’entasser dans des studios cabines de béton et se donner l’illusion de se détendre pendant un mois des fatigues accumulées durant les onze autres mois de l’années. Ceci dans des conditions de promiscuité impensables. Tout cela dans une totale laideur, l’esthétique étant le cadet des soucis des promoteurs.   
 
Miroir : la femme est le miroir dans lequel l’homme se regarde et ne sait voir que lui- même.
La société d’aujourd’hui, dans laquelle ne compte plus que l’image et dans cette image, n’y avait-il à son début que la femme qui dominant la représentation de la beauté, nécessaire à son maintien, à son entretien.
Les féministes des années 1970, soyons leurs, tous hommes, femmes reconnaissants de leurs mots durs et cinglants. Ne disaient-elles pas que la femme était instrumentalisée par les hommes au pouvoir de cette mise en image. A l’époque le miroir ne renvoyait, c’est vrai que la femme en premier plan immortalisant la beauté humaine, et en deuxième plan avec un peu d’observation, n’apercevait-on  pas l’homme en train de tirer les ficelles de la mécanique ?
 
Aujourd’hui ce sont  hommes et femmes, confondus au premier plan, et hommes et femmes confondus également au second plan. Et en outre, il ne s’agit même plus de vendre seulement les corps formatés des uns et des autres, mais tout objet pouvant rentrer dans le système : Je fabrique, j’expose aux regards selon des méthodes quasi- scientifiques (on explore les recoins les plus reculés de l’âme humaine, pour la mise au point de ces techniques), et je vends. Il y a un petit groupe qui vends et l’immense totalité des autres qui achètent aveuglement. En achetant, nous nous vendons à la production aveugle, la plupart du temps inutile, d’objet, ou de biens, dont on nous persuade qu’ils sont au contraire de la réalité, indispensables. C’est nôtre conscience d’humain, notre âme que nous vendons.
 
Que voyez-vous dans le regard, de celle qui vous accompagne ?
 
Mort : n’oubliez pas je ne suis qu’un âne et je crois que vous êtes nombreux à l’être aussi. Mais cette façon de ne considérer que l’image, la façade, l’apparence, n’est-elle pas une autre façon de distribuer la mort ?  La vie que l’on nous impose, à travers une consommation effrénée de biens inutiles, en faisant barrage à nôtre élévation morale et intellectuelle, ne nous permet pas de nous préparer à l’échéance qui est le but même de l’existence. Sans la mort comme échéance, la vie n’a plus aucun sens. Assumer courageusement, avec le plus de dignité possible, tout ce que nous apporte la vie, le bon et le moins bon et nous serons mieux préparés à affronter, sans pleurnicher l’échéance finale.
La mort non distribué, la mort naturelle, après une vie bien remplie, n’est-elle pas là comme élément de survivance de l’humanité toute entière. Que deviendrait l’humanité, si tous les êtres humains étaient immortels. Il arrive un temps pour chacun d’entre nous, de céder sa place à un autre être vivant qui sera à son tour, en temps et heure nécessaire, amené à céder sa place. Le monde tournant ainsi me paraissait bien réglé. Maintenant, l’être humain, se met en devoir de trouver l’immortalité. Cela ne me paraît pas être un bon dessin pour lui. Je ne veux pas pour ma part devenir immortel.
 
Apprenez tant que vous en avez la capacité intellectuelle et morale, à vous préparer à l’idée de la mort.
 
M comme mère, matin, maturité :  
Mère : certaines tribus de nos « sauvages ancêtres » nommaient mère notre vieille, très vieille planète. Ils s’accordaient à penser, que la Terre était une femme qui nous enfantait tous. Que se passe-t-il lors de notre premier matin au monde et pourquoi ne pouvons-nous pas en avoir le moindre souvenir ? En toutes choses les femmes nous sont supérieures, y compris jusque dans la maturité spirituelle. Mère, oh !! Mère pourquoi ne nous sommes pas compris plus tôt. Trop de silences, trop de non-dits entre-nous. Tout au long de vôtre vie, vous avez cru que l’Amour ne pouvait-être que possession. Et moi avec le temps et la parole divulguée je me suis rendu compte que l’Amour c’est la Liberté. Même si cela vous paraît être un slogan et seulement un slogan. Je n’ai aujourd’hui pas fini de révéler que cette parole d’Amour doit être liberté, pas barreaux. Même si personnellement, je ne suis pas meilleur, à la mise en pratique concrète, matériellement de cette liberté dans l’Amour. Et pas seulement, dans l’Amour dans un couple, mais dans toutes les formes que peut prendre le sentiment d’Amour.
 
Matin : la mère est là, à nôtre premier matin et c’est elle qui nous retient le plus fortement au moment de notre envol dans la vie d’adulte. Elles cristallisent autour de l’enfant désirant « passer sur l’autre rive » toutes les peurs qui se sont accumulées tout au long de ces années de l’enfance et qu’elles ont tues, et qu’elles ne peuvent plus taire au moment de ce passage sur l’autre bord. Le passage sur la rive de l’âge adulte est sans aucun doute, un des moments les plus difficiles que nous soyons amenés à vivre. Et là, le rôle de la mère, n’est pas du tout le même que celui du père.
En ces temps où du fait des familles éclatées, les pères sont de plus en plus absents, on rencontre de futurs adultes, adolescents déstabilisés, qui manquent de la puissance que transmet naturellement le père pour franchir, ce passage et passer sur l’autre rive. J’en ai rencontré beaucoup et je n’ai pas pu ou bien mal suppléer à l’absence du père.
A chacun son rôle. A la mère, la douceur, l’enseignement intuitif, au père la transmission du savoir qui aide à dominer la peur de l’inconnu, la peur du vide. Au père la transmission de la virilité, des valeurs à engranger pour la vie future en société. Les deux savoirs, celui de la mère et celui du père sont indissociables.  
Maturité : je constate, tout âne que je sois et me reconnaissant humainement comme tel, que les jeunes filles sont matures de plus en plus tôt, à l’image des jeunes filles de certains siècles passés de l’histoire de nôtre pays. Par contre, pour ce qui est des jeunes hommes, il en est exactement l’inverse. Comme si les garçons refusaient l’entrée dans la vie d’adulte, le maintien au sein du cocon parental, dans les couches moyennes et élevées de la société et si les filles au contraire n’aspiraient elles à s’affranchir au plus vite de cette cellule protectrice qu’est la famille. Du moins dans les couches populaires et moyennes. Il y a dans certaines sociétés dites incultes, une épreuve réservée « aux éléments de sexe masculin, symbole de la puissance et de la domination des éléments naturels, favorables ou défavorables aux êtres composantes de l’élément tribal ». L’initiation masculine dans nos sociétés modernes n’existe pratiquement plus. De même que l’initiation féminine se limite de nos jours, quand les jeunes filles ont de la chance, ce qui devient aussi rare que l’initiation à la virilité masculine, à une initiation sexuelle de la féminité : l’usage des préservatifs, modes de contraceptions.
De là à dire, à expliquer ce qu’est réellement l’acte sexuel dans sa version féminine, là c’est une autre histoire. Comment, alors les hommes d’une société qu’elle quelle soit, comprendront-ils que le plaisir sexuel de l’homme, c’est le plaisir de la femme, exposé par son comportement. Le plaisir sexuel de la femme passe par le plaisir maîtrisé de l’homme, voire celui auquel il renonce. Et dans ce cas sa jouissance, est aussi grande, si ce n’est plus grande. 
 
N’y a t’il pas aussi pour un homme immature, une certaine jouissance à se laisser guider par la main sûre d’une femme mûre ?
 
E comme étendue, étranger, étude :


Etendue : je ne saurais mesurer la vaste étendue qu’est  mon ignorance. L’étude de toute manière ne peut que se faire presque de façon volontaire et solitaire. Je serais, jusqu’à mon dernier souffle un apprenti de la vie. Ma vie est un fil tendu entre ma naissance et ma mort et je marche tel un équilibriste avec en main un balancier aux bouts duquel, on trouve d’un côté les sentiments expression du cœur et de l’autre en poids égal au premier ceux de la raison. Sans cet équilibre entre l’un et l’autre de ces éléments, je ne saurai avancer.
Pourtant malgré ce balancier, je ne manquerai pas de tomber de sur mon fil. Je le sais, je ne l’admets pas, car l’admettre serait ne jamais pouvoir remonter là-haut. Je dis là-haut parce que c’est une des conditions de marche pour se connaître un peu.
Moi, l’âne, je fais l’aveu humble : je suis souvent tombé de sur mon fil.  J’ai fait du mal en tombant de sur mon fil, plus qu’en vérité je ne m’en suis fait. Bien qu’ayant avoué à de nombreuses reprises le fait, semblable à tant de nombreux humains, d’être tombé de là-haut sur le fil, aujourd’hui encore j’avance en solitaire. Mais cette solitude, liée aux chutes avouées, me paraît plus courageuse que la négation de mes chutes.
 
Etranger : je suis le seul étranger, tout au long de ma route que j’aurai l’occasion de croiser. 
Je suis et je resterai un étranger à mes propres yeux, tant que je n’aurai pas décidé de changer cet état originel.
 
Je n’ai aucun ennemi, sauf celui et il faut l’accepter, que je découvre lorsque je vois mon visage, fier et sûr de lui, dans ma glace.
  
Ma seule recherche, mon seul travail réel, excepté celui consistant à gagner ma vie est le travail qui m’amène, volontairement, humblement, sans chercher à en tirer la moindre once de vanité à emprunter le plus tôt étant le mieux, le chemin ardu et difficile de la connaissance de soi. Avant d’être le pouvoir sur les autres, le savoir doit être le pouvoir sur soi-même. C’est dans le silence et le renoncement à tous les biens de possessions humains, renoncement à toute ou partie de la technologie, que je parviendrai à ne plus être un étranger vis à vis de moi-même.
 
A ma moitié d’âge d’homme, ma seule certitude c’est de savoir que je ne sais rien ou presque.
 
Etude : sans l’étude lente, patiente, progressive, parfois incertaine de tout ce qui m’entoure et m’est étranger, je ne saurai grandir, et cela quel que soit mon âge, ma situation sociale, ma situation affective. Que je sois riche ou pauvre, que je vive seul ou en couple, la nécessité de l’étude tôt ou tard va s’imposer à moi. Que cette étude s’impose à moi de façon impérative et que je doive la vivre en solitaire, cette étude, va devenir un véritable plaisir. Soit par la lecture, ou l’écoute des travaux de certaines personnes que tout âne peut être amené à croiser dans son existence. S’il y a dans l’étude, ou la recherche liée à cette étude la moindre contrainte, il vaut mieux rester dans son ignorance et accepter le silence qu’entraîne celle-ci. Si j’étudie, même si je suis un mauvais étudiant, ce seul fait de rechercher le savoir dans le savoir, dans la parole, dans l’instruction dispensée par autrui, dans sa différence de pensée, va m’autoriser en toute liberté, sans contrainte d’appartenance à une quelconque école de pensées, à exprimer librement, sans crainte de jugement de valeurs, mes idées, mes points de vues, et également à accepter très ouvertement que mes idées soient totalement débattues librement.
 
         Et vous ?
                                                                          AMITIE.

 
 
A comme absence, abolition, amitié :
 


Absence : totale de l’un (l’Amour) dans notre cœur peut être absolument compensée par l’autre (l’Amitié). Il y a eu aussi, cette absence, mon absence dans la vie de mon garçon. Qu’en dire, pour dire toute la vérité ? J’en suis grandement responsable, le reconnaître, n’effacera pas toute la peine engendrée. Il y a eu le long et difficile combat que j’ai du mener pour rester, debout, vivant et droit. En ces années longues et difficiles, j’ai du mettre toute ma volonté, comme un joueur met toute sa donne, sur le tapis. Moi, j’ai mis toute ma volonté, toute ma force, tout mon courage dans ce combat là. Voilà ce que je peux dire de mon absence. Pourtant, au plus profond de moi, une petite lumière est resté allumée et j’ai veillé qu’elle ne s’éteigne jamais, et jamais elle ne s’est éteinte. Jamais, jamais.
Aujourd’hui la lumière reste allumée pour d’autres personnes que mon fils miracle et je mets toute mon énergie positive à la maintenir allumée. Et ils sont nombreux sans se connaître entre eux. Mais l’important c’est que je ne me dévie jamais ou le moins possible de ma mission.
 
Abolition : de toute frontière entre l’amour et l’amitié ne pourrait-elle résoudre bien des difficultés entre hommes et femmes ?
 
En citation la parole du grand Léo Ferré : « L’amitié cela n’existe pas, c’est un sentiment inventé, par des gens qui n’osent pas se dire qu’ils s’aiment » .
 
Mais, il y a la chair qui est là pour nous ramener à nôtre réalité. Nous ne sommes que des humains, avec leurs pulsions et leurs désirs. Et là, pas de supériorité, pas de maîtrise assurée de la part des femmes sur les hommes, ou de la part des hommes sur les femmes.
 
L’âne que je suis, sans vouloir s’en vanter, ni en tirer une quelconque fierté, a rencontré beaucoup de femmes. J’aurai largement préféré qu’il en soit autrement. Hélas, trois fois hélas, beaucoup ne cherchaient même par égard à la dignité de leur partenaire, à contrôler leurs pulsions physiques. J’en ai connu qui étaient insatiables. Je fus leur victime, et depuis ma raison m’a fait abandonner les rives du royaume de la naïveté. Heureusement pour moi.
J’en ai connu qui jouais, en réussissant au-delà de tout talent de comédiennes, le jeu devant être si doux, si pur, si dénué de toutes tromperies, du plaisir reçu, du plaisir échangé entre un homme et une femme. Et en en faisant l’aveu total et destructeur.  
 
Souvent bien égoïstes.  Attention cher lecteur, l’âne n’est pas un animal vivant dans l’abstinence. Et je ne souhaite pas faire se retirer l’humanité entière dans un couvent. Pas d’hypocrisie en ce domaine, le sexe et tout ce qui s’y rattache est totalement légitime.
 
Qui n’a absolument rien à voir avec le thème que j’ai traité sur ce mot : abolition, mais je tiens à dire que pour moi, l’événement majeur du 20ème siècle est l’abolition de la peine de mort. Pardonnez-moi, cet écart. 
 
L’ambition de bien aimer et d’être bien aimé ne dépasse t’elle pas toutes les autres ?


Amitié : la frontière entre l’amour et l’amitié est si mince, parfois si ténue, même si incertaine qu’il faut même accepter que les personnes que nous considérions comme nos meilleurs amis, ne soient pas présents aux moments, à l’instant précis, où nous aurions le plus besoin d’eux. La vie impose à chaque être humain des contraintes heureuses ou malheureuses qui peuvent le mettre à distance de ses meilleurs amis. Tout ceci échappe à la seule volonté des individus. Mais l’amitié véritable, celle que ni le temps, ni la distance, ne dissémine comme le vent dissémine les graines des fleurs, pour leur permettre la germination, cette amitié là reste invulnérable au-delà des années et des kilomètres. En cette matière, le nombre important ou pas des amis (es) n’a rien à voir avec l’indispensabilité de l’amitié. Les vrais amis (es) se reconnaissent dans le fait que même si la distance physique et l’absence de contact sont passées entre eux et moi, le jour où le contact est renoué, il semble que rien, ni distance physique, ni absence de contact, ne soient passés par là entre eux et moi.
 
Et vous, quelle est la première de vos ambitions ?
 
M comme milieu, moitié, ou modèle :
 
Milieu : entre deux extrêmes, il existe un juste ou un injuste milieu.
On peut dire aussi être : « au milieu de » ou bien encore : « au milieu d’eux » ; moi je préfère cette deuxième version. C’est le fruit de mon vieillissement qui m’a conduit pratiquement sans contrôle à être aux milieux de ceux que j’aime, plutôt que devant eux en éclaireur sans lanterne.
                                                                                          
On peut aussi faire référence à son milieu social. Celui d’où l’on vient, et puis celui dans lequel la vie nous amène à évoluer. Vous savez, j’ai rencontré des ânes tels que moi, dans tous les milieux sociaux. Je retiendrai jusqu’à mon dernier souffle le mot de mon cher père (un âne lui aussi) :
 
« Pour savoir où tu veux aller, n’oublie, ni ne renie jamais d’où tu viens ».
 
Chacun, fait au début de sa vie d’homme, le choix, qui lui semble le meilleur, pour lui. Je n’ai jamais considéré la vie comme un ascenseur social permanent. Pas par peur, où manque d’ambition, ou par manque de capacités intellectuelles ; non j’ai choisi, ayant compris très vite que l’ambition de devenir par exemple cadre pour le seul fait d’être cadre, ne m’aurait mené qu’au bout d’une impasse d’où j’aurai eu beaucoup de mal à sortir grandi. Un de mes meilleurs amis a ainsi été mené à sa propre fin.
 
La recherche de soi est une quête permanente, bien plus difficile, mais oh !!!!
Combien plus enrichissante que celle de la recherche des biens matériels. Celle-ci n’est jamais rassasiée, et finit en quête vide de tous sens. Ce n’est pas l’âne que j’ai voulu être.
Ce ne sera pas à moi de dire si j’ai accompli un beau voyage et si dans les choix que j’ai fait j’ai été le plus utile à mes proches. De toute façon, à l’heure où je remets la main à ces réflexions, il me reste encore un peu de temps pour essayer de parfaire encore un peu l’ouvrage. Mes descendants derrière moi apprécieront et émettrons un jugement si tel est leur désir.
 
Moitié : je l’entends comme un partage, des biens : moitié d’orange, la moitié de sa fortune, la moitié des sentiments : vivre avec sa moitié. J’ai voulu tout donner matériellement de ce que je possédais, mais cela n’était pas suffisant pour m’absoudre de mes fautes et de mes défauts. Il aurait fallu en plus que je sois sans défaut, parfait en tout point. Pourtant j’ai fait preuve à de multiples reprises de lucidité envers mes travers, volontaires ou pas, cette lucidité m’entraînant à entreprendre, même au risque de mettre ma propre vie en danger, des soins, et bien même là je me suis trompé. Je croyais connaître ma moitié aussi bien que moi-même et ce n’était qu’une illusion. Aucun regret, je ne regrette rien, j’ai fait proprement, en conscience ce que je croyais être bien et bon, pour ma moitié et pour ceux que vivaient avec elle. Je me souviens du temps où Jean-Louis Bory critique excellentissime au « Nouvel Observateur » avait fait paraître un livre intitulé « Ma moitié d’orange », déclarant ainsi son homosexualité, je me souviens des débats passionnés que cela avait déclenchés au sein du microcosme artistique littéraire. 
 
Modèle : la vie ne vaut que par les actes donc, elle n’est là que par le ou les modèles. Le père ou la mère ; le maître celui qui vous instruit, pas celui qui vous possède. Mon père aura été sûrement un de mes maîtres les plus importants. Et pourtant je suis sûr le connaissant, connaissant sa façon de penser, qu’il aura jusqu’à son dernier souffle, dans le silence que lui imposait « la mandarine » au creux de ses poumons, pensé qu’il avait tout raté de mon éducation. Une de mes maîtresses sans avoir absolument conscience de l’être, c’est ma marraine : Nini. Jusqu’à son dernier souffle dans la manière « altruiste » d’aborder la mort, je suis convaincu, qu’elle se souciait encore dans ses éclairs de lucidité de moi, de mon avenir, de celui de mon fils miracle Frédéric.
 
                        Avez-vous, un ou plusieurs modèles ? Moi, oui.
 
I comme incertain, inclination, et irrationnel :


Incertain : toute chose en elle-même, dans cette vie est incertaine. C’est ce qui fait de notre route qu’elle ait un peu d’attrait. Seul le temps, l’âge et la sagesse qui vient avec, nous apportent la valeur de l’incertitude. Bien heureusement que nous ne pouvons rien programmer, ou si peu. Rien prévoir, ni la maladie, ni le bonheur, si j’avais pu prévoir ce que me réservait, mon existence, aurais-je voulu seulement accomplir un dixième de ma vie d’adulte. Si j’avais pu avoir d’autres enfants, mais ce ne fût que violence et renoncement en ce temps là. Il est courant de plaindre très facilement une femme qui ne peut donner la vie. Mais pourquoi, la souffrance d’un homme se trouvant dans la même situation, serait-elle moins éprouvante ? Moi qui voulais plusieurs enfants. J’ai du renoncer à cela. C’était l’un des prix à payer pour ma propre survie. Et en ces temps lointain pour moi, maintenant, il n’existait aucune aide psychologique d’aucune sorte. Je ne rabâche pas. J’ai eu de nombreuses occasions publiquement, de dire que toutes les années vécues par moi après 1976, étaient « du rab ». Je m’en suis toujours réjoui. Mais j’ai toujours au fond du cœur cette blessure de ne pouvoir avoir d’autres enfants que mon Frédéric, miracle. Cela ne diminue en rien l’Amour que j’éprouve envers lui. J’avais aussi à cette époque, du mal à entendre tous ceux qui me disaient, croyant j’en suis sûr me consoler : « Réjouis toi, tu as un fils, tu aurais pu ne jamais en avoir un seul ».
 
Inclination : celle que j’éprouve à chaque jour un peu plus pour la douce tendresse de nos compagnes ; sans elles de jour en jour, de plus en plus, je ne serais rien. Ce n’est pas l’absence d’une compagne, qui me trouble profondément. C’est le fait de ne pouvoir offrir à une compagne la douceur, la tendresse que j’ai en moi. Le silence, la solitude, l’absence de douceur, de caresses, qu’engendre l’absence de relation de couple, j’arrive à peu près aujourd’hui à les gérer dans mon esprit. Il m’arrive de passer des jours entiers sans échanger un seul mot avec quiconque. Et ce n’est pas par agoraphobie. Je ne suis pas un reclus volontaire. 
 
Irrationnel : c’est le résultat obtenu, lorsque sans crainte on se laisse aller aux débordements du cœur. C’est si enivrant et si dangereux en même temps. Durant de très nombreuses années, je partais d’un principe, les autres comme moi-même ne voulaient que le bien d’autrui. Je ne dis pas que ma vie est un exemple en cette matière. Mais suivant l’enseignement que j’ai reçu, je pensais que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ; je ne voyais pas le mal.
Pour moi, la raison n’existait pas. Je ne mettais jamais de raison dans mes relations amoureuses. Je suis très entier et je donnais tout. Pour moi, il ne pouvait être question qu’un Amour s’arrête. Alors qu’il est parfaitement légitime qu’une femme renonce à l’Amour qu’elle peut avoir déclaré à un moment donné. Et ce n’est pas forcément par méchanceté que les amours s’interrompent. Que ce soit de la part des hommes ou de la part des femmes. Il existe quand même, des codes de conduites, et de morale, à respecter. Ces codes la sont à établir dès le départ entre un homme et une femme qui se rencontrent. Et un comportement entraînant la trahison de ces codes par l’un ou l’autre des membres du couple est condamnable. Mais ce n’est là pas une codification de la société.
J’ose dire que là, comme dans d’autres aspects de la vie, les femmes ne sont pas exemptes de fautes et d’erreurs.  
 
La sagesse vous fait-elle à ce point défaut, que vous ne puissiez échapper aux débordements de votre cœur ? Moi, plus maintenant !!
 
T comme temps, toujours, et tendresse :
        
Temps : qui passe, fane et nous lasse. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons apprendre à prendre le temps, non pas pour nous agiter dans de vaines activités, vides de sens profond, mais pour donner du sens à nos vies. Les remplir de cette substance qui fait qu’à la fin d’une journée, nous éprouvons en toute modestie, le sentiment d’avoir fait bon usage de nôtre temps. Mais je me garderai bien d’émettre le moindre jugement, sur l’usage du temps pratiqué par autrui. Là, comme dans ce qui est dit plus haut, ces appréciations relèvent, non pas d’une morale collective, publique, mais d’un code qui peut être rigoureux d’une morale personnelle, individuelle. L’usage du temps change aussi avec l’âge des êtres humains. Les activités ne sont pas les mêmes à vingt ans, qu’à soixante et encore moins qu’à quatre vingt. La seule exigence que j’émettrai si j’en avais le pouvoir, c’est qu’au cours de toute une vie, un individu, soit dans le domaine qui l’attire le plus, redevable d’un certain temps à l’égard de la collectivité. De façon, à nous rappeler que nous ne pouvons vivre seuls comme des Robinsons perdus sur leur île, mais qu’au contraire l’être humain est fait pour vivre en groupe. Et que le groupe est un des éléments de son évolution. Aucune découverte scientifique n’est le fruit d’un seul individu. Aucune découverte de terres nouvelles ne s’est accomplie que par un seul être humain. Christophe Colomb n’aurait jamais découvert l’Amérique s’il avait été seul dans son expédition. Même les religieux qui se retirent du monde, vivent quand même en communauté. Même s’ils s’imposent la règle du silence, c’est un choix de vie qu’ils partagent à plusieurs. Ce qui en fait une entité distincte des autres, mais une entité quand même.
 
