46 : Where Is My Mind ?

Une minute de lecture

Une musique résonnait dans ma tête alors que j’émergeais de limbes obscures.

« Where is my mind ! chantait une voix désincarnée. »

Quelqu’un me secouait délicatement, par l’épaule.

« Oh, la marmotte ! m’appelait une voix féminine. Changement de quart ! »

J’étais couché en chien de fusil, tourné vers un hublot ovale. Enfin… elliptique. Me retournant, j’ai vu Martine, juchée sur la couchette vide du bas. La première chose que je me suis dite, c’est :

Je veux bien voir ça tous les matins au réveil !

Elle me gratifiait d’un sourire quasi enfantin, ses yeux émeraude emplis de lumière quoique rougis par la fatigue. D’une voix ensommeillée, j’ai fait :

« Oh ! »

J’ai failli me casser la figure en posant le pied au bord de la couchette de Doc, pendu par les coudes à celle du haut. Elle m’a rattrapé et m’a aidé à descendre. Pendant un instant, je me suis retrouvé dans ses bras. Je me sentais encore à l’envers, mais ça m’a filé la gaule. J’étais soudain transporté loin en arrière. Elle sentait l’hortensia, la fleur préférée de ma mère. Il en poussait partout, chez moi, dans mon enfance. J’aurais voulu que cet instant dure toujours, mais j’étais quelque peu gêné par une sensation à l’entrejambe… on se connaissait à peine ! Cela dit, comme si le temps était devenu élastique, il s’est quand-même éternisé quelques secondes. Plongé dans ses grands yeux verts, j’étais tiraillé par autre chose. Un truc qui m’échappait mais remplissait tout l’espace. Que dis-je ? Tout l’Univers.

Le silence !

Un silence absolu. Plus aucun son nulle-part. La trêve silencieuse avait commencé.

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