21 - Spectre

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Livia.


     J'espère que celui qui a inventé le concept du réveil est mort dans d'atroces souffrances et brûle en Enfer pour le reste de l'éternité.

— Engin de la mort, je grommelle sous ma couette.

     Oui, j'ai des pensées étranges quand je suis violemment tiré du sommeil et que je voudrais dormir disons... plus. Je m'étire sans grâce aucune puis sors difficilement de ma cachette, n'ouvrant qu'un œil pour vérifier si par le plus grand des hasards, je ne me serais pas trompée en programmant l'objet de Satan. La lumière rouge me brûle les yeux. 7 : 00. Pas d'erreur, misère... Mon cœur se serre déjà de ce qui nous attend. Je ravale rapidement le nœud dans mon œsophage et m'oblige à des pensées positives pour ne pas flancher tout de suite, sans réel succès.

— Fait chier ! pesté-je en français pour moi-même.

Buenos Dias à toi aussi Guapa ! me répond Jess en baillant aux corneilles tout contre moi, comme si j'étais un doudou géant.

Mais d'habitude c'est un autre qui te colle.

— Ce n'était pas un bonjour en fait, lui souris-je forcé pour masquer ma peine bien réveillée, mais Buenos Dias ma belle. Bien dormi ?

— J'avais compris Livy ! Je sais dire bonjour en français. Et aussi je t'aime et... croi.ssants, a-t-elle du mal à le prononcer.

— C'est parfait, tu connais l'essentiel !

— Je pense aussi, valide-t-elle en hochant la tête. Je dormirai quand je serai morte. Il me faut de l'aspirine par contre. J'ai une de ces gueules de bois, moi !

— Je crois surtout que le soleil, la fatigue, et les larmes d'hier soir ont eu raison de toi Jess. Ta gueule de bois s'est fait la malle au moment où tu as lu la carte de Nick. Même moi, je suis encore toute chamboulée et le ciel sait que les trucs cucul la praline et les sentiments c'est pas du tout mon truc.

     Jessica n'a cessé de pleurer que vers une heure du matin, et même si l'alcool était toujours dans son sang, l'émotion l'a faite dessoûler presque plus rapidement que le temps qu'il lui a fallu pour boire les deux premiers shots au club. Après ma douche et un démaquillage en bonne et due forme, je me suis calée à ses côtés et elle m'a raconté de nouvelles anecdotes sur elle et Nick, et sur King Kong aussi. À mourir de rire, une super séance d'abdominaux. Des munitions au cas où un jour King-Kong et moi devions nous affronter de nouveau, c'est toujours bon à prendre.

     Je ne sais plus laquelle de nous deux s'est endormie en premier. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes endormies dans mon lit. Je file à la salle de bains récupérer de quoi apaiser sa migraine, puis une bouteille d'eau fraîche dans le minibar. Sur mon téléphone, une notification me confirme la course prévue ce matin.

— Donc, débuté-je en cherchant comment m'habiller, nous avons quarante-cinq minutes de route jusqu'à Macao Beach. Le taxi sera là à sept heures quarante-cinq, et un autre reviendra nous chercher à neuf heures quarante-cinq pour nous emmener à la Réserve Écologique. Si tu es trop fatiguée pour te lever tout de suite tu peux rester couchée, je peux aller à Macao seule puis récupère sur le retour avec le taxi.

Vilaine Livia.

     Y aller seule ne me dérangerait pas, mais lorsqu'elle se redresse puis file à la salle de bains, je comprends que j'aurai de la la compagnie. Doublement.

◆◆◆

     Quand le taxi s'immobilise enfin, la boule d'angoisse et de douleur qui prenait déjà beaucoup de place dans mon sternum semble avoir grossi de manière exponentielle. L'impression d'être sur le point d'étouffer me saisit avec brutalité, comme à chaque fois que j'arrive à la dernière étape d'un voyage. Aujourd'hui est un poil différent puisque ce n'est pas réellement l'étape finale, mais les mêmes émotions que d'habitude sont bien au rendez-vous.

