4. Lucas

13 minutes de lecture

  • Hey ! Attends-moi !

Lucas se retourna vivement, irrité que quelqu'un d'autres que Raven ne l'appelle aussi fortement. Boucle d'Or – c'était ainsi qu'il avait décidé de la nommer à défaut de se souvenir de son prénom – courut vers lui et s'arrêta à sa hauteur, essoufflée. Le regard qu'il lui adressa ne fut en rien bienvenu, mais elle ne se démonta pas.

  • J'aimerais quelques explications sur ce qui se passe. J'y comprends rien en fait.
  • Pourquoi à moi ?

Elle haussa les épaules.

  • T'étais le premier que j'ai vu.
  • Écoute, je dois y aller, Madden m'attends, et mon père va s'énerver si je rentre tard. Une autre fois.

Mais elle lui attrapa le bras au moment où il avançait d'un pas.

  • Lucas, c'est ça ?

Il fronça les sourcils mais hocha la tête.

  • J'attendrai pour les explications. Le Mur, tout ça, ça me dépasse un peu pour le moment, mais ce midi j'ai compris quelque chose.

Puis elle avança son visage du sien et parla d'une voix plus basse, comme si elle s'apprêtait à lui dévoiler un secret.

  • Ne gâche pas ta relation avec ton frère. Tu n'en as qu'un. Tu finiras par le regretter quand il sera trop tard pour réparer les choses. Et crois-moi, regretter, c'est comme mourir de l'intérieur. Ça fait mal.

Elle marqua un temps de pause et son visage s'assombrit.

  • Je parle d'expérience.

Puis elle le lâcha et partit sans qu'il n'ait pu lui dire un mot. Il resta un moment immobile, à retourner ses paroles dans sa tête des centaines et des centaines de fois, tout en essayant de comprendre pourquoi elle lui avait dit de telles choses. De quelle expérience parlait-elle ? Qu'avait-elle vécu de si fort pour qu'elle s'adresse ainsi à lui sur sa relation avec Erwin ? Comme il ne trouvait aucune réponse, il finit par abandonner et sortit du lycée la mine assombrie. Madden releva la tête de son téléphone quand elle l'aperçut.

  • Tu en as mis du temps.
  • Y a Boucle d'Or qui m'a retenue.
  • Boucle d'Or ? rit-elle, devinant de qui il s'agissait.
  • Comment elle s'appelle au fait ?
  • Gabrielle Torella. Une espagnole.
  • Ah. J'essaierai de m'en rappeler.

Madden, avec son air amusé, jeta son sac sur son épaule et marcha à ses côtés le long des murs en pierre de l'établissement. Lucas chercha un sujet de conversation pour dissiper le malaise qu'il y avait entre eux, mais son esprit restait vide. Le silence entre deux individus n'était pourtant pas un problème pour lui, mais il sentait qu'entre eux, c'était différent. C'était le genre de silence qui porte tellement d'accusations et de malentendus, celui qui appelle à une vérité disparue. Voilà pourquoi il n'aimait pas rester avec un des membres du groupe. Ils le prenaient tous pour ce qu'il n'était pas.

  • Lucas !

Il se demanda un instant qu'est-ce qu'ils avaient tous à l'appeler dans son dos, mais chassa ce mécontentement en reconnaissant Raven. Madden recula légèrement derrière lui tout en se réfugiant derrière l'écran de son téléphone.

  • Tu vas où avec elle ?

La jalousie perçait clairement sa voix. Cela n'énerva en rien Lucas. Il connaissait Raven et sa jalousie maladive. Lui même était possessif et ne se gênait pas pour le cacher. Leurs caractères s'emboîtaient si facilement.

  • Au cimetière.
  • Ah, je... j'aurais voulu venir aussi.

Il jeta un regard oblique à Madden qui lui fit les gros yeux.

  • On ira une autre fois, promis.

Il enroula une mèche de cheveux autour de son doigts et passa sa main derrière sa nuque pour l'embrasser virilement. Elle céda sous la force et gémit de plaisir au contact de leurs lèvres.

  • Je t'aime, lui murmura-t-il doucement, assez bas pour que Madden n'entende rien.
  • Moi aussi. Dis, tu parleras de la moto à ton père ce soir, n'est-ce pas ?

