13. Emma

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Hey ! Me revoilà avec un nouveau chapitre, après trois semaines de pause ! Les vacances m'ont fait du bien, et je reviens avec une envie pressante d'écrire des millions de livres x) En tout cas, j'ai pris énormément de plaisir à écrire ce chapitre, et j'ai déjà les suivants en tête. J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à y laisser un commentaire, donner votre avis, positif ou négatif et faire toutes les annotations qu'il vous plaira ! Comme d'habitude, elles seront accueillies chaleureusement ;)

Bonne lecture !

  • Tu m'appelles quand tu ressors du bâtiment, lui rappela son frère pour la énième fois. T'es sûre que tu veux pas que je t'accompagne ?
  • Non, Sasha, je suis capable de rentrer toute seule, soupira-t-elle, exaspérée.

L'index du jeune homme tapotait nerveusement le volant de la voiture. Le warning qu'il avait enclenché pour s'être garé en double file redoublait son angoisse.

  • Je n'aime pas ces gens, c'est tout, tenta-t-il de s'expliquer, la mâchoire serrée. Ce monde, en général.
  • Eh bien il va falloir t'y faire, répliqua-t-elle vivement, ayant hâte de sortir de la voiture. Je dois y aller.

Elle lui déposa un baiser sur la joue et sortit du véhicule, ayant déjà oublié la moitié des paroles de son frère. Le bâtiment était haut et moderne, suffisamment grand pour accueillir plusieurs centaines de personnes. La compagnie ne travaillait pas avec Élite, l'agence principale de mannequinat, mais elle était rattachée à un styliste en particulier qui avait construit tout cela lui-même. À ce qu'elle avait entendu, il était possible de le rencontrer lors de sa première venue. Emma avait vraiment hâte.

En rentrant, la fraîcheur de la ventilation créa un choc de température énorme. Elle regretta presque de ne pas avoir pris de veste. L'entrée était spacieuse, illuminée par les hautes fenêtres constituant les murs. Le sol était blanc, les parois blanches, les escaliers blancs, tout l'était. Les seuls éléments qui se détachaient du lot étaient le bureau fait de bois clair et les photographies disposées tout le long des allées. Emma s'avança vers le comptoir. La femme qui occupait le poste releva la tête, un sourire d'avance collé sur le visage.

  • Bonjour !
  • Euh, bonjour, je suis Emma Rovel et je viens de la part de...
  • Ah oui, Emma Rovel ! Une future mannequin ?
  • Oui c'est ça, força la jeune fille, plus angoissée à présent que son frère dans la voiture.
  • Montez les escaliers, deuxième porte à droite. Vous entrerez dans une grande salle où on mesurera vos tailles et on créera votre profil. On vous dira tout là-bas.

Le sourire resplendissant qu'elle afficha signa la fin des indications. Un peu perdue par toute cette précipitation, elle articula un faible « merci » et monta les escaliers désignés. Tout en montant, elle dût lever la tête bien haut pour apercevoir le plafond. Ses talons résonnèrent sur les marches, lui donnant l'impression d'être le seul être vivant à s'aventurer dans ces lieux. Personne à l'horizon. Tout était vide, silencieux, grand. De quoi intimider une jeune arrivante.

Elle arriva au premier étage, mais aussitôt, son cœur s'emballa. Il n'y avait qu'une porte, et elle était sur la gauche. Rien à droite. Juste une série de cadres accrochés, certainement des figures importantes de l'entreprise. Emma fit plusieurs volte-faces, comme si elle espérait que la deuxième porte à droite n'apparaisse par magie. Si elle descendait pour lui faire répéter l'information, la femme la prendrait pour trop insistante. Non, Emma ne voulait pas se faire remarquer dès le premier jour. Elle allait y arriver. Inspiration. Expiration.

  • Je peux vous aider ?

