Chapitre 11

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Aujourd'hui était le jour de notre départ pour Manchester pour fêter l'anniversaire d'Amy. La bonne nouvelle était que j'allais passer deux jours avec Adrien. La mauvaise nouvelle était que sa copine était venue l'accompagner à l'aéroport et que ça ne faisait pas moins de cinq minutes qu'ils se bécotaient à quelques mètres de moi. Et ça faisait cinq minutes que je me retenais pour ne pas rendre mon petit-déjeuner dans les toilettes les plus proches face à cette vision. Alex posa une main compatissante sur mon épaule en signe de réconfort et me lança un sourire contrit auquel je n'eus même pas le courage de répondre. Dès qu'on nous annonça qu'on pouvait se dirigeait vers la zone d'embarquement, je me saisis de mon sac pour fuir cette scène, les dents serrées.

-Shawn ! Je n'avais pas vu que tu étais arrivé ! m'apostropha Adrien au moment où j'allais m'éloigner.

Outch, coup dur. Moi, je remarquais toujours quand il était dans la même pièce que moi et lui ne me voyait que maintenant ? Malgré le grand coup que cette constatation me fit au moral, j'avais assez perdu contenance face à lui ces derniers jours et je forçai mes pieds à me porter aux côtés du couple.

-Salut, je suis Shawn, fis-je à Camélia en espérant que mon sourire ne paraisse ni trop forcé ni trop crispé.

-Je sais, ria-t-elle doucement. Adrien ne parle que de toi, et c'est encore pire ces derniers jours.

Même son rire mélodieux jouait en ma défaveur. J'avais juste envie de m'effondrer en boule dans un coin. Il me semblait même que la douleur qui se propageait peu à peu dans mon âme devenait physique alors que mes entrailles se nouaient. J'évitai sans prendre le soin de le cacher le regard d'Adrien. Me retenir de fondre en larme juste là m'empêchait de faire semblant que tout allait bien.

-Ahah oui il parle beaucoup de toi aussi, dis-je parce qu'il fallait bien répondre quelque chose. Bon, c'est pas tout ça mais je dois aller embarquer moi ahah.

Je les plantai sur place, le rouge aux joues. Non mais c'était quoi ce rire de coincé ? Adrien allait encore me cuisiner et il était hors de question qu'il devine la cause de mon malaise. Cela ne manqua d'ailleurs pas. Quelques minutes plus tard, sans doute après avoir échangé encore quelques baisers langoureux avec sa copine, mon ami me rejoingnit et m'interrogea immédiatement sur l'étrangeté de mon comportement. Réfléchis Shawn, sois crédible pour une fois.

-Euh, en fait... Comment dire...

-Tu stresses de prendre l'avion c'est ça, ? me coupa-t-il dans mon bafouillage.

Je n'en croyais pas ma chance, il m'offrait une excuse sur un plateau en argent !

-Oui, oui c'est ça. On ne peut vraiment rien te cacher à toi. Ça me rend nerveux et je me mets à dire n'importe quoi.

-Je m'en doutais, je te connais par cœur Shawnie.

S'il savait à quel point il se trompait pour une fois. Il dit me connaitre par cœur mais il ne sait même pas qu'il lui appartient depuis des années le mien de coeur.

-Ne t'inquiète pas, tu pourras dormir sur moi pendant le vol pour ne pas y penser, tenta-t-il de me rassurer en m'ébouriffant les cheveux. Et en effet, une heure plus tard, pendant le vol, j'avais la tête posée sur son épaule alors qu'il me faisait des papouilles dans les cheveux. Je somnolai contre lui quand il prit mon visage entre ses doigts, les sourcils froncés et tourna ma tête sur le côté.

-Qu'est-ce que c'est que c'est marques ? C'est ce Nathan qui a fait ça n'est-ce pas ?

Je me sentir rougir et je remontai le col de mon tee-shirt dans le vain espoir de cacher les suçons que m'avait fait le métissé quelques jours plus tôt. J'étais trop gêné pour répondre.

-Mon dieu, je n'ose même pas vous imaginer ensemble, et encore moins imaginer ce qu'il te fait.

