62 - Toutes les ombres

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Livia

Allongée sur le double matelas flottant au milieu de la piscine, je me réveille de ma courte sieste en sursaut après un ultime cauchemar. Ça tangue mais je garde l'équilibre pour ne pas basculer.

Je me pensais sur la voie de l'apaisement depuis plusieurs semaines, m'étant bien rendue compte que je me lève moins fatiguée le matin, même après des nuits courtes. Mon sommeil est donc plus réparateur qu'avant. Était.

Il faut exorciser tous tes démons.

Le retour surprise d'Ely a fait disparaître un poids en moi, une chose dont je ne pensais plus jamais pouvoir me délester. Mais il est revenu, vivant, ses quatre membres intacts. La tête remplie d'horribles images dont plus jamais il ne pourra se séparer, mais qui d'après lui, ont fait office de thérapie pour d'autres maux. Nous avons beaucoup parlé dimanche, enfin, le lendemain du mariage, soit il y a douze jours maintenant. Certaines choses avaient besoin d'être dites, par Ely, preuve que sa thérapie était quelque peu inachevée, mais peut-être l'est-elle à présent. Je l'ai écouté, parler, rire, pleurer même, et crier aussi.

J’ai encaissé sa colère, sa tristesse. Toutes ces choses qu'il gardait en lui depuis si longtemps, trop longtemps. C'était presque une diarrhée verbale, mais c'était construit, cousu . Il est remonté loin dans l'histoire de notre amitié, bien plus loin que je ne l'aurais cru. Tout n'avait pas de rapport avec moi, avec nous, mais j'ai senti qu'il en avait besoin. Besoin d'excommunier certains maux dont même Salomé n'a jamais eu vent. Des peines d'enfant, de fils. Je ne suis pas douée pour parler, pour parler de moi, de sentiments du moins. Je suis douée avec les mots quand il s'agit de travail, de convaincre, d'expliquer les choses à mes clients. Mais dans ma vie personnelle, je ne suis plus la même. Trop pudique sur mes peines, sur ma propre histoire même avec ceux qui la connaissent, me connaissent, connaissent celle que je suis et que j'étais, l'ancienne Livia. L'ado qui avait encore des aspirations, des rêves. L'ado qui avait encore une famille, aussi imparfaite soit elle. L'enfant qui chantait pour tout, qui dansait sur tout, qui riait de tout. Rares sont ceux auprès de qui j'ai pu m'ouvrir quand la lumière s'est éteinte et que la porte s'est refermée sur moi.

J'ai laissé Ely parler, encore, et encore. Crier. Pleurer nos pertes, pleurer ce que j'ai détruit. Tout ce que j'ai détruit, y compris des choses dont il n'avait pas conscience, dont il n'a toujours pas conscience, mais moi j'a compris en l'écoutant.

Le jour du mariage, il s'est passé beaucoup de choses. Je ressentais la présence de Mona. Son parfum fleuri, son sourire, ses mains sur mes joues ou sur les miennes. Peut-être que je deviens folle, mais je pense qu'une partie d'elle était là, parce qu'il n'est pas possible qu'il en soit autrement. C'était trop. Trop elle. Leurs mots raisonnaient dans les siens. Les signes, les mots, c'était elle. Ely aussi.

Et aux côtés d'Ely cet après-midi-là, je la sentais toujours, comme un soutien pour supporter d'autres mots, plus durs mais justes, vrais. Mona a soufflé sur le brouillard qui bloquer ma vue. Et si j'avais pensé en me douchant dans la salle de bains du domaine avant de me coucher que ma vue était enfin dégagée, j'avais tort. De nouvelles évidences sont venue se rajouter à d'autres. Ely a souffert, plusieurs fois, comme moi. Mais j'ai rajouté à sa peine par mes silences, mais aussi par mes mots, mes refus il y a trois ans. Parce qu'il avait besoin d'exploser et que je l'ai bridé. Alors dimanche, face à moi, je l'ai laissé DIRE ce qu'il retenait depuis des années.

J'ai pleuré et crié aussi. Sa stupidité d'être parti si longtemps, sa volonté de m'avoir laissée dans l'incertitude, alors qu'il avait bien conscience que ça allait me tuer un peu plus. Mais ça n'a pas duré, je n'ai pas pu, car tout m'ait revenu en pleine tête tel un boomerang lancé trop vite, trop fort. Dans mon histoire, il y a trop de dommages collatéraux, et Eliott en est un de plus.

