Abîme d'émergence

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De l’au-delà des layons célestes s’évadaient les vapeurs d’une aurore défunte et la lumière, fuyant le monde, subjuguait le périple qu’elle refoulait. Elle, revenue d'un passé vivant du travers et d’un présent disparût à son tour.

Justesse ou artifice, vouivre ou réalité… Montre-moi, évite-moi, mais ne laisse pas le nul tuer le tout. Dis-moi si la vie vaut la peine de redouter la mort. Dis-moi si la mort vaut la peine d’être vécue. Mais ne laisse pas la peine vivre de rien si elle doit vivre pour nous, car même l’espoir a la droit d’appartenir aux fous. Dicte-moi la foi, dicte-moi ce qui m’est légitime. Si tu y crois, fais-moi y croire. Fais-moi si peur que je n’arrive plus à fuir, car je veux fuir pour que tu m’y retiennes. Éveillons ce lieu du doute que nous chassons. Laissons naître ce que nous n’étions pas. N’est-ce pas de ce vide que le temps emplit ses connaissances? N’est-ce pas du savoir que le temps évolue? Quel autre choix avons-nous que de suivre dans son élan et à nous laisser porter, à nous laisser changer. Et je change contre moi-même, contre ton cœur. J’appartiens au vide qui m’emplit d’ironie et ironie du sort, je sors et je tombe sur un autre moment qui me capture… Allégeance ou rempart, imaginaire ou fantasme? Synonyme de nous, synonyme d’un tout.

De l’au-delà des allées célestes s’évadent encore le zéphyr au crépuscule en attendant le phénix qui dort.

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