19 - Le prix du secret.

13 minutes de lecture

Hayden.

Vingt et une heure trente-quatre.

Le temps est sur pause et seule la cadence accélérée de mon cœur lui donne un rythme réel. Je n'en peux plus et je ne décolère pas. Je veux me barrer d'ici, même si je donne le change. J'ai du mal à suivre les conversations autour de moi, le brouhaha ambiant me file une migraine carabinée et ma concertation est déjà dans le coma.

Tous les membres de l'équipe technique qui ont travaillé cette semaine à Vancouver sont présents, ainsi que les comédiens ayant eu des séquences à tourner ici. Scott lui, n'a eu qu'à venir trois jours en début de semaine, son personnage étant secondaire, mais il devait être là ce soir, alors il est revenu. Avoir mes frères à mes côtés m'aide et le réalisateur l'a bien compris, il garde ses distances. Mon dernier interview télévisé dans lequel j'ai contré les propos de Kirsten n'est pas passé inaperçu, alors l'annonce de son débarquement dans le show a déjà délié des langues avides de potins.

Sans surprise aucune, Kirsten s'est empressée de faire le déplacement pour la petite conférence de presse organisée par la production. Ils veulent encore créer un buzz autour du show.

Tout est bon à prendre, même cette fille apparemment.

L'envie de hurler et de pondre un scandale m'habite. Je prendrais bien Alhan, l'un des producteurs, par le col de sa chemise Armani sur mesure pour le coller à un mur et le secouer comme un cocotier, histoire de lui reconnecter les neurones qui sont en grève. Mauvaise idée je sais, mais imaginer la scène est en soit réconfortant pour mes nerfs à vif.

Alhan a passé sa soirée à lorgner Kirsten d'un regard étrange mais appuyé, il est donc impliqué dans cette situation. Ce type excelle dans son boulot mais je commence à me demander s'il ne serait pas pour les « promotions canapé ». Kirsten a dû breveter le concept et en ce qui la concerne, je n'émets que peu de doutes sur le comment elle a réussi son coup. Et elle se demande encore pourquoi je ne veux plus d'elle ?! Heureusement pour tout le monde, elle est à bonnes distances pour que je n'aie pas à supporter le timbre de sa voix nasillarde. Même ça, c'est au-dessus de mes forces. Joey a dû jouer les tampons, et c'est tant mieux.

Je jette un coup d'œil à Nick, installé à une table avec Sven, Aaron, Sam et Hunter à l'écart et le nez plongé sur son smartphone, encore. Je ne sais pas ce qu'il a, mais il est bizarre aujourd'hui et ne tient pas en place. Après la séance de boxe, il a eu Jess au téléphone et s'est isolé pour discuter avec elle, chose qu'il fait rarement. Il est revenu la mine fermée, plus grincheux encore que depuis ce matin. Je compte bien tenter de savoir ce qui le fout dans cet état dès que nous aurons quitté les lieux. Pour l'heure, je suis quand même soulagé de constater qu'il parait plus détendu. Il fixe toujours sur son écran et sourit niaisement. Il doit être pressé de retrouver Jessica chez lui cette nuit. Je sors mon téléphone de ma poche avant et lui envoie un message, pour passer le temps :

{ Alerte ! Alerte ! King Kong sourit ! J'espère que tu ne mates pas un porno en douce sur ton temps de travail. }

Je le vois retenir un éclat de rire et reçois une réponse quelques secondes plus tard :

{Non, c'est encore mieux qu'un porno mon pote ! D'ailleurs, je ne rentre pas avec toi à L.A frérot. Sam prendra le relais à la sortie du resto}

{ Pourquoi ? Tu vas où ? Si tu as un problème, nous pouvons sortir pour en discuter Nick}

Jordan, qui est assis à côté de moi ne s'est pas gêné pour lire MES messages. Je soupire et lui dis :

— J'espère que tout va bien avec Jess. Elle n'a pas voulu venir avec nous cette semaine alors qu'elle adore la Colombie Britannique et que Nick avait pas mal de temps libre cette fois. Je me fais peut-être des idées, je ne sais pas... tu crois qu'elle en a marre qu'il me suivre partout ?