     Normalement, que je parte seule ou avec Mila, cette tâche est l'ultime au revoir à mon séjour. Mais je voulais le terminer sur une note plus joyeuse avec Jessica, cet après-midi et ce soir. Non pas que Mila ne mérite pas le même traitement, mais elle, elle connait un peu plus sur moi et bien qu'elle ne sache pas tout, elle se doute de ce que signifie ces moments et ne pose jamais de questions.

     Pour une fois.

     C'est ce que j'aime chez elle. Si elle est exubérante, curieuse et sans gêne quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps, lorsqu'il s'agit de mon passé elle est toujours restée à sa place, attendant que je lui raconte ce que j'étais capable de verbaliser ; ou ce que je voulais bien lui dire.

— Tu ne viens pas ? me demande Jess déjà hors du véhicule.

     J'avais donné des instructions bien précises au chauffeur, il savait donc où je voulais aller. Au plus près de Punta Macao pour pouvoir me hisser sur un rocher, au bord de la falaise surplombant l'étendue bleue. J'indique du doigt à Jess où je souhaite me rendre, sur les hauteurs.

     Après dix minutes de marche silencieuse à profiter de la brise marine et des massifs végétaux qui nous entourent, je vois se rapprocher le paysage que je voulais capturer. Ma gorge se noue douloureusement. Mon cerveau semble perdre ses réflexes et oublier comment donner l'ordre à mes poumons de jouer leur fonction première : respirer. Tout s'emballe déjà en moi dans un chaos assourdissant.

     Mes yeux se déplacent rapidement pour scanner chaque élément à sa portée et les larmes pointent le bout de leur nez pour compléter le tableau. Lentement, je fais glisser les lanières de mon petit sac à dos en cuir le long de mes bras. Je l'ouvre et en extrait « Mon Précieux », mon polaroïd. Je l'adore, même si celui-ci m'a couté les yeux de la tête l'an dernier quand mon précédent a choisi de rendre l'âme -comprenez que l'obsolescence programmée a fait son travail.

      À ce moment-là, j'avais dû choisir entre changer mon broyeur à grains ou remplacer mon polaroïd. Je me suis contentée de m'arrêter chaque matin à la boulangerie pour avoir mon premier vrai café de la journée. Chacun ses priorités.

     Je ne suis pas à plaindre, j'ai la chance de pouvoir dire que je gagne plutôt bien ma vie à mon âge, et qu'au besoin, je peux me rémunérer un peu plus puisque mes commissions me servent à me payer sur plusieurs mois. Mais j'avais comme tout le monde un toit à payer et des frais fixes non négligeables. L'argent part plus vite qu'il n'arrive. J'aurais dû m'installer au fin fond de la Papouasie et vivre de troc et d'eau fraîche.

     Je le sors précautionneusement de sa pochette sous les yeux de Jessica. Il ne me sert que pour des photos bien précises. Le reste du temps, je fais avec mon smartphone qui comme tout bon téléphone aujourd'hui, rivalise en qualité d'images avec certains appareils photos numériques.

— Explique moi, me dit doucement Jessica en l'attrapant alors que je n'ai pas encore ouvert la bouche.

     C'est étrange à quel point elle semble discerner certaines choses en moi. Depuis des années, je dissimule mes émotions pourtant, depuis plusieurs semaines, les débordements sont presque devenus monnaie courante. Mes crises d'angoisse ont laissé place aux crises de larmes, comme si le sablier du temps voulait ouvrir les portes de ma reddition.

— Ça va te paraître bizarre et je ne peux pas t'expliquer, pas encore mais...

— Dis-moi simplement ce que tu veux que je fasse Livy, et je le ferai. Sans te poser de question.

     Les grands yeux noisette de Jess me fixent avec toute la douceur et la tendresse qu'elle est capable d'exprimer d'un simple regard. Nick a vraiment de la chance, j'espère qu'il concrétisera son rêve de porter une robe blanche, bientôt. C'est tout le bonheur que je leur souhaite.

