48 : T'avais pas arrêté les drogues ?

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On s’est arrêté prendre à boire à la buvette. Elle deux sodas et moi une bière. Elle a aussi acheté un casse-dalle au poulet. Cyril semblait reposé. Mais il avait perdu son sourire et son aura inspirée. Je lui ai demandé :

« Ça va ? »

Il m’a répondu :

« Ouais, ouais, ça va. C’est juste que… c’est pas grave, laisse tomber ! »

Il semblait tracassé par quelque chose, mais j’ai pas insisté. J’ai suivi mon amie, direction le centre du teknival.

On a trouvé Érig à l’épicentre des 62P, là où on s’était rencontrés la veille. Assis en tailleur, il semblait toujours en pleine méditation, les yeux ouverts. Mais quand on s’est approchés, il a tourné la tête vers nous avec un grand sourire. Ses yeux étaient complètement explosés. Il émanait de lui comme une lumière invisible, inexplicable. Célime et moi on s’est mis en tailleur aussi, devant lui, en triangle. J’ai demandé à mon ami :

« Je croyais que t’avais arrêté les drogues ! »

Comme si c’était encore possible, son sourire s’est élargi :

« Ah mais j’ai rien pris ! »

Tout-à coup, il m’a fait penser à Cyril au moment de sortir du caisson insonorisé. Il était en transe !

Tout semblait tellement calme autour de nous ! Tous les sons étaient quasiment désertés. Seuls restaient quelques teufeurs, par petits groupes de ci, de là, assis dans l’herbe.

Célime lui a tendu le sandwich et un soda. Il a proféré en les attrapant d’un geste… lent, ample… je sais pas… gracieux :

« Merci ! »

Elle lui a demandé :

« Ça va ? T’as les idées claires, maintenant ? »

Il a mordu dans le casse-dalle, mâché lentement, le regard perdu dans le vide… le temps me paraissait long. Célime attendait, patiemment. Il avait l’air au ralenti, comme une vidéo en low motion. Finalement, il a dégluti, tourné la tête vers sa dulcinée, souri de toutes ses dents parsemées de miettes de pain et répondu d’une voix que j’aurais du mal à qualifier de pâteuse :

« Tu n’as pas idées ! »

J’aurais plutôt dit une voix inspirée. Comme Jésus sur la Montagne dans les reconstitutions bibliques. Puis il m’a regardé et :

« Freeeeed ! Mon amiiiii ! Tu ne peux pas savoir ce que tu m’as manqué ! »

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