— Tu te fais des idées P'tit frère, je suis certain que tout va bien avec Jessica, ne t'en fais pas.

Il semble convaincu.

{Aucun problème. Juste un déplacement de dernière minute. Je rentrerai dimanche dans la journée. Je serai là pour tes engagements}

{Tu es sûr ? Jess va être déçue que tu ne rentres pas avec moi}

{Ne t'inquiète pas pour elle Hayden.}

Quelques minutes après notre échange, Nick quitte la salle qui a été privatisée pour nous ce soir. Je suis sur le point de me lever à mon tour mais le bras de Jordan me retient dans mon mouvement.

— Nick va bien, Hayden.

Il est trop sûr de lui ils me cachent quelque chose tous les deux. Je connais mon frère et son regard fuyant. Après cette journée merdique, hors de question qu'autre chose me prenne la tête. Je m'excuse auprès de mes collègues prétextant un appel à passer. Sam fait de même et se rapproche de moi, mais je le renvoie d'où il vient, je n'ai pas besoin d'un baby-sitter à tout bout de champ. Je ne tarde pas à retrouver Nick dans le hall de l'étage, épaule appuyée à un mur et dos à moi, téléphone vissé l'oreille. Ce que j'entends me surprend, et le mot est faible :

— Punta Cana ou n'importe quel aéroport là-bas, mais le premier vol disponible en classe affaire ou même éco je m'en fiche. Et une voiture de location s'il vous plaît. Et un SUV de préférence, énumère-t-il à son interlocuteur.

Qu'est-ce qu'il va foutre en République Dominicaine au lieu de rejoindre sa femme à Los Angeles? Je n'entends pas les réponses de la personne, mais rien ne m'empêche d'écouter.

— Retour dimanche.

— ...

— Toronto ou Montréal ? Vous n'avez aucun vol sans escale ?

— ...

— Seattle ? Non, seize heures de voyage, c'est trop long.

— ...

— Via Montréal aussi ? Seize heures ? Mais il a combien de temps d'escale ? s'irrite-t-il.

— ...

— C'est une perte de temps. Bon, en jet privé ça me coûterait combien ?

En jet ? Il est malade ! Des dizaines de milliers de dollars, au bas mot.

— ...

— Autant ? Et juste pour l'aller simple avec un retour sur un vol commercial ?

— ...

— Cinquante et un mille dollars ? répète-t-il étranglé. Combien de temps de vol à ce prix-là ?

Il expire bruyamment en fourrageant ses cheveux. Il ne m'a toujours pas vu. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais je ne pense pas qu'il dépensera une telle somme, Jessica le tuerait sans hésitation. Il gagne bien sa vie, sa boite est plus que prospère, toutefois pas au point de claquer cinquante mille dollars comme ça, il me semble. Je décide qu'il est temps d'intervenir, m'avance et me plante devant lui, les bras croisés et le regard indiquant que j'attends une explication.

Nick me dévisage, confus, puis énonce :

— Excusez-moi, il faut que je vous mette en attente mais je vous reprends. Hayden ? Un problème ?

— Je te retourne la question. Et par pitié, évitons de jouer aux devinettes. Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu ne rentres plus avec moi pour t'évader en République Dominicaine sur un coup de tête ? Si tu as des ennuis, dis-le-moi, exigé-je.

Pas de réponse.

— Nick ?

Il se frotte le visage à plusieurs reprises, souffle, tourne sur lui-même comme s'il était face à un dilemme. Après avoir pris une grande inspiration, mon ami retrouve l'usage de la parole :

— Tu fais fausse route Hayden. Je n'ai aucun problème hormis le fait que Jessica m'a terriblement manqué toute la semaine. Je trouve le temps long, c'est tout.

À qui le dis-tu !

Sauf que je ne comprends pas sa logique.