Son regard s'affola à ce souvenirs. Il lui avait promis de lui en parler. Merde.

  • Je... j'essaierai. Mais tu connais mon père, ça ne va pas lui plaire...
  • Essaie toujours. Le mien m'a même acheté le carnet pour apprendre le code.
  • C'est vrai ?

Elle hocha vivement la tête, toute heureuse.

  • Je passerai le permis dans l'année.
  • Eh bien si mon père refuse, tu me conduiras.

Il l'embrassa une dernière fois avec passion, lui promit de lui envoyer un message quand il serait arrivé chez lui et poursuivit sa route avec Madden. Le regard de Raven lui pesa sur les épaules jusqu'à ce qu'ils prennent un tournant aussi se retourna-t-il au dernier moment pour lui envoyer un baiser de loin. Mais elle avait déjà fait volte-face. Tout en marmonnant quelque chose d'inaudible dans sa barbe, il continua sa route d'un air maussade.

  • Très susceptible à ce que je vois, se moqua Madden tout en gardant pour elle la haine qu'elle vouait à son ancienne meilleure amie.

Il ne répondit pas. L'envie de parler d'un quelconque sujet de discussion avec elle s'était dissolue. Durant tout le trajet, il songea à ce qu'il trouverait à dire à son père pour le convaincre de lui laisser conduire une moto. Il devait avoir les arguments nécessaires mais ce n'était pas facile avec lui. Il trouverait toujours une excuse débile, le comparerait avec son frère, comme il le faisait toujours, et finirait pas s'énerver parce qu'il n'était pas ce qu'il attendait de lui. Surtout que ces derniers temps, son père était aussi susceptible que lui à cause du travail et se fâchait pour un rien. La dernière fois, il avait crié dans toute la maison parce que sa mère avait, sans faire attention, mis le lait dans le frigo du garage au lieu de frigo de la cuisine. Heureusement qu'il avait été là pour la défendre ou elle aurait subi ses foudres durant des heures. Erwin n'avait rien dit ce jour-là. Pourtant, il avait été là. Mais Lucas mettait cela sur le compte de sa lâcheté naturelle. Il avait peur de s'opposer à leur père juste parce qu'il s'attirait les bonnes grâces de celui-ci. Cela le dégoûtait presque.

Plongé dans ses pensées, il s'aperçut qu'ils étaient arrivés que lorsque ses baskets s'enfoncèrent dans le gravier fin. Les pierres tombales s'alignaient de chaque côté, séparées par une même distance, comme des files identiques de croix chrétiennes. Regarder la tombe des autres ne provoquait en lui aucune émotion. C'était comme lire des noms sur un annuaire, regarder les plaques de marbre et les fleurs en cherchant à savoir la cause du décès, sans trouver pour autant. Mais lorsque cela concernait quelqu'un qu'il avait connu, l'impression était différente. Les lettres gravées possédaient comme une force naturelle qui poussait le cœur à se serrer douloureusement. Ce nom qu'il avait l'habitude de dire haut et fort auparavant, ce visage qui apparaissait alors, souriant comme toujours, avec ses yeux bleus transparents et ses longs cheveux bruns. Leila Revigne. 2004 – 2020. Ils y étaient.

Madden et lui restèrent un petit moment devant, silencieux, chacun songeant à son souvenirs. Sa photo dans un petit cadre rappela à Lucas les traits qu'il oubliait avec le temps. Il aurait voulu les oublier, oh oui. Plus que jamais. Mais il s'obligeait à se les remémorer pour ne pas perdre de vue l'objectif qu'il avait.

Finalement, il déposa son sac au sol et s'en alla vers l'arrosoir commun pour arroser les plantes qui décoraient sa pierre. Madden l'aida en s'emparant du deuxième et la tâche fut terminée deux minutes plus tard. Lucas aurait voulu qu'elle ne fasse rien, parce qu'il se fichait bien de savoir si les fleurs avaient besoin d'eau ou non. Il voulait juste s'occuper l'esprit, les mains. Faire quelque chose, pas rester devant son tombeau les bras ballants, comme un idiot. Maintenant que c'était fait, il ne savait plus quoi faire.

  • J'ai une question, finit par demander Madden après quelques minutes de recueillement.