Toujours : pour les certitudes qui au fil des ans s’amenuisent pour finir par disparaître totalement. Prenez garde de n’en garder aucune sous peine de ne pas arriver au bout de votre voyage. La question qui m’habite, est la suivante : comment tout à la fois être totalement ouvert aux idées des autres, en discuter, sans chercher à les faire miennes, mais en acceptant de les faire miennes, si elles me conviennent ; exposer les miennes, sans chercher à les imposer, mais en essayant d’être clair, lucide et convaincant si je crois que celles-ci peuvent apporter un plus au groupe dans lequel je suis amené à les exposer, sous conditions expresses que je ne puisse en tirer la moindre once de domination ou de pouvoir, ou d’avantages matériels sur le dit groupe ? Ma seule satisfaction sera celle ainsi maîtrisé de mon ego. Et celle-ci est légitime. Ma seule ascension sera mon évolution intellectuelle. 
 
Tendresse : ce sentiment si doux, si doux qui domine tout en pouvoir et en puissance. La seule qualité retrouvée sans cesse en l’autre qui me pousse en avant inexorablement.
La tendresse est de tous les sentiments amoureux celui que je préfère et que je place très haut au dessus de tous les autres.
C’est ce don de tendresse qui me manque tellement, quand je ne puis pleinement et légitimement l’exercer. Et cela dépasse de très loin l’attirance physique. Le plaisir des sens, l’exercice du sexe passe plus, par le bout de mes doigts, leur douceur que par la flatterie de mon ego, que peut me procurer le fait d’avoir une relation amoureuse, avec une femme qui posséderait tous les canons de la beauté définis par la société dans laquelle je me trouve. Là, la tendresse domine tout pour moi.
 
Pour un peu de tendresse, donneriez-vous votre avenir ? J’adopte la tendresse de mes petits enfants, puisque celle d’une compagne pour l’heure ne m’est pas accordée. Mais je ne mettrai jamais plus mon avenir en jeu pour exercer le don de ma tendresse.
 
I comme inspiration, intelligence, et irrespect :


Inspiration : de celle qui me fait cruellement défaut parfois et peut parvenir à m’exalter à d’autres instants me poussant irrésistiblement à écrire tout ce qui tournoie dans ma pauvre tête désordonnée. Mais je m’aperçois depuis que je vis dans ce pays, l’inspiration ne suffit pas pour écrire. Ecrire c’est avant tout un travail. Il faut se mettre à son clavier, comme un bon ouvrier, un artisan, se met à son établi ou se rend sur son chantier. L’inspiration alors coule alors de l’esprit jusqu’au bout des doigts.
Pourtant, il y a des jours où même l’écran allumé, les yeux relisant ce qui est déjà mis en phrases, ne suffisent pas à lancer la mécanique intellectuelle. Là, alors le doute s’installe. Mais si ce que tu écris ne plaisait à personne, n’intéressait personne. Si tu n’as jamais aucun lecteur. A quoi bon poursuivre. Et pourtant, il y a quelque chose qui me pousse, presque malgré moi.
 
Je verrais bien, quand ce travail là sera terminé. Je ne suis pas pressé. Le temps doit être mon allié, pas mon adversaire.  Il ne s’agit pas d’une commande. Je trouverai au moins un individu pour être mon lecteur. Et combien même n’y en aurait-il qu’un ou qu’une, mon projet serait pour moi, abouti. 
 
Intelligence : pas celle que confère le savoir, ingurgité plus ou moins de force en vue de réussir des examens, mais mal digérée ; plutôt celle du cœur, de la sensibilité. L’intelligence qui est un savant équilibre entre plusieurs vertus : la raison, la tolérance, l’empathie, la patience, le respect à travers l’écoute (même en cas de désaccord) des idées que peut exprimer autrui. Il faut toute une vie à un âne pour approcher d’un peu prêt, cet état qui mélange en une alchimie savante toutes ces vertus, mais il faut aussi le silence et la pratique du silence. Nous devons nous accorder à nous-mêmes des plages de tranquillité et de silence. Ce monde dans lequel nous sommes contraints pour la plupart d’entre-nous d’évoluer, est trop bruyant, trop futile, trop rapide. Accordons nous des temps importants de calme et de sérénité. Ne craignons pas l’absence de bruit. Parfois, si nous le pouvons, nous tous les ânes, recherchons le lieu qui va convenir à ce silence autour de nous, et qui va entraîner le silence en nous. 
 
Irrespect : des institutions, de tous les pouvoirs, c’est une nécessité de l’être, totalement contradictoire avec l’indispensable respect d’autrui. Pas de pouvoir sans contre-pouvoirs. Aujourd’hui les contre-pouvoirs n’existent presque plus ou ils s’exercent comme des pouvoirs corrupteurs, ou générateurs d’insatiables appétits. Pour être respecté encore faut-il être respectable. Il est encore ici question d’équilibre : entre les pouvoirs centraux aux plus hauts niveaux d’une société et les contre-pouvoirs chargé d’équilibrer la marche d’une société démocratique. Il peut être aussi question d’un contre-pouvoir démocratiquement mis en place pour exercer un contrôle sur le pouvoir central. Et c’est ce contrôle qui est devenu de plus en plus difficile à exercer. Les pouvoirs ou contre-pouvoirs indispensables dans toute société démocratique, se doivent d’être accompagné par la notion d’ordre si difficile à ressentir en tant qu’individu. Là encore je vais citer mon père qui m’a enseigné en en faisant un point élevé de son enseignement : « La liberté des uns commence où finit celle des autres ».
 
Essayez, une fois, rien qu’une fois d’exercer un pouvoir et me direz-vous ce que vous en pensez ?
 
E comme étonnement, entendre, et élan :


Etonnement : il faut redouter de le perdre un jour, cela équivaut sachez-le à perdre sa jeunesse. Je suis toujours étonné de la cruauté de l’être humain. Auprès de l’étonnement avoisine sa compagne la révolte. Pas d’avenir sans étonnement. Ne jamais se laisser aller à être blasé. Etonnement, c’est de la curiosité, mais sans la tentation de l’aspect malsain, voyeur de celle-ci. Aujourd’hui tous les médias, avec leurs émissions « people » déforment profondément nôtre comportement. Savoir avec qui le Président de la République vit une relation amoureuse m’est d’une totale indifférence, par contre savoir avec qui il dirige le pays et les affaires de celui-ci, ou bien par qui est-il lui-même gouverné, est pour moi de la plus haute importance ? Mais les images peuvent être quasiment inutiles à cette impérative nécessité. Les images peuvent avoir un effet inverse, celui de passer du plus grand intérêt à la plus totale insignifiance. Que ce soit vis-à-vis de nos semblables, où qu’ils soient, ou vis-à-vis de tout ce qui nous est étranger, la nature, la flore et la faune, dont beaucoup d’espèces nous sont inconnues, nôtre comportement est entièrement ou presque soumis aux médias, quand celles-ci sont propriétés de ceux qui nous gouvernent ou de leurs amis.
 
Non l’étonnement, c’est l’enfant qui parce qu’il ne sait rien de ce qui l’entoure harcèle sous ses questions soit ses parents, soit toute personne adulte accompagnant ses premiers pas. La société aujourd’hui est mieux faite qu’hier. Il ne doit pas exister de questions d’enfants qui seraient tabous. Pas de mystère, ni sur le monde à proximité qui entoure l’enfant. Pas de secrets sur d’éventuelles histoires à cacher sur sa propre histoire personnelle, ou sur l’histoire de sa famille.
Pas de tabous, ni sur la façon de venir au monde (la procréation), ni sur la mort. C’est dans la façon de dire les choses, dans les mots employés que la différence va se faire entre ce que l’on explique à un enfant et ce que l’on explique à un adulte. Mais je vous en supplie si vous avez des enfants ou si vous êtes chargés d’éduquer des enfants ne pratiquez jamais ni la politique, du : « tu es trop petit, tu ne comprendrais pas », ou celle du silence, celle du secret face à une question que ceux-ci pourront être amenés à vous poser.
Laissez les enfants s’étonner de ce qu’ils sont amenés à voir. Et vous ne cessez jamais, non jamais, d’être des enfants qui s’étonnent de tout. Pour leur avenir, la vérité exprimée, vaut cent fois mieux que le mensonge qui s’installe dans leur esprit.
 
Entendre : vous pouvez parfaitement écouter ce que je vous dis et pour autant ni m’entendre et me comprendre. J’aime ce mot entendre. Il m’arrive d’entendre même si vous, vous avez l’impression qu’il n’y a autour de nous que le silence. Mozart a dit : « La musique s’écoute, entre les notes ». Quand on sait que certains des plus grands de son temps, qui se piquaient d’être des connaisseurs en matière de musique disaient : « Qu’il y avait trop de note dans la sienne ». Ils ne savaient sûrement pas entendre. Entendre c’est avant tout, de la simple curiosité. De l’ouverture d’esprit. Du refus de la peur que quelque chose que vous entendez pour la première fois : musique, poésie, chanson, idée politique, ou idée philosophique puisse vous faire du mal. Alors qu’entendre toutes ces choses que je viens d’énumérer ne peuvent que vous faire grandir. Cela ne signifie pas que nous devions tout retenir de ce que nous sommes amenés à entendre. C’est à chacun de part l’exercice de cet art même d’entendre, de parvenir lentement, jour après jour à savoir ce qui va le faire pousser ou pas. Là également donnons du temps au temps. Là également, il faut que nous laissions toute sa place à l’individu. Ce qui est bon pour l’un, peut ne pas l’être pour son voisin. Permettre, en donnant du temps aux êtres humains de bien entendre, et pas dans un discours préétabli, formaté, c’est un des fondements de la démocratie. C’est le rôle que devrais jouer l’école de la République pour une partie de sa vocation.
 
Elan : de ces mouvements qui nous poussent au-delà du raisonnable. Ne vous laissez pas dominer par votre cœur. La raison doit toujours intervenir au moment où vous sentez que vos sentiments vous échappent. Nous ne devons pas non plus tomber dans le travers inverse, consistant à ne plus laisser transparaître les élans de nôtre cœur. Là, une fois encore, il est question d’équilibre. Pourtant je n’aime pas l’étalage, public, à des fins mercantiles, dans un voyeurisme, bien souvent obscène, image de la souffrance vécue à l’autre bout de la planète, ou bien individus qui n’ont pour solutions que d’aller étaler sous les voyants des caméras, leurs problèmes de cœur, leur querelles de voisinage.
Il n’y a plus là, élan de générosité pour celui qui se délecte de ses émissions là.
Avez-vous ressenti un de ces élans du cœur, au point de ne plus savoir ce que vous deviez faire ?


                                                                          CROIRE.

 
C comme crédit, capital, et certitudes :
 
Crédit : pour faire ou obtenir du crédit, il faut croire ou être cru. Qu’est-il plus facile ? : - donner  du crédit ou obtenir du crédit ? En tous cas, moi j’en ai beaucoup accordé et peu reçu.
Je vis, tu vis, il vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent à crédit, pour satisfaire toutes sortes d’envies que l’on crée en nous. Envies inutiles, qui nous enferment impitoyablement dans un cercle vicieux infernal. Personne aujourd’hui, n’échappe à ce cercle. Ce cercle est un véritable typhon ouvert sur la disparition du monde. Nos hommes d’argent, je n’ose même plus les appeler : « capitalistes » ont même inventé le micro crédit pour que tous les pauvres de la moitié sud de la planète rentrent avec nous dans le typhon infernal auquel certains individus de la moitié nord essayent mais en vain d’échapper. Mais moi pseudo-philosophe au nom de quoi puis-je dire à ces pauvres de la moitié sud de la terre, tant pis restez pauvre, contentez-vous de recevoir ou de gagner ce qu’il vous faut, pour manger, vous habiller, et pour avoir un toit et renoncez à consommer tous le reste, parce que sinon la terre est fichue ? Nous l’avons fait, pendant des décennies, nous nous en sommes mis plein la lampe, mais maintenant nous arrêtons parce que sinon nous allons tous sombrer dans le typhon. Alors vous devez faire comme nous.
 
Capital : il est des mots qui ne me viennent pas aisément en bouche, lorsque comme celui-ci, ils définissent la puissance, le pouvoir, l’écrasement des plus faibles. J’ai lutté, longtemps et j’ai perdu. J’en connais, qui en sont à le reprocher à nôtre génération. Nous avons lutté, nous avions inventé des idées révolutionnaires, par exemple l’autogestion. Certes ce n’était pas idéal. Mais nous cherchions d’autres solutions que cette forme là de société capitaliste dont nous voyions bien qu’elle écrasait tout sur son passage. Sauf une extrême minorité. C’est vrai que nous cherchions, j’en ai été de ceux qui donnaient de leur temps personnel pour chercher, au plan de la gestion des emplois, de la gestion des communes. Là également, nous avions inventé des théories, par exemple pour un élu local : « consulter, agir, rendre compte »  et ces théories durant plus de dix ans dans ma commune sont passés du domaine des mots au domaine des actes. Je connais des hommes et des femmes qui y ont consacré beaucoup de leur temps et de leur argent. Les critiques que nous recevons aujourd’hui, je ne les prends pas comme des attaques personnelles. Je ne me sens pas mis en cause en tant qu’individus.
Mais à tous ceux qui aujourd’hui sont là qui nous suivent en se contentant de critiquer, je n’ai qu’une chose à dire, penchez-vous sur le passé de certains de vos aînés et regardez sans jugement à priori et essayer de vous remettre à penser, agitez vos neurones dans vos bocaux et puis essayez de passer du stade des idées au stade des actes. Et le temps d’une génération, si je suis encore là, nous pourrons peut-être en reparler. Tous ensembles, nous, vous et vos enfants. Je vous dis à demain, selon la formule consacrée si vous le voulez bien. A moins que comme certains vous soyez partisan d’une petite guerre, pour nettoyer la planète et donner aux générations futures, de quoi entreprendre, reconstruire, travailler. Durant nôtre enfance nous n’avions pas un quart de ce que vous avez eu vous et même pas l’ombre de ce que vous offrez à vos enfants. Et se pose à moi la même question que je pose vis-à-vis des humains du sud de la planète : au nom de quoi etc. ? 
 
Certitudes : j’en avais beaucoup, sans doute trop pour être cru. Pour cette bonne et simple raison  tout au long de ma route, pour laisser ma trace aux suivants (à mes enfants) je les ai semées. Face le ciel qu’elles ne se perdent pas. Mes certitudes, ont beaucoup fondues face aux difficultés du monde dans lequel nous sommes contraints de vivre. Je n’ai plus aujourd’hui, la force en moi qui me permettrait de combattre par les idées et par les actes comme j’ai pu le faire dans mes jeunes années. Je crois toujours en l’homme. Je crois en certaines valeurs, je crois à l’humanisme. Mais je dois reconnaître que la machine du profit, du système tout argent, nous a broyés. Je dois avouer, que moi aussi comme mes congénères humains (ceux du Nord) j’ai cédé très souvent à l’appel des sirènes de la consommation. Souvent uniquement pour compenser des vides qui se faisaient jour dans mon cœur, dans ma vie affective. J’avoue que je ne suis pas un bon exemple en matière de gestion de revenus. Je suis là encore, et sans doute là, encore plus qu’ailleurs un véritable âne. J’ai cédé à bien des sirènes du « marketing » en tout genre. Je ne suis pas un modèle de rigueur et d’exemplarité. J’ai essayé pourtant.  
 
                        Qu’avez vous de plus précieux : du crédit, un capital ou des certitudes ?
 
 
R comme rêve, ressemblance, et retour :


Rêve : celui qui ne rêve pas n’existe pas. Sans rêve, je ne vis pas et pourtant ma vie n’est pas un rêve. Ne faudrait-il pas mieux se garder de ses rêves ? Mais si la vie ne vous sourit pas, rien ne vous empêche d’y mettre du rêve.
Toujours là comme dans tous les aspects de nôtre vie, se pose la question de l’équilibre. Comment bâtir son avenir si l’on ne formule pas de rêves. Surtout si l’on vit en couple. Il faut également faire preuve de raison et de pragmatisme. Ne pas se donner des rêves que l’on ne pourra pas atteindre. Réaliser, mettre en œuvre, mettre en actes, des rêves sous la condition expresse qu’ils ne soient pas inaccessibles matériellement. Je dois reconnaître qu’en cette matière, la génération qui nous suit fait preuve de beaucoup plus de réalisme que la nôtre. Nous, nous rêvions, mais nos rêves n’étaient qu’utopies. Le rêve n’est-il pas à l’individu, ce que l’utopie est à la collectivité ? Je crois que c’est là que réside la différence. Une société qui ne se donne plus d’utopies, est vouée à disparaître. Un être humain, qui ne se donne pas de rêves, n’a pas de but dans sa vie. Face aux rêves que tout individu doit se donner, il y faut pour lui la capacité de garder le sens du réalisme, la capacité de garder les pieds sur terre. Et surtout, oui surtout une qualité si difficile à acquérir : la patience. Sans elle, ce ne sont qu’échecs accumulés. Naissance des aigreurs, des envies, des jalousies, renoncements. Mésestime de soi, ou des gens qui nous sont proches, que nous aimons. Ne pas se fixer des rêves que nous ne puissions pas atteindre.
 
Voilà, avez-vous fait des rêves dans vôtre vie et les avez-vous réalisés ?    
 
Ressemblance : de ces ressemblances physiques tellement, mais tellement évidentes, qu’elles vous font oublier qu’il existe les autres : morales et de caractères, de tempérament. Ne dissociez  jamais les deux. Surtout en matière de filiation. Dans certains de vos rêves, n’avez-vous jamais rencontré des personnes dont la ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées est saisissante. Les ressemblances peuvent être aussi questions de subjectivité. Parfois, d’ego. Telle mère ou tel père, ou encore tel grand-père ou telle grand-mère qui veut dans son esprit, mais aussi sincèrement dans son cœur, que le nouveau né soit le portrait en tout point ressemblant à tel ou tel membre de l’ascendance. Nous tombons tous dans ce travers là. Nous oublions que ce petit être qui vient au monde, bien sûr prendra un certain nombre d’éléments, physiques ou de traits de caractères, mais qu’il se les appropriera et en fera sa propre personne, composite de tous les éléments existants avant lui, en y ajoutant sa part totalement différente, personnelle. L’ensemble réuni, faisant de lui, un être totalement à part. Un être unique au monde et qui en rien ne pourra être le jumeau d’un être ayant déjà vécu, vivant ou devant un jour venir au monde après lui.
 
Retour : l’histoire de l’humanité est un incessant  retour. Il y a des courbes ascendantes qui nous paraissent infinies, mais la rupture se produit toujours au moment le plus inattendu et on se retrouve au départ. C’est ça le retour que certains disent éternel. Le retour cela peut aussi s’entendre comme le retour à ce que nous étions avant d’être conçus. Le retour au néant. Mais personnellement, je ne trouve pas les éléments comparables. Celui d’avant nôtre venue au monde et celui, après nôtre passage sur terre, ne peuvent être assimilés. Avant, nul ne sait rien de nous, à part maintenant où la science permet de connaître en partie la vie du fœtus, après il y a tout ce que nous laissons comme traces. D’abord nôtre propre descendance, ensuite toutes les traces matérielles de nôtre passage que nous pouvons laisser. La maison du père, ou du grand-père qui revêt un caractère tellement important de nos jours, en est l’exemple le plus marquant. Pour moi, personnellement ce n’est pas cette trace la qui est la plus marquante, la plus importante. La marque la plus importante, ce sont les souvenirs de l’enseignement de toutes les personnes extérieures ou pas à la cellule familiale qui ont laissé une phrase, l’exemple inoubliable d’un exemple de vie, haut en force, en dignité, en courage face à l’adversité, en qualités humaines. Ce sont là pour moi les traces véritables. Celles qui forment le sédiment doivent se bâtir les générations futures. Tout le reste n’est qu’artifice fragile.
Mais, il doit y avoir là comme dans beaucoup de sujets, libertés de choix, liberté d’appréciation. Ce sont des questions tellement soumise à la subjectivité, que je me garderai bien de chercher à imposer un point de vue.  
 
            A qui ressemblez-vous ? Quelle est votre ressemblance ? Aimez-vous les rêves ?
 
O comme ordinaire, ordinateur, et ordre :
 
Ordinaire : il y a tant et tant de gens qui se disent et se croient ordinaire. Ils n’ont pas encore mesuré la valeur de leur propre vie. Les instruments de cette valeur sont en nous et pas à l’extérieur. Il n’existe pas de système étalonné de cette mesure. Ils n’ont pas exploré par peur le fin fond de leurs pensées, de leur esprit. Dommage pour eux-mêmes et dommage aussi pour les autres. La libération passe par la découverte de la valeur de sa propre vie. Il n’existe pas au monde, une seule vie qui ne vaille pas que l’on s’intéresse à elle. Il n’y a pas de petite vie ou de grande vie. Et cette pensée, n’est pas du tout dans l’air du temps. Aujourd’hui, pour être reconnu de ses semblables humains, il faut passer à la télévision. Il faut accéder à la célébrité. Dans son emploi, il faut suivre un plan de carrière. Peu importe, le prix à payer pour cela en renonçant à sa liberté de parole et de pensées. Aujourd’hui, nous devons pour exister être tous des stars. Je déteste ce monde, je déteste cette société. C’est une société sur le chemin de sa disparition. Nous sommes dans une société en pleine décadence. Puisque nous n’attachons de l’importance qu’à l’aspect extérieur des vies humaines. Aujourd’hui, l’habit fait le moine. Je rejette de toutes mes forces, cette vision du monde et même si je devais être un jour seul au monde à penser différemment, et bien je l’assumerai, et je resterai un âne aux yeux de mes congénères, mieux vaut être un âne seul au monde, qu’un âne vaniteux, dressé comme un chien savant qui s’exhibe dans un écran de télévision, sous les feux des projecteurs. Je déteste le culte de la personnalité. En toute chose, en matière sportive, artistique, ou politique.
 
Ordinateur : de son usage abusif, inconsidéré et le monde bascule. Méfions nous de cette froide et imparfaite réplique humaine. La prochaine étape ce sera le clone.
L’homme, lui réfléchit et se trompe c’est pour cela qu’il est magnifique. L’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire m’est devenu quasi indispensable. J’en suis conscient. Je le déplore et je le magnifie en même temps. C’est une des rares concessions que j’accepte de faire à la technologie, à l’électronique. Mais je ne veux absolument pas être dévorée par elles. Je suis heureux d’avoir cet outil là, parce que de toute façon, ce ne sera jamais et toujours qu’un outil. Pae exemple internet, m’intéresse, parce que je peux écrire aux gens que j’aime et que c’est un moyen quasi instantané pour avoir de leurs nouvelles, leur donner des miennes, avoir des nouvelles du monde, mais là aussi le côté impudique de certaines rubriques médiatiques, de certaines chroniques « people » ne me concernent absolument pas. Je n’aime pas l’usage que certaines personnes en font. Je me « fous » totalement si telle ou telle star vit : marié, en concubinage, pacsé, séparé, si elle est homosexuelle, hétérosexuelle, bisexuelle. Tous ces éléments là relèvent de la morale personnelle des individus, pas de la morale publique. Cette « américanisation rampante » du traitement des informations me déplaît profondément. De la même manière je m’élève contre tous les usages informatiques en vue de la mise en fichier des êtres humains. Il faut rédiger là, comme dans d’autres domaines, des droits de l’homme à avoir sa vie privée, au respect de la pudeur d’autrui, au respect de la dignité. C’est dans cet usage là que réside le danger des ordinateurs. Il y a là, en ce moment des apprentis sorciers comme ils existent dans l’usage des matériaux fissiles, dans l’usage de la biotechnologie, et des manipulations génétiques.
 
