14 - Escapades et mise au point

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Livia.


— Hey Livy, ça va Guapa ?

 Jessica m'interpelle en me caressant l'avant-bras du bout des doigts. Absorbées dans les méandres de mes pensées décousues de tout parcours logique, je n'ai même pas vu la serveuse revenir nous déposer la note. Deux petits verres d'un liquide ambré que nous n'avions pourtant pas commandés ont aussi été déposés au centre de la table. J'avance ma main sur pour saisir le bout de papier mais Jessica ne l'entend pas de cette oreille :

— C'est pour moi !

— Non Jess, c'est moi qui t'invite.

— Tu m'invites déjà pour toute la semaine Livy, m'oppose-t-elle avec son large sourire. Tu as payé les vols et l'hôtel, et pas n'importe quel hôtel, en plus. Je peux au moins m'acquitter de nos consos.

— Ok ok ! Je me rends.

 Elle dépose trois billets et quelques pièces avant de reprendre joyeusement :

— Merci encore. Je suis contente de faire ce voyage avec toi. Ça faisait un moment que je voulais revenir ici, mais entre mon boulot et Nick, je n'avais jamais vraiment trouvé le temps ! s'exclame la jolie brune qui se fond parfaitement à la population avec son teint mate et doré et ses longs cheveux bruns.

— Pourtant tu m'as dit que vous voyagez beaucoup, King Kong et toi.

— Exact. Même avant mon congé sabbatique, nous voyagions dès que possible, mais je préférais visiter des endroits inconnus, tu vois. Et cette année de pause, je la fais pour suivre Nick, je n'ai pas le choix des destinations.

— Et ça se passe bien ?

— C'est génial, même s'il n'a pas toujours énormément de temps à me consacrer, mais l'important pour moi, c'est d'être près de lui autant que possible. Et puis, ça me permet aussi de globetrotter, de remplir mon Visa. Ce seront des jolis souvenirs à se remémorer au coin du feu quand je serai aussi rouillée qu'une vieille bicyclette restée des années sous la pluie !

— Tu as raison, il faut profiter tant qu'il est temps.

 Avant que le soleil ne se couche.

— Hayden est vraiment super avec moi, ajoute-t-elle en me regardant dans les yeux. C'est un véritable ami. Nick et moi avons tellement de chance de l'avoir dans nos vies.

J'avais déjà cru comprendre. S'il était avec nous, sa tête aurait gonflé tel un melon sous OGM, c'est sûr.

— Évite de dire ce genre de choses devant lui, dis-je en riant, tu ferais capoter tous mes efforts !

— Quels efforts ? s'enquiert ma copine avec son air espiègle, soudain très intéressée.

— Le faire descendre de son piédestal, Jess !

 À la tête qu'elle me sert, elle ne saisit pas où je veux en venir. Elle est sérieuse ?

— Quoi ?

— Explique-moi ta pensée ma belle, parce que je connais Hayden depuis des années, et il a beaucoup évolué. Vraiment.

 Jessica arbore désormais son air le plus sérieux, celui qui signifie que pour elle, la conversation n'est plus du tout légère.

— Je dirais même qu'il a gagné en maturité. Les hommes sont toujours en retard par rapport à nous, mais s'il y a bien une chose sur Hayden dont je suis absolument et profondément convaincue, c'est qu'au fond, c'est un homme simple, Livia. Il n'est plus le Golden-Boy qu'il était lorsqu'il a percé, avec Scott.

— C'est-à-dire ?

— Le Star système, les fêtes à outrances à ne plus savoir ce qu'il a fait la veille ou avec qui il a passé la nuit, c'est fini. Il ne se sert plus de son nom pour obtenir tout et n'importe quoi. Je sais que lui et Scott ont profité de leurs belles gueules et de leurs noms à leurs débuts, il se sont fait happés par ce qu'Hollywood a de meilleur, mais aussi de pire. Mais c'est révolu. Ils ont travaillé dur pour se faire une place dans ce milieu, mais finalement, la célébrité est arrivée plus vite que prévue. Et ils se sont un peu trop pris au jeu des paillettes et des fêtes, parce qu'ils étaient jeunes, peut-être aussi parce que ce sont des hommes et qu'ils voulaient se prouver quelque chose à eux-mêmes. Ou parce que c'était facile d'obtenir tout ce qu'ils voulaient.