Bizarrement, la pensée qu'Adrien soit en train de penser à ma vie sexuelle, impliquant la vision de moi nu, ne me dérangea pas tant que ça même s'il m'imaginait avec Nathan pour partenaire.

-C'est plutôt un bon partenaire, lâchais-je en voulant le provoquer un peu.

Chose réussite puisque je vis une étincelle de surprise passer dans son regard.

-Hmm, je reste toujours persuadé que tu mérites quelqu'un de plus doux et d'affectueux. Je veux le meilleur pour toi Shawn. J'ai tellement peur qu'un de ces gars finisse par te blesser.

Il resserra sa prise sur moi, comme pour me protéger d'un danger potentiel imminent.

-C'est juste du sexe entre nous, tu sais. On est juste ami en dehors de ça. Mais ça fait du bien. Disons qu'il m'apporte ce que les autres ne peuvent pas m'offrir.

Décidément, j'étais en forme aujourd'hui pour parler aussi franchement devant lui. Je crois que la vision de sa langue au fond de la gorge de Camélia ne passait toujours pas.

-Je ne pensais pas que tu étais du genre à t'engager dans ce genre de relation, avoua-t-il au bout d'un moment. Je te voyais plus du genre à attendre la bonne personne.

-Je ne peux me satisfaire que de ça. Il n'y a que Nathan qui arrive à me mettre assez à l'aise pour que je puisse m'abandonner.

-Mais tu ne veux pas te mettre en couple avec lui ? souleva le châtain.

-Je te l'ai dit, c'est juste un ami. Ce n'est pas lui le bon, soupirais-je

-Qu'est-ce que tu en sais si tu n'as jamais essayé de t'intéresser à lui de cette façon ?

-Je croyais que tu ne voulais pas que je m'approche de lui, fis-je remarquer en haussant les épaules, et maintenant tu essaies de me pousser dans ses bras ?

-Pas du tout, je veux juste que tu sois heureux et que tu sois dans une relation saine.

-Ne t'inquiète pas, cette relation n'est que provisoire, ricanais-je amèrement. C'est juste le temps que Nathan trouve sa moitié.

-Et pourquoi ce ne pourrait pas être toi qui trouve ta moitié ? s'étonna-t-il.

-Parce que je l'ai déjà trouvé, annonçais-je simplement.

-Ah bon ? Et tu ne m'en as rien dit ? Tu l'as rencontré à Lille ? Mais pourquoi tu couches avec Nathan si tu en aimes un autre ?

-Parce que celui que j'aime a aussi trouvé sa moitié. Sauf que ce n'est pas moi.

-Oh Shawnie, je suis tellement désolé pour toi. C'est un gars que tu as rencontré avant ton départ, c'est ça ? C'est pour ça que tu es parti si précipitamment ? Je n'étais même pas là pour que tu puisses te confier ! Dis-moi qui c'est s'il-te-plaît. J'irais lui parler et je suis sûr qu'il verra à côté de quoi il passe.

Je rabattis la capuche de mon sweat sur ma tête et m'appuyai contre le hublot.

-Je n'ai pas envie d'en parler.

-Je comprends, lâcha Adrien à conte-cœur. Mais s'il-te-plaît, n'oublie pas que je suis là si tu veux en parler.

-Je sais, merci, répondis-je en vissant mes écouteurs dans mes oreilles de manière à clore la discussion.

