5 - Ouvre les yeux

12 minutes de lecture


Hayden.


— De toi ?

— C'est ce que j'ai dit.

— Tu ...vous... elle ... bafouille-t-elle. Vegas ? Mais comment ? On l'a raccompagnée dans sa chambre pourtant.

     La bouche grande ouverte, je ne suis pas certain qu'elle respire encore.

— De toi, répète-t-elle les lèvres tremblantes. Elle ne m'a rien dit.

— Ça ne te regardait pas Laura. Ne lui dis pas que tu sais. S'il te plait.

— Comment ?

     Toujours en d'autres circonstances, j'aurais trouvé une petite vanne sur le « comment on fait les bébés », mais là, maintenant, ici, le cœur n'y est pas. Il cherche encore à retrouver un rythme sans douleur mais quelque part, cet état n'est qu'un juste retour des choses, pour faire écho à ce que vit ma femme, dans une des chambres de cet hôpital.

— Elle sortait de sa suite alors que je retournais dans la mienne après être descendu au bar.

— Attends t'es retourné au bar de l'hôtel après qu'on soit rentrés ? m'interroge Scott ahuri.

— Vous étiez vraiment ivres quand nous sommes rentrés, vous ? les interrogé-je alors que je connais la réponse.

— Non, admet Laura. J'étais éméchée mais on a vidé une bouteille de Champagne dans notre suite après avoir couché Livy.

— Pareil pour moi, je venais de me marier et j'ai voulu boire un ou deux verres de plus en bas. C'est pour ça que j'ai eu un trou le lendemain matin. En remontant, j'ai aperçu Livia sortir de sa chambre, en peignoir.

     Pour ça, mais pas que. Ce qui pour le moment, ne les regarde pas.

     L'incrédulité laisse soudain place à un voile de colère sur son visage creusé par l'inquiétude.

— T'as profité de l'état de ma sœur Hayden ? C'est ça que t'es en train de me dire ? m'attaque violemment Laura en me poussant contre le mur alors que je ne m'y attendais pas.

— Laura calme toi ! la rattrape son mari avant qu'elle ne me fasse bien pire.

— Bien sûr que non ! Elle était lucide, consentante et très au fait de ce que nous faisions, tu pourras le lui demander toi-même !

— Ah oui ? Et pourtant elle est tombée enceinte bon sang Hayden !

— Oui eh bien rien n'est jamais sûr à cent pour-cent non ?

—Ma sœur était enceinte ! Elle aurait pu crever à cause de toi !

     Un truc à dire pour ta défense ? me demande ma conscience.

— Arrête ma chérie, ça suffit, tu dis n'importe quoi ! Ne confonds pas tout. Il n'y est pour rien !

— Tu te fous de moi ? peste-t-elle. C'est quoi, que tu ne comprends pas ?

— C'est toi qui mélanges tout. J'ai pas choisi qu'elle soit ici, merde Laura !

     Elle me regarde, hoche la tête les yeux embrumés, puis la voix chevrotante, me dit :

— Excuse-moi Hayden, je... je me suis emballée. Livy est tout pour moi.

— Je sais.

     Elle vient d'elle-même se loger dans mes bras quand sa mère nous rappelle.

     Nous nous reprenons place tous les trois et écoutons Kate nous expliquer que nous allons pouvoir monter dans l’aile où elle se trouve.

— L'anesthésiste va lui administrer un produit par intraveineuse afin de la sortir de son sommeil, mais aussi un calmant afin qu'elle n'essaie pas d'arracher tout ce qui la retient encore à des machines. Le but est qu'elle soit suffisamment lucide pour comprendre ce que je vais lui dire, mais qu'elle n'ait pas assez de forces pour se relever ou se faire du mal en tentant de quitter son lit.

— Laura, tu vas supporter de voir ta sœur ainsi ? Je ne veux pas avoir à vous gérer toutes les deux. Tu comprends ? lui demande sa mère.