— Tu as sûrement raison.

— Je crois, oui. Mais aujourd'hui, ils ne sont plus ces jeunes comédiens aux frasques nocturnes quasi-quotidiennes que les torchons people aimaient avoir en couverture, même s'il fallait tout dire, ou dire n'importe quoi pour vendre.

— J'ai déjà eu un cours magistral sur ça, en effet, avoué-je.

 Juste avant d'apprendre le nom de l'homme que j'avais épousé. Une soirée qui restera dans les annales de ma mémoire.

— Hayden n'est pas une star hautaine. Je ne pense pas qu'il l'ait un jour été d'ailleurs, s'il s'est servi de son physique et de son nom pour ne pas passer ses nuits seul. Il est humain, généreux, respectueux, et patient. Pas orgueilleux. Il ne jette pas l'argent par les fenêtres. Il ne fait pas étalage de ses biens par vanité, énumère-t-elle. Hayden est une belle personne Livy. Une belle âme, un homme honnête, humble, et un ami formidable.

 Je ne doute pas un seul instant qu'Hayden est quelqu'un de bien. Pour autant, il a quand même cette facette de Mister Hollywood qui lui colle à la peau. Je ne peux pas non plus douter du profond attachement de Jessica envers son ami. Son laïus était passionné, presque une plaidoirie, et je m'y connais, en plaidoirie. Avec deux avocats dans mon cercle proche dont ma meilleure amie déjantée qui use des mots comme personne. Trois maintenant, si je compte Jordan.

— Je te crois Jess. Hayden a beaucoup de chance d'avoir une amie telle que toi, prête à défendre son honneur corps et âme, souris-je. Propose-lui donc tes talents d'élogieuse pour lui dégotter une petite amie après notre divorce ! Mais ce que moi je voulais dire, c'est qu'il a besoin de redescendre sur Terre, parfois.

— Comment ça ?

 Elle se fout de moi ?

 Je lui laisse le bénéfice du doute et m'explique :

— Il est tellement sûr de lui, de son physique, de son charme ! Persuadé qu'il peut avoir toutes les femmes qu'il veut en un claquement de doigts juste parce que, eh bien, il est Hayden Miller. Il est arrogant, sûr de lui, présomptueux et a une vanité qui doit briller dans le noir et pourrait être repérée sans jumelles jusqu'en Afrique du Sud ! m'esclaffé-je. Son égo le rend têtu, aucun âne ne pourrait rivaliser avec lui, Jessica. C'est un Mister Hollywood dans toute sa splendeur !

 Jess me fixe, éberluée. Ses sourcils se froncent comme si elle réfléchissait à problème de Physique Quantique inextricable, avant qu'un grand sourire espiègle ne naisse sur son visage. Elle éclate d'un rire sonore qui fait se retourner plusieurs personnes dans notre direction. Un fou rire qui n'en finit plus. Moi, je suis là, à la regarder, sans savoir trop quoi penser de sa réaction que je ne comprends pas.

 Elle a pris un coup de soleil sur la tête ou quoi ?

 Ma conscience lève les yeux au ciel. Jamais là quand on a besoin d'elle.

 Une fois son calme revenu mais sans se dépareiller de son air narquois, Jessica retrouve sa voix :

— C'est tellement... inattendu Livia !

— Traduction ?

Pauvres de nous.

— Eh bien, je ne veux pas m'en mêler...

—Tu es aussi curieuse que Laura, la coupé-je.

— Pas faux, mais tu ne lâches rien. À chaque question que je t'ai posée durant le vol et même avant, tu m'as répondu « nous allons divorcer, il n'y a rien de plus à dire », me cite-t-elle.