— C'est un Polaroïd numérique et il s'appelle Mon Précieux, je lui explique en faisant présentations, ce qui lui tire un petit rire. Tu peux zoomer ici.

— D'accord. Ma sœur en a un, mais moins sophistiqué que le tien. Il est magnifique.

     Pour le prix, il devrait même faire mes courses, mais passons.

— La règle est simple : une seule photo sur laquelle je suis de dos ou de profil. Une seule Jess, même si elle sort floue.

— Pas de problème.

— Je vais m'éloigner, la préviens-je. D'après Mila, je reste toujours une quinzaine de minutes seule, à regarder le paysage.

— Et avec Laura ? s'étonne-t-elle. Oh pardon, j'avais dit pas de questions.

     Elle mime une fermeture éclair sur ses lèves et me sourit.

— Je ne fais pas cette activité avec Laura, réponds-je tout de même. C'est mon jardin à moi. Je t'ai dit que Laura ne sait pas tout de mes voyages, c'est vrai. Je lui en parlerai bientôt.

— Motus Livy, promet-elle avec le signe des scoutes.

— Merci. Donc, si tu pouvais rester à une vingtaine de mètres de moi, parce que... baragouiné-je gênée, je parle, parfois, et c'est... privé.

     Elle acquiesce sans laisser transparaître une seule trace de jugement. J'ajoute :

— Et quoi que tu voies, ne t'inquiète pas. Je me perds rapidement dans mes pensées et plus rien n'existe autour de moi. C'est mon rituel.

— Très bien.

— Tu prends la photo quand tu veux, et... je m'excuse d'avance de te planter ici avec cette mission totalement extravagante.

— Arrête de t'excuser Livia. Tu m'as payé ce superbe aparté toute la semaine, je peux bien te laisser un moment avec toi-même. Allez, file Baby, me pousse-t-elle en arrière.

     Elle me déleste de mon sac et je pars lentement en direction de la pointe sans plus faire cas de sa présence. Je repère un rocher un peu haut qui me permettra de surplomber la vue. La légère brise caresse mes joues chaudes et le chant des vagues sur la roche accompagne mes pensées les plus sombres.

     De l'eau à perte de vue, à peine huit ou dix mètres en contrebas. Un camaïeu de bleus en fonction de la profondeur des fonds et du sable, mais aussi du marron grâce aux rochers immergés. Je m'installe, inspire profondément tentant de faire disparaître les kilos de plombs qui cernent mes organes abimés. J'attends comme toujours que ma solitude soit effacée par son arrivée. Je hume l'air marin comme si je pouvais en garder un peu en moi. Je profite des frissons que la houle fraîche a réveillés sur ma peau, de l'odeur du sel qui va s'infiltrer dans mes cheveux. De tout ce que je suis capable de stocker dans ma tête ravagée.

     Heureusement aujourd'hui, je n'ai pas besoin de patienter longtemps. À la première larme qui s'échappe de mon œil et glisse sur ma pommette droite, il apparait et s'installe tout près de moi; comme avant. Contrairement à moi, le temps n'a pas d'effet sur lui, n'en a plus. Ce triste constat érigé en difficile vérité me déchire et me met en colère, à chaque fois.

     Il ne parle jamais et se contente de m'écouter lui dire tout ce qui me passe par la tête. Je pensais qu'avec le temps les choses deviendraient plus simples, moins douloureuses. Il n'en est rien. Ce putain de temps qui passe n'apaise jamais mes maux. Peut-être est-ce parce que ces mots, je les garde sous-clé des semaines entières avant de les laisser s'échapper et passer enfin les barrières de mes lèvres. Peut-être aussi que c'est parce que le temps file vers la ligne d'arrivée que je pourrai bientôt toucher.

— Tu m'as manqué.

     Je le regarde et je pleure. Il ne bouge pas.

— Tu sais parfois, comme dans les films, j'aimerais pouvoir te demander pourquoi tu m'as laissée. Te le hurler jusqu'à manquer d'air, m'asphyxier au poison de mes questions. Mais je n'ai même pas cette chance, parce que je sais déjà pourquoi.