     Elle opine.

— Quoi qu'il arrive, tu ne t'approches de Livia sous aucun prétexte Laura, poursuit Kate. Si tu viens, tu restes à l'écart. Tu ne te montres pas, tu ne lui parles pas sans mon autorisation, c'est clair ? Sois raisonnable et n'en fais pas qu'à ta tête. Si tu paniques et qu'elle te voit, ça va être catastrophique.

     De quoi elles parlent ?

— Et si elle panique ? Même sans me voir ?

— Si ça se passe mal, il faudra envisager une alternative afin que son corps se remette du choc qu'il vient de subir. Un coma forcé. Livia n'a pas juste fait une fausse-couche, son corps vient de vivre un vrai traumatisme, c'est extrêmement douloureux et c'est pour cela qu'elle était inconsciente.

— Est-ce qu'il faut vraiment lui dire qu'elle était... enceinte ? dit-elle à demi-mots.

     Non mais elle plaisante là ? Elle le lui cacherait ?

— Évidemment Laura ! répond leur mère en levant les yeux au plafond. Il s'agit de sa santé, on ne peut pas lui dissimuler une telle information ! Si un jour elle souhaite avoir un enfant, cette GEU devra être prise en compte dans son suivi de grossesse. Tu me fais peur des fois ma fille !

— Vous réalisez ce qu'il risque de se passer ? Vous en êtes conscientes ?

— Oui, souffle Ava, bien entendu ma chérie. Mais nous n'avons pas le choix Laura.

— Qu'est-ce qu'il risque de se passer ? s'enquiert Jordan qui se tient toujours en retrait avec Nick.

     C'est Joshua qui répond :

— Livia vit avec une forme de dysmorphie causée par un... traumatisme, déclare-il après avoir réfléchi, qu'elle essaie de gérer au quotidien.

     Ce qui explique pourquoi elle ne voit pas son corps tel qu'il est.

— Elle va mieux Josh ! proteste encore Laura. Elle accepte mieux son corps, elle sort de sa coquille, elle est plus extravertie, elle se cache moins depuis plusieurs mois. Elle fait vraiment un effort pour combattre ce trouble. Lui balancer que son corps est défaillant, c'est encore la confronter à son mal-être. Je ne suis pas d'accord !

— On le sait Laura, s'immisce sa sœur, mais la surprotéger de tout, tout le temps, ce n'est absolument pas la solution.

     Josh continue :

— Je sais pour en avoir déjà discuté avec elle qu'elle ne se sentait pas prête à avoir des enfants. Elle doit même encore en être très loin. Cette épreuve aurait été beaucoup plus compliquée à gérer émotionnellement pour elle si elle était tombée enceinte intentionnellement, ce qui ne semble pas être le cas ici. Surtout Laura, ne dramatise devant elle, tu risques lui faire plus de mal qu'autre chose. Ok ?

— Et rien ne prouve que la GEU a un lien avec le corps maternel exclusivement. Livia n'est pas tombée enceinte toute seule, il a bien fallu les cinquante pour-cent venant d'un homme. Et le processus nidation est un phénomène complexe, affirme Ava.

     C'est certain, elle ne l'avait pas fait toute seule ce bébé.

— D'accord. Ne pas dramatiser. Ce n'est pas son corps, c'est la nature. Ok, se répète la blondinette qui s'arrime à la main de Scott.

— Exceptionnellement, nous rentrerons tous dans la chambre qui est suffisamment grande, annonce enfin Kate. Elle est dans une chambre privée mais vous devez rester silencieux. Je vous demanderai donc de vous asseoir dans la partie salon dès notre arrivée et de nous laisser travailler.

— Fais-moi parvenir la facture, l'avise Laura. Elle n'a pas d'assurance santé aux États-Unis. Si elle reçoit une quittance à six chiffres en France, c'est certain qu'elle va faire une crise cardiaque.

