30 - Vœux

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Hayden

 Il est minuit passé quand je vois Livia quitter le jacuzzi dans lequel elle discutait encore avec Mila, Kate, Joshua et Cameron depuis un bon moment. Depuis la fin du feu d'artifices que nous avons regardé depuis le pont arrière.

 Un chignon rapide qu'elle a noué sur son crâne et un maillot de bain noir une pièce asymétrique, elle est canon et moi ... je suis foutu. Plus moyen de me lever pendant au moins les cinq prochaines minutes, ce qui n'échappe pas à Jamie qui se marre sans discrétion en finissant sont verre de rhum quand je pose ma serviette en boule sur mon entrejambe.

- Un petit problème P'tit frère ?

Problème oui, pas petit pour autant.

- Ferme-la Jamie bordel !

- Oh ça va Hayden ! raille à son tour Jessica que je pensais endormie sur Nick depuis plusieurs minutes, moi aussi je comprends tu sais, je l'ai vue nue et ... aie aie aie ! C'était hot, surtout le tatouage qu'elle a sur le ...

- Jess tais-toi ! lui ordonne Nick. Désolé Hayden, elle a trop bu et trop vite quand nous sommes rentrés, je vais aller la coucher avant qu'elle ne révèle trop de choses.

-Dis plutôt que t'as peur d'avoir une érection toi aussi Cariño ! lui assène Jessica qui est effectivement saoule.

 Nick soulève sa compagne et disparaît sans commenter. Vaut mieux pour lui en fait.

- Quel tatouage ? s'enquiert mon frère toujours à l'affut. Où c'est qu'elle a un tatouage Livy ?

- J'en ai plusieurs lui répond elle-même la principale intéressée qui ne marche plus très droit elle non plus. Mais il y en a un que tu ne pourras jamais voir lui dit-elle avec un clin d'œil qui veut tout dire.

- Livia c'est bon là, il a compris.

 Elle lève les yeux au ciel, probablement exaspérée par mon attitude.

- T'es chiant quand tu fais ton Cro-Magnon Miller ! Bon, bin moi je vais dormir les gars, alors bonne nuit !

 Mais au lieu de tourner les talons, elle se penche vers la petite table basse, attrape un verre puis s'enfile cul sec MON verre de rhum arrangé à la vanille encore plein. Putain mais combien de verres elle a bus ? Elle va encore nous faire un black-out. Joshua la voyant tanguer se relève de son transat un peu plus loin sur lequel il venait juste de s'étendre et vient la prendre par la taille, puis l'accompagne à sa cabine après nous avoir dit qu'il s'en occupait. Je me redresse à mon tour après avoir souhaité une bonne nuit à mon frère et l'avoir informé de mes plans pour demain- et bien sûr après avoir débandé, ça va de soi. Je marche jusqu'au jacuzzi dans lequel baignent encore Cameron et Mila et mon instinct me dit qu'ils risquent de faire autre chose dans pas longtemps ces deux-là. Des cours de langues approfondies je veux dire ...

- Mila, combien de verres a bus Livia ce soir ?

Mila fait un calcul rapide.

- Un demi-verre de vin rosé au restaurant, puis deux shots ici.

- D'accord, bonne nuit vous deux.

 Arrivé à ma cabine, je décide de prendre une douche froide avant de préparer mes affaires pour demain et d'aller me coucher. J'ai à peine enfilé un boxer que quelqu'un tape à ma porte. Mes frères n'auraient pas pris cette peine se fichant royalement de me surprendre nu ou avec ma femme. Je vais ouvrir et suis surpris de me retrouver nez à nez avec Leah, en nuisette très échancrée devant moi.

- Je peux t'aider Leah ? Tu cherches quelqu'un ?

A ton avis Einstein ?

 Question stupide pour réponse plus qu'évidente ... Leah ne répond pas mais me lance le regard de braise le plus aguicheur qu'elle doit avoir en stock, se léchant la lèvre inférieure avant de la mordre.

 Désolée ma belle, mais tu ne fais aucun effet !

- Leah je ne sais pas ce que tu cherches mais ce n'est pas ici que tu le trouvera. Tu devrais retourner à ta cabine, je lui dis au moment où Joshua sort de celle de Livia et assiste à la scène.