— Elle t'a manqué mais au lieu de courir la rejoindre chez vous en sautant dans l'avion avec nous, tu choisir de partir à plus de cinq mil kilomètres pour le week-end ? Excuse-moi vieux, mais j'ai du mal à suivre ton raisonnement.

— Je... se masse-t-il la nuque.

— Tu as une maîtresse ? lâché-je de but en blanc.

— Hein, quoi ?

— Pour te renseigner sur le coût d'un trajet en jet, c'est soit que tu as une maîtresse que tu veux rejoindre au plus vite, soit que tu as des problèmes à gérer là-bas. Alors dis-moi, je ne bougerai pas d'ici avant d'avoir le fin mot de l'histoire.

— Hayden avec tout le respect que je te dois, et tu sais que je t'aime comme un frère même si on ne se le dit pas souvent, t'es complétement à l'ouest sur ce coup et c'est limite vexant que tu me penses capable de tromper Jess !

— Donc c'est quoi ? réitéré-je sans bouger.

— Je n'ai pas de maîtresse et aucun problème, s'énerve-t-il piqué au vif par ma suspicion.

Je lève mes deux mains en signe d'apaisement sentant la moutarde lui monter au nez. J'avoue que mon idée était stupide, il est fou amoureux de Jessica, ça crève les yeux.

— Alors pourquoi Punta Cana Nick ?

— Bordel, aussi têtu qu'elle ! Y'a pas à dire vous vous êtes...

Sa phrase reste en suspens alors qu'il serre soudain les lèvres en plissant les yeux.

— Jess est en République Dominicaine.

— Ah bon ? m'étonné-je.

— Oui. Elle y est depuis quelques jours pour se détendre. Je voudrais simplement lui faire la surprise de l'y rejoindre et passer sa dernière journée là-bas avec elle. Elle me manque et après la déco que je viens de faire-faire dans sa chambre d'hôtel, nul doute qu'elle sera contente de me voir.

— Pourquoi tu ne m'as rien dit plus tôt, pour ses vacances ?

— C'était sans intérêt pour toi, dit-il nonchalant en haussant les épaules.

Je crois que je vais devoir me contenter de cette réponse.

— Et c'est quoi cette histoire de déco ?

Il pianote sur son téléphone, se rapproche de moi et me montre une photo de Jessica, émue aux larmes dans une chambre chargée de fleurs.

— Ah oui, tu n'y es pas allé de mains mortes vieux ! Ce n'est plus de l'amour, c'est de la rage à ce niveau-là, non ? souris-je soulagé.

— Je ne sais pas ce que c'est, mais ne je ne veux pas que ça s'arrête, c'est sûr. Je suis fou d'elle Hayden, m'avoue-t-il les yeux dans les yeux. Elle reste malgré mes absences, je voulais lui montrer que je pense à elle, même quand elle n'est pas avec moi.

Vu ce qu'il lui a fait livrer, je vois bien qu'il est dingue d'elle. D'autant plus s'il a sérieusement envisagé la possibilité d'un vol privé pour arriver plus vite jusqu'à sa belle.

— Qui a pris la photo ? Sa sœur ?

Le bip de l'appel en attente rythmant toujours les secondes, il se détourne de moi et repart se caler sur le mur d'en face.

— Une amie à elle.

— Je la connais ?

— T'es bien curieux mec !

Il ne répond pas à ma question et une petite alarme se met à sonner dans mon crâne. Dans ma tête, c'est un branle-bas de combat pour trouver seul la solution au problème. Et ça ne tarde pas. Ma respiration se coupe quand les mots de Jess que j'ai entendus –illicitement– chez Scott se révèlent à leur bon souvenir pour former un truc cohérent qui ne me plait absolument pas.

« Ça va être super Livy ! J'ai trop hâte qu'on y soit ».

Ils se foutent tous de ma gueule. Tous. Ma main à couper que Jordan était au courant. Sans prévenir, je vais attraper le téléphone que Nick avait en main.

— Hayden non !

Oh que si. Je reprends la communication et le bloque de mon bras tendu.

