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Bref, j’ai retrouvé Steph et Fred la veille du rendez-vous avec les clients pour clore l’affaire. On a fait le point et le jour J on était tous les trois chez les bourges pour prendre le dernier tiers du pognon.

Tout était dans l’ordre. Leur fifille chérie était à la maison, en partance pour un pensionnat suisse. Le méchant monsieur qui l’avait détournée de son bel avenir de femme du monde était en cage, nourri, logé, blanchi dans un neuf mètres carré en coloc. Les traces de la liaison de la jeune demoiselle et du vilain brigand étaient passées aux oubliettes. Les vieux étaient contents et ont même posé une rallonge sur la table.

Dix mille pour ce coup qui nous avait pris trois jours. Ca paye bien.

On est donc rentrés tranquillos au bercail, non sans passer par notre petit rade pour fêter ça. Champagne de chez Kro pour tout le monde. On a pris des casse-dalle et on est rentrés.

L’aprem s’annonçait peinarde, rien d’urgent en cours.

Fred s’est collé à l’entretien du matos. Des pétoires en bon état de fonctionnement c’est toujours un plus. Steph s’est mise à classer les dossiers sur le serveur. Notre informaticienne de génie n’aime pas le bordel. Et moi je suis allé taper dans un sac, histoire de ne pas perdre la main.

Ca faisait juste deux plombes qu’on était là quand l’alarme nous a indiqué qu’on avait de la visite. La vidéo nous a permis de voir une blondasse classe mannequin à l’entrée du local qui essayait de trouver le moyen de nous prévenir de sa présence à grand renfort de coups de poings dans la porte.

D’habitude, aucun client ne vient ici, le lieu n’est connu de personne.

Elle semblait affolée, alors on a ouvert et elle est entrée dans le sas blindé. Steph c’est préparée à l’accueillir, Fred et moi nous sommes placés de chaque côté de la porte, 9 mm à la main.

On l’a laissée là le temps de savoir ce qu’elle voulait. Enfermée dans le sas, elle a eu l’air de se calmer un peu. Steph lui a demandé de se présenter à travers l’interphone.

- S’il vous plait, aidez-moi !! Je suis poursuivie !!!

- Qui êtes-vous ?

- Je m’appelle Sophie André, laissez moi entrer, ils ne vont pas tarder à arriver.

- Restez calme, le sas est blindé, vous ne risquez rien. Que vous arrive t-il ?

- Je suis poursuivie par trois hommes, ils veulent me tuer.

- Je vous laisse patienter dans le sas, le temps de faire quelques vérifications. Il y a une petite porte sur votre droite, ouvrez la et déposez votre sac.

Pendant ce temps, Fred avait rejoins le poste de surveillance et regardait les autres caméras.

Steph a récupéré le sac de la dame et a commencé à fouiller.

- Elle a l’air clean, ses papiers correspondent au nom qu’elle donne. Rien de spécial dans le sac.

C’est là que Fred nous a prévenus de l’arrivée de trois types à l’air pas franchement gentils.

- Y a trois gros bras qui arrivent, ils cherchent quelque chose ou quelqu’un. Ils sont armés, du lourd.

On s’est tous regardé. Et on a pris la décision de la laisser entrer. Steph s’est de nouveau adressé à elle.

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