 Heureusement pour moi, il a tout entendu, pas de quiproquo possible sur le fait qu'elle ne m'intéresse pas. Mais Leah poursuit d'une voix libidineuse sans se démonter :

- Allez Hayden, je viens combler ta solitude, ta copine n'en saura rien ... Ce qui se passe à St-Tropez reste à St-Tropez minaude-t-elle de plus belle au moment précis où Livia rouvre sa porte et se fige en nous voyant ainsi avant de se reprendre.

- Josh tu as oublié ton portable. Bonne nuit lui chuchote mon volcan avant de refermer doucement sa porte derrière elle.

 Putain, mais ce n'est pas possible ! Je ne peux pas avoir la paix un peu ?

- Leah, je vais te le dire une seule et unique fois. Tu es une jolie fille mais tu ne me fais aucun effet, désolé. Ce n'est pas contre toi, c'est uniquement parce que je suis fidèle et je tiens vraiment à la personne qui partage ma vie et à notre relation. Maintenant s'il te plaît, retourne à ta cabine et je te promets d'oublier ce qu'il vient de se passer. Bonne nuit.

 Je ne lui laisse pas le temps de répliquer et ferme ma porte, espérant égoïstement que Joshua se chargera de la raccompagner elle aussi.

 J'attends quelques minutes en vidant mon ancien portefeuille que je balance dans la poubelle à papiers pour remplir celui que Livia m'a offert. Je sais que Livia a confiance en moi, mais qu'elle voie continuellement des femmes me draguer ne va pas arranger mes affaires. Une fois ma tâche accomplie, je m'allonge dans mon lit pour réfléchir quelques minutes mais rien à faire, j'ai besoin d'en avoir le cœur net. Je quitte le lit puis la cabine et tente d'ouvrir la porte de Livia, sans succès. Elle est fermée à clé. Je toque une fois, puis une seconde, mais Livia n'ouvre pas. Je retourne dans la cabine, compose un numéro et n'ai besoin d'attendre qu'une sonnerie avant que mon interlocuteur ne décroche.

- Bonsoir Monsieur Miller, en quoi puis-je vous aider ?

-Bonsoir. Venez ouvrir la porte de la cabine 4 s'il vous plaît, elle est verrouillée de l'intérieur.

- Mais Monsieur ...

- Regardez votre registre avant de répondre s'il vous plait.

L'homme s'exécute et après un bref silence qui lui sert à comprendre où je veux en venir acquiesce :

- J'arrive Monsieur.

- Merci.

 Deux minutes plus tard, je pénètre enfin dans la cabine de Livia. Elle n'est pas sur son lit mais sous la douche, j'entends l'eau couler. J'entrouvre doucement la porte et constate que Livia est nue, de dos, les deux mains en appuis contre la faïence, laissant l'eau glisser sur sa peau dorée par le soleil. Je reste plusieurs minutes à la regarder, totalement immobile sous la douche, comme inanimée. Au moment où enfin je la vois éteindre le jet, je referme la porte avant qu'elle ne me voie et vais m'allonger dans son lit, sous les draps.

 Quand elle quitte la salle de bains et rentre dans sa chambre, elle ne semble pas étonnée de m'y trouver, et de me trouver dans son lit non plus. Elle récupère la nuisette en satin blanc qu'elle avait posé sur son oreiller, l'enfile après s'être débarrassée sans pudeur de son peignoir puis se glisse sous les draps à son tour, sans un mot. La voir nue, même cinq secondes, me fait déjà me sentir serré dans mon boxer. Comme d'habitude, Livia se positionne sur son flanc gauche, dos à moi et presque au bord du lit, et comme à chaque fois, je l'attrape par les hanches pour la faire glisser vers moi et la coller à mon torse en chien de fusil.

 J'aime la chaleur de son corps contre le mien. Pendant plusieurs minutes, ni elle ni moi ne parlons, mais je sais qu'elle ne dort pas. Je me contente de lui caresser les cheveux en humant l'odeur de la peau de son cou, de son lait pour le corps dont elle se badigeonne tous les soirs après sa douche ou son bain. Lorsque mon bras glisse le long du sien, je constate que sa peau est déjà couverte de chair de poule, pourtant je suis presque certain qu'elle n'a pas froid. N'y tenant plus, je laisse mes lèvres rejoindre sa nuque et y déposer une pluie de baisers, puis voguer sur son épaule, son omoplate. Livia gémit de plénitude et le son de son plaisir se répercute directement sur mon membre déjà bien dressé. Mais je m'arrête là.