— Monsieur Vega ? s'enquiert la voix d'une opératrice.

— Je prends la suite de monsieur Vega, réponds-je. Je m'appelle Hayden Miller, je voudrais un vol aller-retour en jet de Vancouver à Punta Cana, dès que possible. Ce soir idéalement.

— Eh bien monsieur Miller, vous pourriez partir demain aux alentours des six heures du matin heures. Il y a huit heures de vol, vous arriveriez pour dix-sept heures, heure locale.

— Avant ce n'est pas possible ?

— Eh bien...

— Mademoiselle, je vais être clair je la coupe. Je veux un jet, décoller au plus tôt, et je me contrefiche de combien cela va me coûter. Je dois être rentré à L.A dimanche à seize heures, c'est mon seul impératif. Trouvez-moi une solution ou je contacte une autre compagnie.

— Hayden, exhale Nick vraisemblablement mal à l'aise.

Mais je ne lui réponds pas. Je ne suis même pas en colère contre Livia, je veux juste m'éloigner de cette journée de merde et de Kirsten. En revanche, j'aimerais bien savoir pourquoi personne ne m'a rien dit.

— Je vous mets en attente monsieur, je me renseigne.

Une musique de Muse s'enclenche. Je fixe Nick qui s'exclame les yeux ronds :

— Elle savait que tu ferais ça !

— Quoi ? Qui ?

— Livia ! Elle savait que si tu l'apprenais, tu te pointerais là-bas !

Elle me l'a bien caché, donc. Merveilleux, de mieux en mieux.

— Et alors ? Elle t'a dit qu'elle ne voulait pas me voir, c'est ça ?

— Non !

— Alors où est le problème ? Pourquoi ce secret ?

Parce que j'ai épousé la femme la plus secrète de France, oui.

— Je viens de te le dire. Pour que tu n'y ailles pas.

D'accord, je suis crevé, mais pas débile à ce point, si ?

Apparemment, si.

— Bon accouche, elle t'a dit quoi au juste ?

Il tourne une nouvelle fois sur lui-même, en plein conflit intérieur, en pestant des jurons entre ses dents.

— Putain, Nick ! je m'énerve. On se connait depuis douze ans, tu la connais depuis trois mois et tu te poses quand même la question de savoir vers qui va ta loyauté ?

— Arrête tes conneries deux secondes ! rage-t-il à son tour. J'essaie de faire ce qui est bien. Livia avait de bonnes raisons de se taire et il faut croire qu'elle t'a plutôt bien cerné puisque tu sautes sur l'occasion ! Même Jordan est d'accord avec moi...

Bingo.

— Ah je me disais bien aussi... grincé-je acerbe.

— Oh ça suffit Hayden ! Vous vous voyez agir avec Livia tous ?

— Comment ça ?

— Je ne la connais peut-être que depuis trois mois comme tu dis, mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'elle accepte beaucoup de choses de tout le monde, quoi que vous puissiez dire d'elle. Laura la surprotège, Scott a pris le même chemin. Tu ne t'en rends peut-être pas compte parce que tu passes les trois-quarts de tes journées sur les plateaux, mais même si Livia n'a pas de garde du corps, je sais par ceux de Scott et Laura qu'ils l'appellent plusieurs fois par jour !

— Je ne savais pas, soufflé-je stupéfié.

— Elle est revenue vivre chez toi parce que sa mère lui collait au train ! Tu m'étonnes qu'elle préfère vivre en France et qu'elle ait un tel caractère ! Vous êtes tous sur son dos, tout le temps ! s'écrie-t-il.

Je ne comprends toujours pas ce qui lui prend tout à coup, mais je ne dis rien. Son laïus enflammé va bien nous mener quelque part, comme à l'aveu qu'il a eu une discussion avec ma femme qui se braque quand moi, je m'intéresse à elle.