Elle n'attendit pas de réponse et enchaîna directement :

  • Pourquoi tu continues à faire ça ?

Il releva la tête et fronça les sourcils.

  • Faire quoi ?
  • Je sais pas, tu... tu continues à me parler alors que je m'adresse volontairement mal à Raven. Tu me demandes d'aller au cimetière avec toi et tout ce que tu trouves à faire c'est arroser les fleurs pour t'occuper les mains. Tu... je ne te comprends pas. Je comprends rien en fait.
  • Je pensais que tu voulais aussi y aller, c'est tout.
  • Arrête de te foutre de ma gueule, Lucas.

Ce changement de langage le fit tressauter. Madden n'était pas le genre de fille à parler ainsi. Ses parents étaient des magistrats haut placés qui possédaient une manière de parler distinguée, et leurs filles avaient été éduquées pour la même chose. Pourtant, dans ses yeux brillants, il vit la tristesse voiler son regard et comprit que dans le désespoir, toutes ces choses là n'avaient plus d'importance.

  • Je ne me fous pas de ta gueule. J'essaie juste de... d'être là pour t'aider.
  • Tu prétends m'aider tandis que tu défends la fautive de l'histoire. Explique-moi parce que je ne comprends pas.
  • Raven n'est pas la fautive.
  • Et ça recommence, lâcha-t-elle dans un soupir exaspéré.
  • Tu te bases sur une maudite lettre d'adieu, putain, s'écria-t-il, tout à coup énervé.
  • Une maudite lettre dans laquelle tout est expliqué ! Et tout correspond ! Alors ne me fais pas croire qu'il s'est passé autre chose !
  • De toute manière, tu ne me croiras pas n'est-ce pas ? Ça sert à rien de lutter contre ça.
  • Je sais que tu l'aimes, Lucas, mais cette fille est cinglée. Regarde la vérité en face, regarde-la dans les yeux et rend-toi compte de l'horreur de ses actes !

Sa mâchoire se contracta. S'il ne se jetait pas sur elle pour lui refaire le visage, c'était parce qu'elle lui était chère.

  • Je l'ai regardé des centaines de fois dans les yeux. Et je n'ai rien vu du tout.

Il s'empara avec colère de son sac et partit en laissant Madden seule avec son chagrin. Il la détestait. Il les détestait tous. Quelle idée d'essayer de renouer les liens avec les membres du groupe. C'était Raven qui lui avait soufflé l'idée, et il l'avait trouvé bonne au début, mais il se rendait compte à présent qu'il n'avait plus rien à faire avec eux. Leila les séparait, Leila les séparerait toujours. Elle avait beau être morte, son fantôme s'interposerait entre eux jusqu'à ce que quelqu'un ait le courage de la faire disparaître pour de vrai. Mais comment vaincre quelque chose d’immatériel ? C'était la réponse qu'il cherchait, et dont il avait déjà trouvé une partie.

Il ne parcourut qu'un kilomètre pour rentrer chez lui. Il passa par derrière pour aller dire bonjour à ses chiens, deux lévriers gris et un malinois d'à peine un an. C'était sa mère qui avait une passion folle pour ces animaux et qui s'en occupait dès qu'elle rentrait à la maison. Avec le temps, ils étaient devenu la fierté de la famille Layne. Il traversa l'immense jardin en leur compagnie, se rappelant qu'il devait nettoyer la piscine dans les jours à venir puis s'assit sur une chaise de la terrasse. Sa mère avait déjà mis des madeleines dans un plat pour le goûter et il s'en empara d'une, même s'il n'avait pas réellement faim. Personne ne résistait à ses madeleines.

  • T'étais où ? demanda Erwin qui sortit à sa rencontre, déjà torse-nu par la chaleur qui régnait.

Il lui tendit une canette de RedBull fraîche que Lucas ouvrit et but avec avidité.

  • Pas tes affaires. Et merci.
  • J'ai le droit de savoir pourquoi t'as réagi comme ça ce midi ?

Voilà, il s'en était douté. Erwin était le genre à ne jamais lâcher l'affaire jusqu'à ce qu'il ait la chose désirée. S'en était presque fatiguant.

