18. Madden

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Madden se détestait. Dans son assiette, les pommes de terre avaient fini en purée. Elle imaginait la cruche d'hier embrassant Erwin à la place des féculents, et elle la tuait à coups de fourchette. Louise l'avait vue faire et la recopiait, par pur ennuie. Ses parents parlaient de bricolage, chose qui n'intéressait ni l'une ni l'autre.

Sa petite sœur finit par s'emparer de la bouteille d'eau un peu maladroitement, et renversa du liquide sur la table. Des gouttes atterrirent dans l'assiette de Madden et son morceau de pain s'imbiba d'eau.

  • Louise putain ! s'exclama-t-elle, une colère folle la secouant comme une tornade.
  • Ça va ! J'ai pas fait exprès ! se défendit-elle avec un regard désolé.
  • On s'en fout ! Fait gaffe un peu !

Ses parents s'étaient arrêtés de parler, surpris par sa réaction disproportionnée. Ce n'était que de l'eau après tout, un coup d'éponge et le tour était fini. Certes, il faudrait jeter le pain à la poubelle, mais ce n'était pas comme si c'était la baguette entière qui était pleine d'eau.

  • Ma chérie, tu es sûre que ça va ?
  • Bien sûr que ça va ! répondit-elle un peu trop vivement pour que ça soit vrai.

Non, ça n'allait pas du tout, Madden se sentait prête à exploser à tout moment, les larmes brûlaient ses yeux, mais elle se retenait. Toujours se retenir, toujours empêcher la catastrophe, toujours laisser la bombe exploser intérieurement. Elle inspira calmement. Elle se le permettrait dans sa chambre, pas ici.

  • Ça va, Maman, la rassura-t-elle beaucoup plus posément. Désolée Louise. Je peux sortir de table ?

Son père hocha la tête. Madden se leva en débarrassant ses affaires et courut jusqu'à sa chambre pour s'y enfermer. Tout allait bien se passer. Tout allait bien se passer. Tout allait bien se passer.

Tout n'allait pas bien se passer.

Depuis la mort de Leila, depuis qu'elle avait vu, revu et re-revu la fameuse vidéo, en résumé, depuis que tout s'était effondré, Madden amassait blessure sur blessure. Elle ne craquait pas non, elle se l'interdisait. Elle se disait qu'elle était forte, qu'elle pouvait surmonter ça, qu'il y avait des choses plus graves qui se passaient dans le monde. Quand elle pleurait, elle se sermonnait elle-même. Depuis qu'elle était devenue populaire, on l'avait blâmée trop de fois de faire son intéressante ; alors, pour elle, pleurer était mal. Pleurer attirait les regards, pleurer attirait les critiques. Pleurer ne servait à rien de toute manière.

Il y avait des moments comme ça où elle se retenait de toutes ses forces. Ça passait. Ça finissait toujours par passer. Mais ça faisait mal. Et comme si la punition que lui affligeait Erwin n'était pas assez forte, chaque fois qu'elle luttait pour ne pas hurler de rage, les souvenirs de Leila refaisaient surface. Leila riant aux éclats, Leila lui promettant d'être toujours là pour elle, tout le temps.

Le corps de Leila aussi. Ses yeux vitreux, blancs. Ses lèvres bleutées. Elle avait insisté pour la voir mais regrettait à présent. Cette image avait hanté ses nuits pendant une semaine.

Dans ce monde, deux personnes avaient ruiné sa vie. Leila et Erwin. Raven également, mais les deux premiers avaient été la bombe ayant fait exploser le tout. Si Raven n'avait pas filmé leurs ébats, Madden n'aurait jamais su. Erwin aurait continué de la tromper, et naïve comme elle était, elle aurait cru à ses jolies mots. Je t'aime. Parfois, elle avait envie de le croire. Tellement que ça la tuait de l'intérieur. Elle se jetait sur ces mots comme s'ils étaient son unique raison de vivre. Puis elle se rendait compte qu'ils étaient faux. Il les avait sûrement dits à Leila également, et celle qu'elle avait cru être une meilleure amie l'avait trahie dans son dos.

Un sanglot gonfla ses poumons. Non. Non, pas maintenant, pas aujourd'hui. Elle avait tenu quatre mois, quatre mois à coller sa bouche contre l'oreiller pour hurler en silence, quatre mois à subir l'existence. La bombe ne pouvait pas exploser maintenant.