— Je crois que j'ai été trop dur avec elle à Paris. C'est certain même. Et ça me fout encore plus les boules quand je pense à la manière dont Joey l'a traitée. Scott a raison, elle n'est pas faite pour la vie à Los Angeles, mais parce que tout le monde est tout le temps sur son dos. Sa sœur, sa mère. Toi !

— Minute, je ne suis pas...

— Bien sûr que si bon sang ! Je comprends que tout le monde soit inquiet suite de sa grossesse et à ses problèmes médicaux, mais il faut vraiment que vous la laissiez respirer, sinon elle va péter une durite, la petite ! Vous l'étouffez en plus d'être des putains d'égoïstes !

— Pardon ? tonné-je.

— Tu as très bien entendu Hayden. Je sais qu'elle veut divorcer et que Laura lui a demandé d'attendre que son mariage soit passé, Scott m'en a parlé. Et je suis persuadé que ça t'arrange bien, voire que tu as dû toi aussi lui sortir une superbe excuse pour retarder l'échéance, non ?

Il me scrute durement mais je ne vois pas quoi répondre à sa remarque. Évidemment que cela m'arrange, ce n'est pas le moment, il me faut encore un peu de temps. J'aimerais au moins que le tournage de la première saison soit terminé avant d'en reparler.

Bin voyons.

— Alors, continue-t-il sans se départir de son voile de colère, autant Livia est aveugle comme une taupe dans un trou noir, autant moi je ne le suis pas. Arrête un peu tes conneries et...

— Monsieur Miller ? Vous êtes toujours là ? nous coupe l'opératrice.

Sauvé.

— Oui, je vous écoute.

— Prenant en compte les démarches administratives nécessaires, au plut tôt, je peux vous proposer un décollage à une heure du matin, soit dans moins de trois heures monsieur, et il vous faudra vous présenter sur le tarmac une demi-heure avant le décollage pour l'embarquement. Heure d'arrivée à Punta Cana midi heure locale, départ dimanche matin vers dix heures trente pour un atterrissage à Los Angeles à quinze heures. Mais il y a un surcoût pour le départ précipité, m'indique-t-elle d'une voix moins sûre.

— C'est parfait.

— Vous devrez donc régler la somme de quatre-vingt-douze mille dollars pour le vol aller-retour. Deux personnes, c'est bien cela ?

— Oui, laissez-moi juste le temps d'aller récupérer ma carte de crédit.

— Bien entendu monsieur Miller, je reste en ligne, prenez votre temps.

— T'es un grand malade Hayden !

— Dit celui qui allait payer cinquante mille dollars pour rejoindre sa femme.

Il lève un sourcil circonspect traduisant l'ironie de la situation, que je me fous de sa gueule. Ok, je fais la même chose pour la mienne, de femme. Cent mille dollars l'escapade. Pourvu qu'elle ne m'arrache pas les yeux, et que son volcan ne rentre pas en éruption de mon intrusion dans ses vacances secrètes.

Plus qu'à réfléchir aux mots de mon ami qui résonnent étrangement en moi.

Annotations

Recommandations

Line P_auteur
Quand Rose, jeune femme intrépide et un brin grande gueule fait ses valises un beau matin pour partir s'installer à l'autre bout du monde sans se retourner, elle sait ce qu'elle quitte, mais ne se doute pas un seul instant de ce qu'elle va trouver, là-bas. Pourtant, elle n'a pas choisi sa destination par hasard, mais rien ne l'avait préparé à un tel choc. Littéralement. Un camaïeu de couleurs, de gens, de cultures, perdu entre terre et montagnes, passé et présent, qui renferme bien plus de secrets que de réponses qu'elle n'était venue en chercher ; et pas que ...

Alors qu'elle pensait pouvoir se faire discrète, Rose s'aperçoit avant même son arrivée que ses prévisions étaient trop téméraires quand on a l'ambition de mettre les pieds dans une ville où même les roues ont des yeux et des oreilles. Une voiture capricieuse qui la lâche au mauvais moment et c'est la première secousse de son séjour pas réellement entamé, qui détruit définitivement son doux espoir d'anonymat. Une collision "titanesque" dont les tremblements ne sont pas que ceux de la tôle froissée.

