Le jardin ouvrier

Une minute de lecture

Dans l’appartement au-dessous du nôtre, il y avait une famille que j’aimais bien. Il n’y avait pas d’enfants de notre âge, ils étaient soit plus grands soit plus petits, mais les parents étaient gentils. Ils avaient un jardin ouvrier, on y allait quelquefois avec eux. J’aimais bien leur grand-mère aussi, la grand-mère Colo comme elle était appelée.

Cette mère de famille me répétait toujours qu’elle aimait bien mon père, qu’elle le trouvait beau. Ça me faisait enrager, j’étais jalouse. Un jour qu’elle revenait du jardin, mon père est arrivé à moto quelques minutes après elle. Elle me dit en plaisantant qu’ils avaient passé l’après-midi ensemble au jardin. J’étais furieuse. Je me suis assise sur le bord du trottoir pour attendre pendant des heures le retour de son mari. À peine son mari avait-il garé sa voiture que je suis allée tout lui raconter, l’après-midi de sa femme passée avec mon père au jardin.

Aujourd’hui, je me dis que j’aurais pu déclencher des histoires terribles dans les couples. Je reste cependant convaincue que la voisine devait toutefois avoir un petit faible pour mon père.

La fille aînée de cette famille était fiancée à un grand sportif. Il faisait de l’athlétisme, le 3000 mètres steeple. Il était champion de France. Ce jour-là, il participait aux Jeux Olympiques de Mexico. Tout l’immeuble était, à l’heure de sa course, le nez collé sur les écrans de télé. C’était notre champion. Pendant la course, c’était une vraie frénésie, des hurlements d’encouragement à tous les étages. Il a terminé neuvième. Quelques années plus tard, il a remporté la médaille d’or aux Championnats d’Europe et a participé à deux autres Jeux Olympiques.

Annotations

Recommandations

Défi
Joklaire03

Je suis un. Unique. Moi, du haut de mes quelque picomètres, la Terreur du monde entier.
J'ai vaincu les plus grandes puissances mondiales, et mis à genoux les économies. Donald Trump court pour s'enfuir: stupide réaction humaine, je le rattraperai dès que je l'aurais décidé.
Ils me font rire, tous, déguisés dans la rue. Blancheur de vampire sur le visage, froid dans le dos et terreur à l'esprit, ils fuient tous intérieurement devant moi.
Je suis le Roi du Monde, pour quelque semaines. Couronné de leurs peurs. Ces humains qui me mérpisaient.
Ah, ils pouvaient rire de moi! Ah, ils pouvaient me ridiculiser! Me voilà maintenant, tout puissant et incontesté, je répans mon ombre sur tous ceux qui me croisent.
J'aime cette puissance. Ma domination. Ma réussite sociale.
Comment? Que dites-vous? Que je devrais culpabiliser? Moi?

N'entendez-vous donc pas mon rire sardonique? Je suis si fier de moi. Je me promène maintenant dans les rues désertes de Paris. La ville préférée des touristes, elle aussi, se prosterne à mes pieds. Entre les quatre jambes de la dame de fer, je passe calmement. Quel bonheur! Aucun passant pour me déranger. Tous déjà contaminés!
Sous les arches de l'arc de triomphe, j'ai envie de graver mon nom.
Je le vois déjà, "Corona", dans la pierre, en lettres dorées.
Oui, je vais mourir. Trop de personnes l'espèrent. Oui, ils vont me tuer.
Mais le monde à jamais se souviendra de moi.
Je resterais dans leurs petites mémoire, leurs petites têtes bornées, à tous!

Alors, peut être qu'après tous, lors de mon procès post mortem, je devrais me défendre. Je vois déjà ces procureurs me condamner avant mon plaidoyer!
Mais je dirais des mots que personne ne pense. Mon arirvée a bouleversé le monde, mais ces stupides humaines auraient du s'en souter! Ils savaient que je me faufillais dans leurs avions, dans leur sbateaux, dans leurs propres enfants.
Mais l'économie, l'argent, le fric si vous préférez, règne et règnera à jamais dans leurs esprits.
La Sainte Consommation est leur déesse. Ils la vénèrent.

Et moi, ne serai-ce que pendant quelques semaines, je lui aurais volé la vedette!
10
14
11
1
Défi
P Poly

Sur une généreuse table de banquet porphyre
S’étalait la richesse des hôtes du soir
Une nappe chiffonnée par des éphèbes ivres
Dévoilait le rouge moucheté de la roche d’un autre Vésuve
Accompagnant les amphores de vin miellé
Chaires porcine et blanche sont éventrées
Et autant de miches de pains émiettées par les gloutons
Venus célébrer la victoire éleuthérienne du carpe diem.
1
2
0
0
Rachelle R

Tristesse


Et une incroyable tristesse s'empare de moi à chaque instant.
Impossible de décrire ce que je ressens.


Les émotions déferlent en moi tel un ouragan, 
Et je perds ainsi toute notion du temps.


Les larmes tombent du haut de mes paupières, 
Et moi, je ne me souviens même plus d'hier.


Les larmes coulent comme tombent les gouttes de pluie


Personne ne comprend et personne ne comprendra jamais, 
L'immense lassitude et découragement qui m'envahissent à chaque instant.


Vous qui entrez ici laissez toute espérance.
3
4
3
0

Vous aimez lire Marie Saba ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0