  • Ils avaient raison, se contenta-t-il de répondre en prenant une seconde gorgée.
  • Raison ? Non mais tu déconnes là ? Ils t'ont carrément insulté juste parce que tu...
  • Je n'aurais pas du sortir avec Raven avant la fin de l'année, c'est tout, trancha-t-il en se redressant.

Il lui fit face en le mettant au défi de répliquer, mais Erwin n'en fit rien. À la place, il lui lança un regard de pitié que Lucas supportait mal. Il s'infiltra par la porte fenêtre dans le salon et monta dans sa chambre jusqu'à l'heure du dîner. C'était dommage qu'ils n'aient pas de devoirs à faire, cela lui aurait occupé l'esprit. Il se mit donc à lire Anna Karénine qu'ils devaient lire pour le premier trimestre en littérature universelle, même s'il n'avait pas encore eu de cours. Mieux valait prendre de l'avance avec ce pavé. Heureusement qu'il aimait lire. 980 pages n'était pas anodin.

Sa mère l'appela pour mettre la table deux heures plus tard. Il termina son chapitre et descendit. En bas, Erwin plaçait déjà les couverts et son père était certainement en train de donner à manger aux chiens. Il répéta mentalement son discours pour la moto, son cœur prit de bonds démesurés. Il stressait déjà rien qu'à s'imaginer parler, alors il n'imaginait pas en face de son père.

À son arrivée, sa mère l'embrassa sur le front. C'était une femme magnifique, en tout cas pour lui. Elle possédait cet éclat dans ses yeux qui la rendait unique, et sa tendresse dans ses gestes le rassurait. Il admirait aussi sa manière de s'habiller, de se tenir malgré la quarantaine passée. Son père, par contre, était un tout autre genre. Il avait tout le temps des cernes sous les yeux, surtout ces temps-ci. Il ne se débarrassait jamais de sa cravate, à croire qu'il dormait avec, et possédait toujours ses manières impeccables qui désespérait Lucas. Lui et la modernité faisaient deux bien séparés. Il préférait Erwin parce qu'il avait les mêmes centres d'intérêt que lui, et parce qu'il le voyait reprendre sa maison d'édition plus grand. C'était tout ce qui l'intéressait : le futur. Toujours le futur, toujours les études, le travail, l'exemple à donner. Une mentalité d'il y a quarante ans.

Tous se mirent à table et commencèrent à parler de leur journée. Erwin se chargea de raconter leur rentrée, en omettant l'épisode du midi et, à ce qu'il avait entendu dire, de son échange pour le moins mouvementé avec sa prof de français. Sa mère raconta la sienne à la faculté, elle qui enseignait l'histoire du 19ème. Ses anecdotes les amusèrent, puis vint un moment de silence qui permit à Lucas d'aborder le sujet qui lui retournait l'esprit depuis le début du repas.

  • J'ai... j'ai quelque chose à vous demander.
  • Nous t'écoutons, dit son père en avalant un morceau de rôti.
  • J'aimerais passer mon permis moto.

Il s'arrêta de respirer lui-même pour attendre sa réaction. Sa mère fixa alternativement son fils et son mari, n'osant l'approuver sans avoir consulté ce dernier. Erwin sut immédiatement que la suite n'allait pas lui plaire mais se garda de faire un commentaire.

  • C'est une blague j'espère ?

Aïe. Ça commençait mal.

  • Papa, j'ai toujours voulu en avoir une et...

Il frappa la table de son poing si brusquement que tout le monde sursauta.

  • Ça suffit, siffla-t-il. Je refuse que mon fils ressemble à un de ces motards idiots qui polluent les routes.
  • Mais je respecterai les limites ! Je ferai atten...
  • Tais-toi bon sang ! tonna-t-il.

Mais au lieu d'obéir, la colère afflua immédiatement dans ses veines et il se leva de sa chaise. Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas le laisser faire ce qu'il voulait ? Ne pouvait-il pas se montrer ouvert d'esprit, s'intéresser à autre chose que sa foutue maison d'édition et sa petite vie tranquille ?

  • Lucas, assis-toi, ordonna doucement sa mère.

Mais même s'il l'aimait beaucoup, son désir de s'opposer à son père était plus fort que de faire ce qu'elle lui demandait.

  • Je demanderai à Papy l'autorisation, dans ce cas.