A la tête des Dark Evil Lions, les bikers protecteurs de la cité, le ténébreux Titàn est l'incarnation même de l'attirante menace. Celle qu'on sait être agressive et prête à tout pour gagner, mais que l'on ne peut s'empêcher de vouloir toucher car irrésistible, et dont l'apparence n'est qu'une partie de la véritable valeur.

Accaparés par deux quêtes différentes, ils s'affrontent, se repoussent, se désirent, se haïssent, jusqu'à ce que la faucheuse elle-même ne sorte de l'ombre pour pointer de son outil aiguisé une question que nul ne se serait jamais posé: Qui est réellement pour eux, le plus grand spectre du danger ?

Doit-on vivre par amour, ou mourir pour lui?

Contient des scènes à caractère sexuel explicit
Public averti
Copie interdite, y compris utilisation des personnages dans d'autres œuvres

TOUS DROITS RÉSERVÉS©
Histoire protégée

Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.
781
155
223
745
Line P_auteur
Elle pensait avoir tout prévu ... sauf l'imprévisible !

À vingt-cinq ans, Livia suit un chemin tracé dont elle seule détient la carte.
Abimée par les drames de son passé, elle aspire à une vie calme, ne laisse que peu de personnes entrer dans son cercle et a revêtu depuis longtemps un masque pour se protéger.

L'amour ? Pas pour elle; elle le fuit comme la peste, persuadée qu'elle gagnera toujours sa partie de cache-cache avec Cupidon.

Une meilleure amie, un week-end au pied levé à l'autre bout du monde et une dose d'alcool de trop, c'est la recette idéale pour que tout bascule ...

Star de cinéma mondialement connu, Hayden Miller entre dans sa vie telle une tornade inattendue. Entre attirance, rejets, nuits torrides, non-dits et secrets, leur petit contrat amis avec bonus; va raviver son corps et pourrait bien devenir quelque chose de plus ... à condition de s'en rendre compte.

Qui ouvrira les yeux en premier ? Les dangers sont-ils toujours les plus évidents ? Mais surtout ... Toutes les promesses sont-elles faites pour être tenues?

Quand le passé entache le présent, peut-il y avoir un avenir ?

Et si commencer par la fin était finalement la meilleure voie pour trouver son chemin ?


Contient des scènes à caractère sexuel.
Public averti : +18 ans
Copie interdite


TOUS DROITS RÉSERVÉS©
Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.
Œuvre Protégée
1135
233
451
1165
Line P_auteur
[Histoire Terminée ]

Diplômée en Marketing, un emploi stable dans lequel elle prenait peu à peu ses marques, un toit sur la tête et même un futur mari, Elly pensait assez bien contrôler sa petite vie paisible. Sa seule bête noire, c'était sa famille. Ou du moins les quelques membres qui la composaient : des parents absents pourtant envahissants à distance qui voulaient depuis sa naissance régenter son existence, jusqu'à choisir sa voie professionnelle. Et elle ne savait pas encore à quel point ... jusqu'à un soir de février où Elly a tout compris, puis tout envoyé balader.

Sa vie, elle veut maintenant la recommencer loin, en laissant décider le hasard, pour une fois. Et elle va détester le résultat tout autant que son corps va l'adorer.

Il est autoritaire, arrogant, froid comme la glace mais pourtant chaud comme la braise. Une gueule d'ange sur une carrure d'Apollon, mais une attitude de démon. Il la fera enrager et est prêt à tout pour la faire fuir. Mais qui pliera en premier ?

Elle va devoir relever le défi : au fond, peut-il réellement y avoir un perdant ?
Quand l'expérience fausse le présent, comment voir la vérité qui brille de l'éclat de l'évidence ?

Contient des scènes à caractère sexuel.
Public averti
Copie interdite

TOUS DROITS RÉSERVÉS©

Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.

Tous Droits Réservés
Œuvre protégée
2165
639
1617
1518

Vous aimez lire Line P_auteur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0