Mila, Ely et moi avons passé les trois journées suivantes ensemble. Mila aussi a eu une petite conversation avec " le Sergent Maréchal ". Enfin, "Caporal" maintenant l'avait-il corrigé, mais ma belle brune n'en avait que faire de son avancement et de son échelon militaire, il en a pris pour son grade, un point c'est tout ! Ils sont rentrés ensemble en France en fin de semaine dernière. Moi, je suis restée ici, à L.A. Encore indécise sur mon propre retour.

Mais l'horloge tourne et malgré le retour d'Ely, même si son ombre n'est plus aussi grande, celle de ma culpabilité envers lui est là et ne l'a pas fait disparaître. L'horloge tourne toujours, et je crois que c'est pour cela que les ombres n'ont pas disparu. Pour me rappeler que rien n'est jamais aussi simple. L'horloge tourne et mon subconscient tourne à plein régime dès que je suis livrée à moi-même, seule avec ma fatigue.

J'ai chaud. Ma peau est chaude mais heureusement pas rougie par les rayons du soleil qui tapent fort en plein après-midi, en ce début de mois d'août. Je me décide à quitter mon perchoir pour me rafraîchir et sortir de la piscine. Le contraste thermique est effarant. Pourtant le thermomètre affichait une température de vingt-huit degré quand je suis entrée dans l'eau il y a moins d'une heure.

Je fais quelques longueurs pour me détendre, essayant de faire le vide dans ma tête. Je prends de grandes inspirations pour rester le plus longtemps possible immergée. J'aime le calme de l'eau, et c'est sur cette notion que je me concentre. Sur le yacht, Nick m'a montré quelques positions d'Aqua-yoga pour me détendre, me relaxer, et aussi me muscler mais d'une manière plus douce. Alors je prends un peu de temps pour faire une petite séance car pendant ce temps, mon esprit ne se concentre pas sur les ombres.

***


- Livy tu ne m'écoutes plus là, tu es certaine que tout va bien ?

Elle a raison, j'ai décroché, encore. C'est la quatrième fois depuis le début de son appel. Je n'arrive pas à me concentrer sur ce qu'elle me dit.

- Je suis là, excuse-moi Princesse, je suis un peu fatiguée mais tout va bien mens-je. J'ai passé du temps dans la piscine aujourd'hui et ça m'a lessivée ! je m'exclame pour appuyer mes dires.

- Livia tu me le dirais si quelque chose n'allait pas n'est-ce pas ?

Non . Non , non et mille fois non . Pas maintenant.

- Oui je lui réponds. Bon, Laura, tu n'as pas mieux à faire pendant ta lune de miel à Bora Bora que de m'appeler ?

C'est vrai ça, Scott et elle ont filé en Lune de miel le lendemain du mariage, pour quinze jours magiques et féériques, et elle ne peut pas lâcher son portable !

Lorsque Hayden et moi sommes réapparus après avoir passé un peu de temps seuls dans le parc, après la petite mise au point sur l'identité de sa « petite amie' », je ne vous demande pas de deviner qui m'a kidnappée sans avertissement pour avoir des explications ... Et elle n'en a eu que très peu.

Accepter de ne plus vivre dans le noir ne signifiait en rien que je devais des comptes à qui que ce soit, si ? Bon, un peu, ok. J'ai dit le minimum. D'abord par que j'étais toujours sous le choc des déclarations d'Hayden, enfin d'Hero, des voix dans ma tête, des mots de Mona, et encore étonnée par ma propre acceptation de la demande de mon cavalier - je n'ai pas dit colocataire, il y a du mieux non ? - mais aussi parce que je suis moi. Encore pudique avec les mots, pudique sur ma vie privée.

Bien que j'aie toujours été moins extravertie verbalement sur ma vie sexuelle que Laura capable de détailler pendant dix minutes une action au lit qui n'en a pris que quatre, je ne lui ai jamais caché quand j'avais une vie sexuelle, du moins avant. Sauf avec Kim, parce que ... c'était Kim et qu'elle ne s'assumait pas ouvertement. Et puis là, il s'agit aussi de la vie privée d'Hayden. Alors j'ai admis que nous avions une aventure depuis quelques semaines, que c'est moi qui ne voulais rien dire car c'est la vérité, Hayden n'a pas à subir les regards noirs de Laura à ma place. Puis nous avons parlé, de son voyage de noces, et il me semblait que nous étions tombées d'accord sur le fait qu'elle ne m'appellerait pas, que nous nous contenterions de quelques messages échangés, et photos, of course.

Puis est venu le délicat moment que je redoutais depuis plusieurs jours déjà , car je savais que cela ne pouvait pas être aussi simple, qu'elle attendait " le bon moment " pour l'aborder. Mes projets pour l'anniversaire. Et ... je n'ai tellement pas su quoi lui répondre cette fois, que j'ai fondu en larmes sans l'avoir senti venir. C'était le trop plein cette fois.