- Tu as bu ?

 Livia se tend, se détache de moi, allume sa petite lampe de chevet et s'assoie en tailleur en croisant ses bras.

- Pas plus que toi H.

 Ses yeux me lancent des éclairs, me signifiant silencieusement que ma question était de trop. « Pas de compte à rendre » tourne en boucle dans ma tête. Pourtant depuis que nous avons mis en place ces règles, je les ai enfreintes à plusieurs reprises. Mais visiblement aujourd'hui ça ne passe pas, et si je m'entête dans cette direction mon volcan risque de rentrer en éruption. Mais on n'a rien sans rien non ?

- Dis-moi ce qui se passe Liv.

- Hero.

-Livia. Ça n'a rien à voir avec tes règles là.

- Si je veux le garder pour moi et que je n'embête pas Laura avec mes tracas, pourquoi je t'en ferais part à toi ? me demande-t-elle très sérieusement.

- Justement parce que je ne suis pas ta sœur, que moi je ne me marie pas dans quinze jours puisque devine quoi ? Je suis déjà marié et avec toi en plus bébé dis-je en me redressant à mon tour. Ah oui et aussi parce que je suis non seulement ton mari mais je suis aussi ton ami Liv.

 Livia lève les yeux au ciel en attendant le mot « mari » qu'elle ne supporte toujours pas, mais c'est pourtant exactement ce que je suis. Et heureusement pour moi -et pour elle -, elle n'a jamais mis sa menace de faire de moi un eunuque à exécution. Elle réfléchit. Prend une grande inspiration, clôt ses yeux et les traits tirés de son visage traduisent parfaitement le combat intérieur qu'elle est en train de mener contre elle-même. Je peux presque voir les rouages de son cerveau en action. Elle les rouvre en agrippant mon regard et chuchote comme un secret, ou peut-être simplement parce qu'elle est lassée.

- Je vais y réfléchir, la nuit porte conseil.

 Puis elle s'approche et vient déposer un baiser sur ma joue droite. Quand elle s'éloigne, c'est comme si un vent polaire s'engouffrer entre nous. Je l'attrape par la taille et la soulève pour la poser à califourchon sur moi avant d'approcher son visage du mien.

- C'est tout ? dix jours sans moi et tu n'es pas plus entreprenante que ça Mme Miller ? Dois-je m'inquiéter ? je lui demande contre ses lèvres.

 Les yeux bleus et or de Livia pétillent et un petit sourire malicieux se dessine sur ses lèvres plus qu'appétissantes. Je sens qu'elle va me sortir quelque chose qui ne va pas forcément me plaire, ou plaire à ma vanité du moins.

- Ça dépend ... Tu serais jaloux d'un sex-toy Miller ? Parce qu'entre nous, il n'y a pas de quoi tu sais bébé ... l'homme ne rivalisera jamais avec la machine, dit-elle en essayant de s'enfuir, éclatant de rire de sa connerie.

Bébé, j'adore quand elle me dit ça.

- Sale petite peste, je vais t'en donner de la machine moi ! viens par-là !

 Livia tente de se débattre, mais c'est peine perdue. Je la repositionne sur moi et la maintient par les cuisses avant de fondre sur ses lèvres. Instinctivement, ses hanches ondulent sur mon érection pendant que mes mains repartent à l'assaut de son corps parfait. Sa nuisette vole à travers la chambre, ma bouche honore chacun de ses seins ronds et érigés vers moi. Elle s'arc-boute de plaisir sans cesser d'onduler en petites vagues sur moi. Je sens déjà à qu'elle point elle est trempée à travers mon boxer qui devient humide au contact de sa féminité. Mais pour le principe, deux de mes doigts s'infiltrent en elle par derrière.