— Parce que c'est le cas. Notre relation n'existe que parce que nous étions bourrés à Vegas et que Laura est la pire instigatrice de conneries intersidérales que la Terre n'ait jamais portée. On doit assumer notre bêtise pour que la carrière d'Hayden et son travail que tu viens de me vanter ne soient pas soufflés par nos actes stupides tel un château de carte en plein courant d'air. J'ai bien compris qu'il évolue dans un monde qui peut le glorifier durant dix ans puis lui tourner le dos en une fraction de seconde, même si son travail ne peut pas être remis en cause. Je ne veux pas qu'il perde ce pour quoi il a durement bossé, ce pour quoi il se lève chaque matin. Mais ce mariage n'est qu'un bout de papier qui n'a une valeur que juridique et...

— Non, c'est plus. Il y a un engagement moral entre vous, Livia, me corrige-t-elle. Ne le nie pas.

— Tu as raison, mais c'est un engagement lié à ce papier, quelque chose dont nous avons posé les bases en présence de témoins, à Paris. Un chemin à suivre jusqu'à la ligne d'arrivée, lorsqu'un juge aura ratifié la dissolution de cette union. Notre relation est codifiée, Jess. Il y a eu une nécessité de la scénariser pour qu'elle semble plausible aux yeux du monde.

— Votre amitié n'est pas feinte.

 Non, elle ne l'est pas. Mais comme tout le reste, elle fait partie de cette page de notre histoire. Rien ne dure et moi, je vois plus loin qu'eux.

Ou moins loin, au contraire.

— Non, je pense qu'on s'apprécie réciproquement, entre deux disputes. Mais je te l'ai dit, tu ne dois pas voir dans l'apparat une vérité qui n'existe pas.

— Vos regards aux fiançailles...

— Il est acteur et je donne le change. La réplique, si tu préfères. Tu sais très bien dans quoi nous nageons.

 Chez moi aussi, c'est tout un art.

— Même quand nous sommes entre nous ? Arrête Livy. Il y a plus, et je ne comprends pas pourquoi tu as honte d'en parler. Ce mariage est une chose, mais il n'est pas tout. Hayden te dévore du regard et je sais qu'il te plait. Peu importe ce que vous avez signé à Vegas, ce que vous avez convenu à Paris, ni comment a débuté votre amitié à Londres. Peu importe que vous alliez dissoudre ce que vous voyez comme une belle connerie, dans tout ça, fait-elle des rotations du poignet, il y a des éléments qui ne sont pas scriptés. Vous vous soutenez. Tu aurais pu lui faire un beau fuck à Paris et lui dire d'aller se faire voir chez les Grecs, après tout, tu ne lui dois pas plus qu'il ne te doit.

— J'ai promis de le soutenir. Une promesse est une promesse.

— Et donc ?

— Il m'a demandé un délai de quelques semaines. Il l'a eu. Il m'a demandé de venir loger chez lui en mai, je l'ai fait. Maintenant, c'est à lui de remplir sa part du contrat. C'est tout ce que je lui demande.

 Ce n'est quand même pas la mer à boire !

 Je relancerai la discussion à mon retour. Je peux entendre les arguments de Laura, vraiment, mais rien n'empêche qu'on remplisse le MSA pour que tout aille vite ensuite. Je ne veux plus perdre une minute inutilement. Et puis j'ai besoin de tout planifier, savoir combien de temps il faudra attendre entre le dépôt et le divorce, où je vais me réfugier pour ne pas être chassée par les médias, aussi. La Tanzanie, c'est bien, non ?

— D'accord, abdique-t-elle. On en reparlera. Quoi qu'il en soit, je t'assure que sur ce coup, je ne préfère pas m'immiscer entre vous, mais ta description d'Hayden est très surprenante. Vraiment. Je ne le reconnais pas dans tes mots.