     Comme si nous ne pouvions pas la payer... Je lui rappellerai plus tard que Livia a les moyens.

— Je vais m'en occuper, rétorque leur mère. Ce n'est pas le moment de parler chiffres et paperasse !

     Cinq minutes plus tard, c'est en silence que nous pénétrons tous dans la chambre médicalisée. Les bips de plusieurs machines emplissent l'espace. Livia est inerte, allongée sur un lit, près d'une immense baie vitrée avec vue sur la ville. Cette vision me tord le ventre. Une Blanche Neige aux cheveux blonds que nous venons soutenir pour la voir sortir de son sommeil, et un réveil qui ne va peut-être pas être facile. J'appréhende.

     L'endroit est calme, la pièce est peinte dans les tons bleu-canard, une couleur qui plait à Livia, avec deux sofas canapés blanc-cassé, des meubles en bois clair et des rideaux moutarde. On est loin de la chambre d'hôpital traditionnelle. Deux tableaux art-déco et une télévision à écran plat en face du lit. Je comprends mieux pourquoi Kate l'a faite installer ici.

     Plusieurs fils sortent de ses bras, un saturomètre est attaché à l'un de ses doigts pour mesurer son taux d'oxygène. Elle est très pâle et un tuyau d'oxygène est posé sur ses narines. La voir ainsi, dans cet état est très troublant tout autant que Malaisant. Le volcan est éteint, et je me dis à cet instant que je donnerais tout pour qu'elle me hurle dessus, pour n'importe quelle raison. C'est toujours mieux qu'elle inconsciente. Assis, je n'ai rien d'autre à faire que de prier pour que tout se passe bien. Je passe et repasse une main sur mon visage. J'ai chaud, mais je suis certain que ça vient de moi.

     Le médecin anesthésiste, un homme d'une quarantaine d'années, tient une grosse seringue à la main puis la plante dans l'un des cathéters du bras droit de Livia. Kate est postée de l'autre, près de sa mère, toutes deux penchées au-dessus d'elle.

     Le père de Livia ne devrait pas tarder, d'après ce que j'ai compris dans l'ascenseur, un peu perdu dans mes pensées. Jordy a essayé de me parler, mais je préfère ruminer seul, ne pas avoir à lui expliquer. Plus tard, peut-être. Pas maintenant, peut-être pas aujourd'hui, d'ailleurs. Quand j'aurai encaissé le choc, avaler la pilule. Et parlé avec ma femme, aussi.

     Laura et Scott sont sur l'autre canapé, Jessica assise sur Nick dans un fauteuil, et Joshua, Jordan et moi sur le deuxième sofa. Tous impuissants et inutiles.

— La dose va la réveiller rapidement Dr McAlleigh, prévient l'anesthésiste. Je lui administre également une demi-dose de relaxant pour le moment.

     Laura, stressée, ne peut s'empêcher de remuer les jambes. Jessica se ronge les ongles. Nous fixons tous le lit dans lequel se trouve Livia, telle une seule paire d'yeux. Ma respiration est lourde mais mon pouls file. J'ai rarement de telles angoisses. Le moniteur qui surveille son rythme cardiaque bipe soudain plus vite, nous nous tournons tous vers l'écran de l'appareil.

— Rythme cardiaque et sinusal régulier, elle revient, dit l'homme en blouse verte.

     Ava murmure quelque chose à l'oreille de sa fille. Elle lui caresse les cheveux, lui embrasse le front tendrement puis les joues.

— Livy, tu m'entends ? C'est Kate. Si tu m'entends, serre ma main.

     Elle guette un signe.

— Pas de réaction. Augmentez la dose.

     Deux minutes plus tard, Livia revient peu à peu à elle, mais n'ouvre pas les yeux. Ses pulsations cardiaques augmentent, le son se fait plus frénétique.