Dans toute l'angoisse du moment, cette voix sonna comme un ange tombée du ciel. Malgré le sursaut qui parcourut son corps, elle se retourna et aperçut un homme de grande taille, âgé d'une trentaine d'année. Ses cheveux bruns foncés étaient plaqués en arrière, et sa barbe courte ainsi que son costume noir lui donnait un air important et sévère. Pourtant, ses yeux plissés l'invitait à la bienveillance.

  • Je... je suis nouvelle ici, on m'a dit le premier étage deuxième porte à droite mais... à moins que ce ne soit un passage secret et qu'il faille tourner un des cadres, comme dans Harry Potter...

Mais qu'est-ce qu'elle disait, seigneur. Si elle avait eu l'occasion de s'asséner une gifle, elle s'en serait donné une grande. Il se mit à rire.

  • Harry Potter ?
  • Oui, pour rentrer dans la Salle Commune des Gryffondors, il faut y pénétrer grâce à un portrait. Mes deux petits frères sont fans, c'est pour ça.

Ses deux petits frères et elle-même, et Madden également, mais cela, il ne fallait pas le dire.

  • Intéressant.

C'était le mot. Intéressant. Emma se balança d'un pied à l'autre, nerveuse. Elle qui n'avait pas l'habitude de porter des talons, ses pieds commençaient à lui faire mal.

  • Et vous... vous savez où est la porte ? L'étage, surtout ?
  • Oh, Amélie a dû se tromper, comme d'habitude. On n'a pas beaucoup de nouvelles arrivantes, et elle confonds toujours l'étage de la paperasse avec celui des mannequins.

D'un coup d’œil discret, elle aperçut sa montre en or à son poignet. Ses chaussures étaient impeccables, d'un cuir brillant. Tout dans son allure reflétait une certaine richesse. Cet homme était le genre d'individu qui pouvait vivre dans un Manoir et posséder trois résidences secondaires dans les Caraïbes.

  • Venez avec moi, je vais vous conduire dans mon bureau.

Elle n'objecta rien, mais tilla sur le fait qu'il la menait vers son bureau et non vers la deuxième porte de droite. Il l'invita à passer devant pour monter les escaliers. Quand elle monta les marches, elle sentit son regard se poser sur son corps. Certes, elle avait peut-être un peu trop forcé la chose. Sa robe créait un décolleté profond et s'arrêtait au-dessus des genoux, le tout moulant ses hanches et ses jambes. Le fait de marcher devant lui la mit mal à l'aise, mais ne l'inquiéta pas pour autant. Son aura lui inspirait confiance. Il n'avait pas l'air de quelqu'un de mal intentionné, loin de là. Et après tout, sentir le regard insistant d'un homme aussi beau-gosse que lui... lui donnait l'impression d'être désirée. Importante. Une impression qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps.

  • C'est ici, indiqua-t-il en s'avançant vers des vitres opaques, étalées sur plusieurs mètres.

L'intérieur était tout à fait différent du reste du bâtiment. Le contraste lui donna d'ailleurs une sensation très étrange. Deux canapés étaient installés de chaque côté du bureau ; elle leur donnait plusieurs décennies à la vue du velours vert et des pieds en bois travaillé. Deux grandes fenêtres surplombaient la pièce avec, juste devant, une grande table presque vide, mis à part un pot à stylo et une tablette posée dessus. Cependant, des étagères habillaient les murs et étaient remplies soit par des livres, soit par des tissus de différentes matières, des esquisses, et des papiers, beaucoup de papiers.

  • Pardonnez-moi, lui demanda-t-elle quand il eut refermé la porte, mais qui êtes vous ?
  • Oh, désolé, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Alexis Steve.

Steve. Steve. Steve. Son cerveau chauffa. Steve. Mr Steve. Le styliste.

Si elle avait pu hurler de surprise, elle l'aurait fait, et sans hésiter. À la place, elle plaça une main devant sa bouche et écarquilla exagérément les yeux. Aucun mot n'arrivait à franchir ses lèvres. Nom d'un chien. Le premier jour et bim, dans le bureau du styliste. Quand elle raconterait ça à ses amis, personne ne la croirait.

  • C'est vous ! réussit-elle à exclamer, encore sous l'emprise de la stupéfaction.
  • C'est moi, rit-il.