Le pire dans cette histoire était que tout le monde se pensait la victime. Lucas s'était fait trompé lui aussi, mais c'était sûrement allé en sa faveur car Raven était accourue dans ses bras juste après. Son frère prétendait l'avoir perdue quand il avait aussi été consentent, Leila l'avait poussé à le faire en toute connaissance de cause, puis avait rejeté la faute sur la mort de son père et la folie de Raven. Mais elle ? Oh, elle, tout le monde s'en foutait. Elle, elle était celle qui s'était faite trahie par deux meilleures amies, celle trompée par son petit-ami, la seule qui avait osé regarder le corps, la regarder dans ses yeux vitreux et hésiter entre l'insulter et la pleurer. Elle n'oubliait pas qu'Emma n'avait rien demandé non plus et avait perdu deux meilleures amies également, mais cela ne semblait plus perturber la jeune fille. Tant qu'elle brillait, tout pouvait lui arriver. Tant que les garçons continuaient de s'intéresser à elle, elle s'en fichait. Emma se réfugiait dans des mensonges et cette existence lui plaisait. Bien lui fasse. Mais Madden ne pouvait pas se contenter de ça. On lui avait menti trop souvent pour qu'elle les supporte encore. La vérité blessait peut-être, mais au moins, on pouvait se rendre compte de la vraie nature des gens.

Une nature sale, hypocrite et méprisable. L'homme est mauvais par nature, disait Voltaire. Il n'avait pas tort.

Les larmes ne cessaient de couler sur ses joues. Que ça s'arrête, priait-elle. Par pitié, que ce malheur s'arrête. Pourquoi ne pouvait-elle pas vivre une adolescence normale ? Pourquoi se retrouver au milieu d'un drame, pourquoi elle ? Plus le temps passait, et plus elle trouvait sa vie pourrie. Emma semblait s'éloigner de plus en plus d'elle, lui cachant des choses parfois insignifiantes, les garçons ne savaient pas comment consoler, c'était à peine s'ils se rendaient compte que rien n'allait. Sa sœur l'insupportait, ses parents aussi, avec toutes leurs questions, tous les jours « comment vas-tu ? » À la perfection maman, aujourd'hui j'ai envie de me tailler les veines, mais je vais bien, ne t'en fais pas.

C'était tout le temps comme ça. Ça venait, pendant trente secondes, presque un minute : toutes ses mauvaises pensées lui revenaient comme un ouragan, ils la percutaient si fort qu'elle avait l'impression d'être plaquée contre un mur sans arriver à trouver le souffle. Puis elles repartaient. C'était dans ses moments là que Madden se laisser glisser au sol et s'allongeait en étouffant ses sanglots, pour que personne ne l'entende.

Et c'était ce qu'elle faisait en cet instant même.

Personne n'était là pour la consoler. D'un côté, elle n'en voulait pas. Que penseraient-ils s'ils la voyaient si faible ? Elle qui avait traversé le drame la tête haute, qui n'avait pas créé de scandale à son tour, qui n'avait pas craqué, du moins pas en public, que penseraient-ils d'elle s'ils la voyaient allongée au sol comme une misérable, à pleurer toutes les larmes de son corps ? La grande Madden Scott se plaignant comme la petite fille à son papa qu'elle était. La fille de riches qui s'apitoyait sur son sort. Elle n'avait pas le droit, non. Et pourtant, elle fut dans l'incapacité de se relever. C'était au-dessus de ses forces. Son corps voulait rester blotti au sol, et il le resterait. Alors Madden se recroquevilla sur elle-même et laissa le temps passer.

Dire que le temps guérissait les blessures était une connerie. Parce que certes, on pouvait oublier. On passait à autre chose, on continuait de vivre sans comprendre comment on en était capable, on avançait. Il y avait des moments où on oubliait notre malheur, où on riait aux blagues des autres. Dans ces moments là, on se sentait heureux, même beaucoup trop. Mais il suffisait d'un détail. Un mot, une image. Et tout revenait. Le temps ne guérissait rien, il n'effaçait rien non plus. Tout était là, ça ne surgissait que quand ça en avait l'occasion. Mais quand ça surgissait, seigneur, c'est comme si le monde s'effondrait pour la centième fois, comme si on revivait tout à nouveau, la même souffrance, les mêmes pensées, la même culpabilité. Celle de ne rien avoir vu venir, celle d'en vouloir à un mort.

Si les morts pouvaient parler, Madden lui aurait demandé sans hésiter pourquoi elle avait fait ça. Pourquoi elle avait couché avec son petit-ami. Pourquoi elle avait décidé de lui faire autant de mal alors qu'elle n'avait rien demandé.