Son père jeta sa serviette avec violence sur la table.

  • Que crois-tu, mon garçon ? Ils n'accepteront que l'autorisation de tes tuteurs légaux. Ils se contrefichent de l'avis de ton grand-père.
  • Mais depuis le temps que je veux conduire une moto ! Je veux juste une putain d'autorisation et je paierai le reste !

Tout ce qu'il eut en réponse fut sa main qui lui agrippa le bras pour l'asseoir de force sur sa chaise. Mais c'était mal connaître Lucas. En proie à une rage folle, il envoya valser son assiette au sol et se dirigea vers l'escalier à grands pas. Il entendit des pas derrière lui. Au moment où il dépassait le canapé, c'était trop tard. Son père le retourna de force et lui asséna une gifle qui retentit dans toute la pièce.

  • Charles ! s'exclama sa mère.

Lucas vit noir un instant et s'écroula sous la force du coup. Il trouva le canapé à ses côtés et il enfouit son visage dedans, se retenant de hurler de douleur. Une chaleur si forte s'était répandu sur sa peau qu'il avait l'impression qu'on la lui avait arraché.

  • J'espère que c'est assez clair comme réponse ! cria son père, n'ayant aucune compassion pour son fils.

La honte d'avoir été autant abaissé fit naître un sanglot dans sa poitrine. Il lui déchira les poumons quand il franchit ses lèvres. Son bruit fut étouffé par le tissu du sofa, mais on l'entendit quand même. Pourquoi. Pourquoi est-ce qu'il devait avoir ce genre de père, pourquoi ne pouvait-il pas faire comme les autres, obtenir une simple autorisation pour avoir un permis. Non, avec lui, il fallait toujours que les choses se compliquent, qu'il s'abaisse à un tel niveau. Il en avait marre, l'envie de tout envoyer bouler le prit mais la douleur de sa joue le cloua face contre le tissu. Ses doigts se crispèrent si fort au coussin que ses jointures devinrent blanches. La rage le faisait pleurer, la haine pour ce monde entier, la haine pour l'injustice qui y régnait, pour tout. La haine d'être celui qui souffrait à chaque fois, tout le temps. À croire qu'il était le bouc émissaire de la société. D'abord Leila, ensuite le groupe entier et son père. Qu'avait-il pu faire de si mal bon sang ? Pourquoi lui, pourquoi toujours lui ?

  • Lucas, mon chéri, chuchota sa mère et s’asseyant à ses côtés.

Mais il repoussa sa main qui s'apprêtait à lui caresser la tête. Et cette femme qu'il admirait tant, pourquoi ne le défendait-elle pas ? Pourquoi tout le monde finissait toujours par l'abandonner ? Pourquoi y avait-il tant de pourquoi ?

  • J'envoie un message à Raven, entendit-il son frère dire.

Raven. Un nouveau sanglot fit trembler son corps. Oui. Raven.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 3 versions.

Recommandations

Défi
Pétales de nacre
La réponse au défi "Une phrase par jour" en trio...

Quelqu'un, Laurent Datünder et Ténèbres Lumineuses réunissent leurs plumes pour présenter cette nouvelle œuvre, qui risque d’osciller entre poésie, folie, humour et amour.

Merci pour votre passage ! <3

(PS : Ne sont-ils pas adorables, ces trois petits oursons ? ^^)
285
368
4
5
Défi
TeddieSage
Ce recueil contient des questions en tous genres. Qu'elles soient légères, en rapport à la foi, la politique et j'en passe. Ceci est dans le but de communiquer avec vous et d'échanger entre auteurs. Je me réserve le droit de ne pas répondre à certains commentaires pour éviter les conflits. Ceci vous permettra de discuter entre vous, si vous le souhaitez. Si une question vous gêne trop, passez par-dessus. Ceci n'est pas un examen, vous pouvez répondre comme vous voulez. Qui sait ? Peut-être que ça vous permettra de vous faire quelques amis.
3084
5250
19
31
Défi
Œil de Lynx
Réponse au défi une phrase par jour :)

Ce n'est pas une histoire, seulement des phrases jetées chaque jour au hasard... Je ne sais pas si cela respecte bien le principe du défi.
2310
590
46
10

Vous aimez lire Lyanna Stark ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0