— Livia mon bébé, il faut que tu restes calme, tu ne dois pas bouger, lui dit paisiblement sa mère à haute voix. Tout va bien, je suis là. Kate est là, tu es juste sédatée Livy. Tout va bien ma chérie, tu as fait un malaise, est ce que tu comprends ?

— Ma...man, articule Livia en français, la voix sèche et éraillée.

— Victoria n'est pas là mon bébé. C'est Ava, lui réplique-t-elle en anglais. Livia, comprends-tu ce qu'il se passe ? Tu m'entends ?

     Mais Livia parait totalement désorientée. Le peu de mots qu'elle arrive à prononcer sont en français, et difficilement énoncés. Elle essaie plusieurs fois de faire des phrases complètes. Son angoisse est palpable, elle me martèle de l'intérieur. Jusqu'à parvenir à dire dans sa langue maternelle :

— Maman. Je dois partir lui dire.

      Qu'est-ce qu'elle raconte ?

On n'a pas le décodeur.

     Ni Ava ni Kate ne semblent comprendre, alors Laura se lève mais Scott la retient en lui faisant « non » de la tête et lui murmure du bout des lèvres :

— Ne t'en mêle pas.

— Livia, Vic n'est pas là ma chérie. Victoria nous... a quittés, tu t'en souviens ? Tu as fait un malaise Livy. Calme-toi, tout va bien, ne t'agite pas.

     Au contraire, son corps se réveille.

— Ma...man, bredouille-elle en essayant d'ouvrir les yeux. Maman... j'ai mal.

     Kate s'approche de Laura qui est figée par son angoisse, complètement blême.

— Elle dit qu'elle a mal Kate, chuchote Laura.

— Non, elle ne peut pas avoir mal, c'est un souvenir.

— Tu es sûre ?

— Elle ne souffre pas, confirme la médecin. Elle est un peu déconnectée de la réalité, je pense qu'elle ne comprend pas ce qu'on lui dit en anglais.

— C'est normal ? murmuré-je ?

— Ce sont des choses qui arrivent après des chocs. D'instinct, c'est sa langue natale qui prime. Tu ne t'inquiètes pas ma puce, ok ? Ce n'est pas la première fois, c'est à elle de faire le chemin Laura. Tu veux un calmant ?

— Non merci, je gère, refuse sa sœur. Je peux traduire Katy...

— Non.

     Tout à coup, le moniteur s'affole. Livia recommence à se secouer sous ses draps.

— Elle panique, je pense qu'elle a compris où elle est Docteur. Voulez-vous une deuxième dose ? Diazépam ?

— Non Preston, s'il vous plait ! lui oppose Ava. Rien de plus, elle doit d'abord essayer  toute seule. Laissons-lui quelques minutes. Si elle tachycarde, vous lui injecterez. Pour le moment, laissons-lui la possibilité de se calmer par elle-même.

— Bien Docteur.

— Livia mon bébé, calme-toi. Je te promets que ça va. Tu es simplement dans une chambre, je suis là ma chérie. (...) Calme toi Livy, ça va aller. Calme-toi mon bébé. Inspire profondément.

— Je ne crois pas qu'elle te comprenne maman. Elle est là sans l'être. Elle est sous le choc de l'intervention et sa peur prend le dessus.

— Moi je peux lui... se lève encore Laura.

— Surtout pas ! Restes où tu es ! lui ordonne sa mère.

— Ma...man...

— Victoria n'est pas là, Livia. C'est Ava ma chérie. Tu comprends ? Respire doucement, serre ma main. Tout va bien.

      Elle continue de lui caresser le front, les joues, lentement. Mais Livia ne s'apaise pas. Pour les aider, Laura gribouille quelques mots sur un bout de papier, que Joshua va leur apporter. En français mais non sans difficultés, Ava lit ce qu'elle voit, en français. Que c'est elle, que Vic n'est pas ici, que c'est important qu'elle réussisse à se calmer, encore et encore. Avec son accent, c'est compliqué, pourtant, Livia finit par comprendre et articule d'une voix un peu plus forte, les yeux toujours clos :

— Vic est morte. Je veux Ava. Maman... pas l'hôpital... s'il te plaît.
Maman... éclate-t-elle en sanglots.