 Déjà, ses parois se contractent sous mon assaut et mon trésor gémit. Sa peau est recouverte d'une fine pellicule luisante, ses joues rougies et son regard est obscurcit par le désir qui a pris possession d'elle. En un mouvement, je nous fais basculer pour qu'elle se retrouve sur le dos et moi au-dessus. Mes lèvres partent en conquête de sa nuque, sa poitrine, son ventre puis son nombril, jusqu'à leur destination finale, plus au sud. Ma langue impatiente lape un première fois l'intégralité de son sexe faisant se soulever les hanches de Livia qui ne peut contenir un soupire d'extase, et de libération. Oui moi aussi ça m'a manqué bébé ... Puis je la déguste jusqu'à ce que l'orgasme la cueille, plus silencieusement que d'habitude car elle mort le drap qu'elle a pris en bouche pour éviter de faire trop de bruit. Lorsqu'elle reprend ses esprits, les joues encore rougies par son orgasme, les mots qui sortent de sa bouche ont un certain mal à se frayer un chemin jusqu'à mon cerveau plus assez irrigué qui refuse de comprendre ce que mes oreilles entendent.

- Tu vas râler Miller, mais pas de préservatif dans ma chambre ...

 Je bloque un moment avant de réagir. Dépité et après avoir bruyamment soufflé ma frustration et levé les yeux au ciel, je me lève, pars dans la salle de bains pour enrouler une serviette autour de mes hanches histoire de cacher au possible la bosse qui déforme mon sous-vêtement. Dans ma valise, je récupère plusieurs capotes qui resteront dans sa table de chevet. De toute façon je ne comptais pas dormir dans cette cabine, elle ne me sert que de leurre pour les autres et je pense que Livia le sait et que c'est la raison pour laquelle elle ne m'a pas envoyé balader quand elle m'a trouvé sous ses draps tout à l'heure. Depuis plusieurs semaines, elle m'accepte dans son lit, même quand nous ne couchons pas ensemble. Il faudra d'ailleurs que je lui demande pourquoi. Ou pas. À voir.

 Aussitôt de retour dans sa chambre, je vire la serviette et mon boxer et me couvre de latex. Je m'assoie en lotus au milieu et lui fais signe de me rejoindre. Livia s'approche de moi à quatre pattes, soulève ses hanches en attrapant mon membre entre ses doigts puis s'empale en une seule fois dans un nouveau très soupir de contentement. Elle noue ensuite ses jambes autour de ma taille et me laisse gérer nos mouvements. En lotus, la pénétration est très profonde mais la mobilité est réduite.

 Mes mains sous ses fesses, je la soulève doucement pour la faire coulisser sur mon sexe. Puis Livia commence à bouger elle aussi son bassin pour m'accompagner en faisant de petits cercles et mon plaisir est déjà tellement intense que je ne suis pas certain de pouvoir tenir longtemps ce soir. Mon sang bout dans mes veines, la vue du corps nu de Livia sur le mien n'aide en rien à calmer mes ardeurs et je ne parle même pas de ses soupirs et de ses gémissements qu'elle tente tant bien que mal de réprimer, tout comme j'essaie d'étouffer les râles de plaisir qui naissent dans ma gorge. Je ne suis pas loin du précipice mais Livia elle ne montre pas de signe qu'elle arrive aussi au septième ciel. Ses muscles internent se crispent à peine autour de moi et ses jambes ne tremblent pas comparé à d'ordinaire. Encore une preuve qu'elle est préoccupée.

- Livia regarde-moi.

 Prenant appui sur mes épaules, elle se redresse et ancre ses yeux dans les miens. Je voudrais parler mais ma bouche en a décidé autrement. Elle happe la sienne et s'empare de sa langue qui tournoie fiévreusement autour de la mienne, en opposition avec les mouvements lents de nos corps emboités.

- Il n'y a que toi et moi Liv, oublie le reste. Toi et moi bébé, je lui dis en prenant son visage en coupe et posant mon front contre le sien.

 Je déplie mes jambes, m'allonge et repose mes paumes sous ses fesses pour l'aider. Livia pause à son tour ses mains sur mes pectoraux bandés.

- Regarde-moi Liv, je veux te voir jouir. Je vais y aller plus fort et plus vite bébé, tu es prête ?

 Elle hoche, la tête me donnant son accord. Mes hanches se soulèvent frénétiquement en même temps que la force de mes bras la fait bouger plus vite autour de moi. Sa respiration devient aussi chaotique que la mienne, elle gémit, son corps est rapidement pris de spasmes et, dans ses yeux, je vois l'exacte moment où elle se laisse aller à l'orgasme qui la gagne tout entière, m'autorisant moi aussi à lâcher prise. Dans un dernier coup de boutoir, je jouis à m'en faire exploser le cerveau et c'est certainement le cas.