Ordre : il en faut. Mais point trop n’en faut. La difficulté vient de situer l’individu dans l’ordre et face à l’ordre. Sans ordre, il n’y a pas de société démocratique. C’est cette gestion là qui est exigeante. L’ordre me protège, mais il peut aussi me détruire. L’équilibre est aussi de rigueur dans ce domaine. La nature à travers les us et coutumes, à travers les instincts, à travers la symbiose que l’on peut constater dans bien des cas entre la faune et la flore a depuis des millénaires établi des codes d’ordres et seul l’homme dans son inconduite individuelle de plus en plus grande, vient perturber tous ces parfois minuscules naturels. Parfois, en toute sincérité, pour le pense t’il essayer d’améliorer sa pauvre condition humaine, mais de plus en plus souvent pour satisfaire, sa soif de pouvoir et établir sa domination destructrice sur les autres humains et sur toutes les formes de vie. Plus de morale collective m’apparaît nécessaire.
 
                                                Êtes-vous ordinaire, ou du moins le croyez-vous ?
 
I comme irradié, invasion, et individualisme :
 
Irradié : nous sommes sous cette menace permanente et nous ne l’avons pas démocratiquement choisi. C’est si difficile à contrôler. Même lorsque c’est utilisé à des fins médicales et très contrôlées, cela laisse des traces très profondes. Elles ressortent même trente ans après. Ne riez pas, j’en sais quelque chose. Egalement un domaine où les enjeux de pouvoir politique et financier prennent le pas sur le bien être de l’humanité. « J’ai le secret de la fission atomique, donc si je veux je peux faire la bombe et pas toi……Donc j’annexe ton territoire et j’extermine ton peuple ou je le réduis en esclavage ». Je pense que sur bien des plans, l’humanité n’a fait aucun progrès ; en particulier sur le point justement de l’humain, bien au contraire. Et en particulier sur le plan de l’usage de certaines découvertes : dont celle de l’atome. Nous pouvons tuer, plus proprement (moins de sang et de tripailles), et davantage (des milliers, voire des millions en une seule fois), voilà où est nôtre progrès. La peur de l’autre, la peur de perdre son bien, la peur de la différence dans la façon de vivre : de parler, de prier, de manger, de chanter, de danser, de se vêtir. Si mon voisin respecte ma façon de vivre, pourquoi devrais-je avoir peur de sa façon de vivre à lui. Je ne lui impose rien, il ne m’impose rien, et nous pouvons même concevoir d’échanger nos us et habitudes, dans tous les domaines. Je n’ai pas peur puisque dans cet échange je garde mes habitudes et mon voisin ne m’impose rien, qui ne me convienne. Je découvre dans l’égalité de l’échange, des coutumes, des habitudes différentes, une culture différente, donc je ne peux que devenir plus riche, c’est tout. Et l’irradiation dans ce cas perd son aspect mortel, son aspect destructeur. Nous irradions tous de cet échange riche et accepté réciproquement. 
 
Invasion : avec le temps, les formes d’invasions ont beaucoup changé. Les invasions d’aujourd’hui sont tellement plus dangereuses, plus insidieuses, plus sournoises. Cela n’est plus seulement notre liberté physique qui est en danger, c’est notre esprit qui est menacé. Lorsque l’être humain subit certaines invasions totalement imprévisibles pour son corps, se manifestent des réactions de survie tout aussi imprévisibles, qu’aucun d’entre nous ne saurait soupçonner posséder en lui. Je sais j’ai été envahi, mais c’est moi qui ai gagné, et c’était il y a très longtemps.
L’argent et son pouvoir dominent le monde. Gardons nous tant que nous le pourrons de céder à ces mirages. Jamais nous ne devons baisser les bras. Ouvrir son cœur, son esprit, à tout ce qui nous est étranger, tout ce que nous ne connaissons pas, offrir à l’autre en sens inverse, tout ce qui lui est étranger, tout ce qu’il ne connaît pas, voilà qui n’est pas invasion, mais enrichissement mutuel. Brisons ces chaînes de la peur tendue par des êtres humains dont le seul souci, le seul intérêt mercantile, ou de domination, par l’uniformisation totale des mœurs, des religions, des cultures est de nous réduire à l’esclavage, à la soumission quasi inconsciente.
Là, il peut-être question d’invasion. Avez-vous peur de ce que vous ne connaissez pas, si l’on ne vous l’impose pas ? Enrichissons-nous des différences humaines. Allons voir ailleurs, comment est le monde. Allumons dans le cœur de l’autre, une petite flamme à nôtre propre nom et faisons tout pour qu’elle reste allumée.
 
Individualisme : la tentation en nous tous est forte, permanente d’y céder. Je n’échappe pas à la règle. Je refuse pourtant le fatalisme que certains, hélas si nombreux, affichent pour se déculpabiliser. Ils cèdent à ce mal qui ronge l’humanité.
Jusqu’à la fin je me battrai, jusqu’à la fin je le dirai. Traiter de l’individualisme, c’est une fois encore traiter de la peur. C’est aussi et j’en ai déjà parlé plus haut parler du fait que l’être humain contrairement à certains discours démagogiques actuels, est un être de compagnie et n’est absolument pas fait pour vivre seul. Je ne reviens pas sur ce thème là, puisque je l’ai déjà abordé. Pourtant encore une remarque, bien des choses nous poussent à l’individualisme. En premier la façon dont sont conçues, dans bien des cas, nos habitations : cubes de bétons empilés les uns sur les autres, moyens de communication ou plutôt d’intoxication intellectuelle qui nous fixent tous repliés dans ces mêmes cubes de béton. Et ceux qui dirigent tout cet ensemble font si bien les choses qu’ils nous ont convaincu que nous étions plus heureux maintenant parce les paraboles sur nôtre balcon nous apporte des images du monde entier qui sont triées, digérées avant de nous être montrées. 
 
                                    Et vous faites-vous l’autruche, comme ceux-là si nombreux ?
 
R comme regard, repos, et rassemblement :
 
Regard : tout est dit, sans un mot dans ton regard. Seul le silence est installé entre vous. Ce regard que tu poses sur tout être ou toute chose. En une fraction de seconde, le visage un peu penché, les yeux mi-clos sa vie et la tienne peuvent en être bouleversées.
Je l’ai souvent vécu. Je le sais.
Un mot, beau, heureux, doux, gentil peut-être démenti, par le simple regard qui l’accompagne au moment où tu le prononces. La parole, plus que les yeux peuvent trahir les intentions. Un regard va me troubler, là où le verbe va me laisser indifférent. Si mon regard n’est pas en harmonie avec les paroles, que je prononce, celles-ci ne serons pas entendues : au sens d’entendre que l’âne a développé plus haut dans ces déclinaisons. 
 
Repos : on le dit « du guerrier » ou bien « de l’âme ». Et lorsqu’un guerrier a une âme, comment parviens t’il à lui donner le repos ? Moi qui ne suis pas guerrier, hors d’être un « guerrier de la Lumière », trouverai-je le repos de mon âme ? Encore faut-il que j’aie une âme ? Parfois, à vrai dire de plus souvent j’aspire au repos, le dernier, si j’en fais l’aveu ici, croyez qu’il y faut plus de courage que de lâcheté. Il m’arrive souvent de désespérer, de mes semblables. De ceux qui nous entraînent vers le chaos. Pas le mien. Celui-là ne me fait pas peur. Je vis, j’aspire de plus en plus à la paix, à la tranquillité des sentiments, à la plénitude. J’ai envie de dire que le « guerrier de la Lumière » que je prétends être, aspire de plus en plus à déposer les armes. Oui, je suis fatigué, usé et parfois, je trouve le poids de la solitude si lourd à poser, que de mauvaises pensées se mettent à s’agiter en mon esprit. Non, je n’ai pas le droit de mettre un terme, à mon passage sur cette terre, pour la simple raison, qu’en de multiples occasions, je me suis battu comme un endiablé pour garder la vie en moi, alors que des forces étrangères tentaient de me l’arracher. Et puis, il y a trop de personnes autour de moi, qui m’aiment et m’estiment. Là, comme dans toutes mes déclarations philosophiques ce serait céder à l’individualisme. Et cela je m’y refuse. Il y a bien quelque part, même si je ne sais où exactement, une âme seule qui m’attend pour que nous finissions ensemble, dans la paix et la tranquillité, le bout du chemin qu’il nous reste à parcourir. Peut-être est-il aussi pour moi, venu le temps d’un dernier renoncement, celui de ce grand rêve de toute une vie : donner tout ce que j’ai de bon en moi, à une compagne qui accepterait aussi ce qui n’est pas bon. Pour l’heure, le temps du repos n’a pas sonné. 
A l’heure où je reprends mes digressions pseudo-intellectuelles, il faut que je vous dise, mon rêve s’est accompli. Je ne suis plus seul. Elle est là, juste à côté et reprends des forces pour affronter la semaine qui l’attend dans un travail où elle ne se sent pas bien, et qui va s’achever à la fin du mois de juin prochain. Juste à la porte de l’été. C’est un bien pour un mal. C’est elle qui le définit ainsi. Elle n’aura pas eu la reconnaissance qu’elle méritait, à travers son passé professionnel, courageux. Mais aussi à travers toutes les preuves de son courage présent.
Pour autant l’heure de son repos n’aura pas hélas encore sonné. Elle vient juste de me dire : « Vivement la retraite ». Je l’aime, j’admire ce qu’elle est, sa vie. Si je l’admire, je l’aime et j’aime ce qu’elle m’apporte. J’aime le regard qu’elle pose sur moi.
 
Rassemblement : vigilance autour des rassemblements. Cela fait peur, un rassemblement. Tout est possible avec une foule, le pire et le meilleur. La manipulation qu’elle soit sportive, ou politique au sein de la foule  reste de la manipulation.
Partout les HUMAINS se rendent compte des limites de la consommation à tout crins. Egalement, même dans les pays où la pauvreté est encore très élevée ils voient bien que cette course folle, où la consommation des ressources naturelles de la planète nous amènent vers une possible fin de la vie sur terre.
Ce constat est acquis, mais au-delà de celui-ci, il faut se dépasser, dépasser les rivalités et surtout dépasser les egos. Même chez celles et ceux qui ont un niveau de conscience et d’éducation très élevé. Cela n’est pas le moindre des paradoxes. Cela n’est pas la plus petite des contradictions. La clé de l’avenir est là, dans cette nécessité, du rassemblement. Dépasser les constats, dépasser les idées individuelles, pour en dégager quelles doivent être les priorités. Comment se rassembler ensuite pour se rassembler, non plus seulement à l’échelle d’un pays, ou d’un continent, mais à l’échelle de la planète toute entière.
Deux personnes qui décident de partager un bout de route ensembles, c’est déjà un rassemblement. Alors vous voyez comment c’est difficile, cette expérience là. J’aurai tant voulu ne connaître qu’un rassemblement de cet ordre et qu’il dure toute ma vie. Mais la vie ne l’a pas voulu ainsi. Qu’aujourd’hui, celle-ci me donne la force, d’accepter ce qui s’est passé différemment de ce que j’aurais voulu et que surtout elle me donne la force de renoncer à ce désir profond, le rassemblement de deux existences pour le meilleur et pour le pire selon l’expression consacrée et pour la fin de la route.
L’esprit du renoncement m’as souvent animé, fasse encore une fois qu’il fasse son ouvrage et qu’ainsi je gagne la paix.   
 
                        Aimez-vous les regards échangés et le repos après un rassemblement ?
 
E comme été, élu, et entier : 
 
Eté : les étés de mon enfance sont les souvenirs les plus beaux qui m’aient été donnés. « La pendule et le près de Missècle », ces premiers étés n’avaient rien de somptueux, là pas de dépenses mirifiques, pas de palaces, pas de restaurants. Après sont venus les voyages (en camping) les découvertes, les pourquoi et les comment ? Les réponses patientes de mon père. La famille réunie. La mère et le père, la fratrie. Depuis tout a changé, basculé !! Aujourd’hui, le camping c’est pour les bof, ou les retraités. Il n’existe pas une saison au monde qui soit plus propice à l’être humain, sauf si celui-ci respecte les rythmes profonds de la nature. Produire des légumes qui sont censés ne pousser qu’en plein été, en pleine saison hivernale, alors qu’ils sont importés de pays où le décalage saisonnier, s’oppose au nôtre est une erreur de stratégie humaine. Même si c’est une excellente stratégie commerciale. Mais dans ce cas là où est le respect des différents producteurs, ceux de l’hémisphère nord hyper développés, ou ceux de l’hémisphère sud qui tentent coûte que coûte de résister ou de s’implanter sur les marchés. 
Et vous quelle est votre saison préférée ou détestée ?
Aujourd’hui les saisons qu’elles quelles soient, sont des supports à marketing, et bisness. On vend des vacances, comme on vend un paquet de carottes sur le marché.
Mais tout le monde ne part pas.
Mais il y a des personnes qui souscrivent des prêts pour se payer des vacances. C’est commode les prêts. Même pour les cadeaux des enfants pour Noël, les prêts existent. Nous nous faisons tous piéger……
 
Elu : c’est tellement difficile d’être un bon élu et si facile de se faire élire. Oui, il est facile d’être élu, contrairement à ce que prétendent les élus eux-mêmes. Sans contrôle pas de bons élus et sans exercice de ce contrôle pas de bons électeurs. Démocratie !! Démocratie !!
Dans les années 1970-1980, dans de nombreuse localité, dans de nombreuses communes, nous avions inventé des principes de fonctionnement que nous avions déjà appelés, « démocratie participative ». Nous avions même mis en place un principe. Cela fonctionnait dans ma commune, tout et autant que les citoyens acceptent de jouer ce jeu de la démocratie quelque peu exigeant : à la fois pour les électeurs et pour les élus. Lorsqu’aujourd’hui j’entends parler dans les médias, de réunions de quartier, ou de comités de quartier auxquels ne participent pas les élus, mais sur lesquels ceux-ci s’appuient pour bâtir la politique d’une commune, j’ai envie de sourire. Pas parce que j’éprouverai un quelconque mépris, mais parce que nous avions déjà inventé tout ceci, il y a déjà plus de trente années.
 
Mais l’histoire des hommes et des femmes dans une société, n’est-elle pas un éternel recommencement ? Les humains je crois ont une mémoire courte et sélective.
 
Entier : sans partage, sans concession. A la limite du sectarisme ; dans ma jeunesse je l’ai été et la vie s’est chargée de m’apprendre mon métier d’homme. Tant mieux, il fut très doux de changer. Je n’ai pas à le regretter. Mais être entier n’est-ce que cela ? Etre entier n’est-ce pas ne pas faire de concessions à une philosophie de vie, à des principes de vie. Plus le temps passe et plus je suis sans concession. J’ai mis tant d’années à me construire, que je n’ai pas trop envie de me déconstruire pour n’importe quel motif. Il faut vraiment que les idées de mon débatteur, m’interpellent et soient solides, pour que je revienne sur mon point de vue. Et cette façon de me comporter n’a rien à voir avec le sectarisme, ou le refus d’ouverture, ou de dialogue. Pas la moindre pincée de passéisme, ou d’obscurantisme en moi.
 
Avez-vous été élu un jour ? Qu’en pensez-vous ? Y avez vous pris goût ? Vous reste-t-il des souvenirs d’été ? Êtes-vous un peu sectaire ?
 
Voilà, nous voici parvenus à la moitié de mes déclinaisons pseudo-philosophiques, une seule question avant de continuer :
La vie vous semble t’elle toujours aussi :
                                                          Facile ?
                                                                    INTIMITE.
 
I comme imaginaire, insulter, insuffler :


Imaginaire : les profondeurs en sont parfois captivantes, troublantes, magiques, toujours insondables. Cessez de fuir le réel, restez toujours à sa recherche. Gardez vous de ne jamais vous en écarter. Mais :
Votre imaginaire sera pour vous la source de votre force de vie. Sans lui, sans sa fantaisie, sans sa fantasmagorie, sans sa démesure, vous ne saurez pas retrouver votre route si vous la perdez un jour. Votre vie ne peut pas se passer de contes, d’histoires de fées et de lutins, de monstres féroces ou gentils. Laissez vôtre imaginaire vous emporter sans crainte de vous égarer. Si vous vous laissez contraindre par vôtre réalité, jamais vous ne progresserez. Il faut et c’est tout, mais c’est difficile, de laisser quand le temps est à l’orage, de laisser emporter par la poésie et l’imaginaire. C’est un don que nous possédons tous en nous, tous les êtres humains. Il ne faut ni se laisser emporter, ni se le refuser, l’imaginaire est un élément que nous avons tous en nous. 
 
Insulter : les mots de l’insulte peuvent engendrer autant de maux, de souffrances, que les coups portés au corps. L’insulte est offensante pour celui qui la reçoit, et avilissante aussi pour celui qui la prononce. Les mots peuvent être aussi coupants que le sabre, aussi mutilants que l’épée. Les mots dits peuvent être « des maudits ». Comme les mots écrits, ils peuvent ne pas s’effacer. Qui ne maîtrise pas l’insulte, ne maîtrise pas la violence. Et pourtant il existe des violences légitimes. L’insulte peut-être aussi, destructrice physiquement, qu’un coup de feu, qu’un coup destructeur de la chair. Croyez-moi, je sais de quoi je parle……
 
Insuffler : par un geste, une caresse, un silence, un sourire, une confidence à peine murmurée, un secret à jamais confié, un regard aperçu sous le voile qui se lève, et voici la vie qui revient, plus vigoureuse, plus douce qu’auparavant. L’espoir que tout, absolument tout  du passé balayant avec force le mauvais souvenir, oui tout peut renaître et recommencer : l’amour et l’amitié. Tout se faisant presque sans s’en douter. Bien heureux, celui qui a totalement, consciemment perçu qu’il insuffle à l’autre la volonté de continuer d’avancer.
Malheureux, celui qui se sert abusivement de ce pouvoir sur autrui.
 
 
Travaillez-vous votre imaginaire ? En êtes-vous fiers ?
 
N comme nuages, nature, et navire :


Nuages : ils ont été nombreux au dessus de ma tête. Sombres, lourds, chargés d’électricité ou étirés, effilochés, vaporeux, les nuages sont comme les oiseaux porteurs de mauvais présages ou de bonnes nouvelles. Ils sont l’eau et l’eau c’est la vie. Couchés dans l’herbe et la tête dans les nuages, jouant avec leurs formes et leurs grosseurs. Mes rêves se sont nourris de ces gros morceaux de ouate inaccessibles. Un ciel sans nuage est un peu un ciel orphelin, privé de vie. Les nuages sont aussi les reflets de tous les murs et obstacles qui se présentent, sous nos pas, tout au long de nôtre cheminement.
 
Nature : on dit bien « Dame nature », n’est ce pas ?
Et si moi je veux dire « Demoiselle nature ». Qui peut dire si, oui ou non la nature retrouve sans cesse sa virginité. Il me plaît à moi, ainsi de le penser. Pauvre fille, bafouée, humiliée, torturée, qui patiemment, courageusement, sans arrêt lèche toutes les blessures que nous les humains pouvons lui infliger. Je m’étonne toujours du peu de violence qu’elle nous retourne au regard de l’immense violence qu’elle peut endurer.
 
Navire : mon navire est un voilier. J’ai besoin du silence de la propulsion à voile. Au risque de décevoir les éternels partisans de la vitesse, les bateaux et autres embarcations à propulsion motorisées ne sont pas des bateaux. Un navire doit être complice de l’eau et du vent, pour être digne de ce vocable. Tout le reste n’est que supercherie. Un voilier c’est un outil sensible, délicat, fort, invincible et fragile à la fois. Qui n’a jamais mis ses deux pieds sur le pont d’un voilier ne peut pas comprendre ce que je pense. Les vrais navigateurs, respectueux des mers et océans de tout le globe sont des marins à voile, pas les autres. Tous les autres ne sont que des tricheurs qui polluent sans vergogne pour aller plus vite, satisfaire leur ego et peut-être gagner plus d’argent ?
 
Aimez-vous les nuages, la nature et les navires ?
 
T comme théâtre, texte, et testament :
 
Théâtre : « Je tiens ce monde pour ce qu’il est Graziano, un théâtre où chaque homme interprète son rôle. Et le mien est triste. Et quelle est sa raison ? Je suis un juif.
Un juif n’a-t-il pas des yeux ?
Un juif n’a t’il pas des mains ?.....Des organes ?.....Des proportions ?.....
Des sens ?.....Des affections ?.....Des passions ?.....
N’est-il pas nourri de la même nourriture ?.....
Blessé par les mêmes armes ?.....
Sujet aux mêmes maladies ?.....
Guéri par les mêmes maladies ?.....
Chauffé et refroidi par le même hiver et le même été qu’un chrétien ?.....
Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas ?.....
Si vous nous chatouillez, est-ce que nous ne rions pas ?.....
Si vous nous empoisonnez, est-ce que nous ne mourrons pas ?.....
Et si vous nous outragez, est-ce que nous ne nous vengeons pas ?..... »
 
Ceci est un court très court extrait du Marchand de Venise de William Shakespeare. Tout cela pour dire que de tous temps et de toutes les époques, il y a eu des hommes pour mettre en vers et en poésie le quotidien et les misères de leurs congénères. Parfois avec un immense talent et beaucoup de réalisme ; sublimant ainsi les maux  de ces pauvres terriens que nous sommes.
 
De nos jours, l’universalité des hommes étant une véritable réalité, je pense que ces vers de Shakespeare, peuvent s’adapter à n’importe quelle ethnie, n’importe quelle religion, à n’importe quelle minorité qui se trouve à un moment donné torturé et mise à l’index, par d’autres ethnie, d’autres religions, d’autres minorité. Aucune différence de conception de la vie, de la foi, de l’organisation des sociétés, ne peut prétendre échapper à cette tentation de domination, d’extermination des autres. Nous le constatons tous les jours sur tous les écrans de nos télévisions, dans toutes les pages de nos journaux.
Et pourtant nous avons tous des yeux, des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions, nous mangeons tous presque les mêmes nourritures, les mêmes armes peuvent nous blesser, les mêmes maladies peuvent nous affecter, les mêmes soins peuvent nous guérir, nous avons froid en hiver et chaud en été, nous saignons tous si l’on nous pique, nous rions tous si l’on nous chatouille, nous mourrons tous si l’on nous empoisonne, et nous ne rêvons que de vengeance, si l’on nous outrage que nous soyons juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, athées, agnostiques, sikhs, communistes, néo libéraux, riches ou pauvres. Alors quels progrès avons-nous fait depuis l’écriture du Marchand de Venise entre 1564 et 1616 ? 
 
Texte : de sa teneur, de son contenu, de son libellé, de son sens, naîtra votre plaisir ou votre incompréhension. Nous avons tous le pouvoir de lire, et si nous faisons le petit effort nécessaire, nous pouvons aussi écrire. Je ne plaisante pas. Je peux affirmer que les joies les plus grandes de mon enfance m’ont été données par la lecture entre autres des textes de Jules Verne ou d’Alexandre Dumas. La caverne de « Granit House » dans « L’Île mystérieuse » restera à jamais un des trésors de mon imaginaire, je la voyais, j’avais vraiment la sensation d’y entrer et d’en protéger l’accès comme les héros ; j’étais moi-même un des héros. Puis il y avait l’interdit que je bravais, lisant caché sous mes couverture avec l’aide d’une lampe électrique de poche. Même la télévision, malgré son caractère d’attraction puissante ne m’a pas laissé un souvenir aussi souverain que « D’Artagnan à la poursuite de Milady de Winter et que le giron de Constance Bonacieux ». A cette Constance là, quels émois !!!
Aujourd’hui, il existe de nouveaux héros, Harry Potter et le Seigneur des Anneaux.
Enfants, adolescents, jeunes gens, jeunes adultes, adultes, vieilles personnes, femmes, hommes lisez, lisez tant que vous pouvez à vous en user les yeux. Lire c’est aussi important que philosopher !!! Lisez et philosophez quel que soient vos goûts et vôtre âge et ainsi plus longtemps vous vivrez en gardant toutes vos facultés mentales.
 