 Ok, et en plus clair cela donne quoi ? J'ai l'impression d'être branchée sur Canal+ sans avoir l'abonnement. D'un geste de la tête, je lui signifie de continuer, ce qu'elle fait non sans avoir roulé des paupières en pouffant et s'être éclairci la voix :

— Hayden ne supporte plus les femmes qui n'en n'ont qu'après lui que pour l'acteur et sa belle gueule comme tu dis. Le fric, les tapis rouge, le statut et tout ce qu'il représente simplement par son nom. Il a muri. Il a d'autres attentes. Tu l'as vu par toi-même, il aime vivre au calme, loin des flashs et à l'abri des paparazzi. Il protège sa vie privée et sa famille, leur intimité. Alors t'entendre le décrire ainsi, c'est vraiment étonnant.

 Elle réfléchit quelques secondes, raccroche son regard au mien, puis ajoute :

— Quoi que, tout bien réfléchit, peut-être pas tant que ça, finalement.

— Je ne te décode pas. Sois plus explicite s'il te plait.

— Je ne peux pas. Tu comprendras toute seule. En revanche, je peux payer l'addition pour que nous rentrions à l'hôtel nous doucher, nous reposer un peu, et nous préparer pour la soirée. Bois ça !

— Tu en as déjà trop dit pour ne pas continuer ! râlé-je.

— Je te l'ai dit, je m'abstiens pour le moment, dit-elle en me tendant l'un des deux petits verres que la serveuse a déposés avec la note.

— C'est quoi ?

— C'est de la Mamajuana, un alcool local fait de Rhum, de vin rouge, de miel de sucre de canne, le tout infusé au bois de Gaiac, aux écorces et aux herbes diverses, m'explique Jess. Tu vas voir, c'est très bon et cela a même des vertus médicinales, et...

— Et ?

— Aphrodisiaques, dit-elle avec un clin d'œil. Je vais en acheter quelques bouteilles et les rapporter à la maison. Et à Hayden, aussi.

 Je manque une fausse route alors que je déguste la boisson, qui est certes alcoolisée, mais délicieuse. Pour les vertus aphrodisiaques et médicinales, je suis persuadée qu'il faudrait en boire plus que quelques centilitres au fond d'un petit verre, mais pour la désinfection de ma bouche, ma trachée et mon estomac, il n'en fallait pas plus. Et puis King Kong et elle n'ont pas l'air d'avoir besoin d'aide pour se visiter les amygdales.

 La douce chaleur des premières secondes se transforme rapidement en brasier quand le liquide coule dans mon œsophage. Tout mon corps se réchauffe d'un seul coup, l'alcool me montant presque immédiatement à la tête. Puis, sans me laisser en placer une pour rétorquer ou insister sur ces dernières paroles à propos d'Hayden, elle m'attrape par le coude pour me demander silencieusement de me lever et de la suivre, ce que je fais. Nous aurons bien d'autres occasions de reparler de terminer notre mise au point.

 Après avoir salué la serveuse en lui laissant un généreux pourboire, et lui avoir promis que nous reviendrions demain soir, c'est pleine d'images en tête de cette belle journée passée entre la plage de Bavaro et son sable blanc bordé de cocotiers, et les promenades au travers des petites et grandes rue de la ville, que nous prenons la direction d'un arrêt de bus.

 Je sais que les sons du folklore local, les rires et la musique entendus aujourd'hui, sont enregistrés quelque part dans ma tête et me berceront ce soir quand je serai dans mon lit, et qu'il me faudra trouver le sommeil malgré la fatigue qui m'assaille.

— Hey Livy, tu es toujours avec moi ?

 Apparemment non.

— Excuse-moi Jess, j'étais perdue dans mes pensées. Tu disais ?

— Pas de problème. Je sais qu'ici, ça fait rêver ! Je te disais que j'ai vu ton Visa aux douanes quand l'officier cherchait une page vierge à tamponner. Dis-moi ma belle, tu as beaucoup voyagé toi aussi ! Est-ce que je peux revoir ton Visa ?