     Kate et Ava se regardent, visiblement surprises. Puis Ava se tourne vers Laura qui hoche un «oui».

— Livia je suis là, maman est là mon bébé.

— Pouls trop haut, lance l'anesthésiste.

— Livia respire, lui somme sa sœur plus fort en décalant sa mère pour prendre sa place. Je ne peux pas t'aider si tu ne te calmes pas. Inspire et expire Livy. Tu es en sécurité ici, il ne peut rien t'arriver, tu as fait un malaise. Tout va bien. C'est dans ta tête Livia.

     Livia parait lutter mais est toujours trop nerveuse, poings serrés sur les draps qu'elle tient, mâchoires tendues, paupières serrées comme pour être sûre qu'elle ne les ouvrira pas, comme pour ne pas être encore plus confrontée à la réalité qu'elle comprend. 

     Laura se remet debout prête à courir auprès de sa sœur en dépit des avertissements. Joshua et Scott s'interposent.

— Non, non, non, non...

— Elle panique Kate, sa mère qui lui tient les poignets.

— Non, elle lutte contre sa peur maman. Livia, est ce que tu comprends quand nous te parlons? Serre ma main si tu me comprends.

—Elle est sous le choc mais ça reviendra. C'est une aphasie temporaire. Je vais biper le neuro de garde, proclame l'anesthésiste.

— Maman, non.

— Scott ? l'appelle Ava.

— Plutôt Hayden, répond-il à sa belle-mère alors que je comprends. Je reste avec Laura.

     Je me lève et rejoins le lit de Livia, du côté opposé à sa mère et sa sœur. Elle est blanche, pleure. Bordel !

— Dis-lui que ça va, me demande Kate.

— Il faut qu'elle comprenne qu'elle n'est pas en danger, que nous sommes tous là, lui adjoint sa mère.

     J'acquiesce et me penche pour lui parler à l'oreille, en français, tout en posant une main sur la sienne, froide et crispée :

— Livia, tout va bien. Tu n'as pas de raison de paniquer, je t'assure. Calme-toi, respire, tu es simplement dans une chambre. Respire calmement. Respire doucement. Tu es plus forte que ta peur, tu es en sécurité ici et tu n'es pas seule Livia. Ouvre les yeux.

     Je le lui répète plusieurs fois, paisiblement et à voix toujours basse, comme un secret entre nous.

— Ava est là, Kate aussi. Elles t'entendent, elles te parlent, mais tu es trop agitée pour les comprendre. Il faut que tu te calmes Livia. Que veux-tu dire à ta mère ?

Annotations

Recommandations

Line P_auteur
Quand Rose, jeune femme intrépide et un brin grande gueule fait ses valises un beau matin pour partir s'installer à l'autre bout du monde sans se retourner, elle sait ce qu'elle quitte, mais ne se doute pas un seul instant de ce qu'elle va trouver, là-bas. Pourtant, elle n'a pas choisi sa destination par hasard, mais rien ne l'avait préparé à un tel choc. Littéralement. Un camaïeu de couleurs, de gens, de cultures, perdu entre terre et montagnes, passé et présent, qui renferme bien plus de secrets que de réponses qu'elle n'était venue en chercher ; et pas que ...

Alors qu'elle pensait pouvoir se faire discrète, Rose s'aperçoit avant même son arrivée que ses prévisions étaient trop téméraires quand on a l'ambition de mettre les pieds dans une ville où même les roues ont des yeux et des oreilles. Une voiture capricieuse qui la lâche au mauvais moment et c'est la première secousse de son séjour pas réellement entamé, qui détruit définitivement son doux espoir d'anonymat. Une collision "titanesque" dont les tremblements ne sont pas que ceux de la tôle froissée.