- Livia ? C'est oui ou non ?

Putain. Cinquième fois .. Là ça va devenir compliqué à justifier. Bon, autant se jeter à l'eau ...

- Tu peux répéter ?

Je l'entends souffler bruyamment dans le micro de son téléphone.

- Tu seras à L.A ou tu comptes retourner en France ?

- Laura pitié ... ce n'est pas le moment il me semble !

- Il te semble mal Baby, je veux savoir !

Encore faudrait-il que je sache moi-même.

Tu sais ce que tu dois faire Livia ...

Oui. Hayden ne voulait pas que je rentre en France avec Mila et Ely. Il m'a convaincue de rester avec lui, ici, même s'il est absent toute la journée et qu'il a dû partir à Vancouver pour deux jours en début de semaine.

- Je serai ici, je m'entends lui répondre sans avoir donné l'ordre à ma bouche de dire quoi que ce soit.

Trop tard ... il te fallait un coup de pouce.

Je la vois presque sautiller d'ici comme si elle venait de gagner à la loterie ... enfin une cargaison de chaussures à semelles rouge, je veux dire ...

- Super, alors je passe te prendre à neuf heures trente ...

Pardon ?

- Pardon ? je crie sous le choc. Laura c'est quoi encore cette ...

Elle rit, elle est même morte de rire. Putain j'y crois pas. Je me suis encore faite pigeonner !

- C'est non négociable. Toi, moi, neuf heures trente et ...

- Comment ? je la coupe. Putain Laura ! Passe-moi Scott immédiatement !

- Non non et non ! Ça suffit Livia ! s'écrie-t-elle à son tour. C'est comme ça, pas autrement, alors neuf heures trente tapante ! Aller, bisous !

Et elle raccroche. La sale peste !

Mon téléphone vibre dans ma main alors que j'ai toujours les yeux rivés à l'écran.

{ je t'aime Livy. Promets-moi que tu seras là }

{ Livia, je sais que tu as lu ce message ... je le vois avec WhatsApp }

{ OK je vais te rappeler et te harceler de messages jusqu'à ce que tu m'aies répondu }

Et elle en serait capable

Punaise oui !

{ Je serai là}


Au moment où j'appuis sur "envoyer" une bouffée, que dis-je, un ouragan d'angoisse s'empare de moi . J'ai un mauvais pressentiment depuis plusieurs heures et je me prends une nouvelle claque. Douloureuse.

~~~~


- Il faut que tu lui parles Livy, maintenant, tu n'as plus le choix.

- Je sais.

- Livia, je suis sérieuse, tu dois lui dire, il ne doit surtout pas l'apprendre par quelqu'un d'autre ! Et le temps joue contre toi Baby.

Ses grand yeux bleus me sondent et disent la même chose que sa bouche. Je dois lui dire. Une long frisson me prend et me glace jusqu'à la moelle.

- Je suis désolée Livy, mais tu n'as plus le choix. Tu tu sais, il aurait fallu lui dire même si vous n'aviez pas entamé cette liaison, avant le divorce ...

Qu'est-ce qu'elle raconte là ?

La vérité

Je sais que je dois avoir l'air horrifiée, et c'est le cas. Je me fais l'effet d'une souris épuisée face à un chat affamé bien trop malin pour la laisser s'échapper.

- La presse ... ils n'auraient pas mis longtemps à trouver m'explique-t-elle. Livy, je suis tellement, tellement désolée si tu savais ...

- Stop ! Ok, je vais lui dire, laisse-moi quelques jours, s'il te plaît.

C'est son mariage, on ne peut pas penser à tout ça maintenant, pas elle, en tout cas.

- Le temps file Baby ! me rappelle ma meilleure amie comme si je n'en étais pas consciente. Et tu dois tout lui raconter ok ? Absolument tout Livia !

~~~~


Je laisse l'eau chaude couler sur mon visage, avec l'espoir qu'elle emportera avec elle toutes mes pensées négatives. La conversation que j'ai eue avec Laura tourne en boucle dans ma tête chaque jour. Plusieurs fois par jour. Mais je n'y arrive pas. Ce ne sont pas les occasions qui ont manqué, mais je n'y arrive pas.

Je laisse l'eau chaude envelopper mon corps pris de tremblements depuis plusieurs heures, et ce n'est pas le froid. J'ai cassé deux verres cet après-midi et une assiette ce soir. Mon corps est une boule de nerfs. Je n'arrive pas à me calmer. J'ai eu des centaines que crise d'angoisse, de spasmophilie, mais là, c'est différent. Je ne sais pas comment enrayer ça. Je ne veux pas appeler Kate, je ne veux pas l'inquiéter. Ni Moms. Parce que soigner les symptômes par des médicaments, ça ne veut en rien dire soigner la source du mal. Et je crois que je sais. Le regard rivé sur mes mains , elle est là, la réponse. Est-ce que mon corps est en manque ?

