La famille de ma grand-mère

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Ma grand-mère aussi était issue d’une famille nombreuse. J’en connaissais quelques-uns.

D’abord Paul, son demi-frère, issu de je ne sais quel mariage ou autre aventure, je l’ai vu une fois venir chez ma grand-mère. Il avait un vélo de course et avait des pinces à vélo au bas de son pantalon. Il avait une coupe de cheveux en brosse. Sa photo dans un grand cadre était accrochée au mur de la salle à manger de mes grands-parents. C’était une belle photo en couleurs, je crois, il tenait son vélo dans une main et un gros bouquet de fleurs dans l’autre. Il était en tenue de cycliste. La photo avait été prise lors de la cérémonie de remise du maillot au vainqueur d’une étape du Tour de France. C’était un grand cycliste qui avait gagné une étape du Tour de France, ma grand-mère en était très fière. Je me rappelle qu’il était gentil.

Elle avait aussi une sœur Henriette, que l’on croisait quelquefois avec sa fille déjà adulte. Elles habitaient depuis peu en ville, elles avaient vécu en Guyane une grande partie de leur vie et en Amazonie aussi. Ça me faisait rêver tous ces pays lointains, j’aurais bien aimé qu’elles en racontent un peu plus sur leur vie exotique. C’est à la retraite de leur mari et père qu’elles sont rentrées en France. Je n’ai jamais vu le mari, je ne sais pas quel métier il exerçait, et je ne suis jamais allée chez elles.

Il y avait Suzanne. C’était la plus riche, son mari décédé était mareyeur. Elle habitait un bel appartement sur la plage. Elle était grosse, bonne vivante, aimait bien rire et faire la fête, et boire un petit coup aussi à l’occasion. Elle s’entendait très bien avec mon père. D’ailleurs, elle est souvent venue passer quelques jours chez nous. Elle était plutôt gentille.

Il y avait aussi Simone. Elle habitait dans un village des alentours. On allait la voir de temps en temps. C’était la fête ce jour-là. D’abord, on prenait un car pour y aller, ensuite on y passait la journée entière et donc on y mangeait le midi. Elle était excellente cuisinière et surtout très bonne pâtissière. Elle était aussi très grosse, mais surtout avait des seins énormes, énormes. Son mari, Mickey, était tout petit et tout maigre avec une petite tête toute ronde et toute rouge. Il avait une voix très aigüe, étrange pour une voix d’homme. Je n’ai jamais su son vrai prénom. Simone aussi était très gentille. Elle était la marraine de Pat. D’ailleurs, elle lui faisait de beaux cadeaux que l’on enviait. Un jour, elle lui a offert une poupée – que Pat a appelé Simone – avec un énorme sac de vêtements de poupée qu’elle avait cousu elle-même. Ils étaient magnifiques surtout une petite chemise de nuit et une petite robe de chambre.

Je ne connaissais pas d’autres membres de la famille de ma grand-mère. Je ne sais même pas s’il y en avait d’autres.

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Mirabelle n'était pas comme les autres coccinelles. Elle était différente.


Elle n'était pas rouge avec des points noirs comme son père, sa mère ou ses soeurs. Elle n'était pas jaune non plus comme ses cousines. Non. Elle était de deux couleurs : jaune du côté droit avec trois points noirs et rouge du côté gauche avec quatre points noirs. 

Elle était née comme ça, un matin, sur la plus haute branche du mirabellier, à coté de la plus belle mirabelle de l'arbre : un fruit aux couleurs dorées. Sa mère l'avait alors appelé "Mirabelle". 

Dès son plus jeune âge, les autres insectes de la prairie s'étaient moqués d'elle en disant qu'elle était bizarre avec ses deux couleurs et qu'ils ne voulaient pas jouer avec elle ! Alors, Mirabelle partait à l'aube pour ne croiser personne. Elle allait se réfugier sous une feuille et y restait toute la journée en attendant que la nuit tombe. Puis elle rentrait chez elle, triste. 


Ses deux soeurs essayaient pourtant de la faire sortir de sa cachette :
- Allez viens, Mirabelle. Viens,  on va bien s'amuser.
Mais Mirabelle refusait de bouger. 

Un jour, alors que le soleil innondait la prairie, un mille-pattes passa par là et leva la tête car des gouttes salées lui tombaient sur la tête. Il aperçut alors une créature des plus étonnantes.
- Bonjour petite coccinelle. Pourquoi pleures tu ? Ma tête est trempée.
- Bonjour monsieur le mille-pattes. Excusez-moi, je n'avais pas vu que vous étiez là.
- Comment t'appelles-tu ?
- Je m'appelle Mirabelle.
- Quel joli prénom. Mais pourquoi es-tu si triste ?
- Je suis triste parce que.... je m'ennuie.
- Tu t'ennuies ? Ce n'est pas possible. Il fait un temps magnifique et tous les insectes s'amusent à virevolter à travers les tiges des fleurs et les herbes hautes. Pourquoi ne joues-tu pas avec eux ?
- Ils ne veulent pas de moi. Ils ne m'aiment pas...
- Ils ne t'aiment pas ! Mais pourquoi ça ?
- Parce que je suis...différente.
- Et en quoi est-tu différente ?
- Bah, vous voyez bien, mon corps est jaune d'un côté et rouge de l'autre. Je ne suis pas normale ! 
- Et alors, ça te gêne ces deux couleurs pour voler ?
- Non mais les autres se moquent de moi.
- Ils sont peut-être jaloux...
- Bfff, vous ne pouvez pas comprendre. Vous êtes comme tous les autres mille-pattes, vous !
- Non Mirabelle, tu te trompes. Je suis différent des autres, moi aussi. Si tu comptes bien, j'ai 800 pattes et pas 1000 comme mes camarades.
- Ah oui, et ça te gêne pour marcher ?
- Pas du tout. Je vais un peu moins vite que les autres c'est tout. Allez, sors de ta cachette que je te vois mieux.

Mirabelle grimpa timidement sur le dessus de la feuille et alors les rayons du soleil vinrent refléter sur ces magnifiques couleurs qui étincellèrent à travers toute la prairie. Les insectes furent éblouis par tant de lumière et toutes les fleurs se tournèrent vers elle. Mirabelle resta un instant immobile.
On entendit alors un grand :  Woua !!!! 

 - Tu vois Mirabelle comme tu es jolie.  
Mirabelle, les larmes aux yeux, se tourna vers son ami le mille pattes et lui dit :


- Merci monsieur le mille pattes.
- Je t'en prie jolie Mirabelle, appelle moi "Cloche pieds", c'est mon nom.
- A bientôt, "Cloche pieds"et encore merci. Je pars découvrir la prairie.
- A bientôt petite Mirabelle. Bonne chance à toi.

Mais déjà, Mirabelle volait dans les airs à toute vitesse pour découvrir le monde.
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Baud007a
« Paris 2025.

La France est un pays sous occupation étrangère et la ville lumière n'est plus que l'ombre d'elle-même. Coupés du reste du monde par une enceinte infranchissable, ses habitants doivent apprendre à survivre seuls.
C'est dans cette ville à l'agonie que nous rencontrons Nathan, jeune homme en quête de sens dans un monde qui n'en a plus vraiment.
Dépassé par un enchaînement d'événements qu'il a lui-même provoqué, il tentera de regagner son honneur perdu en respectant une promesse faite jadis.
Entre dystopie tragique et histoire d’amour plus intimiste, ce roman vous invite à voyager dans un possible futur. »
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