A la tête des Dark Evil Lions, les bikers protecteurs de la cité, le ténébreux Titàn est l'incarnation même de l'attirante menace. Celle qu'on sait être agressive et prête à tout pour gagner, mais que l'on ne peut s'empêcher de vouloir toucher car irrésistible, et dont l'apparence n'est qu'une partie de la véritable valeur.

Accaparés par deux quêtes différentes, ils s'affrontent, se repoussent, se désirent, se haïssent, jusqu'à ce que la faucheuse elle-même ne sorte de l'ombre pour pointer de son outil aiguisé une question que nul ne se serait jamais posé: Qui est réellement pour eux, le plus grand spectre du danger ?

Doit-on vivre par amour, ou mourir pour lui?

Contient des scènes à caractère sexuel explicit
Public averti
Copie interdite, y compris utilisation des personnages dans d'autres œuvres

TOUS DROITS RÉSERVÉS©
Histoire protégée

Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.
781
155
223
745
Line P_auteur
Elle pensait avoir tout prévu ... sauf l'imprévisible !

À vingt-cinq ans, Livia suit un chemin tracé dont elle seule détient la carte.
Abimée par les drames de son passé, elle aspire à une vie calme, ne laisse que peu de personnes entrer dans son cercle et a revêtu depuis longtemps un masque pour se protéger.

L'amour ? Pas pour elle; elle le fuit comme la peste, persuadée qu'elle gagnera toujours sa partie de cache-cache avec Cupidon.

Une meilleure amie, un week-end au pied levé à l'autre bout du monde et une dose d'alcool de trop, c'est la recette idéale pour que tout bascule ...

Star de cinéma mondialement connu, Hayden Miller entre dans sa vie telle une tornade inattendue. Entre attirance, rejets, nuits torrides, non-dits et secrets, leur petit contrat amis avec bonus; va raviver son corps et pourrait bien devenir quelque chose de plus ... à condition de s'en rendre compte.

Qui ouvrira les yeux en premier ? Les dangers sont-ils toujours les plus évidents ? Mais surtout ... Toutes les promesses sont-elles faites pour être tenues?

Quand le passé entache le présent, peut-il y avoir un avenir ?

Et si commencer par la fin était finalement la meilleure voie pour trouver son chemin ?


Contient des scènes à caractère sexuel.
Public averti : +18 ans
Copie interdite


TOUS DROITS RÉSERVÉS©
Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.
Œuvre Protégée
1135
233
451
1165
Line P_auteur
[Histoire Terminée ]

Diplômée en Marketing, un emploi stable dans lequel elle prenait peu à peu ses marques, un toit sur la tête et même un futur mari, Elly pensait assez bien contrôler sa petite vie paisible. Sa seule bête noire, c'était sa famille. Ou du moins les quelques membres qui la composaient : des parents absents pourtant envahissants à distance qui voulaient depuis sa naissance régenter son existence, jusqu'à choisir sa voie professionnelle. Et elle ne savait pas encore à quel point ... jusqu'à un soir de février où Elly a tout compris, puis tout envoyé balader.

Sa vie, elle veut maintenant la recommencer loin, en laissant décider le hasard, pour une fois. Et elle va détester le résultat tout autant que son corps va l'adorer.

Il est autoritaire, arrogant, froid comme la glace mais pourtant chaud comme la braise. Une gueule d'ange sur une carrure d'Apollon, mais une attitude de démon. Il la fera enrager et est prêt à tout pour la faire fuir. Mais qui pliera en premier ?

Elle va devoir relever le défi : au fond, peut-il réellement y avoir un perdant ?
Quand l'expérience fausse le présent, comment voir la vérité qui brille de l'éclat de l'évidence ?

Contient des scènes à caractère sexuel.
Public averti
Copie interdite

TOUS DROITS RÉSERVÉS©

Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.

Tous Droits Réservés
Œuvre protégée
2165
639
1617
1518

Vous aimez lire Line P_auteur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0