Enfants, elles s'étaient promis une seule chose : rester ensemble pour toujours. Raven, Emma, Leila et elle. Leur quatre mains s'étaient serrés sur des mots qui, au final, s'étaient oubliés. Elles avaient même choisi une constellation, avec leurs étoiles respectives : dans la constellation du Cygne, Leila était la géante or et bleu, l'étoile Albireo ; Raven, était Sadir, la géante jaune, Emma, Gienah, une jaune également et Madden Deneb, la géante blanc bleutée. Elles s'étaient chacune acheté un pendentif avec une étoile correspondant avec leur couleur. Celui de Leila était resté à son cou, dans la tombe. Madden l'avait arraché après sa mort, tandis que Raven et Emma le portaient encore. Elle se demandait pourquoi. Leur groupe avait été brisé, et ce pour toujours. Rien ne ramènerait la géante or et bleue, elle s'était éteinte dans le ciel. Sans elle, la constellation du Cygne n'existait plus.

Madden essuya ses larmes avec véhémence. C'était comme ça, et rien ne pourrait changer la réalité. Quand elle se releva, elle repensa à la lettre de son ancienne meilleure amie. Elle lui avait donné l'ordre de continuer à écrire. Madden s'était justement arrêté après son départ. Par manque de motivation certainement, ou parce qu'elle était persuadé qu'étaler sa douleur sur du papier n'allait pas l'aider. Et puis, écrire à la première personne n'avait jamais était son fort. Elle était incapable de tenir un journal. Les mots ne sortaient pas de la même manière, ils lui paraissaient faux. Elle ne se sentait bien que quand elle créait des personnages à son image. Quand elle les faisait parler, et qu'en réalité c'était un peu d'elle qu'elle mettait dans chaque mot.

Quand elle s'assit en face de son bureau et qu'elle s'empara de son carnet abandonné depuis plusieurs mois, des tas de sujets lui vinrent à l'esprit. Auparavant, elle écrivait tous les jours, tout le temps. C'était une manière à elle d'évacuer toutes les histoires qu'elle avait dans la tête. La douleur avait effacé cette imagination. La réalité était bien trop dure pour se permettre d'imaginer des contes de fées. Mais Madden était décidée à s'efforcer. Quand son stylo glissa pour la première fois sur le papier, un souvenirs refit tout à coup surface. La mine resta paralysée.

   Le soleil tombait bas derrière l'école Lander. Sur le champs d'herbe situé derrière l'école, des élèves étaient allongés pour profiter des premières chaleurs de l'été, la musique dans les oreilles pour certains, un livre dans les mains pour d'autres, et des histoires à raconter pour les quatre filles de sixième qui s'étaient rencontrées en début d'année et qui, depuis, ne s'étaient pas lâchés. Emma était assise au sol à côté de Raven, ses cheveux blonds ramenés en queue de cheval sur sa tête tandis que son amie portait une frange et des cheveux bruns coupés au carré. Les longs cheveux ondulés de Leila brillaient sous les rayons du soleil, surtout quand elle les balayait derrière son épaule dans un geste maîtrisé. Madden en était parfois jalouse, elle qui trouvait sa chevelure trop plate et lisse.

  • Erwin ne t'a pas quitté des yeux aujourd'hui, fit remarquer Emma en lui souriant.
  • Il ne m'intéresse pas, renchérit-elle. Il fait son beau avec son frère, il se prends pour le roi du monde.
  • Pourquoi, ça ne t'intéresse pas d'être sa reine ? lui demanda Raven pour la taquiner.

Devant la mine consternée de Madden, les trois autres éclatèrent de rire. Il était vrai qu'il était beau. Et intelligent. Et gentil. Mais il était tout le temps entouré de « pouffiasses » comme les appelait Leila, et de ses amis un peu austères, surtout un, un prénommé William. Il leur faisait peur, avec son regard froid et ses manières de brutes. Alexandre était plus timide mais plus gentil. Quant à Lucas, son frère, il était comme lui. Les deux étaient impossible à reconnaître, à moins de connaître leurs manies qui différaient quelques fois et leur voix, l'une plus aigu que l'autre. Raven s'intéressait de plus en plus à lui mais tentait de le cacher le mieux qu'elle pouvait.

  • Son frère est mignon aussi, lâcha Leila sans remarquer la grimace de son amie.
  • Logiquement, si Erwin est mignon, son frère l'est aussi, fit remarquer Emma.
  • Pas obligé, chez des jumeaux, l'un peut être beau et l'autre moche.
  • Si ce sont des vrais jumeaux, je vois pas comment c'est possible.
  • Pourquoi, ça existe les faux jumeaux ? demanda Madden en relevant un sourcil.
  • Bien sûr que oui, répondit châtain comme si c'était évident. Ce sont ceux qui ne se ressemblent pas, et qui sont pourtant nés en même temps.