Son rire avait quelque chose d'innocent et de coupable à la fois. Un mélange qui laissait à penser que sa vie n'était faite que de mystère. En même temps, pour accueillir une nouvelle arrivante dans son bureau, il pouvait bien être mystérieux.

  • Je suis... honorée de vous rencontrer.

Elle tendit sa main et il la serra cordialement, amusé.

  • Emma, se présenta-t-elle à son tour. Emma Rovel.
  • Enchanté Emma. Je savais que tu allais arriver aujourd'hui, et à vrai dire, j'avais déjà deviné qui tu étais en te rencontrant perdue dans le couloir.

Il était drôle, vraiment, songea-t-elle avec ironie.

  • Je devrais peut-être aller là où on m'avait dit au départ de...
  • Reste ici. C'est moi qui vais te mesurer.

Après deux clignements des yeux, elle comprit que ce n'était pas une blague.

  • V... vous ? Vraiment ?
  • Oui, moi. J'aime connaître mes mannequins dans les moindres détails.

Sa réponse la fit rougir, mais elle le cacha en détournant la tête. Alexis se dirigea vers son bureau et sortit de son tiroir un calepin vierge et un stylo.

  • Âge ?
  • Seize ans.
  • Je vais avoir besoin d'une autorisation parentale si je te prends.

Elle se pinça les lèvres. Un problème qu'elle aurait voulu esquiver le plus longtemps possible.

  • C'est que... mes parents se trouvent actuellement à l'autre bout du monde et ils ne reviennent que pour Noël. Mon frère a dix-huit ans cependant et il pourrait peut-être faire l'office de représentant légal...

Elle avait prononcé les derniers mots en un faible murmure, en rien sûre d'elle. Son père refuserait catégoriquement. Il avait toujours répété qu'il n'avait qu'une fille et qu'il se refusait de la voir exposer son corps en public. De par ce choix, elle n'avait eu droit à installer l'application Instagram que tard, car il avait toujours eu peur qu'elle ne publie des photos trop érotiques, comme les filles dans les documentaires du dimanche. Alors si elle lui parlait d'être mannequin, c'était comme foncer droit dans un mur. Jamais il n'allait lui donner son accord.

Alexis décida de passer à la question suivante, laissant le sujet pour un autre moment.

  • Tu habites ici ?
  • Oui.
  • Établissement scolaire ?
  • Pourquoi ?
  • Par curiosité.

Dans la région, il y avait souvent les personnes « de sciences » qui hochaient la tête chaque fois que le lycée Flamel était mentionné, et les « littéraires » qui étaient entièrement pour l'inscription à Lander. Mais le débat ne s'arrêtait pas là. Lander était privé, ce qui attirait inévitablement les commentaires déplacés des personnes jugeant trop cher la scolarisation. Flamel était public, il était le sujet favori des adultes pensant que l'école était chargée de racaille en tout genre. Ce qui était faux bien évidemment, mais il ne fallait surtout pas contrarier les adultes.

  • Lander.
  • Bien.

Visiblement, Alexis était un littéraire.

  • Un numéro de téléphone ?

Elle lui donna le sien, puis épela son courriel.

  • Ok, on va pouvoir commencer, déclara-t-il en se redressant, le calepin en main. Tu peux te mettre en sous vêtement ?

Cette demande la mit mal à l'aise. En sous-vêtement devant un inconnu, ce n'était pas vraiment ce à quoi elle s'était attendu. Alexis dut s'en rendre compte, puisqu'il s'empressa de la rassurer.

  • Je vois des filles en sous vêtements tous les jours. Je ne peux pas te mesurer avec ta robe, l'épaisseur du tissu fausserait les dimensions.

Elle hocha faiblement la tête et déposa son sac à main sur le canapé. Premièrement, ôter ses chaussures à talons. Le plus facile. Quand ce fut fait, elle réalisa qu'un miroir se trouvait devant elle. Cette robe la mettait vraiment en valeurs. Sa couleur noir rendait son utilisation impossible pour les fêtes, bien trop sombre pour ce genre d'événements, mais dans un lieu chic comme celui-ci, c'était parfait.