Testament : certes je vais laisser si peu de bien, que je n’aurai pas besoin de laisser de testament. Puis de toute façon, je n’ai qu’un fils. Mon héritage sera seulement un héritage moral. Je n’aime pas les héritages. Il en reste toujours un goût amer de jalousie dans la bouche de l’un des héritiers. Des préférences se faisant le jour au moment des successions entraînent quelques jalousies entre les héritiers : « je méritais tout de même plus que ça, ou bien pourquoi lui a t’il eu plus que moi ? ». Les comportements à ces instants là redeviennent ceux des enfants que nous ne cessons jamais d’être. Je ne veux pas retomber en enfance ou en tout cas pas de cette manière, en tout cas pas pour de telles choses……
Ce que je suis en train de rédiger fera partie de mon testament. Un testament pseudo-philosophique, et c’est la raison pour laquelle je tiens tant à y mettre un terme, peut-être d’ailleurs n’y aura-t-il jamais de terme ? Peut-on mettre un terme à ses propres réflexions.
 
                        Aimez-vous le théâtre, les romans et les testaments ?
 
I comme Icare, illusion, et ignorance :


Icare : ce personnage mythique qui ne doutant de rien et surtout pas de sa propre invincibilité rêva un jour de toucher le soleil. Sans se brûler les ailes qui lui permettaient de se déplacer dans les nues. J’ai été un peu un Icare, en touchant aux paradis artificiels croyant pouvoir les quitter, d’un simple geste. Du simple appel à ma seule volonté. Le voyage de retour vers la réalité, simple et tranquille est sans nul doute aucun, un vol plus difficile que le vol d’Icare. Nous sommes nombreux à l’avoir vérifié. Il ne faut jamais ni mésestimer les dangers, ni surestimer ses propres forces. Le retour est toujours plus périlleux que l’aller.
Le tout est de ne pas se laisser enfermer même avec son propre père dans un labyrinthe. Même si celui-ci prétend en connaître l’issue. Les enfants ne nous appartiennent pas et nous ne pouvons que leur montrer les voies qui existent pour eux. Ensuite à eux de choisir laquelle ils vont choisir. Seule en l’occurrence, peut servir l’exemple et encore pas dans l’heure où il est donné.  Ni les ordres, ni la parole même aussi douce soit-elle, ni les conseils ne peuvent qu’être d’une quelconque utilité. L’expérience elle ne peut-être ni répétée, ni utilisée par les autres.
 
Lundi 25 Mai 2015 : 
Aujourd’hui, plus de paradis artificiels, plus de produits censés y conduire. Aujourd’hui, un peu plus de Liberté. Un peu plus de maîtrise et beaucoup plus d’Amour échangé.
Aujourd’hui je veux partager ce poème écrit il y a quelques jours. Il symbolise cette part du chemin accompli.
  LE CHEMIN, C’EST NOUS…!!!



Refrain :

Depuis l’aube première
Depuis ce premier jour
Le chemin c’est nous.
  I.
Qui face à l’abandon
De ceux, ou de celles
Qui nous ayant mal aimé
Sans vague à l’âme
Lâchement laissé tombé.
 
Refrain :
Depuis l’aube première
Depuis ce premier jour
Le chemin c’est nous.
  II.
Au lieu de tomber, ici
Tête la première dans
L’attendrissement après
L’effondrement, le cul à
Terre, de terre étant relevés.
 
Refrain :
Depuis l’aube première
Depuis ce premier jour
Le chemin c’est nous.
  III.
Nous, nous sommes dits
Au lieu de les accuser
Et si ce n’était pas elles
Et si ce n’était pas eux
Qui s’étaient hélas fourvoyés
C’est moi, je me suis trompé.


Refrain :
Depuis l’aube première
Depuis ce premier jour
Le chemin c’est nous.
  IV.
Ainsi déjà acceptant
Ces dures ruptures, tristes
Réalités, évidences cruelles
Le regard tout à la fois
Lucide, pour demain déterminé.
 
Refrain final :
La, la, la, la, la

Le chemin c’est nous
C’est nous le chemin
La, la, la, la, la !!!
 
Illusion : il est indispensable pour passer de l’enfance à l’âge d’homme d’en laisser quelques unes sur le bord du chemin. C’est le prix à payer pour ne pas trop souffrir de la méchanceté des hommes et de l’âpreté du combat pour la vie. Gardez vous en tout de même quelques autres secrètement cachées au fond  de votre besace et ne les dévoilez qu’à toutes personnes d’extrême confiance. Elles vous aideront à poursuivre votre route en étant épargné de la méchanceté des hommes et de l’âpreté du combat pour la vie. En plus de les garder le plus secrètement à l’abri du regard des gens qui vous entourent, vous vous devez de les cultiver avec amour et beaucoup de soins. C’est vôtre jardin. N’y amenez quiconque que si vous êtes sûr du respect qu’a vôtre visiteur pour vous. Laissez du temps passer, beaucoup de temps, apprenez à l’écouter, en taisant vos propres idées et vôtre propre passé, avant de l’introduire dans ce parc, le seul qui vous reste lorsque tout va mal pour vous.
 
Ignorance : très tard dans mon âge, j’ai cru qu’il était superflu de me nourrir de savoir et des connaissances accumulées par les êtres sages et savants. Je pensais stupidement que tout cela ne me servirait à rien et qu’il valait mieux vivre et me contenter des leçons que m’apporterait  la vie. Le temps passé à étudier, à lire, à engranger le plus possible de savoir était du temps perdu. Et, et surtout, je n’avais besoin de personne pour acquérir ce savoir.
Bien sûr, j’avais tors. Aujourd’hui, je ne suis pas l’homme inculte que l’on eut pu craindre. Je suis devenu un autodidacte. Mais malgré tout je ne crois pas que quiconque puisse prétendre être un absolu autodidacte. Je trouve cela d’une totale présomption. Même cette formule je ne me l’autorise pas, car ce serait faire offense à quelques personnes qui ont su guider mes pas. Ne serait-ce qu’à travers nos échanges ou verbaux ou épistolaires. Même s’il y en eut peu.  Mais que ce fut dur, difficile et douloureux et combien de trous dans mes connaissances. Je n’ai pas appris les techniques de l’apprentissage du savoir. Je me débrouille pour ne pas avoir l’air trop ridicule. C’est tout.
 
Et si tout n’était qu’illusion ? Qu’elle serait votre réaction ?
 
M comme misère, maturité (2) et mondialisation :
 
Misère : il y a celle insultante qui se voie et que nous acceptons sans bouger ou presque. Celle de tous ces peuples que nous regardons <> sous nos yeux. Crever ce mot que nous mettons entre parenthèses, tant il nous dérange. Il choque tant nos oreilles et si peu nos consciences. Comment certains peuvent-ils gagner tant d’argent, au point de ne pas savoir combien, ils en gagnent et se lever chaque matin sans que leur conscience les interpelle. Je ne comprendrais jamais ce monde là. Ce n’était pas ce monde que je voulais dans ma jeunesse ; ce n’est pas ce monde que je veux à l’aube de ma vieillesse. Nous n’étions pas assez à le vouloir changer. Il y a la misère invisible, celle qui ne s’affiche pas. Celle que nous nous efforçons de cacher, de dissimuler coûte que coûte derrière de vains artifices. Elle est la grande sœur de l’autre, son inspiratrice ; sans l’invisible, qui parfois torture nos consciences en sommeil, la visible, celle des bombes coupant les jambes d’enfants aux regards sans fond n’existerait pas. Qu’attendons-nous ? Seul je n’ai pas ni le courage, ni le cran de me battre à nouveau contre ces fléaux qui existaient déjà du temps de ma jeunesse. Ce n’est pas nôtre génération qui les ont crées. Et ce n’est hélas pas je crois celle de nos enfants qui les feront disparaître de la surface de la Terre. Ils pourraient du moins, prendre une part des luttes afin de les atténuer.
 
Maturité (2) : elle est si lente à arriver. Pourtant le temps et les années passent si vite. Suffit-il qu’un jeune homme trouve sa virilité, pour dire de lui qu’il est mâture ? Et inversement peut-on dire lorsqu’un vieil homme à perdu tout ou partie de la sienne, qu’il perd ce bien précieux qui nous fait voir la vie tout autrement ?
 
« Laisser du temps au temps »
« A chaque jour suffit sa peine »
« Ne pas mettre la charrue avant les bœufs ».
 
Autant d’expression ancienne qui nous incitaient à la patience. Se garder de toute impatience, de toute façon ce qui doit arriver, doit arriver.
Que puis je exiger d’autrui, quelque soit son âge si je ne l’ai pas acquis et montré moi-même.
 
Mondialisation : qu’est-ce que ce phénomène, à travers lequel ceux qui règnent sur le monde, les gouvernants et les possédants de toutes les richesses de la planète, tentent de nous faire croire qu’un nouvel ordre les empêchent de penser, de vouloir, d’instaurer, d’inventer un nouveau modèle de gestion des ressources naturelles, des richesses monétaires, des richesses immobilières, qui rendent leurs meilleures parts à ceux qui sont le plus grand nombre. Bien sûr que l’avenir ne peut plus se prévoir, se définir, ni à l’échelon d’un continent (l’Europe, l’Amérique du Nord ou celle du Sud, l’Asie). Mais cette vision qui s’impose aux êtres humains dans leur ensemble n’existait-elle déjà pas à la fin du 19ème siècle. Les possédants ne s’organisaient-ils déjà pas à l’échelon mondial en cette fin de siècle, du moins à l’échelon de l’hémisphère nord. L’hémisphère sud, lui étant comme aujourd’hui réduit en esclavage économique, ou même esclavage au sens propre du terme. La colonisation ne choquait personne, ou si peu de gens qu’elle a régné jusqu’à plus de la moitié du 20ème siècle. Et il en reste tellement de traces encore aujourd’hui. Qu’est-ce que je veux dire par là, c’est que les « riches » sont organisés entre eux depuis bien longtemps, et que les pauvres n’en sont qu’aux balbutiements de l’organisation d’un contre pouvoir, face aux pouvoirs surpuissants des autres ; ceux-là même étant une toute petite minorité par rapport à la masse des « pauvres » qui ne cesse d’augmenter.
 
La misère vous insulte-t-elle ? Que dites-vous de votre maturité ?
 
Mondialisation, oui mais uniquement si le souci de ceux qui ont tout sur terre, est la redistribution totalement équitable à ceux qui n’ont rien. Et, également réorganisation de la productivité à l’échelon planétaire ?
 
I comme insatisfait, immodéré, et imparfait :
 
Insatisfait : est-ce là un trait de caractère, uniquement lié à une génération : par exemple l’adolescence, ou bien existe-t-il des êtres humains qui sont perpétuellement insatisfait. Des éternels insatisfaits de la vie. Des insatiables de la consommation à outrance. Je crois qu’il existe des êtres humains (hommes ou femmes d’ailleurs) qui fuient leur propre réalité intérieure à travers la multiplication d’activités extérieures à leur personne : il faut s’oublier. Repousser sa propre image, la fuir, voiler le miroir que représente souvent le regard des autres.
Je ne suis pas parfait et mon principal adversaire c’est moi. Des frères m’ont appris cela et je les remercie de cette magnifique leçon. Mais je dois apprendre à vivre seul avec moi-même. Vivre seul sans ne plus jamais éprouver la moindre peur. Je dois devenir mon propre allié, mon plus proche ami. Sans bien entendu tomber dans la béatitude narcissique. Ce qui aurait l’effet inverse à celui recherché dans l’apprivoisement de ma propre personne, dans l’acceptation de ses défauts physiques et de caractères. Apprendre et pas seul, la culture de la vertu. Même si de nos jours ce terme peut prêter à sourire ou même à entraîner la moquerie, et la dérision. La pratique régulière de l’autodérision peut-être une bonne « arme » de résistance à la dérision.
Mon cher père me disait souvent : « Empresse toi de rire de toi-même, avant que par autrui tu ne sois amené à en pleurer ».
L’insatisfaction par rapport à la recherche des mirages des acquisitions matérielles (même si on peut accepter une légitimité à cette acquisition là) doit céder la place en nous à l’insatisfaction de ce que l’on est en soi-même. Et là la quête est incessante et ne s’arrête jamais.
 
Immodéré : sans faire partie de ce genre de ce type de ligue de tempérance, connues aux USA dans les années 1920-1930, au moment de la prohibition, je pense que nous devons mettre tout en œuvre pour échapper à toutes les tentations liées aux paradis artificiels. Je refuse, l’idée des artistes maudits qui sont obligés de sombrer dans ce type de consommation, alcool, drogues douces ou dures pour arriver à produire une œuvre artistique. Je n’aime pas les artistes qui sont obligés de faire appel à ce type de produits pour arriver à produire ou à se produire. Si l’on n’a rien à dire, aux autres êtres humains, et bien on ne dit rien. J’ai vu de grands artistes, être obligés de se saouler, avant d’entrer en scène, pour pouvoir être au top de leur art. Je trouve que c’est lamentable. Je ne suis pas prude. Il m’est arrivé d’être moi-même sous l’emprise de l’alcool, dans ma prime jeunesse, à l’adolescence ou à l’occasion de certaines fêtes de famille (mariages ou baptêmes) et ce n’est pas à ces moments là que j’ai pu écrire le mieux. Mon art c’est d’abord du travail. Si tant est que je puisse parler d’art. Ce sont les autres qui peuvent parler d’art me concernant.
J’ai été soumis, il y a bien longtemps, au dictat suivant : « Si tu ne sais pas boire tu n’es pas un homme », mais qu’est-ce que c’est savoir boire ? Mais qu’est-ce qu’être un homme ? Faut-il boire comme « un trou » pour apprécier ou un bon alcool, ou un bon vin ? Faut-il être totalement inhibé par la consommation excessive d’alcool pour être un homme et être intéressant pour les autres ?    
 
Imparfait : Tout en ce monde est imparfait. L’humain, d’abord. La nature et la faune, la flore sont avant toutes choses des victimes des immenses imperfections des humains. Il y a longtemps que je pense de cette manière. En mon jeune âge d’homme, je me suis battu, avec d’autres « fous », aussi fous que je ne l’étais parce que nous pensions que nous pouvions changer le monde. Mais ce changement là passe d’abord par nôtre propre changement individuel. Dans ces années là, nous nous demandions, oh ! nous étions déjà une extrême minorité, s’il fallait changer d’abord la société, ce changement une fois opéré devant entraîner le changement des individus. Ou bien si le changement devait commencer par nôtre changement en tant qu’individu, le changement de la société devant en découler.
Aujourd’hui, la minorité reste toujours là. Ce sont les mêmes qui se posent des questions. Pour ce qui me concerne, j’ai tranché il y a longtemps. Je suis le seul maître vis à vis de moi-même. Je n’ai aucun droit à imposer quoique ce soit aux gens qui m’entourent. Je n’ai aucun modèle à imposer aux autres. Du fait même de mon imperfection. Mon imperfection passée, présente et à venir, doit me conduire à une totale humilité. La seule chose à laquelle je crois c’est à l’exemple que je peux offrir aux regards des gens qui gravitent autour de moi. Ceux qui m’aiment me suivent et encore sans que je doive le leur demander. S’ils prennent le même chemin que le mien c’est qu’ils y consentent en toute liberté. Parce que cette voix là leur paraît convenable pour eux et c’est tout. Plus de prosélytisme. Fini, les meetings, les séances d’enrôlement, les stages d’endoctrinement. Le désir même de se changer doit être de « l’auto désir ». Je n’ai rien à enseigner, et ce que j’apprends quotidiennement, c’est d’abord de ma propre existence que je l’apprends. Pour cela j’apprivoise le silence qui doit se faire en moi. Cet apprivoisement est sans cesse à recommencer, jour après jour, heure après heure. Je suis un âne ne l’oubliez pas et je ne dois jamais le perdre de vue, moi aussi. Et de plus je deviens un âne silencieux. Cela ne signifie pas pour autant que j’ignore le monde qui vit autour de moi. J’aime les autres ânes. Je ne serais jamais « Ananthrope ». Je sais trop que nous avons totalement besoin les uns des autres.
 
T comme terreur, transfert, et tenir :



Terreur : combien de fois, alors même que le désir profond que nous avons en nous est de faire le bien, de prodiguer la douceur, ce désir produit chez l’autre, quel qu’il soit l’effet inverse. Les mots mis à nôtre disposition, quelque soient les circonstances ne sont que de piètres outils. Il faut les aimer, veiller à ne pas en faire un usage abusif. Quel que soient ces mots. Mais ils ne sont que des vecteurs que souvent nous employons, mal à propos.
Par exemple répéter sans cesse à quelqu’un qu’on l’aime peut produire l’effet inverse à celui recherché. C'est-à-dire exprimer ses sentiments à cette personne. Et je ne parle pas là que de relations de couples. La terreur que peut engendrer l’usage répétitif de certains mots est liée au fait que la personne concerné peut se dire je ne suis pas à la hauteur de ce qu’il attend de moi, puisqu’il ne cesse de me répéter qu’il m’aime et que je n’éprouve pas en moi ce même besoin de le lui dire. C’est donc que je l’aime moins que lui, ne m’aime. Ou bien que son besoin est si grand que je ne parviendrai jamais à le satisfaire. Les mots sont comme nous : fragiles, cassables, incertains, interprétables.
Interprétables suivant l’instant, le ton, l’humeur, la présence ou l’absence de sourire qui les accompagne quand nous les prononçons.
Interprétables suivant l’instant, l’humeur bonne ou mauvaise, la présence de tiers ou l’absence de témoin de celui à qui ils sont destinés. De toute façon, je suis un âne qui parle encore trop.
Mais revenons à notre mot de base : terreur.
Que serait devenu la Révolution française, s’il n’y avait pas eu la Terreur. Toutes ces têtes décollées, tout ce sang versé, toutes ces vies si riches en elles-mêmes supprimées. Moi l’âne épris de paix et de douceur, ne peut aujourd’hui que réprimer un sursaut de dégoût. Mais, pourtant je n’émettrais aucun jugement, absolument aucun sur cette période de l’histoire. Je n’en étais pas contemporain. Il en sera de même, pour toutes les parties de l’histoire, ayant entraînées de telles horreurs. Fallait t’il ou pas agir de la sorte ? Je n’ai aucune réponse à apporter à ces questions.
 
Et vous quel est vôtre vision de l’histoire, vous sentez-vous suffisamment sûr de vous, pour émettre quelque jugement que ce soit ?
 
Transfert : combien de fois, ai-je pour me protéger moi-même de moi-même effectué un transfert. Ce n’est pas de ma faute. Dans mon passé de jeune homme, je ne saurais dire combien de fois j’ai usé pour surmonter des crises intérieures, des comportements inavouables, de ce genre de réactions : ce n’est pas de ma faute. Ce qui pouvait à l’époque être admis par mon entourage, être mis aisément sur le compte d’une immaturité tardive et persistante, ne saurait admettre aujourd’hui la moindre indulgence, principalement de ma part. Faire face à ses propres troubles, voilà qui peut nous les faire dépasser. Pas le refus consistant à transférer, ses responsabilités sur les autres. Je grandis à chaque fois que je me vois réellement tel que je suis en face dans le miroir. Surtout si ce miroir c’est le regard des autres. Avoir à ses côtés, des amis, de ceux qui vous disent sans crainte de vous perdre en tant qu’amis, ce qui ne va pas en vous, voilà une chose qui est primordiale. Je n’en ai pas beaucoup de cette trempe là. Il y a G. C et F. P ; ces deux là sont de ce métal là et ils sont extrêmement précieux à mon cœur. Parallèlement à ce refus du transfert, il y faut la capacité à reconnaître, ses erreurs et aussi celle à la volonté de demander pardon, de proposer ses excuses les plus sincères. La demande de pardon ou la formulation d’excuses n’est pas la seule exclusivité des Chrétiens. Cette formulation doit être faite, et s’accompagner, en plus des mots, d’actes venant les renforcer, venant les crédibiliser. Ainsi, même en cas de rupture consommé cela doit permettre aux êtres de reprendre chacun la route, en bâtissant l’avenir sur des fondations saines d’où n’émergera aucune aspérité.
Avoir la conscience en paix, mais sans oublier que le mal que nous engendrons, est comme le bien que nous engendrons, ils sont de façons identiques ineffaçables. Pardonner, ou demander le pardon n’efface pas les offenses, cela permet de vivre au mieux, c’est tout.
 
Tenir : c’est au moment où l’on croit tenir sa vie entre ses mains et maîtriser son destin, qu’insouciant avançant tranquillement, en apparence serein, le chemin sous ses pas se dérobe.
La vie exige de nous, que nous soyons sans cesse aux aguets. Vigilants, scrutant au plus loin possible l’horizon, comme des navigateurs soucieux d’arriver à bon port.
Courageux, et parfois même téméraires face aux tempêtes qui ne manquent jamais de se former sur nôtre route.
Jamais, ne jamais rien ne tenir définitivement pour acquis.
 
« Rien n’est jamais acquis, à l’homme, ni ses certitudes, ni ses doutes, la souffrance engendre les songes ».
Depuis très longtemps, c’est le risque de me tromper, de commettre de lourdes erreurs qui me motivent dans mon existence.
Que devient l’esprit humain, sa capacité à nous montrer le chemin, si la machine neutralise tous les obstacles.
 
 
E comme erreurs, ensemble, et espérances :
 
Erreurs :
 
« Ce n’est pas la main qui va à l’esprit, mais l’esprit qui va à la main ».
 
J’ai fait mienne cette pensée, d’Henry Bergson.
 
Avec un bon très bon maître, le travail manuel n’existe plus, si l’on prend cette pensée comme référence.
Ce qui donne tout son attrait à la vie, ce sont les erreurs que nous sommes sans cesse amenés à rectifier. Erreurs de jugement, erreurs de comportement, erreurs d’appréciation. Ne jamais tenir pour acquis, ni l’Amour, ni le désamour. Aimer vivre, ne pas redouter les obstacles, car nous ne sommes jamais seuls pour les franchir.
La force d’une société élaboré, à son point le plus élevé, c’est que l’ensemble des membres qui la composent sont en capacité, lorsque cela s’impose de corriger les dérives prises par chacun de ceux ou celles qui sont mandatés pour la diriger.
Corriger pas forcément au sens de punir, mais de replacer dans la direction décidée par la totalité des membres de cette société. N’est-ce pas là, le principe même de la démocratie.
Cette correction doit passer par le renouvellement régulier et absolument sans aucune lutte de pouvoirs et d’influences, de ceux qui sont chargés de la mise en application des choix décidés par l’ensemble. L’accession à ces postes d’exécuteurs des décisions prises pour le bien de la communauté ne doit pas être soumise à l’accession à des biens matériels et avantages, plaçant ceux qui y accèdent, bien au dessus des autres membres. De manière telle qu’ils ne veuillent plus ensuite s’en détacher. L’accession à ces postes ne doit être suscitée, que par le développement intellectuel et personnel qu’elle entraîne. Rien de plus, rien de moins.
 
Ensembles : l’être humain existe d’abord en tant qu’entité unique au monde. Dès qu’il naît, il n’est déjà plus le même que celui qui naîtrait à la même seconde que lui. Depuis que l’homme est apparu sur la planète, il n’y en pas un qui ne puisse être comparé à un autre. Rien que cette pensée, nous donne la mesure de nôtre richesse patrimoniale sur le plan génétique j’entends. Cette pensée depuis qu’un jour mon père en mon enfance m’a expliqué cette réalité humaine, m’as toujours fasciné. Je trouve cela totalement excitant. A ce pendant de l’unicité de l’individu venant au monde, il faut constater qu’un individu lâché seul au monde n’a aucune chance de survivre, face aux aléas de la vie. Face aux autres individus en premier. Les êtres humains sont avant tout des prédateurs, non pas seulement pour toutes les autres formes de vie, présentes sur terre, mais avant tout pour tous ses semblables.
Pourquoi faut-il qu’il soit dotés de la capacité de raisonner, de faire la part des choses qui lui sont profitables et de celles qui lui sont néfastes et qu’en même temps, il soit susceptible d’éprouver de l’envie, de la jalousie, de l’insatisfaction permanent tout au long de son existence pourtant si frêle et surtout si courte.
Ensemble nous pouvons tout. Le meilleur comme le pire, pour ou contre nous-mêmes. L’homme seul ne peut survivre et il ne l’a jamais pu, mais ensemble les êtres humains peuvent soit tout détruire, soit tout embellir, tout construire.
C’est cela la richesse de la vie : même dans cette effarante contradiction.
 