J'aurais peut-être dû rentrer.

NON

La vibration de mon téléphone sur la double vasque fait rater un battement à mon cœur qui se fige.

Je vais devenir dingue, c'est sûr. Je deviens dingue. Je suis dingue.

Non tu es plus forte.

Certaines ombres sont celles du passé, mais d'autres ont enjambé le pont du temps et sont bien là, dans le présent. Les images se superposent sous mes yeux, les bruits, les paroles, l'odeur.

Folle à lier.

Lorsque deux mains s'agrippent à mes hanches me sortant de mes sombres pensées, le cri de panique qui m'échappe me glace le sang. Les mains me lâchent et il me faut plusieurs secondes pour sortir de ma léthargie.

L'eau ne coule plus, je tremble mais aussi de froid cette fois.

- Livia ? Je suis désolé Trésor, je ne voulais pas te faire peur... s'excuse Hayden.

Je me retourne et ouvre doucement les yeux. Il est sorti de la douche, a enroulé une serviette autour de ses hanches et semble tout aussi surpris que moi.

- Je ... je ... pardon... je ... balbutié-je encore sous le choc, les mains croisés sur mes épaules.

Hayden attrape mon peignoir sur le sèche serviette et s'approche lentement de moi, comme s'il approchait un animal effrayé, et c'est l'image que je dois lui renvoyer à cet instant. Ou je dois avoir l'air d'une folle, mais ça, je le suis. Pas besoin de diplôme ou de certification. Le bras toujours tendu vers moi, il a stoppé son avancé à un bon mètre de distance. Nos regards se croisent et je sais qu'il attend, il attend que je parle, que je lui explique ma réaction. Et en soit, j'y vois plus que cela, même si lui ne le sait pas. J'y vois une nouvelle perche que je devrais attraper comme ce peignoir qu'il tient toujours. Je devrais saisir l'opportunité et vider mon sac. Mes valises. Cette cargaisons de secrets qu'est ma vie, et il y en a bien plus que ce que ma meilleur amie pense. Un en particulier dont elle n'a pas idée. Mais ce dernier, c'est une promesse que je me suis faite à moi-même : Je vais gérer ce problème une bonne fois pour toute, et pour ça aussi, l'horloge tourne. Mais pour l'heure, je ne peux pas. Alors je repousse encore une fois la douloureuse discussion que je dois avoir avec Hayden, parce que je n'ai pas le choix.

Oui, j'attends d'être au pied du mur. Là, c'est bloqué en moi. Je veux juste encore quelques heures avant de devoir me replonger dans les pires moments de ma vie. Oui, quelques heures. Juste quelques heures de plus.

Alors je me saisis de mon peignoir mais le laisse immédiatement tomber au sol sous le regard toujours surpris d'Hayden. Je m'approche de lui jusqu'à ce que nos corps se touchent, me saisis de sa nuque de mes deux mains, me lève sur la pointe des pieds et l'embrasse, passionnément, comme si c'était la dernière fois. Par mon baiser, j'essaie de lui dire à quel point je lui suis reconnaissante de m'avoir réparée, d'être mon ami et d'accepter d'être mon confident, car je sais qu'il attend, il attend que je m'ouvre entièrement à lui. Mais la boîte que je vais ouvrir et bien pire qu'une petite boite à mauvais souvenirs. À côté, la boîte de pandore n'est qu'un brouillon mal conçue, une première série. Alors je l'embrasse à en perdre haleine, à en crever parce que quand il saura tout, je sais que plus rien ne sera comme avant, comme maintenant.

Et moi, maintenant, ce dont j'ai besoin, c'est de chasser les ombres, toutes les ombres, du passé et du présent. Quelques minutes ou quelques heures. Et si je ne suis pas certaine qu'Hayden soit capable de tout entendre, je sais néanmoins qu'il est capable de me faire oublier, pour un instant sur la frise du temps, que la vie est une Connasse et que rien ne dure jamais. Alors je ne lui laisse pas vraiment le choix de la suite du programme. Je me laisse tomber à genoux devant lui, et commence la première scène d'une pièce en cinq actes. Cinq actes, pour combler au moins la moitié de mon agenda de cette nuit, pour que les ombres n'aient que peu de temps pour m'envahir une fois de plus.

Et après, advienne que pourra.

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