 Oui, j'ai voyagé. Principalement avec Mila ces dernières années, ma copine d'escapade. Seule parfois, ou avec Laura à certaines occasions. J'ai vu des merveilles, fabriquées par l'homme ou non conquises par lui. Des déserts et des forêts, des plages et des volcans. J'ai admiré ce que l'Histoire nous a laissé de plus beau au fil du temps, mais aussi ce que le présent peut faire de pire.

 J'ai versé des larmes de joie et d'émotion devant des monuments majestueux, face la capacité de l'Homme à créer de tels bâtiments il y a des centaines ou des milliers d'années, sans tout le savoir ni les techniques modernes dont nous disposons aujourd'hui. Des édifices d'une beauté sans égale, témoins d'époques archivées. Des larmes de désolation devant des populations qui n'ont rien, quand une poignée d'hommes dominent le monde et pourraient nourrir des pays entiers.

 J'ai vu des petites filles au Sénégal marcher des kilomètres pour aller à l'école, des femmes en faire autant pour quelques litres d'eau potable à travers une chaleur étouffante alors qu'elles n'avaient presque rien dans l'estomac.

 J'ai vu des camps de réfugiés, des hommes, des femmes et des enfants qui n'avaient commis pour seul crime de naître dans le mauvais coin du monde, au mauvais moment. J'ai vu des médecins et des infirmières d'ONG se cacher pour pleurer se sentant impuissants, fatigués de voir des enfants mourir de malnutrition, de maladies qui se soignent si facilement dans les pays développés, faute de moyens suffisants pour se fournir en médicaments.

 J'ai senti mon cœur se briser encore, mais ce fut un mal nécessaire qui m'a permis de relativiser sur ce que moi, j'avais vécu quelques mois plus tôt. Ça m'a aidé à me relever, dernier pas vers ma liberté mentale pour me dire que ce connard ne gagnerait pas. Même si les séquelles sont là, je sais que mon sort n'est rien comparé à celui d'autres êtres humains.

 Oui, j'ai voyagé, rajoutant ça-et-là des destinations à mon tour du monde initial, mais je ne regrette rien. Finalement, il aurait peut-être eu les mêmes envies que moi. Et tout ça, je l'ai fait pour lui. Je n'ai pas tout vu bien sûr, il me faudrait plus de temps, plus de vies, mais j'ai fait ce qu'il y avait d'inscrit sur ma liste. Bientôt, très bientôt, la boucle sera bouclée.

— Livy ? me relance doucement mon ami. Tu es sûre que tout va bien ?

— Heu, oui, oui.

 Je sors mon Visa et mon ¨Passeport de mon portefeuille, et les tends à Jessica, un peu angoissée à l'idée de lui révéler ce petit pan de ma vie.

— Jessica, tu vas trouver ma demande étrange et tu auras parfaitement raison, mais j'aimerais que tu gardes pour toi ce que tu vas voir dans mes papiers, d'accord ? Il y a des destinations dont je n'ai jamais parlé à Laura. Pas encore, mais ça va venir. J'ai mes raisons alors...

— Pas de problème Livy me coupe-t-elle, je ne dirai rien, tu peux me faire confiance.

 J'en suis sûre, oui.

— Mais Livy...

— Oui ?

— Tu me raconteras ce qu'il t'est arrivé, un jour ?

 Ses grands yeux noisette me scrutent et ce que j'y lis, c'est une infinie douceur sans aucun préjugé, une bienveillance sans faille. Oui, je sais que je peux avoir confiance en elle. Avec Laura, c'est trop dur, il y a trop d'affect entre nous pour que les mots ne soient pas des poignards. Trop d'amour, même si je préfèrerais qu'il y en ait moins. Avec Jessica, ce sera plus simple de verbaliser l'histoire. Je ferai les choses différemment avec Laura, je sais déjà comment, depuis longtemps.

 À mon tour, je la dévisage et lui souris. Je sens des larmes chaudes couler le long de mes joues et ne prends pas la peine de les essuyer avant de lui répondre, à mi-voix, le souffle court et le passé au bord des lèvres :

— Un jour, je te raconterai une histoire.

 Et elle n'a rien d'un conte de fée.

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