Espérances : l’espérance, selon moi est au pluriel, ce que l’espoir est au singulier pour l’être humain. Face à la contradiction évoquée plus haut, nous avons la capacité de mettre en chantier l’espoir propre à chaque individu et nous ne manquons jamais de pratiquer cet exercice à la fois intellectuel, et pratique.
 
Mais l’espérance se pratique, je crois au pluriel. Ce pluriel pouvant se décliner simplement à deux. Deux espoirs qui se groupent, qui se rassemblent, vont donner des espérances.
Les espérances sont des moteurs de vie d’une puissance infinie.
Il existe de grandes espérances (à l’exemple de celles décrites par Charles Dickens), mais il existe aussi de petites espérances. Il ne faut pas assimiler inconsidérément espérances et ambitions. Un même être peut entretenir dans son cœur, de grandes espérances, sans pour autant se laisser prendre au jeu, fréquent de nos jours des ambitions. Personnellement je n’ai jamais éprouvé des ambitions, mais j’ai toujours essayé de nourrir en moi de grandes espérances, même parfois mon entourage trouvait mes espérances plus folles que grandes.
 
Par rapport à l’idée d’Ensemble, la notion d’espérances revêt un caractère légitime. Alors que les ambitions personnelles peuvent être considérées comme un frein, soit au développement de l’Ensemble, soit tout simplement à sa survie.


                                                                      LIBERTE.
 
L comme lunaire, lumière, et lentement :


Lunaire : il est des êtres dont on dit qu’ils sont solaires et d’autres qu’ils sont lunaires. J’ai une préférence pour ce qui me concerne. J’aurai grand plaisir à ce que mes amis, les gens qui me voient vivre de près ou de loin, ceux qui me portent estime, ceux qui m’aiment, me classent comme un être lunaire. Premièrement, parce que j’aime la nuit et que la lune est la reine de la nuit. Deuxièmement, parce que c’est nôtre jumelle. Sans elle, nôtre bel équilibre serait rompu. Et puis j’aime l’ami Pierrot, cet être grand inconditionnel de la lune. Lui qui s’installe sans aucune crainte de chuter, sur un simple quartier de l’astre des nuits pour écrire et composer de si belles et si simples chansons. Chansonnettes destinées, si elles sont murmurées par la douce voix des mères, à endormir les touts petits enfants qui n’aiment pas beaucoup les nuits. N’en déplaise à l’astre vif et virulent du jour, qui nous est tellement indispensable, j’aime la lumière qu’il nous apporte, mais je crains tellement aussi son rayonnement puissant et brûlant sur ma peau, que cela a depuis longtemps déterminé ma préférence.
 
« Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend……… »
 
La lune est trop secrète, trop discrète, trop pudique, trop muette, pour accepter un rendez-vous comme cela avec le soleil, si fort, si puissant et qui vous éclabousse de lumière, d’un seul regard.
 
Lumière : c’est elle pour qui je passe pratiquement mon temps à faire des recherches. Je vais la chercher dans les coins les plus reculés. Coins reculés de ma vie, coins reculés du plus profond de moi-même. Cette recherche s’intensifie avec le temps. Et plus j’avance en âge, plus je me fais vieux, et plus cette recherche devient difficile et exigeante. Plus cette quête me devient indispensable, plus le temps passe et plus la lumière me fait voir des choses auxquelles je n’attachai aucune importance auparavant. Des petites choses, une simple parole dite même par un inconnu(e), dans la rue, prend un éclairage, plus intense pour moi et c’est un vrai bonheur. Aller à l’essentiel et c’est cette lumière là qui me guide sur la route de la recherche de l’essentiel. Un simple échange avec un ami ou une amie qui sait prendre le temps de m’écouter, et voilà mon chemin tout éclaboussé de clarté. Mais moi, sais-je écouter ? Ceux qui me parlent, ceux qui comme moi, ont besoin de cette petite lumière que l’on voit danser dans les yeux des autres et qui leur vient de leur cœur. J’ai du mal à refréner ma langue dans ma bouche. Et cela n’est pas une nouveauté. Hélas, non ce n’est pas une nouveauté. Ma chère mère me le disait déjà quand j’étais enfant :<> Elle avait mille fois raison, mais elle oubliait, et je sais pourquoi, elle oubliait que j’avais été élevé comme un enfant unique. Neuf ans à vivre comme si je n’avais, ni frère, ni père, ni mère. Et aujourd’hui, encore, il m’arrive que je puisse passer des journées entières sans avoir deux mots à prononcer. Alors, ce silence dans lequel je vis n’a-t-il pas d’incidence, sur le fait que je puisse parler plus que je n’écoute. Peu importe, je dois, bien qu’étant un âne, il ne faut pas que je l’oublie, m’efforcer de me taire quand je suis dans un groupe.
 
Lentement : je suis un être lent. J’aime la lenteur. Non pas que je sois moins capable d’accomplir un travail ou une tâche avec moins de célérité qu’un autre, mais j’aime ce qui est bien fait. Et ce qui doit être bien fait, exige des soins, de la précision, de l’attention. C’est ce que l’on m’a enseigné à la fois, dans ma famille, et à l’école : « Vite et bien, ne font que rarement bon ménage ». J’ai retenu cette simplissime leçon. D’une part, parce qu’elle m’arrangeait bien et aussi parce qu’au plus profond de moi durant toute ma vie, j’ai eu l’occasion de la vérifier. Notamment dans le cadre professionnel, dans lequel j’ai évolué pendant plus de trente cinq ans. Un contrat de garanties de quelque nature que soient ces garanties, durera d’autant plus longtemps que vous aurez respecté la personne à qui vous le proposez. Il faut laisser le temps au temps. Ne pas forcer la main. Il faut que vôtre client éprouve le sentiment que vous lui avez laissé toute la liberté de faire son choix. Donc qui dit liberté : dit temps de la prendre cette liberté. Mais aujourd’hui, plus personne ne prend son temps : en quoi que ce soit !
L’adage : « le temps c’est de l’argent »  a supplanté celui que je citais plus haut : « vite et bien etc. »
C’est logique, nous vivons dans un monde où l’argent est devenu, sauf pour une extrême minorité la valeur unique, la valeur de référence, la valeur triomphante. L’argent domine les êtres humains et les empêche de déceler la petite lumière que nous possédons tous en nous. Pour certains mêmes, l’argent et tout son cortège de serviteurs zélés, parvient à éteindre même leur propre lumière.
Tout cela ne nous empêche, lentement, mais sans détour, à finir de la même manière. La fin est la même pour tous les êtres qui peuplent cette planète. Simplement il existe des ânes plus favorisés que d’autres, parce qu’ils amassent tant d’argent que celui-ci les met à l’abri de la famine, de la maladie, de toutes les catastrophes volontaires ou pas, naturelles ou provoquées.
La mort emporte certains ânes et c’est le plus grand nombre plus vite, que d’autres ânes. Et ces derniers assistent à cette injustice sans ciller. Toutes ces petites lumières qui s’éteignent dans ces millions d’yeux, sous leurs yeux à eux, les laissent pour la plus grande majorité indifférente. Alors, moi je préfère la lenteur qui me permet encore de voir tous ces millions de petites lumières au fond de tous ces yeux. Même si je ne peux faire grand-chose. Dans ma vie : il y aura eu Omar, Latifatou, et la petite dernière : Ansoiria, depuis est venu se rajouter Edwige. Voilà, je suis un âne lent si vous observez de près les ânes, vous pourrez constater que leurs pas, sont des pas lents.
 
 
I comme inhumain, inflammable, et invalide :
 
Inhumain : pour une fois et ce ne sera pas coutume, je vais faire pour trouver un brin d’inspiration dans mon dictionnaire Larousse et m’inspirer de la définition que donne cet instrument de travail. Je vous assure que jamais jusqu’à présent je n’ai fait usage de cet outil là.
1 - qui ne semble pas appartenir à la nature, ou à l’espèce humaine ; atroce, monstrueux. Exemple : cri inhumain.
2 - au-dessus des forces humaines. Exemple : travail inhumain.
3 - sans pitié, barbare, cruel. Exemple : loi inhumaine.
 
Voir avec une immense lucidité comme, un être humain ou dit tel, peut dans certaines circonstances, perdre totalement de son humanité. Voilà ce qui aujourd’hui, peut principalement me préoccuper. De tout temps, depuis que l’homme s’est constitué en société, il n’a eu principalement qu’un seul objectif, un seul souci, dominer les autres membres de sa société ou des sociétés adverses. Y compris les êtres opposés à son sexe. La violence envers les femmes, remonte à l’origine des temps et elle n’a cessé de traverser les siècles et les civilisations. Quand je parle de lucidité, je me dois d’être honnête, c’est aussi de moi que je dois parler. J’ai perdu en une fraction de seconde de mon humanité. C’est depuis toujours, moi l’âne de toute cette histoire, ce qui m’a conduis sur cette voie difficile de la solitude et du rejet.
Je suis donc moi aussi, inhumain. Mais contrairement à ce qu’il est de bon ton de penser de nos jours, je pense que cette inhumanité n’est pas malheureusement, je voudrais bien qu’il en soit autrement, le propre du sexe masculin. Malheureusement et j’en pourrais hélas témoigner, il existe, et j’en ai connu bon nombre bien de nos compagnes qui elles également font preuve ou ont fait preuve d’inhumanité. Je n’ai pas envie de rentrer dans le détail de certaines histoires ou personnelles ou dont j’ai été le témoin, parfois médusé. L’inconstance des femmes, n’est malheureusement, pas qu’une figure de rhétorique dans certaines tragédies, ou certains romans du 18ème siècle. J’en ai été victime et j’ai pardonné, sans avoir été pardonné verbalement, la demande pardon, pourrait aussi faire l’objet d’un chapitre à lui tout seul. Ceci étant dit, le fait d’être en capacité d’accorder son pardon, n’est pas un signe de faiblesse, mais bien au contraire un signe de force. Je dirais pour être symbolique : un signe de lumière. Ce n’est que dans la lumière que deux êtres qui ont du se séparer, peuvent repartir et se reconstruire sur le fil de la vie.
 
Inflammable : lorsqu’on a un fils qui est pompier, ce mot prend tout son sens, toute sa puissance, tout le poids de la peur qu’il peut engendrer pour lui-même, mais aussi toute la peur qu’il génère pour son entourage le plus proche : sa compagne, sa mère, son père et ses enfants lorsque ceux-ci sont en âge de mesurer tout le poids du danger. J’ai perçu, parce que nous en avons parlé ensemble, tout le poids de l’inquiétude de la compagne du pompier. Mais j’ai éprouvé aussi très fort, bien qu’étant très éloigné, l’angoisse du père du pompier.
Mais, il n’y a pas que l’inflammabilité de la matière ou des matières. Il y a et elle existe vraiment l’inflammabilité du cœur.
Je ne suis pas le seul être vivant à en avoir été victime, hélas ou tant mieux. Bien des êtres vivants sont victimes d’une « flambaison » de leur cœur. Au moins une fois dans leur existence. Il y a de la jouissance à sentir son cœur s’enflammer pour le cœur d’une autre personne. Cela m’est arrivé souvent, trop souvent à mon grès. Aujourd’hui, je redoute  ce genre d’expérience. Ce que je recherche c’est une relation ininflammable. De ces relations qui vous laissent le cœur en paix, et vous permette de vivre l’esprit serein, sans tourment. Qui vous permettent d’accomplir vôtre propre chemin, sans crainte que celui-ci ne soit pas le chemin de celle ou celui pour qui vôtre cœur bat quotidiennement. Car même dans une relation sans inflammation des cœurs, le cœur tout de même bat à un rythme inhabituel. La raison, doit toujours être présente dans ce type de relation. Je pense l’avoir déjà exprimé et je l’exprime encore, parce que c’est une de mes découvertes majeures de ces temps derniers. Quand je dis ces temps derniers je veux parler de ces dernières années et au fil de mes expériences plus ou moins douloureuses. Contrairement à ce que pensent certains de mes meilleurs amis, ou certains de mes frères aînés ou cadets, j’ai grandi en mettant de la raison dans mon vin.
Je ne suis donc pas inflammable comme par le passé. Et encore moins sur le plan des idées politiques ou de société.
Aujourd’hui mon cœur libre……Le temps que je termine mon entreprise d’écriture publiable ou non.


Invalide : c’est comme, si par fatalité, je m’étais retrouvé avec certains des gênes malheureux trimballés par ma mère et ses propres parents avant elle. Point de reproche jamais. Jamais, je ne ferais de reproches à quiconque. Ils n’y sont pas plus pour quelque chose que je ne le suis moi-même et que ne l’étaient ceux avant nous. De toute façon, mes problèmes de santé ne viennent nullement d’une hérédité quelconque. Lorsque le crabe a tenté de m’avoir de l’intérieur, j’étais si jeune, que j’ai réagit très positivement et que c’est moi qui ai gagné. Cela n’avait rien à voir avec les problèmes que connaissais et ma mère et ma grand-mère. Dans certains siècles passés, le mot invalide n’existait pas du tout. C’est un terme du vingtième siècle. Un siècle où il faut que les mots soient aseptisés, comme le sont les milieux médicaux. Vous entendez bien on ne doit plus dire : sourd, mais malentendant. Vous voyez bien on ne doit plus dire : aveugle, mais non-voyant. Et celui que l’on appelait dans les siècles passés le fou : on ne doit presque plus l’appeler du tout : ou alors le dénommer : handicapé mental. Dans les structures locales : petits village, il y avait le simplet du village qui était admis par les autres membres de la communauté. Ils étaient la plupart du temps intégrés dans la vie de la communauté, faisant parfois l’objet des seules railleries des enfants.
Aujourd’hui, qu’en est-il de ces personnes, dont l’esprit parfois, mais pas tout le temps les amène à « dérailler », à adopter des comportements inhabituels, en dehors des normes de la société. Que fait-on de ces êtres souvent extrêmement brillants, au QI bien au dessus de celui des autres êtres humains, mais qui s’égarent la plupart du temps sur des chemins que nous ne connaissons pas. Ces personnes peuvent aussi être l’objet de sentiments de persécutions, ils leur arrivent souvent de s’imaginer que personne ne les aime. Que des complots de voisinage les mettent en danger. Dans ces situations là, c’est tout de même le moindre mal parce que cela signifie, qu’ils arrivent à se gérer. Qu’ils sont en partie intégrés au reste de la population. Mais que dire de tous ceux qui sont enfermés d’office et qui jamais ne peuvent avoir un quelconque sentiment de liberté, d’autonomie ? Il y aurait tant à dire sur ce sujet, notamment pour ce qui concerne les vieillards que l’on nomme aujourd’hui pudiquement : en fin de vie, et qui en fait n’ont plus de vie et ne sont là que pour épargner les sentiments de culpabilité à leurs enfants et à l’ensemble de leurs soignants. A quoi cela sert-il d’être transporté du lit au fauteuil, sans plus aucune capacité d’interagir avec la société qui vous entoure.
J’en ai tant vu de ces personnes qui se bavent dessus et sont même incapable de contrôler leurs propres déjections. Ces personnes retombées en enfance, qu’il faut faire manger, quand l’on n’est pas obligé de les nourrir pas sonde.  A qui il faut faire porter des couches. Qu’est-ce que ces vies-là. Je ne sais pas si je voudrais finir mes jours de cette manière. La vie me préserve t’elle d’une telle fin.
 
 
B comme béotien, battements et berger :
 
Béotien : j’aurai du mettre le mot battement avant celui de béotien. Mais bon cela s’est trouvé ainsi. Je ferais le lien après. Les béotiens sont légions en ce monde et c’est peut-être, mais c’est seulement une opinion et je vous la livre tel quel : par ce manque évident d’amateur de toutes matières artistiques que le monde, la planète entière va si mal aujourd’hui. Mais encore faut-il s’entendre sur ce qui est art ou ne l’est pas. Pour ma part je considère que tout acte qui amène l’être humain à sortir du cadre tellement aliénant du travail, pour une si grande majorité, est une pratique artistique, il y a certaines passions dans ces pratiques la.
 
Mais le travail, ah ! Ce travail la, (celui que l’on est amené à pratiquer par contrainte sociale, pour gagner « sa croûte », celui que dans le nord de la France on appelle « Le chagrin, aller au chagrin, pouvait-on trouver une expression plus imagée que celle-là »).
 
Ce travail là dont un de mes héros réel, Jean Jaurès disait :
 
« Le travail devrait être une fonction et une joie ; il n’est bien souvent qu’une servitude et une souffrance. Il devrait être le combat de tous les hommes unis contre les choses, contre les fatalités de la nature et les misères de la vie ; il est le combat des hommes entre eux se disputant les jouissances par la ruse, l’âpreté au gain, l’oppression des faibles et toutes les violences de la concurrence illimitée……Oui, en haut comme en bas, l’ordre social actuel ne fait que des esclaves, car ceux-là ne sont pas des hommes libres qui n’ont ni le temps, ni la force de vivre par les parties les plus nobles de leur esprit et de leur âme ».
 
Ce texte Jean Jaurès l’a écrit le 11octobre 1890, dans le journal la Dépêche de Toulouse.
 
Ne trouverez-vous pas comme moi que rien n’a changé et que ces paroles sont encore aujourd’hui totalement d’actualité ?
Alors s’il y a selon moi tant de béotien, en sont-ils vraiment responsables ? Lorsque je voyais mon cher père, mais il était à la retraite et c’est là toute la différence, penché des heures entières sur la terre de son jardin, pour planter ses pieds de tomates en utilisant un mètre et un cordeau, pour qu’ils soient tous alignés à la même distance l’un de l’autre, ou bien quand je le voyais mettre autant de soin à l’enregistrement et à l’étiquetage de ses cassettes audiovisuelles, je ne crains pas là de dire que c’était un comportement artistique. Mais il y a tant de gens qui pratiquent une quelconque activité en y mettent tant de soins et qui pourtant refusent l’idée même que l’on puisse les qualifier d’artistes. J’en connais même qui peignent des tableaux et se refusent à accepter l’appellation d’artiste. Tous ceux là ne sont donc pas des béotiens. Les béotiens sont ceux qui ne font rien de leurs doigts ou plutôt de leur esprit puisque tout viens de là, nous l’avons vu plus haut dans mon propos, soit parce qu’ils n’en ont plus la force, ni le courage après leur journée de travail, soit parce qu’ils ne s’en croient pas du tout capables. Ils peuvent aussi répondre à des critères de société, qui nous dicte, que par exemple connaître et apprécier la musique d’opéras est réservé à une élite ou à une classe sociale aisée. Il faut combattre toutes ces frontières que certains humains dressent entre eux et d’autres êtres humains afin de maintenir la distance. Et qui ose dire aujourd’hui qu’il n’y a plus de lutte de classes. Mais il y aurait tant à dire sur ce sujet, qu’il y faudrait un ouvrage complet. Sachez pour l’instant qu’un âne considère que la lutte des classes n’a pas disparu, comme cela par enchantement du simple fait de faire disparaître l’expression, par un tour de magie dialectique opportune.  Merci à la gauche « socialtriste » pour ce formidable tour de passe-passe.
Après tout peu importe que j’affiche dans ce propos des idées politiques, un philosophe, même s’il ne s’agit que d’un âne philosophe doit à certains moments se mêler de politique. C’est un devoir et c’est tout. N’oubliez pas que nous déclinons là le mot Liberté.
 
Battements : la fête est finie, et c’est là que tout recommence : le lent et difficile retour à la réalité, la fuite inexorable des sons, des rires, et des chants. L’arrêt des claquements de mains et battements de pieds…….Extrait d’un de mes poèmes : Après la fête : l’enfant et moi.
Le battement, ce symbole universel de la vie. Battement du cœur, celui plus imperceptible de son propre sang au cœur de ses veines. Battement, signe de vie, d’intelligence. Même dans le plus grand des silences, il n’y a pas absence totale de vie. Puisqu’en prêtant sa propre oreille attentivement, on peut percevoir les battements de son propre cœur. Cela ne vous a jamais t’il rassuré de leur prêter une oreille très attentive, moi oui.
La fête a lieu souvent au cœur d’une ville, rarement à l’extérieur. Je veux ici évoquer les fêtes de petites villes, ou de petits villages. Avez-vous connu cela ? Si oui, avez constaté, que plus l’on s’approche du cœur même de la fête, de son centre, et plus les battements perçus de loin, peuvent être harmonieux, agréables à l’oreille, allant même jusqu’à provoquer une certaine excitation de nos sens ? C’est ce qui pousse les enfants à tirer sur les bras et les mains de leurs parents, tant le son de la fête, musique de bal, musique de manèges, est encore loin. Et puis lorsqu’on se retrouve au cœur de la fête en son plein centre, plus la musique autant soit-elle aussi harmonieuse que possible, devient comme un bruit épouvantable, un véritable repoussoir, pour les mêmes sens que tout à l’heure, même s’il ne s’agit que de quelques minutes auparavant.
La musique doit s’écouter dans le calme. Hors des battements, violents et bruyants. Voilà la musique jouée trop forte, devient des battements et du bruit.
Mais il en est là dans ce cas de figure différemment suivant les âges de ceux qui sont amenés dans les fêtes, ou dans les concerts de musiques acoustiques (pop, reggae, disco, rap etc.) Aujourd’hui et pourtant je ne suis pas si âgé que cela (enfin moi je ne me trouve pas vieux) ou bien encore dans les boîtes de nuit. Ce sont des endroits que je ne peux plus fréquenter.
Faire la fête pour moi ne sera plus jamais, consommer des boissons alcoolisées, avec des milliers de mégawats, qui me minent les tympans. En cela, je suis prêt à me faire traiter de béotiens par tous ceux qui d’un autre âge que le mien, raffolent de ce genre d’endroits et y passent quelques fois des week-ends entiers.
C’est là que je mesure combien je peux avoir changé. Et combien moi et le silence ou presque silence pouvons nous être apprivoisés, l’un l’autre. De même, je n’aimerai pas la chasse, uniquement pour le bruit qu’elle peut engendrer. Par contre les claquements de feux d’artifices ne me gênent pas, aujourd’hui contrairement au temps ou étant enfant, mes parents croyaient me faire plaisir et où tous ces bruits de tonnerres m’effrayaient au plus haut point.
 
Berger : je ne sais si c’est le fait de vivre ici maintenant dans cette île dont je veux faire ma dernière patrie, mais je suis en train de découvrir ou de redécouvrir le berger. Sûrement parce qu’ici il existe encore de vrais bergers. Alors que sur le continent la plupart du temps, il existe des animaux, mais qui ne sont plus à garder. Ces animaux là n’ont plus de berger, parce qu’ils n’ont plus d’espaces où vagabonder. Je ne crois plus à l’agriculture continentale. Pour moi il s’agit d’une industrie agricole. Mais sûrement pas d’une agriculture en tant qu’activité propre, ayant ses règles, ses fondements, sa propre logique, son respect de la nature et son respect à la fois des bêtes, et des humains. Lorsqu’en Chalosse, je passais sur mon vélo, longeant les élevages industriels de dindes, pintades et autres canards, je me disais que tout cela n’était plus de l’agriculture. Le berger Corse ou celui le vrai du plateau du Larzac, sait encore ce que c’est qu’une vache ou qu’une brebis, un agneau, ou un bouc. Il connaît ses bêtes. Je veux ignorer tout qui peut se dire aussi ici sur les bergers. Il se dit tant de choses. J’ai décidé, si l’occasion m’en était donné de parfaire mon point de vue en dehors des rumeurs, des bruits et autres racontars. Il s’agit pour moi de procéder de la même manière que vis à vis des Américains qui ne sont selon les meilleures études, que de grands enfants, avides de pouvoirs, aimant les armes, hypocrites sexuellement, et totalement incultes sur ce qui se passe ailleurs que chez eux. On peut dresser ainsi des portraits de tous les habitants de la terre qui leur collent des étiquettes indécollables. Les Allemands énormes mangeurs de choucroutes, et insatiables buveurs de bières. Je déteste tous ces lieux communs totalement réducteurs et méprisants. Ils nous évitent de penser, d’essayer d’aller voir par nous-mêmes, ou si nous n’en avons pas les moyens, au moins d’essayer de comprendre, en écoutant ou en lisant les points de vus de ceux qui ont vus, entendus, et connus réellement.
Les bergers m’intéressent, parce qu’ils me semblent, être porteurs de savoir ancestraux et oraux, ils me semblent être aussi les remparts contre les grosses machines qui broient l’être humain.
 