 Ma femme se laisse retomber sur moi et son corps chaud tout aussi couvert de sueur que le mien et vient se lover dans mes bras. Nous restons ainsi quelques minutes, le temps que nos respirations reviennent à la normale.

 Après une douche tiède mais coquine, c'est dans mes bras et contre moi que Livia s'endort, puisque je n'ai pas voulu lui rendre sa liberté dans les draps. Elle m'échappe déjà toute la journée, hors de question que je la laisse faire quand nous ne sommes que tous les deux. La lumière de la tête de lit réduite au minimum, je la regarde un long moment, ses cheveux éparpillés sur l'oreiller qui chatouillent mon épaule et mon flanc. Sa respiration est calme mais les mouvements de ses paupières et de son nez ainsi que des doigts qui s'agrippent au tissu qui nous recouvre me donnent une indication sur la nuit à venir : Le sommeil de Livia sera agité. J'en viens presque à prier pour qu'elle s'ouvre un peu plus à moi et qu'elle me dise enfin ce qui la perturbe ainsi au point que même endormie, ce qui la ronge le jour soit capable de gâcher son repos la nuit.

 Le mien, je m'en fiche, car même entrecoupé à cause de son sommeil agité, il sera bien plus relaxant et reposant que ces dix derniers jours passés seul. Tout ce qui compte, c'est son bien-être. Et encore une fois, cette constatation me prend aux tripes. Nous avions dit « pas d'attache», mais être ne serait-ce que son ami annihile d'emblée cette règle. Alors être plus ...

 Les mots de Kate, Laura, Scott puis Joshua aujourd'hui se bousculent sous mon crâne tandis que je contemple toujours ma femme dans mes bras. Ils ne disent rien de précis, mais tous m'ont, et nous ont alerté sur la fragilité émotionnelle de Livia, sur son passé que nous ne touchons d'après eux que du bout du doigt, si nous ne faisons pas que le frôler carrément. Jusqu'à maintenant, je m'étais presque convaincu que la surprotection avec laquelle ses sœurs l'étouffent était ridicule, inutile voire déplacée, et si je n'en suis pas encore à balayer cette idée de ma tête, je suis néanmoins en plein doute. Car ils ont au moins tort sur les raisons qui poussent Livia à revenir aux États-Unis régulièrement et donc à s'éloigner de chez elle tout autant.

 Elle le fait parce que c'est notre accord, notre couverture depuis que nous sommes mariés. Et sur celles qui l'ont rendue plus « sociable» ces dernières semaines : Elle a simplement rencontré des personnes en qui elle a confiance, avec qui elle se sent suffisamment bien pour partager des moments, comme être partie en voyage avec Jessica. Ce qui n'était sûrement pas le cas en France, où elle est entourée d'un tas d'abrutis incapables de s'occuper correctement d'elle et de la vénérer dans son entièreté comme elle le mérite, même au travers d'une simple relation sans promesse de mariage et de petite maison de campagne avec chiens et gosses en prime.

 Mais ils ont tout de même raison sur un point : Une ombre menace sa sérénité et la replonge dans ses anciennes plaies pas réellement cicatrisées selon moi. Et j'ai fait il y a plusieurs mois une promesse à Livia en prononçant mes voeux dans une chapelle. Celle de la soutenir, et je compte bien m'y tenir tant qu'elle m'en laisse la possibilité.

« Par cette alliance, je joints ma vie à la tienne en devenant ton mari. Je t'offre mon respect, ma fidélité, mon soutien inconditionnel et sans faille, mon amitié éternelle ainsi que la promesse de parcourir cette vie à tes côtés, dans la richesse ou dans la pauvreté, dans la santé ou dans la maladie, jusqu'à ce que la mort nous sépare ».

 Si je suis plus que prêt à la soutenir dans les difficultés qu'elle semble rencontrer aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de me demander à quoi faisait allusions Joshua quand il disait que nous sommes loin de tout savoir sur elle. Il y des éléments qui nous manquent sur la disparition de ses parents que Livia nous cache. Le puzzle n'est pas complet.

La question est de savoir si je suis vraiment prêt à tout entendre et tout savoir.

Oui, je le suis.

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