     Je tente de me calmer, j'inspire et expire à grandes goulées. Son odeur à lui vient remplacer les embruns. Je ne l'oublierai jamais, elle est ancrée en moi, comme encodée.

— Pourquoi es-tu parti sans moi ?

     Son regard me balaie mais il reste muet.

— Tu sais, je crois que si j'avais le choix, si je pouvais remonter le temps pour changer un moment, un seul, je choisirais celui où nous sommes promis... Parce qu'à cause de ça, je suis sans toi, tu es sans moi. C'est con, hein ?

     J'éclate en sanglots et mets bien une minute à pouvoir m'exprimer de nouveau.

— C'est même carrément horrible, tu vois. L'ayant vécu, jamais je n'aurais voulu que toi, tu en passes par là. C'est si lourd, d'être celui qui doit rester. Celui qui doit garder l'équilibre alors qu'il veut chuter à chaque pas. Je pourrais choisir l'instant où j'ai fait l'autre mauvais choix, celui qui a scellé nos destins, le tien et le mien, pas cette putain de promesse d'enfants. Mais la vie est une Connasse, n'est-ce pas ? Si ça n'avait pas été à moi de la tenir, ça aurait été à toi. La mort ne nous aurait pas fait le cadeau de partir ensemble.

     Non, ça aurait été bien trop facile. Je l'entends chaque jour rire de ma damnation. Elle patiente, non loin, que vienne le jour où elle et moi, nous nous tiendrons debout, les yeux dans les yeux, pour l'ultime face à face.

— Et je te connais, nous sommes pareils toi et moi, tu me le répétais toujours. « Moi je suis toi. Même caractère, même combat ». Tu n'aurais rien lâché, alors je ne lâche rien. Je tiens. Encore. Pour cette promesse. Pour toi. Juste pour toi.

      Il est toujours là, parfaitement immobile. Il m'écoute et me sourit. Je lui rabâche souvent la même chose, mais tant pis. Rien ne change, seuls les jours avancent sur le calendrier vers la case de délivrance.

— D'une certaine manière, tu m'as sauvée par cette promesse. Je crois que tu le sais déjà. Je m'en veux tellement de l'avoir faite.

     J'essaie de le toucher du bout des goigts mais je ne ressens que du vide.

— Une partie de mon cerveau affirme que tu n'es plus là, alors que l'autre sait que tu ne m'as pas vraiment quittée, dis-je en me tenant la poitrine, le visage à présent inondé.

      Mon regard se porte au loin, vers le large, comme lui.

— Tu me manques alors que tu es là. Tu sais, je te sens encore et j'entends ta voix, tous les jours. J'essaie de me souvenir de ta peau sur la mienne, de nos câlins, de tes lèvres douces sur mes joues rebondies, sur mes plaies quand je tombais. Mais ça tu vois, ça disparait. Le temps m'a laissé beaucoup de choses, mais ça, il me l'a pris. Tu m'as sauvé la vie, mais ma vraie vie, tu l'as emportée avec toi. Mais tu m'as aussi laissé un bout de la tienne, alors... reniflé-je à bout de souffle, j'espère que la vue te plaît.

     Mes larmes aussi chaudes que de la lave rongent mon épiderme avec avidité. J'accepte la douleur comme preuve que je suis toujours de ce monde, moi, alors que lui ne l'est plus. Ce n'est pas ce qui était prévu. On avait des projets. 

      De longue minutes s'égrènent avant qu'il ne m'envoie un baiser, se lève et reparte, me laissant seule sur le rocher témoin de mon martyre. 

     Seule avec mes larmes.

     Seule avec ma douleur.

     Seule avec ma rage.

     Seule avec ma culpabilité.

     Seule avec ma pénitence.

     Seule sur une route à sens unique jusqu'à la fin, tracée pour moi, par moi. 

      Si son spectre m'abandonne, mes plaies elles, sont plus que jamais attachées à moi. 

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