  • Tu veux de l'aide ? demanda-t-il en remarquant la fermeture éclair dans son dos.
  • Je veux bien, merci.

Il s'approcha et s'empara du tissu avec une infinie précaution. Ses doigts parvinrent à toucher sa peau. Une vague de frisson s'étala alors sur chaque pore de sa peau. Il descendit le zip lentement, comme s'il voulait prolonger ce moment le plus longtemps possible. Emma dégagea son épaule, puis l'autre, pour finalement descendre la robe jusqu'à sa taille. Alexis ne la regarda pas directement, mais à travers le miroir, ce qui était presque pire. Ainsi, il s'aventura sur chaque partie de son corps sans devoir s'en empêcher. Quand le tissu tomba mollement au sol et qu'elle resta plantée là, en sous vêtement, il sursauta légèrement, et comme atterrissant de nouveau dans la réalité, il se précipita vers les rubans à mètre et les rapporta sans prononcer un mot.

Il lui mesura d'abord les épaules. Des plis se créaient sur son front sous la concentration. Tout en dirigeant toute son attention sur les chiffres, il semblait lutter pour ne pas reporter son regard sur son modèle. Il descendit sur sa poitrine. Là, ses mains tremblèrent légèrement. Emma retint presque sa respiration. La distance entre eux deux était devenue minime. Plus il était concentré, et plus il se rapprochait d'elle, comme attiré par un aimant intérieur. S'en rendait-il compte ? Était-ce volontaire ou non ? Elle n'en avait aucune idée.

Il inscrivit des chiffres sur son calepin avant de poser le ruban mètre sur ses hanches. Ses mains posées à plat sur sa peau produisit une électricité chaleureuse en elle. Tout son corps s'enflamma. Rien ne se voyait de l'extérieur, mais intérieurement, Emma était en feu.

Alexis le devina. Qui ne l'aurait pas fait. Ses deux pouces vinrent se loger dans la courbe de sa taille, effleurant son épiderme. Emma jura intérieurement. Qu'est-ce qui lui prenait ? Il avait la trentaine, elle seize ans, ce genre de jeu n'était pas pour eux. Et pourtant, il continua. Et elle ne fit rien pour le repousser. Elle aurait du. Oh oui. Mais elle n'en avait pas envie.

Le ruban mètre tomba au sol, à l'image du prétexte qu'il s'était servi pour s'approcher d'elle. Le souffle d'Emma s'accéléra. Ses doigts la caressèrent jusqu'à la naissance du sein. Le soutien gorge marqua une barrière entre ce qui se pouvait faire et l'interdit, mais on ne disait pas « non » à ce genre de personnage. Surtout pas quand elle-même n'avait aucune envie de prononcer ce mot.

Cela faisait tellement de temps qu'elle rêvait de ce moment. Ce moment où un garçon daignerait enfin de porter son regard sur elle, ce moment où elle deviendrait quelqu'un pour qui que ce soit. Madden avait l'opportunité de vivre une histoire merveilleuse avec une personne qui l'aimait, et elle la détestait intérieurement pour ne pas la saisir. Combien de fois elle s'était imaginée dans son lit être dans les bras d'un homme, respirer une odeur autre que la lessive de ses draps ? Combien de fois elle avait songé à des lèvres la goûtant entièrement, à des mots d'amour, même insignifiants ? Emma avait soif d'aventure. Elle avait soif de reconnaissance. Soif. C'était le mot qui la définissait en cet instant même.

Alors, quand il dégrafa son soutien gorge, elle se laissa faire. Ils basculèrent sur le canapé ; le velours accueillit son corps avec bienveillance, autant que ses mains dessinaient toutes ses courbes avec douceur. Comme s'il créait un énième modèle, il observa ses mouvements et eut les yeux brillants à l'idée de tout ce qu'il pourrait faire avec. Emma eut soudain peur de ce regard. Le miroir refléta leur corps entremêlés sur le canapé, un trop jeune pour ce genre d'aventure, et l'autre se sachant coupable de celle-ci. Ce jeu devait s'arrêter. Maintenant.

