Portrait d'un flic

Une minute de lecture

Les copains m'appellent le gros Marcel. Oui, je m'appelle Marcel.

Je suis CRS comme mes potes. Et comme mes potes j'ai tété aux mamelles du fascisme républicain. On est une confrérie de CRS au service de l'Etat. Un Etat qui est devenu voyou, dirigé par une mafia qui nous paie pour défendre des pratiques que je croyais révolues. Comme par, exemple, tirer sur les manifestants. Un Etat qui nous paie non pas pour défendre le peuple qui a toujours été et qui reste plus que jamais "l'ennemie de l'intérieur" ,mais pour défendre la bourgeoisie comme autant de Clémenceau qui n'hésitait à faire tirer sur le peuple au nom des interêts supérieurs de la classe dirigeante. Je suis syndiqué ALLIANCE. Le syndicat, c'est une sorte de vaccin antiremords, pour éviter les états d'âme. Pour éviter que les parents d'un lycéen éborgné nous assignent en justice. Chaque CRS est tenu de se faire vacciner pour éviter les suicides. On fait ce que l'on nous demande de faire. Point. On est pas payés pour réfléchir mais pour cogner. Alors je cogne...je cogne et je cogne encore...

J'étais boulanger dans une autre vie, voyez vous, un pain trop cuit on le met à la poubelle, une bavure sur une vieille dame habillée en jaune venue défendre ses droits à une retraite décente, c'est du dégat collatéral comme on dit. On passe à la télé.

Notre ennemie c'est les reseaux sociaux. On est pas payé cher mais on se marre bien. J'ai un plaisir quasi sadique à engendrer la souffrance. Je suis comme un chasseur privé de son fusil et pour me venger je décuple ma haine sur le gilet jaune. Pour nous les CRS , le jaune c'est comme le rouge pour le taureau, on ne supporte pas. Alors parfois on se retrouve jetés en pâture sur internet.

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