II

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Je marche sur une plage sans fin, où chacun de mes pas laisse une empreinte qui disparaît sous l’écume. Le vent chaud s’engouffre dans mes cheveux et soulève les mèches ébène qui caressent mon visage.

Mes pieds nus s’enfoncent doucement dans le sable noir, mais je n’ai pas envie de bouger. Ici, tout m’est familier : les cocotiers et banians baignés de soleil et d’océan, le murmure des feuilles, le silence... Je m’attends à ressentir une pointe de nostalgie, mais rien n’arrive.

— Salut.

Je me retourne lentement. Il semblerait que je ne sois pas seule, finalement, dans ce sanctuaire.

— C’est joli chez toi.

Celle qui vient de parler est très pâle, comme si elle n’avait pas vu la lumière depuis longtemps. Ses cheveux dorés sont attachés en une queue de cheval lâche et de multiples mèches tombent sur son visage ovale. Celui-ci est parsemé de taches de rousseur qui forment des constellations entre ses yeux bleus et ses lèvres rosées. On dirait une poupée.

— Qui es-tu ?

J’ai conservé cette voix rauque de celles qui n’ont plus l’habitude de parler. Cela m’intimide presque quand j’entends celle de l’autre femme aux notes cristallines.

— Je crains de ne pas pouvoir te répondre, m’indique-t-elle en enfonçant ses mains dans les poches de son pantalon élimé.

C’est seulement maintenant que je remarque l’état général de ses habits. Ils sont couverts de poussière et rapiécés à plusieurs endroits. On dirait qu’elle s’est échappée d’une forêt de ronces.

— Et toi ?

Sa question me touche plus qu’elle ne le devrait. Elle accentue mon malaise, amplifie cette volonté de disparaître et ce vide que je ressens depuis plusieurs mois. Qui suis-je, vraiment ? Moerani, la Tahitienne exilée ? Ou Perle, la prostituée camée au pseudonyme exotique ?

— Je l’ignore, dis-je en toute franchise. J’ai cru le savoir pendant des années, mais force est de constater que je me suis trompée.

La jeune femme sourit. Ses yeux se portent sur l’océan, qu’elle observe un long moment. La nostalgie hante son regard, je comprends pourquoi je me sens si bien, en sa présence.

— Tu le sauras bien assez tôt, murmure-t-elle enfin.

Une légère brise nous enveloppe, j’y discerne un parfum de sel, de pluie et de fumée. Elle se tourne de nouveau vers moi et me tend la main. Je la lui prends sans même y réfléchir. L’extrême douceur de sa peau m’étonne.  

— La prochaine fois que nous nous verrons, quelqu’un d’autre nous rejoindra, me prévient-elle. Tu ne devras pas avoir peur, ensemble nous créerons quelque chose de beau.

Et puis, en l’espace d’un battement de cils, je me retrouve seule.

Tout s’agite soudain autour de moi. La brise se transforme en bourrasque, le ciel bleu se pare de nuages menaçants, les feuilles des arbres alentour frémissent à l’approche de la tempête. Mes pieds fourmillent, mais ignorent les ordres de mon cerveau ; je ne peux pas bouger, je suis prisonnière du sable.

Moi qui ai toujours voulu me fondre dans le décor, cette fois c’est lui qui entre en moi.

 

Je me redresse brusquement, tous les sens en éveil. Les robots chargés de l’entretien sont déjà à l’œuvre, quelle heure peut-il bien être ?

Sans prévenir, une violente crise de toux me secoue. J’expulse l’air de mes poumons, mais peine à le récupérer. Je porte une main à ma gorge. J’y sens encore le limon qui m’a étreint. Puis tout s’arrête, à l’exception des machines indifférentes.

Je me lève, les jambes tremblantes, et revêts l’élégante robe de chambre posée au pied du lit. Si j’en crois la lumière qui s’étire jusqu’aux draps, je suis très en retard.