E comme enfant, écrire et épouser :
 
Enfant : un, deux, trois, quatre, quelque soit le nombre, l’enfant est différent selon le regard de celui ou celle qui lui tient la main. Ainsi le regard du père n’est pas le même que celui de la mère. Et subtilité supplémentaire l’enfant selon qu’il est fille ou garçon n’entretiens pas les même relations avec son père qu’avec sa mère.
Deux, trois, quatre peu importe le nombre d’enfant dans une fratrie. Aujourd’hui de la même manière, mais peut-être encore plus de violence, et d’agressivité de leur part, les enfants sont devenus des cibles plus que privilégiés des marchands. Tous les marchands. Il y faut une très grande force morale et mentale, un très grand équilibre aux parents pour résister et tenir sa place dans ce combat totalement inégal.
Cet état de dépendance est encore plus grand que celui dans lequel nous avons vécu, nous mêmes.
Dire péremptoirement que nous n’étions pas soumis à des tentations mercantiles, lorsque nous étions enfants, serait un effroyable mensonge. Je refuse cette idée.
Dire péremptoirement que nos parents n’ont jamais cédé ou laissé céder nos grands-parents sous les assauts répétés de nos demandes capricieuses serait un effroyable mensonge. Je refuse cette idée.
La recherche de la vérité dans notre passé, ne supporte pas le mensonge et surtout pas le mensonge que nous sommes obligés de nous faire à nous mêmes pour ne pas désespérer complétement du temps que nous vivons au présent. Surtout pour ne pas afficher trop de dédain, et de morgue face aux comportements des parents – nos propres enfants – face aux exigences qui nous paraissent exorbitantes de nos petits-enfants, ces chers amours.
 
Ainsi va le temps qui passe et nos vies qui s’envolent avec lui.
 
Il est bien difficile de ne pas être dans la comparaison, et donc de ne pas tomber dans le jugement, avec ce style de réflexion : «De mon temps », ou bien encore plus lapidaire : « C’était mieux avant ».
Curieusement nous sommes soumis de la part de nos enfants – enfin ce fut le cas pour moi jusqu’à peu près ses quarante ans – aux jugements qui anéantissent à chaque fois un plus, l’ouvrage bien imparfait que nous avions essayé d’accomplir, vis à vis d’eux.
Là, en ces circonstances, ce sont eux qui nous « balançaient «  allègrement sans sourciller : « De votre temps !!! ». Ces affirmations étaient tellement chargées de reproches sous-entendus, qu’elles me laissaient totalement sans voix.
 
Ainsi va le temps qui passe et nos vies qui s’envolent avec lui.
 
Et vous avez-vous éprouvé ces mêmes sensations, ressentez-vous ce même doute quand à la qualité, la valeur de ce que vous avez essayé de transmettre à vos enfants ? Ou bien ne vous posez-vous absolument aucune question à ce sujet ?
 
Ecrire : il y a longtemps maintenant que je livre mes pensées à la page blanche, depuis 1989. Vingt six ans. C’est long et c’est court vingt six ans. Je n’ai confié mon écriture à la lecture publique à travers un recueil de poèmes qu’une seule fois. Cela m’a coûté cher financièrement. De plus le résultat, aujourd’hui avec le recul à la lecture comparative de ce qu’ont pu faire deux ou trois de mes amis me paraît tellement médiocre. Pas seulement dans la forme. Si ce n’était qu’elle !! Mais surtout sur le fond. Ces poèmes reflètent une période passée, pas si lointaine – bien trop fusionnelle pour qu’elle perdure dans la durée, mais la description que j’en ai fait à travers quelques vers est inintéressante, pour d’éventuels lecteurs.
Je le reconnais, je le dis en toute franchise et avec beaucoup de sérénité, pardonnez-moi la vulgarité du propos : « C’est nul à chier ».
Aujourd’hui, j’écris avec la sérénité qui me faisait défaut et sans aucune envie d’être publié. Cela ne m’intéresse absolument pas. Je n’en éprouve pas le besoin, ni le désir insatiable que je pouvais ressentir il y a quelques années.
Et surtout pour être franc, je n’ai pas envie de me coltiner la nécessité de devenir mon propre représentant de commerce de mes écrits.
J’écris parce que c’est un exercice qui me plaît. Je n’aurai même pas la prétention de penser, de dire j’écris pour laisser une trace de mon passage. Je ne crois pas à la trace d’un passage.
J’écris comme l’a chanté Anne Sylvestre : « Ecrire pour ne pas mourir ». Non pas pour se projeter dans un avenir où ne serions plus vivant, mais pour ne pas mourir aujourd’hui.
Ecrire pour résister à la tentation d’en finir avec l’existence difficile devant un monde qui s’agite trop et s’accélère toujours plus à chaque seconde qui passe.
C’est tout pour ce qui me concerne.
De plus il y a tellement de gens aujourd’hui qui n’aiment plus lire. Moi-même parfois, je n’en éprouve plus l’envie dévorante que j’ai pu connaître. Lire pour tant d’être humains est tellement difficile. Pour tant d’autres êtres humains c’est tellement inaccessible.
Moins il y a de gens qui lisent et plus il y a me semble-t-il de gens qui écrivent et publient.
Il s’agit là un des innombrables paradoxes des temps que nous vivons.
Je suis passé par cette envie furieuse d’être lu, aujourd’hui cette envie est passée.
Parfois je me demande si cet exercice d’écriture n’est pas l’excuse que je me donne pour écouter de la musique. La musique m’accompagne toujours dans ces moments là.
Aujourd’hui est arrivé à son apogée le règne absolu, dictatorial, effrayant de l’image.
Toute l’image. N’importe quelle image, depuis celle enrichissante sublimée de la vie lointaine, sur terre ou en dessous des mers, mais aussi dans les cieux. Jusqu’à celle inutile, inintéressante, de la vie intime de gens dits connus, et maintenant accessible aussi au commun des mortels.
Les images qui créent l’illusion de la reconnaissance de chacun par tous et vice versa.
Je n’aime pas cela. Mais je ne peux rien y faire. Et je me laisse aussi facilement piéger. Sauf quand j’écris. 
Qui sait si un jour l’écriture ne disparaîtra pas, si l’image aussi ne disparaîtra pas. Peut-être alors reviendrons-nous au règne de la parole ?
Le retour de la transmission orale pour un retour de l’homme au centre du cercle. L’homme parlant à ses congénères au centre du cercle – unique préoccupation morale collective. L’homme soucieux de l’homme et de son environnement naturel. Là tu rêves mon gars.
 
Et vous, que préférez-vous la lecture, l’écriture, les images, la parole échangée et partagée ? Vastes questions !!!
 
Epouser : depuis que j’ai commencé la rédaction de ces textes, bien des choses ont changé dans ma vie. Bien des choses ont changé dans la vie des gens que j’aime.
Mes petits-enfants ont grandis. Les parents aussi. Il y a eu des ruptures chez eux et chez d’autres.
Il y a eu des mariages entre des femmes et des hommes. Et aussi entre des hommes et des hommes et des femmes et des femmes. Cela ne me choque pas.
Il y a eu des unions aussi entre des humains de croyances religieuses différentes.
Il y a eu aussi des mariages entre des croyants et des athées. Cela ne me choque pas.
Le plus important c’est que rien ne me soit imposé par une morale collective ou un régime politique. Des hommes très proches se sont unis et je trouve cela heureux. Parce que s’ils l’ont fait, c’était qu’ils en avaient envie et qu’ils y avaient réfléchi avant de le faire. Et qu’en plus la loi de mon pays les y autorisaient. A ce mariage pour tous. Quelle affaire, quel déchaînement de la part de certains. Quelle violence verbale et physique exprimées. Quelle incohérence de la part de ces gens là. Incohérence par rapport à leurs convictions et aussi par rapport aux enseignements qu’ils sont censés avoir reçu, et censés transmettre.
Dans ma grande naïveté je pensais que dans le principe des Epousailles – j’aime bien ce vieux mot Epousailles – il ne pouvait être exclu le plus beau mot de l’HUMANITE toute entière. Car l’AMOUR est le plus beau mot de l’expression orale universelle, n’est-ce pas ?
L’Amour entre ceux qui s’épousent et l’Amour que ressentent tous les témoins de cet acte qu’ils soient proches ou lointains, présents ou absents. J’ose même dire vivants ou morts. Oui, vivants ou morts, car l’Amour Humain transcende tout. Et oui, parce que je crois plus que jamais à la puissance, à la force de l’esprit. Plus le chemin que j’ai emprunté depuis longtemps maintenant me rapproche du dernier quai, plus je crois dans la puissance, et dans la force de l’Amour et de l’esprit de l’Amour.
Même si ce n’est pas voyage aisé, ce n’est pas du pur tourisme ou un tour opérateur s’occupe de tout les Epousailles sont quelque chose de merveilleux à mes yeux.
Depuis que j’ai commencé la rédaction de ces pensées et autres menus récits, j’ai épousé celle que je l’espère, ardemment, du plus profond de mon cœur et de mes tripes va partager mes jours et mes nuits jusqu’au bout de l’une ou l’autre de nos vies. Ce n’est pas chose aisé de vivre avec moi. Je l’écris et j’en suis tellement malheureux que je souvent je me dis, non pas ça, pas une troisième rupture, pas un troisième divorce.
C’est une femme, tellement FEMME, à travers son courage, à travers l’exemplarité de sa vie. Je le lui ai écrit il y a trois jours, elle est un magnifique exemple pour moi.
Jamais je ne lui arriverai à la cheville. Elle ce ne sont pas les mots. Elle ce sont les actes. Et c’est bien cela le plus important, non les actes.
Nos actes c’est cela qui laisse la trace pour ceux qui nous suivent. Les mots cela s’envole. Surtout ici à l’angle que forme les côtes entre la pointe du Cap et le début de la côte s’élargissant pour permettre plus de vie. Ici le vent emporte les mots et on ne les revoit plus jamais. Seuls les actes restent gravés dans les mémoires.
Elle ma douce et tendre épousée en a posé des quantités phénoménales d’actes et que des actes puissants – les seuls qui vaillent au monde – les actes d’Amour.
 
Et vous, avez-vous une telle épousée à vos côtés ? Et que lui apportez-vous en premiers : les actes ou les mots ?


                                                                          ESPOIR.
 
            
Voilà, j’arrive au terme de ce voyage déclinatoire de ce que je considère un peu, mais sans y mettre la moindre once d’orgueil ou de vanité, comme mon pseudo-testament philosophique. Je ne sais ce qu’il va devenir une fois que j’aurai posé le dernier point à la fin de la dernière phrase. Je ne sais si cela va intéresser quelqu’un après sa lecture. Peut-être même que personne ne le lira.
J’aime beaucoup l’idée que ce soit le mot Espoir et sa compagne Espérance qui conclue ces réflexions pseudos philosophiques. Allez allons-y !!
 
E comme essaye, essaimer, et Espérance (2) :


Essaye : toute ma vie, j’ai essayé et comme à tout être humain à travers le monde, il m’est arrivé de réussir dans mon entreprise et bien plus souvent il m’est arrivé d’échouer.
Enfin c’est une perception personnelle que j’ai de l’échec. Sans doute parce qu’il y en a eu beaucoup. Trop en tout cas selon mon désir profond de réussir. Réussir ce que j’ai entrepris. Je pense pouvoir aujourd’hui, que toujours j’ai été sincère. Et c’est en cela que réside ma valeur. En tout cas cette valeur je l’éprouve en toute modestie à mes propres yeux. Ceux qui me connaissent assez bien, pourront en témoigner et dire combien j’en ai douté et combien le doute a été mon moteur au détriment parfois d’un sentiment de réussite.
En tout cas, à chaque fois que j’ai éprouvé un infime sentiment de réussite, la fraction de seconde qui s’en est suivi je me suis cassé la gueule d’un trop plein d’assurance, d’une trop grande assurance de ce que je pouvais valoir.
La modestie est la vertu ou la qualité la plus difficile à acquérir et surtout à conserver. Les « brosseurs » à reluire, de nos jours ne manquent pas plus qu’au temps de Jean De La Fontaine. Peut-être même y en a t’il encore plus qu’avant. Partout, dans tous les systèmes communs aux humains, il existe des êtres habiles et exercés à cette pratique de faire chanter « les sirènes » aux oreilles de ceux qui besognent courageusement au service des autres. Ceux qui ne conçoivent pas leur existence sans don de soi à ma communauté humaine. Que ce soit dans un cercle restreint ou dans un cercle élargit.
Ces flatteurs sont légions aujourd’hui et ils pourrissent la vision que les autres peuvent avoir de ce qui les entoure.
Méfions-nous des flatteurs et de leurs manières, méfions nous des : « Il n’y a que toi qui peut faire ceci ou dire cela ». En cas d’échec eux ne seront plus là, pour rendre des comptes au reste du groupe.
 
Essaimer : si vous saviez combien j’aime ce verbe. Non pas dans le sens où pourraient l’imaginer certains de mes amis (es). Non plus naturellement parce qu’il évoque pour moi l’image de cet insecte si précieux à l’homme depuis toujours. Mais que malheureusement celui-ci n’a pris réellement conscience de cette préciosité qu’au moment où il s’est rendu compte que tous les produits chimiques utilisés dans toutes les cultures du nord de la planète étaient la mort programmée des abeilles. Mais je crains bien qu’il ne soit trop tard pour sa survie. J’aime les abeilles sans pour autant ne pas craindre l’insecte. Vous ne me ferez jamais approcher d’une ruche, ou d’un essaim de cet insecte précieux. Non j’aime les abeilles, pour le modèle de leur organisation en société.
J’aime la forme des cadres – tellement géométriquement proche de la perfection. Cette perfection que nous les HUMAINS avons tellement de mal à trouver et surtout à conserver dans le temps.
Les abeilles n’essaiment jamais sans y avoir été contraintes par une violence faite à leur habitat. Des hommes sont allés jusqu’à voler les ruches d’autres hommes, et à les installer à des centaines de kilomètres de leurs lieux habituels de vies habituels.
Il y a des hommes et des femmes qui utilisent ce magnifique verbe ESSAIMER dans leurs tout petit monde microscopique – dont ils pensent que c’est le centre du monde, en en déformant le sens profond. Sans respecter d’une quelconque manière ce sens. Ils appellent la fuite de quelques membres de leurs sociétés essaimage, mais cela n’a aucun sens. Les abeilles ne fuient pas leurs ruches. Là, ces humains (tout petits, humains sans majuscule) quittent leur premier groupe, pour des raisons qui ne les grandissent pas. Simplement parce qu’ils se rendent compte qu’ils n’auront jamais accès aux postes auxquels ils ambitionnent de parvenir. 
Soit que les autres membres du groupe leur font injustement ou justement barrage, soit parce qu’ils manifestent trop d’impatience, et ne supportent plus de ne pas être aux postes de responsabilités du groupe.
Les abeilles au sein de leur ruche font preuve d’une bien plus grande sagesse que ces humains (tout petits, humains sans majuscule).
 
Personnellement je fuis comme la pire des maladies ce genre de comportements. Et vous pouvez-vous accepter cette tyrannie des egos, que certains hommes et femmes manifestent ?
 
Espérance (2) : finalement le choix des mots que je décline sous vos yeux, n’est pas si hasardeux que cela. Décliner pour la seconde fois Espérance, après vous avoir expliqué la pensée que suscite le magnifique mot essaimage, il n’y a là aucun hasard. De plus en plus d’Êtres Humains poussés par la misère et le besoin primaire, non pas de vivre, mais de survivre sont contraints de quitter leurs continents, leurs pays, leurs régions natales. Ils ont faim, ils ont soif. Ils fuient la mort que la vie leur réserve. Ils fuient le fracas des armes, le sang des massacres. Il n’y a dans cette fuite au péril de leurs vies, aucune manifestation d’un ego démesuré. Et certains de ceux la, dont je vous parlais plus haut, alors qu’il se sont engagés en prêtant solennellement le serment de répandre largement autour d’eux la FRATERNITE Humaine, acceptent, malgré la force de leur jeunesse de ne rien faire et de dire, qu’il n’y a rien à faire. Qu’ils n’y peuvent rien, et que personne n’y peut rien. Ils assistent quasiment en direct à la mort de centaines de ces immigrants.
Mais il n’y a rien à faire.
Où est passée l’Espérance ? – Ah !!! – Oui j’allais oublier un détail, comme cela en passant, les HUMAINS de couleurs, ce sont des immigrés (quand ils parviennent à rejoindre un des pays de leurs rêves). On les parque comme des animaux, ou comme des détenus dans des camps.
Mais il n’y a rien à y faire !!!
On ne peut pas décemment porter toute la misère du monde. Même si cette misère c’est nous la minorité d’HUMAIN du nord de notre planète repus, gavés repliés sur de petits ou gros magots, qui la leur apportons, par exemple en pillant leurs ressources naturelles. 
Les HUMAINS de type « caucasiens » qui quittent leurs pays du nord de la planète pour aller chercher à faire grossir leurs magots gros ou petits se sont des expatriés.
Cette gestion du vocabulaire différente pour les uns et pour les autres induit une sorte de légitimité à l’une ou l’autre de leurs démarches respectives.
Où est passée l’Espérance ?
Ma petite, minuscule ESPERANCE, peu importe ce qui en résultera c’est que ces HUMAINS les bannis, les déshérités, les damnés de la planète envahissent en masse (ils le peuvent simplement par la simple loi du nombre) nos plaines grasses et fertiles et s’installent mettant leurs courage, la force de leurs bras, et leur intelligence en œuvre.
Alors, ainsi renaîtra l’Espérance et la Lumière à nouveau éclairera les fronts des plus simples et des plus courageux d’entre eux et d’entre nous.
 
Y a t’il folie à penser et écrire ainsi ? Faut-il en arriver là, pour que l’HUMANITE grandisse et fasse un bond en avant ?
 
S comme silence, soupir, service.
 
Silence : vous dire que j’ai apprivoisé le silence serait totalement présomptueux de ma part. Je vais dire que je m’en accommode. S’il y a des moments, des instants de mon quotidien, où j’accepte le silence, ou plutôt ce que l’on croit être tous plus ou moins le silence, c’est pour très vite au moment où je m’aperçois qu’il est là, tout près, palpable je m’empresse de le remplacer, le plus souvent par de la musique. Quel style de musique. Cela dépend de la pièce où je me trouve et de ce qui m’occupe à ce moment là. Si je suis en train d’écrire, je ne peux le faire en écoutant des chanteurs ou chanteuses. La concentration, même minimale s’impose à moi. Si je suis occupé à des tâches ménagères hors de la chambre où se trouve mon ordinateur, je peux alors écouter n’importe quoi. Parfois je mets la radio. Je ne suis pas ce qui se dit, mais cela m’évite de trop gamberger. Si le silence m’entoure, mes pensées se mettent à tournoyer dans ma tête et souvent je ne me sens pas bien.
C’est la même chose la nuit. Si je ne dors pas, je ne peux me passer de bruits de fond.
Si je dors alors le moindre bruit me réveille et me dérange.
Faire silence sur la bêtise des sots et même de plus en plus sur celle de celles et ceux qui pensent échapper à la sottise.
Et si je dis sottise, c’est par soucis de délicatesse oratoire. Par soucis de vous épargner la vulgarité. Je n’aime pas la vulgarité.
De plus en plus en ces temps de trouble du monde, il en est qui usent de la sottise et de la vulgarité dans leurs langages, dans leurs apparences. Simplement par provocation.
Tout est pensé, parlé, agit au premier degré, et cela provoque très souvent l’hilarité générale.
Je m’efforce de fuir ces gens la. Parfois c’est bien compliqué. Ce n’est pas une quelconque préciosité de ma part. Ni encore moins cet espèce de snobisme en usage dans certains milieu où l’hypocrisie éducative enseigne de ne pas mal parler, ou interdit tout ce qui à trait aux histoires de sexe. Mais qui par derrière dans les sombres alcôves des esprits, l’usage des mauvais travers de tous les humains se déchaîne à qui mieux mieux. 
Ainsi il en va de tous les siècles, mais plus particulièrement du 19 IXX siècle où la pudibonderie sous la pression de l’église catholique a affirmé sa domination sur les esprits.
Personnellement j’ai l’esprit plutôt libertaire et anarchisant. Je considère que l’esprit de la « gaudriole » est presqu’une science ou plutôt un art. Autant dans l’oralité, que dans l’écriture. N’est pas talentueux à ce jeu qui veut.
Alors souvent lorsque je suis en présence de mes semblables, proches ou pas je préfère et de très loin l’exercice pourtant si difficile pour moi du SILENCE allié à l’observation attentive.
Ma chère maman me disait très souvent, lorsque j’ai rejoint de manière plénière la cellule familiale :
« Rémy tais-toi donc, on n’entend que toi !!! »
Dieu que cet exercice était difficile en ce temps là. Il en est presque de même encore aujourd’hui, malgré le temps qui a passé sur moi : bavard et impatient, hélas !!! Mais je continue à travailler à la correction de ces deux défauts.
 

Le Silence n’est-il pas d’Or !!! – Que diriez vous de vous même sur ce sujet ??
 
Soupir : il est des mots dans la langue française qui en eux-mêmes frisent l’insignifiance, et même la banalité. De ces mots qui se font discrètement oublier. Des mots qui sortent de nos usages. Des mots qui désertent nos esprits et nos bouches alors que d’autres impudemment s’y imposent.
Par exemple le mot que j’ai utilisé là, juste au-dessus : sottises. L’avez-vous entendu il y a peu. Je suis presque sûr que non. Mais j’ai une explication à cela, comment voulez-vous que l’on parle de sottises pour décrire toute la violence qui nous entoure, nous cerne, nous éplore. Si un se fait trucider par un autre, comment voulez-vous que l’on parle de sottise. Quand on traîne une femme au tribunal, parce qu’elle a dérobé un pack de lait pour ses enfants et que ce tribunal la condamne à une peine de prison ferme, comment voulez-vous parler de sottises.
Eh !!! Bien soupir, me direz-vous ?? Je vous répondrai, c’est la même chose que pour sottise.
D’un qui se fait trucider, par un autre qui trucide comment croyez-vous que l’on va parler de lui ? Ne va-t-on pas dire plutôt il s’est fait butter ou il s’est fait canarder, ou encore plus banal, il s’est fait descendre. Quel manque d’imagination ce verbe descendre.
Ah !! Pousser son dernier soupir ou rendre son dernier soupir. Il y a longtemps que certaines maladies encombrent les rayons de la mort de mes semblables. Le cancer ce vulgaire petit crabe invisible et qui n’épargne même pas les enfants, ce n’est pas une nouveauté au magasin des maladies tueuses. Dans les siècles passés, d’un malade du cancer qui s’en allait on disait il a rendu son dernier soupir. Il pouvait pousser ce soupir qu’il avait reçu de sa mère à sa naissance après avoir reçu une claque sur son petit « cul ». Aujourd’hui, il n peut même plus rendre ce souffle de la vie, il en est empêché par une forêt de sondes, de tuyaux en tout genre, et ni les soignants, ni ses proches qui l’entourent ne peuvent plus entendre ce dernier soupir, étouffé qu’il est par les bruits en tous genre. A l’instant un homme que je respecte immensément vient de rendre son dernier soupir, et les larmes me gagnent. Fasse ma vie, que je ne sois pas étanche aux larmes quand survient la mort d’un HUMAIN (belle personne).
Comme je voudrais que ce mot soupir ne serve un jour proche qu’à traduire ce si bref instant dans une composition musicale.
Comme je voudrais que le verbe soupirer – dérivé de ce si joli mot soupir ne s’emploie que dans la traduction d’un état de bien être du corps, de l’esprit, et de l’âme.
Comme je voudrais que soupirer ne s’emploie désormais que pour décrire l’état d’un homme qui fait sa cour à une femme. Ou d’un homme à un homme, ou d’une femme à une femme.
 