  • Désolée, lâcha-t-elle en s'échappant de ses mains, le cœur cognant ses côtes avec sauvagerie.
  • Non, c'est moi, je... je sais pas ce qui m'a pris.

Il s'assit et passa une main sur son visage. Emma récupéra sa robe et l'enfila en un temps record. Restait la fermeture éclair. Pourquoi fallait-il toujours qu'une fermeture éclair s'interpose dans son entreprise ?

  • J'ai besoin d'aide, souffla-t-elle en fermant un bref instant les yeux.

Il se leva et la remonta, retenant avec difficulté son regard sur son corps si bien formé. Une fois fait, il s'éloigna. Loin. Trop loin. La gorge d'Emma se serra.

  • Je ne vous en veux pas, déclara-t-elle après quelques secondes d'hésitation.

C'était la vérité. Elle ne regrettait pas ce qu'elle avait fait. En cet instant même, elle se sentait encore bouillonner de l'intérieur, de par toutes ces émotions trop vite arrivées, mais elle aimait la sensation. Elle aimait comment il l'avait touchée, elle aimait la manière dont il l'avait regardée. D'une manière dont nul autre n'aurait su le faire.

  • S'il te plaît, tutoies-moi, la supplia-t-il en s'appuyant sur son bureau, comme fatigué de son erreur.
  • Je ne t'en veux pas, répéta-t-elle en obéissant à sa demande.

C'était assez bizarre d'utiliser le « tu » pour un homme plus âgé qu'elle et surtout plus important, mais il avait raison. Après ce qui venait de se passer, c'était un détail à soigner.

  • Tu devrais. Tu es mineure, j'ai été bête de...
  • Qu'importe si personne ne le sait ?

Emma avait toujours été comme ça. Une fois qu'elle prenait confiance, rien ne pouvait l'arrêter. Les règles n'existaient que pour être brisées, selon elle. Certes, il pouvait aller en prison pour ce qu'il venait de faire. Mais pas si elle se taisait. Après tout, elle l'avait laissé faire. Elle avait été consentante, et quand elle avait dit non, il l'avait laissé partir. Et puis, ils n'avaient pas franchi la limite. Encore heureux, elle était vierge.

  • J'aimerais me faire pardonner, dit-il après avoir été saisi par une vivre réflexion. Dans deux semaines, je dois me rendre à une réception, et je dois y aller avec une cavalière.
  • Vous n'avez pas de... enfin, je veux dire, tu n'as pas de femme ?
  • Non. Toutes trop ennuyantes.

Sa réponse la fit sourire.

  • Une amie ?
  • J'en ai, mais je... j'aimerais que tu viennes toi.

Sa proposition la surprit.

  • Pour me faire pardonner, insista-t-il, comme s'il s'agissait d'une justification. Il y aura des gens de la mode, de l'art en général. Pour une élève de Lander, ça pourrait être... intéressant.

Une autre excuse pour la presser d'accepter. Mais il n'avait pas tort non plus. Elle pourrait tisser des liens utiles pour dans deux ans, quand elle sortirait de son bac et qu'elle n'aurait aucun projet à réaliser.

  • Quand est-ce ?
  • Le douze octobre. Un samedi soir.

À ce qu'elle sache, elle n'avait rien prévu ce jour là. Elle pourrait prétendre passer la nuit chez Madden, et son frère ne l'embêterait pas. Il ne restait qu'à convaincre sa meilleure amie que mentir n'était pas un péché.

  • Avec plaisir, sourit-elle, déjà excitée à cette idée.

Il relâcha ses traits.

  • Ce fut un plaisir de vous connaître, Emma.
  • Ce plaisir est réciproque, Mr Steve.

Elle sortit du bureau plus heureuse que jamais, avec dans son esprit, le souvenirs de ses mains modelant son corps dans tous les détails les plus cachés.

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