Je retiens un juron et quitte la pièce.

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Physiquement de dos, coté pile, c’est Jean-Claude Vandamme bodybuildé. Un physique de bucheron taillé en V. On s’imagine un abdomen en plaque de chocolat, des muscles d’acier. Malheureusement, quand on regarde le coté face on est un peu déçu. Il est là devant vous,à aboyer comme un bouledogue ou à grouiner comme un porc selon qu’il a picolé ou pas. Il vous regarde avec ses yeux de chien battu. On se rend à l’évidence que ce n’est qu’une grosse truie en cloque de neuf mois. Il aurait droit à ses entrées au Balto à Crève-cœur le grand comme toutes les grosses merdes bidochardes repues et ventrues.
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Le gros Marcel, c'est un pervers du sexe. Un DSK du jupon. La seule différence avec DSK c'est que ce dernier affectionnait plutôt les belles juments plantureuses, de la chair de femme bienfraîche. Il prenait des risques. Le jeu en valait la chandelle. Le gros Marcel, c’est autre chose. Lui, c'est plutôt Louis la brocante. Il se ravitaille dans les foires aux vieilleries. Il aime les viocs et les thons. Bref, Il tire sur tout qui bouge. Il baiserait même un chamois. Dès qu'il voit un boudin, il a une poussée de fièvre au niveau du bas ventre. Il baiserait n’importe qui ,même un démon Succube. Le gros Marcel, c'est la vulgarité franchouillarde dans toute sa splendeur. Un beauf immature. Un beauf avec ses manies salaces. Le paradoxe, c'est que ces gens là ont quand même une morale. Une morale qui tient à un fil.Une morale de pacotille. Il suffit qu'un évènement insignifiant surviennent pour qu'ils succombent à leurs pulsions et passent à l'acte.
Bref, le gros Marcel, un être ignoble, fruste et immature.
Nicodème Pichegru,CRS
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Défi
Leenargent

Si j'étais un animal je serais un loup car je suis solitaire mais j'ai besoin d'être en groupe. ( voyez la logique )
Si j'étais un végétal je serais un coquelicot, fragile et instable.
Si j'étais un pays je serais le monde car aucun ne me correspond assez bien.
Si j'étais un sport je serais le taekwondo car j'en ai fait très longtemps et que je me sens moi quand je le pratique.
Si j'étais une musique je serais You're worth it des Cimorelli car c'est une chanson qui m'aide beaucoup.
Si j'étais une touche de clavier d'ordinateur, je serais la touche entrée car c'est celle qui fait recommencer tout en prenant compte du passé.
Si j'étais un vêtement, je serais une chemise car c'est mon habit préféré.
Si j'étais un objet, je serais un livre car c'est ma passion.
Si j'étais un meuble, je serais un bureau, pour écrire, lire et travailler.
Si j'étais un véhicule, je serais une voiture, juste banale.
Si j'étais une couleur, je serais le bleu roi ou le rouge sang car se sont mes couleurs préférées.
Si j'étais un personnage historique, je serais Louise de Bettignies car elle a été espionne durant la guerre 14-18 et s'est battue jusqu'au bout.
Si j'étais un personnage de fiction, je serais Steffi de " Et plus si affinités " car malgré sa grande timidité elle affronte ce que pense les autres, même si c'est compliqué.
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“La magie a ses propres desseins”. C’est le fil conducteur des Chroniques de Derwn qui mettent en scène deux enfants, séparés à la naissance, qui vont découvrir qu’ils ont un dont pour la magie, rentrer dans une école de sorcellerie et connecter les fils de l’Histoire. La leur, tout d’abord, leur lien, leur passé, mais aussi ce qui les relie à l’école, un cheminement qui va leur permettre de se connaître mais aussi de découvrir des trésors et révéler des secrets. Leur parcours va leur permettre de démêler les fils du destin et aussi nouer quelques belles amitiés.
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