Les filles continuèrent de parler de biologie sans vraiment savoir si ce qu'elles disaient était juste ou non. Le soleil continuait de tomber, et les nuages prirent une teinte orangée.

  • Les filles, j'ai eu une idée, lança Emma après un instant de silence. Vous savez que mon père m'a offert un livre d'astronomie pour mon anniversaire : eh bien j'ai vu une constellation qui comporte quatre étoile. On pourrait chacune en choisir une !

Les autres sourirent à cette idée, la trouvant charmante. Comme ayant tout prévu, la jeune fille sortit de son sac le livre en question et l'ouvrit à la page correspondante.

  • Il s'agit de celui que l'on appelle « le Grand Oiseau », lit-elle, et qu'on représente comme un cygne. On dit que Zeus manifesta son amour à Némésis en prenant l'apparence de cet animal, car cette dernière changeait constamment de forme pour conserver sa virginité ; c'est à cette occasion que naquit le cygne.
  • C'est beau, commenta Leila, c'est comme une histoire d'amour.
  • Oui, un peu, répondit Emma en omettant la suite, qui racontait alors comment Zeus l'avait en quelque sorte violée.

Ce détail était inutile pour ce qu'elles voulaient en faire. Après tout, elle avait choisi cette constellation pour son nombre d'étoile, par pour son histoire.

  • Il y a quatre étoiles, lit à son tour Raven en se penchant sur le livre. Deneb, la géante blanc bleuté, Albireo, la géante bleu et or, Sadir et Gienah qui sont des géantes jaunes.
  • Je veux la bleu bleuté, annonça Madden qui préférait de loin cette couleur.
  • Moi aussi je la veux, rétorqua Leila qui détestait qu'on lui limite ses choix.
  • Il y a la bleu et or aussi, Leila, l'informa Emma.

La châtain fut prise d'une vive réflexion puis finit par accepter. Après tout, l'or brillait bien plus que le bleu.

  • Bon ben, je crois qu'on a pas le choix, dit Raven en regardant ce qui restait. On est les géantes jaunes.
  • Ça me va, haussa des épaules Emma. Tu veux Sadir ou Gienah ?
  • Personnellement, je préfère Sadir mais c'est comme tu veux.
  • Et moi Gienah, donc c'est parfait.
  • Du coup on a notre place dans les étoiles ? demanda Leila pour qui cette idée l'enchantait.
  • Ouais, sourit Emma en refermant les livres. On vivra éternellement dans le ciel, comme les personnages de la mythologie grecque auparavant. On pourrait même acheter des colliers avec la couleur de nos étoiles.
  • Mais surtout, on restera ensemble, pour toujours, enchaîna Raven.

Sous les derniers rayons du soleil de la journée, leurs mains se serrèrent. La brise caressa leur jeune visage, et la lune apparut dans le ciel bleu, déjà visible en cette fin de journée.

  • Ensemble, pour toujours, promit Madden.

   Son stylo se reposa sur la table. Madden essuya les larmes qui venaient de couler à nouveau sur ses joues. Un éclat attira son attention. Pendue à sa lampe de bureau, l'étoile argentée qui lui revenait l'attendait patiemment, vestige d'un temps passé et d'une promesse oubliée. Elle s'en empara d'une main tremblante. La mettre ne signifierait pas que tout s'arrangerait. La mettre signifierait qu'elle n'oublierait pas. Jamais.

Elle la mit autour de son cou. Quand le métal toucha sa peau, un frisson parcourut son corps.

La géante blanc bleutée Deneb avait retrouvé sa place dans le ciel.

J'espère que ce retour dans le passé vous a plu, c'est la première fois que j'écris un flashback de cette manière:) Ce détail, celui de l'étoile, apparaît dans la lettre du début. N'hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil de temps en temps, afin de mieux comprendre. J'aimerais poser aussi deux ou trois questions, histoire de faire le point, et de connaître votre avis général.

1. Quel est votre couple préféré ? (pas forcément obligés d'être ensemble, quand je dis couple je me réfère à la relation entre deux personnages.)

2. Votre/vos personnage(s) préféré(s) ? (une petite explication de votre choix si vous en avez envie)

3. Est-ce que le suspens est entretenu ?

4. Un personnage ou une relation que vous aimeriez voir approfondir un peu plus ?

Voilà, c'est tout:) Merci à tous ceux qui continuent l'aventure avec moi, qui annotent, aiment et commentent. Je ne vous remercierez jamais assez.

--Lyanna

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