Les bons points

Une minute de lecture

Si tu avais de bonnes notes, la maîtresse distribuait des bons points, c’était une sorte de petits tickets. Dès que tu avais dix bons points, tu les échangeais auprès de la maîtresse contre une belle image, souvent de fleurs, de papillons ou d’oiseaux. Mais si tu n’étais pas sage, elle reprenait les bons points. Tous les jours, j’avais des bons points grâce à mes notes, et tous les jours, elle me les reprenait à cause de mes bavardages. De ce fait, j’avais très peu de belles images.

Un jour, j’ai eu le premier prix de camaraderie. J’en étais très fière et ravie de le montrer à ma mère. Elle m’a répliqué aussitôt : « Ça pour avoir des copines, tu en as, mais pour la sagesse, c’est autre chose ». J’étais un peu déçue, c’était un premier prix quand même.

J’adorais lire, on avait quelques livres de bibliothèque rose ou rouge à la maison, mais j’avais déjà tout lu plusieurs fois. J’empruntais des livres à la bibliothèque de l’école. Celle-ci était installée dans le bureau de la directrice, une dame âgée et très sévère. Je tremblais toujours avant de frapper à sa porte, mais l’envie de lire de nouveaux livres était plus forte. Je prenais mon courage à deux mains, et j’entrais. Elle me laissait choisir mes livres, sans oublier de me faire, au passage, la leçon sur mon indiscipline. A chaque fois, j’espérais qu’elle n’en saurait rien, mais c’était raté, elle était au courant de tout. Je lui promettais d’être sage, promesse que je ne tenais pas bien sûr.

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Joklaire03

Je suis un. Unique. Moi, du haut de mes quelque picomètres, la Terreur du monde entier.
J'ai vaincu les plus grandes puissances mondiales, et mis à genoux les économies. Donald Trump court pour s'enfuir: stupide réaction humaine, je le rattraperai dès que je l'aurais décidé.
Ils me font rire, tous, déguisés dans la rue. Blancheur de vampire sur le visage, froid dans le dos et terreur à l'esprit, ils fuient tous intérieurement devant moi.
Je suis le Roi du Monde, pour quelque semaines. Couronné de leurs peurs. Ces humains qui me mérpisaient.
Ah, ils pouvaient rire de moi! Ah, ils pouvaient me ridiculiser! Me voilà maintenant, tout puissant et incontesté, je répans mon ombre sur tous ceux qui me croisent.
J'aime cette puissance. Ma domination. Ma réussite sociale.
Comment? Que dites-vous? Que je devrais culpabiliser? Moi?

N'entendez-vous donc pas mon rire sardonique? Je suis si fier de moi. Je me promène maintenant dans les rues désertes de Paris. La ville préférée des touristes, elle aussi, se prosterne à mes pieds. Entre les quatre jambes de la dame de fer, je passe calmement. Quel bonheur! Aucun passant pour me déranger. Tous déjà contaminés!
Sous les arches de l'arc de triomphe, j'ai envie de graver mon nom.
Je le vois déjà, "Corona", dans la pierre, en lettres dorées.
Oui, je vais mourir. Trop de personnes l'espèrent. Oui, ils vont me tuer.
Mais le monde à jamais se souviendra de moi.
Je resterais dans leurs petites mémoire, leurs petites têtes bornées, à tous!

Alors, peut être qu'après tous, lors de mon procès post mortem, je devrais me défendre. Je vois déjà ces procureurs me condamner avant mon plaidoyer!
Mais je dirais des mots que personne ne pense. Mon arirvée a bouleversé le monde, mais ces stupides humaines auraient du s'en souter! Ils savaient que je me faufillais dans leurs avions, dans leur sbateaux, dans leurs propres enfants.
Mais l'économie, l'argent, le fric si vous préférez, règne et règnera à jamais dans leurs esprits.
La Sainte Consommation est leur déesse. Ils la vénèrent.

Et moi, ne serai-ce que pendant quelques semaines, je lui aurais volé la vedette!
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Défi
P Poly

Sur une généreuse table de banquet porphyre
S’étalait la richesse des hôtes du soir
Une nappe chiffonnée par des éphèbes ivres
Dévoilait le rouge moucheté de la roche d’un autre Vésuve
Accompagnant les amphores de vin miellé
Chaires porcine et blanche sont éventrées
Et autant de miches de pains émiettées par les gloutons
Venus célébrer la victoire éleuthérienne du carpe diem.
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Rachelle R

Tristesse


Et une incroyable tristesse s'empare de moi à chaque instant.
Impossible de décrire ce que je ressens.


Les émotions déferlent en moi tel un ouragan, 
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Les larmes tombent du haut de mes paupières, 
Et moi, je ne me souviens même plus d'hier.


Les larmes coulent comme tombent les gouttes de pluie


Personne ne comprend et personne ne comprendra jamais, 
L'immense lassitude et découragement qui m'envahissent à chaque instant.


Vous qui entrez ici laissez toute espérance.
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