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Dans le vide garçon ! Va falloir faire mieux si tu veux l’étendre la poupée. Les coups se suivent, toujours esquivés. Deux, trois, cinq, dix le bonhomme commence à se demander à quoi elle joue. Il fonce dans le tas, tête en avant.

Là encore, Steph s’écarte, mais sur ce coup là, elle lève un genou. Estomac vu le bruit de soufflet de forge qu’on entend. Le type se redresse, se retourne, s’agace, envoie un crochet du droit, juste avant un coup de panard du gauche. Vide pour le crochet, mais le pied prend Steph aux cuisses.

Fauchée, elle se retrouve les quatre fers en l’air alors que M Malabar se jette sur elle. Elle roule sur le côté, mais tend une jambe en même temps et son talon vient faire un câlin au menton du monsieur. Le type s’écroule. Steph et lui se remettent debout et recommence à se tourner autour.

Il est essoufflé, je sais qu’elle va encore jouer quelques instants avant de porter le coup de grâce.

Il tente encore quelques coups qui ne rencontrent que du vide, et fini par s’arrêter en la regardant, les mains sur les genoux, le souffle court. C’est le moment.

Steph lui envoie un coup de pied remontant en pleine poire. Digne d’un ouvreur de rugby. La tête de M Muscle part en arrière, son pif envoie du raisiné partout. Il s’allonge du tout son long sur le dos et part dans un gros dodo.

Pendant cet intermède, Sophie et Méli ont retrouvé leurs fringue et se sont rhabillées. M le Directeur de cabinet est toujours à poil à côté de moi.

Je jette un regard à Fred, il faut faire disparaitre les trois corps, mais aussi les deux futurs macchabés. Il part vers la bagnole et en revient avec deux pelles. Machin s’est réveillé de sa petit sieste, Steph le tient en joue.

M André se fout à chialer quand il voit arrivé les pelles, l’autre baisse la tête, ils ont compris tous les deux.

Faut pas croire ce que l’on voit dans les films, un type qui sait que sa dernière heure est arrivée n’a pas envie de la passer à creuser. Même pas la peine de le lui demander. Vous pouvez le menacer, lui dire que ça sera plus confortable si c’est lui qui fait le trou, rien, ça marche pas. Par contre, autant ne pas l’avoir dans les pattes.

On commence à cuisiner les deux malfrats restant, histoire de voir si on peut en tirer encore deux trois, mais on se rend compte rapidement qu’il n’y a rien de plus.

Alors, Steph s’approche de son copain de jeux et sans un mot lui colle un pruneau dans le front.

Je m’apprête à faire pareils avec Philippe André. Je lui colle le canon sur le front quand Sophie m’arrête.

- Non !, s’il te plait !

Je la regarde sans comprendre. Elle a les yeux rageux la drôlesse.

- Ce sont les ordres Sophie, tu devais bien te douter que ça finirait comme ça.

Elle s’approche de moi et prend le flingue, je la laisse faire.

Elle se tourne vers son ex.

- Tu as essayé de me faire tuer. Pour protéger tes petites magouilles, tu n’as pas hésité à lancer tes chiens sur moi. Rien que pour ça, ce que je vais faire est juste.

Son mari ne jacte pas, il tremble.

- Et puis j’ai vu l’homme que tu es. Un trouillard qui se fait dessus quand ça tourne mal, un sous-homme.

Il baisse la tête.

- Ce soir, je me suis faite violée à cause de toi, et à chaque instant je rêvais de ça.

Elle lève le flingue et le pose sur le front de son mari. Elle pleure, elle tremble de rage. Et le pétard fait pareils. C’est lourd une arme, surtout quand on n’en a pas l’habitude. Elle hésite trop longtemps, et le canon baisse un peu. L’autre con souri, il n’aurait pas du. Ca la fout encore plus en rage, et ça lui la force nécessaire.

Le canon se redresse, le sourire disparait, remplacer par la compréhension et la peur.

BANG !!!!

On a passé trois heures à creuser et à reboucher avec Fred. C’est chiant ce genre de truc. Pendant ce temps, les filles sont parties au chalet avec la caisse des méchants. Nous y partons à notre tour au petit matin.

Les jours qui ont suivis, après avoir prévenu le patron de la fin de la mission, nous les avons passés à organiser la future vie de Sophie. Elle souhaite rester avec Méli quelques temps. Les journaux nationaux ont parlé d’une descente de flic sur un stock d’armes pendant deux ou trois jours. Il n’y a eu qu’un petit encart sur la démission et la disparition d’un directeur de cabinet ministériel et de sa femme.

Aujourd’hui, nous avons, Steph, Fred et moi, retrouvé nos pénates, nous continuons à œuvrer dans l’ombre. Et quand nous avons besoins de nous reposer, de disparaitre des écrans, c’est maintenant deux furies qui nous attendent au chalet.

Sophie a une nouvelle identité qui lui a permis de demander Méli en mariage. Elles auront trois témoins, et une nuit de noces dont elles se souviendront, foi de Nico.

FIN

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