J’ai trop souvent soupiré devant elles sans succès.
Je soupire trop souvent hélas, quand me prennent souvent malgré moi, par traîtrise les soucis du quotidien que j’ai tant de mal à gérer.


Service : il me disait bien souvent, on ne peut aimer Dieu et son père. Je pense qu’il avait retenu cette phrase de l’enseignement chrétien qu’il avait reçu dans sa tendre enfance. Je dirais moi, de l’expérience que m’a accordée la vie, « on ne peut servir Dieu et aimer son père ». Je pense aussi qu’il vaut mieux être bon serviteur que mauvais maître. De nos jours être maître dans l’esprit de tant de ceux qui le sont – quelque soient les circonstances qui les amènent à l’être ne supposent que des droits.
Ils sont bien loin les maîtres de jadis qui ne pouvaient concevoir leurs fonctions sans la responsabilité que suppose d’abord cette maîtrise.
Il y avait aussi ce que l’on nommait les grands SERVITEURS DE L’ETAT. Aujourd’hui, où sont-ils nos serviteurs de l’état ? Le seul service qu’il envisagent, c’est celui de leurs intérêts personnels ou celui de leurs amis ((es).
Mon père à un moment de sa vie professionnelle à eu l’énorme responsabilité d’être le maître d’œuvre de la création du Lycée professionnel de La Borde Basse à Castres. Dans cette partie là de sa vie, il a encore plus travaillé qu’à l’ordinaire. Il ne comptait pas son temps, son implication était totale. Je me souviens l’avoir entendu nous raconter qu’il avait fait l’objet de tentative discrète de corruption, par des prestataires de marchés publics et autres fournisseurs de matériaux. Cela l’avait profondément choqué et il avait affiché une grande fermeté, à l’égard de ces gens. Jamais il n’a cédé. Il appelait ces gens des « margoulins ».
Son poste n’était pas un poste de haut rang, il n’en était même pas titulaire. Pourtant il avait agit comme s’il avait été un très haut fonctionnaire.
La seule récompense qu’il avait accepté c’était l’attribution des « Palmes Académiques », que le chef d’établissement (je crois qu’il s’agissait du Proviseur en titre) avait demandé pour lui. Il l’avait fait avec une certaine réticence. Il y avait en la personne de mon père un vrai serviteur qui ont été l’honneur de l’administration française. Aujourd’hui, on n’entend parler que des exemples de corruption, pots de vins, et autres détournements de fonds, ou manœuvres financières frauduleuses. J’espère très sincèrement qu’il reste encore des personnes intègres pour servir notre pays.
Franchement je suis fier mais sans ostentation d’avoir eu un tel « chêne » pour me protéger, m’accompagner longtemps au long de ma vie et m’instruire des choses de la vie. Je ne peux ici, m’empêcher de citer la réplique que Mr de Beaumarchais a placée dans la bouche insolente – tellement insolente pour son époque – de Figaro, dans le « Mariage de Figaro », je cite :
 
« Monseigneur, aux vertus que l’on exige d’un valet, je connais bien peu de maîtres qui soient dignes d’êtres de bon serviteurs !!! » - Tout autour de vous, dans votre entourage essayez de compter les hommes et femmes intègres. Je suis bien assuré que vos deux mains y suffiront amplement. Mais peut-être suis-je devenu pessimiste et aigri.
Fasse le ciel que je me trompe…
 
P comme pouvoir, promesse, passage.
 
Pouvoir : la moindre petite parcelle de pouvoir qu’elle que soit celui-ci et les circonstances où il s’exerce, monte à la tête des HUMAINS et les conduits parfois aux pires turpitudes. Et là, de nos jours les femmes ne cèdent rien à la stupidité et à l’avidité des hommes. La raison est en train de déserter ce monde. Les HUMAINS qui se partagent les richesses de la planète (selon les chiffres actuels ils seraient tout continents confondus : 1843 – c’est ce chiffre que j’ai retenu) agissent comme si l’éternité leur avait été accordée. Au quai d’embarquement du dernier voyage, qu’emporteront-ils ? Fous et folles qu’ils sont.
Je me suis très souvent interrogé sur les motivations qui les animent. Non que je dise, que c’est honteux de gagner de l’argent. La honte n’est pas là !!
La honte est ailleurs :
-       Dans l’usage que l’on en fait.
-       Dans la déraison que celui-ci et le pouvoir qu’il confère entraîne.
-       Dans la peur qu’ils ressentent équivalente à l’importance de l’argent et du pouvoir qui en découle.
-       Dans la peur de mourir dans la misère que ces 1843 humains (humains sans majuscule) installent dans les cœurs des autres habitants de la terre.
-       Dans la violence, les souffrances physiques, les massacres que tout cela provoque. Toutes ces morts inutiles de femmes, d’enfants, de vieillards qui n’ont demandé qu’à vivre pour : enfanter – naître – mourir dans la paix, la douceur et la dignité.
Je n’aime pas ce monde où la résignation a éteint les yeux de celles et ceux qui n’ont rien.
Je n’aime pas ce monde où la résignation supplante la conscience des problèmes chez celles et ceux qui acceptent – en spectateurs indifférents – à la disparition des premiers, celles et ceux qui crient au secours !!! Sans qu’aucun secours ne leur soit accordé.
Même les organisations humanitaires sont mises en difficultés, leurs bénévoles, leurs salariés se désespèrent et font même l’objet d’enlèvement, d’assassinats et de tortures, par des fous de Dieu, d’intégrisme, de dogmatisme…
 
Jamais je ne pourrai accepter ce monde, même si de plus en plus je me laisse aller à baisser les bras. Même si l’âge venant, ma colère, cette colère que je considère comme légitime, au même titre que celle des victimes de ce monde devient de plus en plus sourde et me ronge de l’intérieur.
 
Jamais je ne pourrai accepter ce monde, je le jure !!! Et vous éprouvez-vous indifférence ou colère et indignation ? Agissez-vous, même petitement autour de vous ?
 
Promesse : il y a très longtemps j’étais un jeune adolescent, j’ai pris un engagement – celui de ne jamais rester silencieux, et indifférent face à ce qui ne fonctionne pas dans la marche du monde. Si je regarde la route que j’ai laissée derrière moi, je peux dire, sans aucune vantardise, en toute humilité que j’ai fait de mon mieux pour tenir cette promesse. Cela n’a pas été facile et tout autour de moi des êtres qui me sont très chers, en ont souffert.
Je me dois aussi pour être rigoureusement exemplaire sur le plan intellectuel, par fidélité à ma conduite ne pas oublier les deux épouses qui ont partagées plusieurs années de ma vie. Je suis tout à fait conscient que ce ne fût pas de tout repos pour ELLES.
Ce n’est pas de tout repos de vivre avec moi. Parfois même c’est infernal. J’en suis tyrannique.
Mais une promesse c’est une promesse.
Dans le mouvement Laïque des Eclaireurs et Eclaireuses de France, à un moment de son parcours l’enfant, doit prononcer sa PROMESSE. Je n’en connais pas les termes précis, mais j’aime cette idée la. Je n’ai jamais été Eclaireur de France. Il existe d’autres associations qui pratiquent cette forme de serment.
Je crois que les HUMAINS ont besoin de prendre ce genre d’engagement pour la durée de leur vie. Ce n’est pas au hasard, et ce n’est pas un hasard non plus que l’on retrouve au long des chemins de vie, presque les mêmes femmes et les mêmes hommes à travers des groupements qui agissent pour le bien de l’HUMANITE. Des femmes et des hommes qui le font silencieux, discrets, loin de tout tapage et de toute publicité médiatique.
J’espère un peu, avoir été au terme du voyage un de ces HUMAINS la.
C’est là, toute la gloire que je revendique. Cela ne signifie pas pour autant que je doive être considéré comme parfait. Encore moins ne dois-je être considéré comme un sage.
C’est dans cette vision de la promesse non tenue, lorsque j’ai rencontré mon douce et tendre, courageuse épouse d’aujourd’hui, j’ai voulu l’épouser. Cela s’est fait. Elle a dit OUI. Et ce fût une belle fête. Je l’aime, je l’estime, je l’admire. Mais ne vous leurrez pas ce voyage qui est le dernier n’est pas dépourvu d’obstacles et d’embûches.
Je travaille, beaucoup ne vous en déplaise – je vois d’ici le sourire gentiment moqueur de celles et ceux qui me connaissent, lorsqu’ils liront ces lignes.
La sagesse est un oiseau qui s’envole dès que l’on croit pouvoir le serrer dans le creux de sa main. Jamais on ne parvient à l’attraper et à le conserver.
 
La sagesse ne puis se mettre en cage.
Dès que l’on éprouve, même la fraction infime d’une seule toute petite seconde que l’on est arrivé – hop !! C’est là que l’on fait la culbute et que l’on se retrouve à terre, cul par dessus tête.
Il faut reprendre son souffle et malgré les douleurs dans les articulations (eh !! Oui l’âge est là qui nous cerne) se relever et repartir sur le chemin : tête haute, yeux secs et verbe bas et discret.
Honorer sa promesse toujours, toujours, toujours !!!
 
Passage : le passage – ce mot est beau. J’étais de passage et j’ai pensé que je pouvais venir vous dire un petit bonjour. Combien de fois avez-vous fait et dit cela ?? En tous cas je l’ai fait souvent et je suis souvent arrivé trouvant porte close. Les gens chez qui vous passez en pensant que vous pouviez dire un petit bonjour n’aiment pas les surprises (même un grand bonjour – d’ailleurs pourquoi faut-il qu’il soit petit – quelque il soit, votre bonjour va les déranger) – alors : ne vous gênez pas, allez y franco, il est inutile de prendre des précautions oratoires.
De nos jours tout doit être organisé, planifié, prévu, parfois à la minute près. Même le retraité que je suis n’aime pas que son temps soit perturbé par un « enquiquineur ». Même si celui-ci est très sympathique, très proche de moi. J’ai besoin de prévoir, malgré la quantité de liberté de mon temps dont je bénéficie. Plus le temps passe et plus j’ai besoin que tout soit planifié. C’est triste n’est-ce pas. Je trouve que c’est bien triste.
Je découvre ce travers dans mon existence d’aujourd’hui, au fur et à mesure que j’écris.
Je m’éloigne de ce mot « Passage » que j’aime beaucoup et dont je voudrais vous dire ce qu’il évoque pour moi.
Bien sûr je pourrai vous dire : « Je, nous, ils ne sont que de passage ». Et après ?
Que faire de plus de cette évidence. Enfin c’est une évidence pour moi. Je n’ai aucun mérite pour le penser, le dire, l’écrire. Tous les vieux prennent, pas après pas une conscience évidente et effrayante que le passage touche à sa fin. Mais non, ne protestez pas !!!
 
Je me souviens d’un site à Syracuse en Sicile où l’entrée d’une excavation dans la roche en forme de pavillon d’oreille, permet à celui qui y entre de faire entendre les voix, mêmes les plus basses jusqu’à l’extérieur. On appelle cette grotte « L’Oreille de Dionysos ». De nombreuses légendes plus ou moins terrifiantes sont attribuées à ce site.
Lorsque j’étais enfant j’étais très impressionné par la dextérité des femmes de ma vie (celles qui m’ont accompagné durant ma prime enfance), pour enfiler au premier coup un fil dans le chat d’une aiguille.
La plus forte à ce jeu c’était incontestablement Nini, ma chère marraine. Bon, vous me direz qu’elle n’avait pas trop de mérite étant couturière de son métier. Mais quand même, j’essayai bien de mes petits doigts bien malhabiles de l’imiter, en vain. Cela finissait toujours de la même manière, je me piquais le bout de mes doigts, faisant perler une minuscule goutte de sang. Cette goutte versée de mon sang me dissuadait à chaque fois de poursuivre courageusement mon entreprise. Et puis il y avait la douleur. En ce temps j’étais frêle et douillet. Aujourd’hui je ne suis plus ni l’un, ni l’autre. Il y a eu du changement. La vie s’est frayé un passage à travers moi.
La bataille fût rude mais je suis toujours là.
« Je fait du rab ». Et ce fût tellement plus rude pour tellement d’être HUMAINS avant moi et pour tant d’autre aussi en ce moment.
Voilà ce n’est pas exactement vous dire du mot « Passage ». Ce n’est pas grave, j’y reviendrai.
En cet instant, j’ai envie comme on dit de partager ce brin d’espoir avec vous. Je l’ai reçu simplement d’une jeune Amie. De ces jeunes femmes, belles, libres, intelligentes, et qui ne craignent pas l’échange de paroles. Voilà je vous livre cette pensée de Marc Aurèle :
 
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre ».
 
Il me reste peu de temps de mon passage, pour parfaire humblement les changements qui sont à ma portée. Le reste devra être accompli par d’autres. Et vous ? Oui et vous ? Sans doute êtes vous comme moi, mais n’osez-vous pas le formuler. C’est pour vous toutes et tous que j’écris : les silencieux, les taiseux de la planète entière, qui même silencieux valez, tout autant, si ce n’est plus que moi !!! – Je vous aime, même sans vous le dire, directement. Même sans vous connaître. Tout ce que vous venez peut-être de lire c’est pour vous que je l’ai écrit.
 
O comme origine, orient, ordinaire.
 
Origine : si tu veux savoir où tu vas jeunesse, n’oublies pas d’où tu viens, gardes-en la mémoire précieuse au fond de ton cœur, de ton esprit, de tes yeux. Ensuite prends un chemin, peu importe celui que les grands te conseillent. Si celui la te convient, prends le. Tu seras toujours à même d’en changer. Libère-toi dès que tu le peux de ton père et de ta mère. Mais n’oublie jamais belle jeunesse qu’ils sont là depuis ton premier souffle et qu’ils le seront même à leur dernier.
Tu te souviens de ce souffle, dont je t’ai parlé un peu plus haut. Le leur et le tien, c’est le même. Le même que celui de tous les HUMAINS de la planète.
Quitter ses pères et mères ce n’est pas ne plus les aimer. Bien au contraire. C’est leur montrer dans les actes que tu poses devant la porte que tu refermes sur eux que ton chemin c’est Toi et qu’il est fait de tout l’Amour qu’ils t’ont donné sans compter.
Belle jeunesse l’autre rive celle que tu scrutes là-bas en face, elle t’attire. Tu as une folle envie de te jeter à l’eau. Cette eau, tout à la fois claire, tranquille et tumultueuse c’est le symbole de ce qu’est la vie. Une fois la porte refermée sur les visages du père et de la mère. Allez jette-toi tu apprendras très vite.
 
Il y a des choses que tu penses ne pas connaître.
 
Détrompes-toi ton père t’a dit tout ce qu’il devait te dire. Il t’a dit tout ce qu’il savait. Ce qu’il savait c’est une partie de ce qu’il a reçu et retenu de son père. De ce subtil mélange, va naître ton savoir à Toi. Ce savoir il est là, au secret de ton Être. Tu ne le sais pas encore. Il faut que tu te jettes à l’eau, pour qu’à ton esprit il se révèle.
Détrompes-toi ta mère t’a donné, même si elle ne l’as pas bien montré ou bien exprimé, tout l’amour qu’elle avait pour Toi. Tout ou le peu d’Amour qu’elle même avait reçu de sa mère. 
 
Il y a des signes, des manifestations discrètes, voire secrètes des mères pour leurs enfants.
 
Signes imperceptibles au moment où elles les donnent. Un goûter près sans que tu le demandes belle jeunesse. Une histoire racontée pour te bercer, pour t’emmener chaque nuit sur la barque des songes jusqu’aux rives des petites matins brumeux.
Les origines sont multiples, différentes de l’un à l’autre des enfants, même au sein d’une même famille. L’amour et la souffrance, même au sein d’une même tribu, ne peuvent se peser sur les plateaux d’une même balance.
Rappelle-toi enfant, quand ta mère te berçait au creux de ses bras chaud pour t’aider à supporter tes nouvelles dents en devenir. Sans elle, sans ta chère MERE (majuscule de ta vie), ces dents aujourd’hui te feraient défaut pour croquer dans la vie qui t’attend là-bas sur l’autre rive.
Dans le comportement de tes pères et mères vis à vis de Toi (belle jeunesse) tu peux apprendre à lire leurs histoires et celle de leurs propres parents. Tu vas devoir apprendre à lire entre toutes ces lignes. Tu vas devoir parfois ou peut-être souvent remplacer des blancs. Ne crains pas d’embellir ce que tu ignores.
 
C’est ça les origines. Ce sera ça tes origines – ce que tu auras retenu de tes pères et mères – d’autres avant eux et ce que tu auras mis pour remplir tous les vides, même en les embellissant. J’ai eu quelques vides à remplir.
Et j’en ai croisé pas mal qui ont eu à remplir beaucoup de vides.
L’essentiel est de respirer – reprenant son souffle à chaque fois que nécessaire sans abandonner le souffle offert par ses pères et mères.
Et vous avez vous eu à remplir des vides ?
 
Orient : tant et tant de belles choses nous ont été apportées par les habitants de l’Orient, il y a longtemps. Déjà en ces temps reculés nous les avons tellement mal traités. Qu’avons nous donnés à ces HUMAINS en retour, rien ou presque. Nous, nous sommes appropriés leurs savoirs en les paraphant de nos noms – voleurs et suffisants. Nous vantions nos mérites alors que nous n’avions rien inventé, rien découverts. Du pur plagiat sans vergogne.
Et aujourd’hui depuis la deuxième moitié du 19ème siècle – nous pillons leurs terres – nous épuisons leurs ressources naturelles, simplement pour satisfaire nos envies de démesure et d’inutilités. Et lorsqu’ils font mine de se rebeller avec les armes que nous leur vendons, nous les divisons, nous installons à leurs têtes les pires d’entre eux en leurs faisant croire qu’ils vont triompher des maux de leurs congénères et de leurs terres en acceptant de faire semblant de les servir.
Alors que c’est nous les Occidentaux qu’ils servent et que la part qu’ils prennent à ce jeu pervers et malsain, c’est le salaire de la trahison qu’ils accomplissent sans aucun état d’âmes. Leur âme ils la vendent au plus offrant. Et sur ce marché dans chaque état ce sont les plus habiles gourmands qui triomphent.
A l’Orient je ne vois que « guerres HUMANICIDES ».
J’en connais des, qui se prétendent éclairés qui osent dire qu’il faut soit les refouler chez eux, soit même les exterminer.
 
Je n’invente rien.
Ici, nul ne pourra me faire taire. C’est ma page blanche.
Ici, je suis LIBRE et ma parole l’est aussi.
Ici, ce n’est pas moi qui trahis l’engagement pris.
Ici, c’est ma parole et les accents de ma voix contre la leur. Quelle que soit la place haut perchée qu’ils occupent.
 
A l’Orient « IlS » nous ont appris à compter, et nous ont offert les mathématiques.
Ils avaient dans leurs rangs voilés de noir les plus habiles poètes, et ce n’était pas rimaille facile de leur part.
Déjà en ce temps là, ils magnifiaient le sexe de la FEMME en en faisant toutes sortes de comparaison.
 
Ici, l’église catholique craintive de peur de perdre toutes ses prérogatives, promulguait les interdits de leurs écrits à coup de « bulles » papales. Ces bulles uniquement faites de vanité et de certitudes dissimulaient toutes les turpitudes des princes, des rois et des diacres corrompus.
Ils ont même exterminés celles et ceux qui lucides et courageux furent tentés d’emprunter d’autres chemins de la vertu que ceux là.
 
A l’ouest je ne vois que magouille et que raison donné à l’âpreté du gain.
Nous sommes à l’ouest et c’est ce monde là que je vois ici, s’écrouler.
Ne protestez pas si les enfants d’ORIENT martyrisés viennent dans des barcasses précaires au prix faramineux de leurs maigres économies et au risque de ne jamais poser leurs pieds usés à vingt ans sur les berges de nos terres, quémander, juste quémander un peu, un tout petit peu de la part du gâteau trop sucré dont vos ventres explosent. Nos terres quel non sens.
 
Ces faux éclairés qui en ont plein la bouche de l’Universalisme, qui en mettent au point de dévoyer ce magnifique mot, à tous les coins de textes, au détour de chaque phrase.
 
Vous n’apportez plus la LUMIERE, vous n’êtes qu’ombre de l’ombre.
Même les chiens vous fuient aboyant effrayés.
 
C’est l’ORIENT que je perçois. C’est l’ORIENT pour qui je souffre. C’est l’ORIENT avec qui je suis prêt à partager le peu de mets délicats qui me restent.
 
Fuyez belle jeunesse ces beaux esprits prétendument éclairés qui se replient comme Harpagon sur sa casette. La LUMIERE n’est là, la LUMIERE certains d’entre vous l’ont déjà en eux et ce sont ceux là qui m’intéressent. Eux avancent sans certitudes et sans cassettes, mais ce sont d’eux que va rejaillir la fulgurante LUMIERE. Ce sont là, mes FRERES et SŒURS en Humanité, et ils sont partout en Occident, en Asie, en Orient et dans les territoires d’Amérique. Aucun continent n’est délaissé par Eux.
 
Ils sont là, pacifistes ardents, non violents, refusant la fatalité des armes - objets de marchandages. Ils sont là ce sont ceux la, la LUMIERE DE DEMAIN.
Pour EUX la Paix, n'est pas une posture. La Paix c'est un style de vie.
 
Ordinaire : je suis un homme ordinaire qui se hausse sur la pointe de ses pieds fatigués le temps, juste le temps d’apercevoir parfois un coin de ciel bleu. La nuit en cette saison extraordinaire mes persiennes restent ouvertes et c’est à la clarté de la LUNE astre magique et solitaire qui me permet de rêver, que je suis un homme ordinaire qui l’espace d’un instant précaire dressé sur la pointe de ses pieds fatigués à aperçu sur un fond de ciel bleu finissant une LUNE discrète et silencieuse. Ce n’est que d’elle que j’ai envie de rêver.
 
Si c’est cela ton ordinaire, alors tu es un sacré chanceux, m’a dit un jour mon maître, mon père, qui avait appris à savoir se contenter de ce que trop d’autres considèrent d’un œil éteint. Ceux la courent après des chimères inaccessibles faites de rien et d’inutiles. Ils croient que ce qu’ils tiennent en permanence entre leurs mains crochues représente la fortune. Le but à leurs yeux épouvantés se dérobera quand l’heure sera pour eux venue de desserrer l’étreinte refermée sur leurs vies étriquées. Ils n’emporteront rien, puisqu’ils n’auront rien donné, ni à la Lune, ni au Soleil, ni au Ciel bleu éphémère.
 
Je cherche un homme ordinaire, cela longtemps maintenant. J’en ai croisé quelques uns qui cherchent la LUMIERE de préférence la nuit, comme moi.
J’aime les hommes et les femmes ordinaires, qui cachent au fond de leurs cœurs leur quête insatisfaite.
Celles et ceux qui les jugent ordinaires, sont des paresseux, de tristes verbeux. Ils paradent eux aussi en pleine lumière, mais celle-ci ne se reflète absolument pas au fond de leurs yeux.
 
