83 : Ah, les Bâtards !

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« Attends, je vais te montrer, a réagi Érig en s'agenouillant devant Tiburse. »

Il lui a pris la tête, une main sur chaque oreille. Ils sont restés sans bouger pendant quelques secondes. De ses paluches me parvenaient les vibrations atténuées du tube de Van Buuren, s'ajoutant aux cris des mouettes et, au-delà du ressac, à une autre musique rythmée quoique plus douce, surgie des temps anciens : les Chants Magnétiques de Jean-Michel Jarre. Pendant ce bref instant, je me suis encore demandé si j'étais pas en train de rêver, tripax, effondré dans un coin de la teuf.

Lolo a équarquillé les yeux, crachant alors qu'Érig retirait ses mains :

« OK ! »

Il a secoué la tête puis :

« À l'insu de mon plein gré ? »

Balayant l'assistance du regard :

« Sans déconner, en douce ? Vous aimez les sucrettes dans le café, vous ! »

Visiblement, il allait mieux.

« Ils m'ont drogué de force, oui ! Ah les bâtards ! »

Puis il s'est figé, les yeux rivés sur le clebs couché au milieu. Pointant l'index vers l'animal :

« Toi ! »

Worf a levé la tête, poussant un gémissement canin.

« Sois pas chien, insistait Tiburse. Dis-moi ce qui se passe ! Je t'ai entendu parler avant qu'on me fasse gober cette saloperie. Et vous, là ! »

Il nous scrutait, un par un.

« J'étais toujours là, vous savez ! C'est flou, mais je vous ai entendus parler de voyages temporels. Qu'est-ce qui se passe ? Qui sont tous ces petits vieux dans mon caisson ? »

Un ange est passé sur l'assistance. Personne n'osait franchir le pas. Finalement, amusé, j'ai fini par lâcher :

« Il semblerait que, toi aussi, tu sois un élément indéterminé. »

Et on lui a tout raconté.

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