Elle partage mon quotidien, se satisfait de mon ordinaire et elle n’est pourtant pas une femme ordinaire. Bien au contraire, je la trouve extraordinaire, merveilleusement courageuse et je saurais jusqu’au bout lui rester fidèle. Si je me hausse parfois aussi sur la pointe de mes pieds, c’est parce qu’elle est la fée peu ordinaire sur qui je modèle mes regards, mes paroles, et mes engagements. Elle est l’incarnation de la sagesse à laquelle j’aspire. Ne lui dites surtout pas que je vous ai parlé d’elle. Elle n’aime pas que l’on dise du bien d’elle. Et jamais je ne vous dirai du mal de toute façon, elle est ma Lumière, mon double, mon alter ego, ce n’est pas là une lune imaginaire, pas non plus une chimère.
 
En ces temps difficiles, dont le poète dit : « L’homme ne sait plus qui il est !!! » l’intérêt ne se porte – fatalité funeste – que sur des humains (écritures petites minuscules) qui ne voient que leurs images fardées dans le miroir que les puissants de ce monde tendent à tour de bras, à tour de publicité.
Je refuse cet ordinaire, cette navrante banalité costumée dans l’apparence rutilante de la réussite.
Ils croient que c’est là, l’unique but, la seule espérance désespérante chevauchée vers le néant, l’ordinaire, naturelle fin, la tombe c’est là que tous nous finissons et la traversée en pleine lumière artificielle des spots ne peut jamais rien y changer.
 
Ceux qui croient échapper au trou noir ne sont que sots vaniteux. Ce sont eux les gens ordinaires. Eux qui se trompent, eux qui n’ont rien encore compris, pourtant des penseurs bien plus grands que moi, depuis des siècles s’évertuent en vain à le leur expliquer.
Ne craigniez jamais, bien au contraire d’être traité de personne ordinaire. Votre secret en vous sera bien conservé.
 
I comme incorruptible, inconnu, insouciance.
 
Incorruptible : il n’est de pire incorruptible celui qui a la suffisante prétention de ne pas céder à la corruption. La corruption ne se définit d’ailleurs pas que par l’achat d’un individu par un autre individu. La corruption ne passe pas que par l’argent. Souvent l’argent n’en est que la partie visible. Celle que certains désignés par leurs semblables quelque soit le mode de cette désignation, sont prêt à avouer, à reconnaître aujourd’hui sous les viseurs des caméras avides de voyeurisme. Sous l’achat des humains par d’autres humains se cache beaucoup plus grave la corruption des esprits, des pensées, des convictions profondes. Cette corruption est une corruption rampante, insidieuse, pernicieuse, vicieuse.
La flatterie, en est un des instruments de levier. Celui qui est le plus difficile à repérer.
Il est des hommes « démoniaquement » habiles à manipuler cette corruption là.
Les, je cite : « Tu es un poète et les poètes sont là-haut, très haut dans l’ascèse ».
Cette phrase m’a été, doucereusement, discrètement chuchotée dans le creux de l’oreille pas plus tard que hier soir. Celui qui l’a glissé de cette manière en mon appendice auditif espérait y trouver un imperceptible écho, même tout petit.
 
Mais « MERDRE – façon père UBU » je ne veux pas être là-haut. Je n’ai jamais voulu être là-haut.
 
J’ai toujours voulu être un parmi tous les autres. Je n’accepte pas la méprisable idée d’une quelconque élite. Je n’aurai jamais confiance en UN, qui se prétendrait être l’élite du monde. Encore moins s’il y en a un groupe. Ces gens la se trompent de Vie. Ces gens la n’ont pas retenu les histoires récentes dont ils prétendent nous protéger et ce pour nous défendre. Cette vision me terrifie et cette idée je me dois de toujours la combattre.
Si ma mémoire me fait parfois défaut, je ne dois pas oublier, le plus possible les drames vécus dans le passé par l’HUMANITE, proches ou lointains.
Ce sont ceux qui m’entourent, mes proches, toutes celles et ceux qui m’aiment qui me protègent des tentations diverses de corruption qui se présentent au détour de chaque virage du sentier.
Les plus retords ont même inventés des degrés de corruption, avec des peines plus ou moins importantes. On nous cause de corruption active ou de corruption passive !!!
C’est quoi ces subtilités ?
Est-on moins coupable, si l’on a plongé dans le pot de confiture perché là-haut dans l’armoire de grand-mère – que si l’on a fait le gué, ou tenu la chaise où l’on est dressé sur ses pieds, afin que celui qui commet le méfait ne perde pas l’équilibre ?
Est-on moins coupable si l’on sait et que l’on se tait ?
Est-on moins coupable de ne pas avoir essayé de dissuader son compère de commettre l’acte délictueux ?
Le silence sur la corruption que l’on connaît est aussi grave que la corruption elle-même.
Assez des : « Responsable, mais pas coupable !!! ». Si l’on est responsable c’est sûr des responsabilités que l’on est engagé et c’est sûr des responsabilités que l’on s’engage.
Il ne peut y avoir ni demi-mesure, ni de demi-responsabilités. Donc pas de demi sanctions fixées sur des demi jugements.
On ne peut accéder aux salaires ou rétributions fixées à hauteur des responsabilités, si l’on n’accepte pas les sanctions des manquements à ces responsabilités si l’on ne les pas tenues.
C’est très tôt dans l’enfance du garçon ou de la fille, que ses parents va inculquer le sens de ses responsabilités et des divers comportements que cela suppose.
Qui dit erreur ou faute quelque soit le nom que l’on emploie dit reconnaître ses tors, et ses manquements. Que ce soit jugé grave ou bénin, il faut reconnaître ce qui a été fait et a porté atteinte à une personne ou à un groupe de personnes.
Qui dit erreur ou faute – ne pas se défausser sur autrui pour éviter la sanction. S’il y a sanction, l’accepter humblement et l’accomplir la tête haute.
Mon premier maître, mon père me disait très souvent, puisque j’étais après avoir rejoint la tribu « Secrétejar », un enfant turbulent et rebelle, je le cite :
 
« Tu ne vas pas mourir d’être critiqué et puni, tu vas grandir ».  
 
Je n’ai jamais oublié et cette phrase me revient encore, lorsque malgré mes soixante trois ans d’existence, il m’arrive encore de faire des erreurs ou de ne pas employer le bon langage. J’entends celui de la modération. Et les cieux peuvent en témoigner encore, car mon caractère emporté me conduit plus souvent que je ne le voudrais à des colères souvent aussi puissantes qu’injustifiées, et aussi soudaines que brèves.
 
Jamais je ne me suis laissé corrompre surtout pas dans mes activités professionnelles, pourtant j’ai eu l’occasion d’approcher de très près des pots de confitures bien alléchants. J’ai même eu la responsabilité d’en déterminer la valeur monétaire. Encore moins dans mes engagements militants. Qu’en est-il aujourd’hui, même chez certains qui sont élus et désignés pour représenter leurs semblables ??
 
Inconnu : enfants ne parlez pas à un inconnu qui vous aborde dans la rue. Enfants apprenez à partager avec les plus pauvres d’entre nous. Quel étrange et difficile paradoxe à justifier et à expliquer.
L’éducation des enfants, est devenue tâche bien complexe et tellement subtile. Eduquer ses enfants, quelle tâche pourrait être plus difficile. Quelle tâche serait plus subtile et aussi exaltante en même temps. Notre propre expérience n’est pas d’une grande utilité. Je peux même dire qu’elle ne sert à rien.
 
Chaque être humain en dehors de tout liens du sang, accomplissant son propre chemin, totalement différent de celui des autres, tous les autres, ce que j’ai vécu ne peut en aucun cas servir à mon fils. La seule chose qui puisse lui servir, ce sont mes bras ouverts en cas de désespérance. Mes épaules pour lui servir de reposoir à sa tête perdue en cas de souffrance. Même ma bouche restera close sur ma promptitude à prodiguer des conseils inutiles. Les : « tu devrais faire ceci, tu devrais faire cela » ne sont pas de mise. Le seul murmure possible à ses oreilles sourdes aux conseils ce sont les mots doux de la tendresse paternelle. Les mêmes mots que ceux de la toute petite enfance. Les mêmes câlins silencieux.
Je suis presque un inconnu au regard de mon fils. Et il est aussi à mon propre regard presque un inconnu.
J’éprouve parfois à l’égard des personnes que j’aime beaucoup et qui sont plus jeunes que moi, un drôle de sentiment, celui d’une certaine avance, pas très loin devant sur le chemin de l’existence. Et je ne dois pas en faire état. Y faire référence serait une bien maladroite erreur.
Chacun doit face à l’inconnu de l’épreuve ou la rencontre du bonheur se jeter à l’eau, ou prendre son élan – celui du cœur, ou celui de la raison - selon la nature de l’obstacle.
Le rôle de celui qui chemine à côté c’est d’être apte et prêt à intervenir pour aider l’être aimé a se relever et a panser ses blessures. Qu’elles soient morales ou physiques. Souvent la seule présence silencieuse fera bien plus d’usage qu’un long et fastidieux discours.
 
Je revois devant moi, non sans une grande émotion, là bas dans l’angle de la chambre la silhouette immobile et silencieuse de mon père, veillant sur moi, bien mieux que n’importe quel soignant. Eux étaient des techniciens très compétents, mais des inconnus tenus de garder la distance morale pour ne pas sombrer devant la souffrance de leurs patients. Un père ou une mère c’est totalement différent. Ce ne sont pas les mots qui comptent. La puissance de la présence est amplement suffisante le plus souvent pour entraîner celui qui est tombé hors de l’ornière.
Bénis soit celui qui a eu à ses côtés un tel veilleur. Un tel gardien silencieux et contant dans sa présence.
Ainsi l’enfant fera sa route en sachant qu’il a là, non loin un être aimant sans condition qui le veille.
Ma chère et tendre épouse est de cette belle race HUMAINE, qui sait veiller silencieuse sur celui ou celle qu’elle aime sans condition. Mon beau-fils tu as une immense mère et moi j’ai une sublimissime épouse.
Avec elle, je peux avancer souvent à tâtons face à la route inconnue.
Aujourd’hui Dimanche 14 Juin deux mille quinze plusieurs chemins restent inconnus à mon esprit. Mais tu es là et je m’avance certes lentement, parfois en bougonnant et soufflant, mais je m’avance. Même et je ne mens pas, les douleurs physiques me paraissent plus facile à supporter.
 
Insouciance : je me souviens avoir ressenti, une très grande insouciance. J’étais jeune, je ne dépendais plus de mes parents. Eux se faisaient secrètement beaucoup de soucis pour moi. J’avais l’impression qui s’est envolée très vite après que j’eu quitté le nid familial que j’allais conquérir tout les cœurs autour de moi. Ma générosité était inépuisable. Enfin c’est ce que je croyais.
L’insouciance ce n’est pas ne pas avoir de soucis. Non, l’insouciance c’est s’imaginer que grâce à ses propres forces, et aussi aux forces de ses amis on allait pouvoir venir à bout de tous les obstacles (en ce temps là – l’indifférence et l’individualisme n’avaient pas triomphé).
L’insouciance c’est aussi commettre des excès. Des excès en tout. Nous n’avions aucune raison de boire trop de vin, trop d’alcool, de fumer trop. De dormir peu. Pourtant, nous avons été excessifs. Aujourd’hui, je m’interroge et je me dis, « si tu avais été plus raisonnable…tu n’en paierai pas le prix maintenant, va savoir ? ».
A nos cœurs et dans nos esprits ne s’était agrégé que l’idéalisme. Pas la moindre trace de réalisme et encore moins pas de pragmatisme. D’ailleurs je n’ai réellement compris le sens de ce mot que quand nombre de mes amis « militants politiques, syndicaux, associatifs » ont commencé à se comporter, en délaissant leurs rêves et leurs idéaux.
Petit à petit, il a fallu troquer nos costumes de soixante huitard, pour les costumes cravates imposés par nos fonctions de commerciaux. Même en tant que délégués syndicalistes la négociation et le compromis ont du céder la place à nos positions tranchés et tranchantes. Souvent nous sommes retrouvés bien seuls sur le front des revendications sociales.
 
Ainsi a commencé peu à peu la disparition de l’insouciance.
 
Les : « toi vas-y, et les toi tu sais leur dire, ou toi tu aimes cela » ont rapidement remplacé les : « on pourrait faire comme ceci, ou dire cela – pleins d’optimisme et d’envolées lyriques des débuts de nos engagements » - jusqu’à la prise de conscience de quelques uns d’entre nous, que les rangs s’éclaircissaient et que les déserteurs des grandes causes se mariant pour fonder des familles avec des enfants faisaient le choix « pragmatique » d’une carrière professionnelle, aussi hypothétique et mince soit-elle !
Combien, ainsi me sont passés allègrement devant bien qu’étant rentrés après moi dans les entreprises. Se faisant ils ont pour certains réussis à convaincre la hiérarchie, que je n’avais aucune légitimité à avoir moi aussi une carrière professionnelle, aussi hypothétique et mince soit-elle. On ne peut concevoir être représentant du personnel engagé et actif et occuper une fonction hiérarchique, si peu élevée qu’elle soit.
Mille neuf cent soixante quatorze – mille neuf cent quatre vingt trois = neuf ans d’engagement militants, plus tard j’arrête et je vais leur prouver qu’ils ont eu tors de me prendre pour un syndicaliste borné, têtu, et étroit d’esprit, et c’est tout.
 
Ainsi a disparu mon insouciance d’adolescent.
 
Après dix ans de combats contre un « microscopique crabe voulant me bouffer tout cru », je suis entré dans une espèce de cours des grands et j’ai appris moi aussi à jouer les marchands de « mauvaise protection sociale » - sans tomber dans le vendre pour vendre de certains de collègues.
Je faisais plus de chiffre d’affaire qu’eux tous réunis. 
Simplement parce que je mettais dans mes ventes, une pincée d’idéalisme et de respect envers mes « prospects » - Les cieux de la Montagne Noire et des Plaines du Puylaurentais peuvent témoigner sans problème que je n’ai jamais appelés mes clients de cette manière la.
J’y ai été très heureux !!! J’avais perdu mon insouciance, quelques illusions, mais pas mon idéalisme.
 
R comme rigueur, régénérescence, rires.
 
Rigueur : rigueur envers soi-même, et tolérance, largesse d’esprit envers autrui. Surtout envers celles et ceux que l’on aime le plus et qui doivent être rares et triés sur le volet.
C’est une règle que l’on doit s’efforcer de garder toute sa vie à l’esprit. Ce n’est pas un exercice facile.
La réussite n’y est jamais acquise et jamais définitive.
Avant d’examiner la carte de la rigueur des autres, on doit faire le point de façon régulière sur la sienne propre. Il existe des instruments de contrôles de cette rigueur indispensable à la vie des communautés humaines. Toutes les communautés humaines. Sur toute la surface de la planète. La première difficulté c’est que la rigueur que l’on s’impose à soi-même ne doit absolument pas servir de mètre étalon à la rigueur des autres. Sa propre rigueur ne doit pas faire d’ombre à l’existence des autres. Donc qui dit rigueur envers soi-même dit aussi humilité. C’est une vertu jumelle.
 
L’HUMILITE est une vertu qui doit accompagner toutes les autres.
 
Tout objectif que l’on se fixe à soi-même doit se mesurer régulièrement dans un examen silencieux de sa propre conscience et en gardant un silence absolu sur les conclusions que l’on en tire. Ainsi pas d’ombre à son prochain, pas d’humiliation non plus. C’est difficile, très difficile. Si l’on exerce une quelconque responsabilité dans n’importe quelle communauté humaine, il faut réussir la marche « funambulesque » entre l’autorité nécessaire et l’humanisme qui s’impose.
Être responsable ce n’est pas dicter autoritairement la conduite individuelle aux autres membres du groupe, c’est montrer l’exemple par les actes et susciter l’envie de suivre non pas « le chef » mais le chemin qu’il emprunte. Ainsi même si c’est à de rares, très rares occasions le chemin de l’un devient le chemin de tous.
Sur ce chemin là la parole est libre. Celle-ci ne doit pas être tapageuse, ni vociférante. Sur ce chemin là le silence de l’écoute est plus important que le tapage des échanges verbaux.
 
Mon premier Maître mon père Raymond me disait toujours, alors que je pensais tout savoir, et tout comprendre en lui coupant sans cesse la parole, je le cite :
« Si tu m’interromps sans arrêt, tu ne pourras pas entendre ce que j’ai à te dire. Et peut-être que tu ne sais pas encore ce que j’ai à te dire ».
L’emploi du temps du conditionnel de la conjugaison française est selon moi celui qui apporte le plus dans les échanges oratoires humains. L’emploi des Si, ou des Peut-être, ne sont absolument pas à interpréter comme autant de signe de faiblesse et de doutes.
Aujourd’hui où il est de bon ton de se montrer sûr et déterminé en toute chose, si l’on dialogue avec quelqu’un, je crois qu’il vaut mieux dire Si nous faisions comme ceci ou Peut-être devrions nous faire comme cela. C’est accepter de laisser physiquement une place en toute égalité à celui avec qui on partagera à son terme le fruit de l’échange oratoire.
S’instruire personnellement de cette indispensable rigueur verbale est un exercice salutaire et tellement plus enrichissant pour soi. Mais c’est un exercice difficile.
Nous avons tous la tentation bien humaine de parler au lieu d’écouter croyant que ce que nous disons est plus important que ce que disent les autres.
 
Il existe bien d’autres domaines où la rigueur doit pouvoir s’exercer sans que celle-ci fasse de l’ombre autour delle.
Je ne vais pas développer ici davantage, au risque de vous agacer avec mes discours. Mais sans doute est-ce déjà fait !!!
Si c’est le cas, vous voudriez bien me le pardonner, si vous le pouvez.
Essayer de n’y voir aucune prétention, ni encore moins aucune pédanterie. J’écris pour mettre un peu plus au clair chaque jour, la moindre de mes petites pensées.
 
Régénérescence : mon corps vieillit. Chaque difficulté de santé qui se présente sur ma route, même traitée et dépassée, en entraîne une suivante. C’est le cas en ce moment et je crois que le processus s’accélère. J’écris ceci, mais je ne dois absolument pas dévoiler cette pensée. Je me dois de la garder pour moi, même si là aussi c’est douloureux à mon esprit. La chair ne se régénère pas.
Parvenir à gagner ce combat du silence sur la dégénérescence de ma propre matière, va me permettre je crois de permettre le triomphe de mon esprit. Je pense aujourd’hui que seul l’esprit se régénère. Tout le reste se dégrade. Et à la fin des fin tout s’envole en fumée ou se dissout après un bien court séjour en terre. Seul l’esprit des uns symbolisé à travers les mots gardés en mémoire par les autres permet la régénérescence de l’HUMANITE.
 
Je voudrais à cet instant citer un grand poète Baudelaire qui a écrit :
 
« Fluxion, nuance et variations perpétuelles ».
 
Dans cette perspective le temps est pluralité, discontinuité, irrégularité, coupure :
 
« Moi à cette heure et moi tantôt, sommes bien deux ».
 
Notre mémoire où sont « archivées et classées » nos pensées, est l'opération par laquelle nous acquérons le sens de la lenteur de la durée. Notre esprit devient une sorte de palimpseste.
De ce palimpseste, Baudelaire dans Les Paradis artificiels, Un mangeur d'opium, VIII dira :
 
« Des couches innombrables d'idées, d'images, de sentiments sont tombées successivement sur notre cerveau, aussi doucement que la Lumière. Il a semblé que chacune ensevelissait la précédente. Mais aucune en réalité n'a péri ».
 
De ce palimpseste je suis absolument convaincu renaît après l’envol vers l’inconnu de l’au-delà l’esprit de la régénérescence de celui qui a laissé son enveloppe mortelle au quai du dernier quai, à l’instant du dernier embarquement.
 
Ainsi ce sont des fluxions chimiques qui nous enlèvent au regard de ceux qui nous entourent, mais les couches successives des idées et de nos images formant notre palimpseste que nous avons souvent cru disparues restent en eux et constituent l’immense patrimoine quasiment inépuisable de l’HUMANITE depuis la nuit des temps.
 
Je vais en conclure sur ce mot REGENERESCENCE, en répétant ce que j’ai déjà exprimé plus haut et auquel je crois depuis toujours et de plus en plus, sans doute pour exorciser la peur de ma mort :
Depuis l’aube première, il n’a jamais existé un Être Humain qui soit semblable à cent pour cent à un autre et il n’y en a pas eu un seul dont l’existence qu’elle qu’ait été n’ait servie à rien.


Rires : rire, je suis vraiment très heureux que mes délires, digressions, pensées pseudo-philosophiques arrivent à leur terme avec ce mot. Aujourd’hui, où certains bien-pensants coincés du bulbe pour ne pas dire d’autre chose voudraient nous dicter de quoi et sur quoi nous pouvons rire, pour moi qui est la très mauvaise réputation de ne pas être trop rigolo, c’est comme si je me préparais à faire un gigantesque pied de nez, ou une hilarante irrépressible grimace, à ceux et celles qui ne vont pas aimer ce qu’ils lisent, s’ils en ont l’occasion.
Et même peut-être comme si j’osais montrer mon cul en ôtant le bas de mes vêtements. Je n’ai jamais montré mon cul pour faire rire en l’exposant publiquement. Montrant en cela qu’il reste en moi quelques lambeaux de mon éducation judéo-chrétienne. Je puis être irrévérencieux. J’adore être irrévérencieux. Mais il faut pour cela que je puisse être sûr d’avoir un bon public.  
La gaudriole, les rires provoqués à partir, de tout ce qui se situe en dessous des ceintures, qu’elles soient masculines ou féminines c’est du grand art, n’est pas Rabelais, Brassens, Reiser ou Wolinski qui veut. Le talent en cette matière est rare. A être talentueux et faire rire de cette manière, autant que l’on s’abstienne, si l’on n’est pas numéro un.
Je ne confonds pas vulgarité et maniement des mots crus, ou des mines de crayons incisives.
De plus je ne déteste pas grand chose de moins que les esprits répétitifs qui vous débitent des histoires graveleuses en les enchaînant les uns derrière les autres.
La grivoiserie, c’est une chose la vulgarité c’en est une autre.
Je suis de ceux qui pensent que l’on peut rire de tout si en terme de rires de soi d’abord, on est un champion.
Je dois avouer qu’enfant j’avais beaucoup de mal à accepter es moqueries tirées telles des rafales de mitraillettes par deux de mes frères Marc et Jean. Ils savaient tous les deux, combien j’avais de mal à accepter leurs lazzis, gentils et ils en usaient à tout va et plus je me montrais touché et plus cela les excitait.  
Dans les rires et les moqueries qui les provoquent il y a matière à une certaine salubrité publique.
Le rire n’est que la partie visible d’un esprit. Selon l’esprit qui dispense le rire, on peut déceler, autre chose que la plaisanterie.
Il est des rires ou des moqueries qui s’utilisent pour certains de nos semblables comme des armes redoutables. Le côté répétitif des moqueries peut à la longue finir par blesser.
J’en ai été victime moi même, mais j’ai su me défendre.
Les pseudo animateurs qui déboulent « culs nus » sur les plateaux de télévision ne m’ont jamais fait rire.
 
Il faut savoir voir l’esprit qui se cache derrière celui qui provoque les rires.
Voir un pseudo-philosophe auto-proclamé se faire entarter pour la huitième fois, cela me fait beaucoup rire. Lui pas du tout. Pourtant cet entartage devrait le faire réfléchir et l’amener, enfin me semble-t-il à se questionner sur les raisons qui poussent l’entarteur à le prendre pour cible. Pourquoi lui et pas un autre ?
Il existe aussi une nuance subtile entre rire et sourire. Je crois que personnellement, je suis plus sourire que rire.
 
Je souhaite pour clore ces pensées jetées en vrac, que la vie qui va se dérouler là devant vous soit pleine de rires à foison et parsemée de sourires échangés avec celle ou celui qui  est le plus cher à votre cœur, la tête légèrement inclinée sur le côté gauche parce qu’au monde c’est le côté le plus précieux – le côté du cœur, et vos yeux mi-clos. Les yeux ainsi mi-clos permettent de filtrer et laisser filtrer tout ce qui est invisible. Ainsi j’en suis sûr – la vie – la vôtre et celle de celles et ceux que vous aimez et qui vous aiment sera longtemps plus :
 
                                                                          FACILE !!!
 
© Rémy Ducassé dit Erdé, le Mardi 12 Avril 2016.


 
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