Evidemment, il n'imaginait pas un seul instant que je puisse parler de lui. Heureusement, il respecta mon silence pendant le reste du vol et la musique améliora mon humeur, de sorte que cet épisode était déjà derrière moi lorsque je descendis de l'avion. J'avais hâte de voir la tête d'Amy quand elle verrait la surprise qu'on lui avait préparé. Le parrain de mon amie et sa femme étaient venus nous chercher à l'aéroport. Une voiture n'aurait pas réussi à nous transporter tous les six avec le père d'Amy. Je me retrouvais dans la voiture de Clément (ils avaient tous les deux insisté pour qu'on les appelle par leur prénom) avec Assna et Adrien qui ne semblait plus vouloir me quitter. Cette constatation me fit lever les yeux au ciel. Hors de question qu'il commence à me couver comme si j'étais un petit être fragile au cœur blessé. Même si la dernière partie était vraie. Clément nous apprit que sa fille Kiara avait éloigné Amy de la maison pour une bonne partie de la journée ce qui nous laissait pas mal de temps pour décorer le salon et préparer quelques petits trucs à manger. Sitôt arrivés, Kathy, la femme de Clément est partie mettre au four le plat de lasagnes qu'elle avait préparé la vieille. Je l'aidai à mettre la table pendant que le reste de mes amis s'occupait de monter matelas, oreillers et duvets dans la chambre qu'Amy occupait ici. Le plat était délicieux. La cuisine n'était pas franchement un talent dans ma famille et manger un plat fait maison me changeait vraiment. Alors que j'aidais ensuite à faire la vaisselle, Kathy prit les choses en main et donna les directives. Alexander et Eden aidèrent en cuisine, Adrien, Clément et le père d'ami s'occupaient de bouger les meubles du salon tandis qu'Assna et moi étions de mission gonflage de ballons. Et il avait évidemment fallu qu'on oublie précisément le gonfleur. La poise, l'histoire de ma vie. Au bout d'un moment, on sonna à la porte et de nouveaux arrivants entrèrent dans le salon.

-Salut, je suis Jérémy, se présenta le premier en me tendant la main.

Je lui serrai avec chaleur en le détaillant discrètement. Plutôt pas mal. Je croisai rapidement le regard d'Adrien à qui rien de la scène n'échappait par-dessus l'épaule de Jérémy.

-Salut, Amy parle beaucoup de toi, le fameux Jérémy de Manchester. Je suis Shawn.

-Je savais qu'Amy ne pouvait pas s'empêcher de parler de moi à tout bout de champ. Un jour j'arriverai à lui faire admettre, fit-il avec humour. Oh et je suppose que voilà la belle Assna, ajouta-t-il en se tournant vers mon amie.

"La belle Assna ?" Apparemment j'avais loupé un épisode. Je haussai un sourcil interrogateur en voyant un début de rougeur se propager sur les joues de la rousse.

-Sa-salut, bégaya-t-elle.

Assna ? Bégayer ? Il se passait vraiment quelque chose, elle allait me devoir des explications ce soir. Le malaise fut dissipé par la fille qui se présenta derrière lui.

-Et moi c'est Cassie, enchantée, nous salua-t-elle en nous faisant la bise avec énergie. Et voici mes deux petites sœurs Nina et Zélie.

Quelques autres personnes arrivèrent pendant que nous placions les derniers plats sur le buffet. Kiara envoya un message pour nous prévenir qu'elles rentraient dans cinq minutes et Kathy s'empressant de nous distribuer des canons à confettis avant d'éteindre la lumière. Des bruits se firent entendre dans l'entrée une minute plus tard. Une petite blonde entra dans le salon et alluma la lumière avant de s'effacer pour laisser passer Amy.

-SURPRISE !!!

Des éclats de rire s'élevèrent en voyant Amy reculer d'un bond alors que les confettis tapissaient déjà le sol. J'attendis qu'elle ait fini de parler avec sa famille avant de la prendre dans mes bras.

-Amy ! Ça fait tellement longtemps...

-Je suis contente que mon ami lillois m'ait fait l'honneur de sa présence, ria-t-elle dans mon cou.

Elle nous sauta dessus dans une effusion de joie quand on lui apprit qu'on restait dormir deux nuits ici (sauf pour son père qui repartait demain matin à cause de son travail). La soirée fut marquée par les rires des retrouvailles alors que chaque groupe faisait connaissance. Je m'entendais très bien avec Jérémy et Cassie et nous avons rapidement échangé nos numéros pour rester en contact après la fête. Nous les avons même invités à passer l'après-midi de demain avec nous. Autant profiter d'être sur le sol anglais pour rencontrer les deux amis dont Amy nous parlait tout le temps. A un moment de la soirée, j'allais me poser sur le canapé, me sentant un peu barbouillé. Mon châtain ne tarda pas à venir se poser à côté de moi.

-Toi, tu as encore fait un concours de Chamallows et tu n'assumes pas, s'amusa-t-il.

-C'est pas drôle, j'ai mal au ventre, gémis-je.

-Je ne sais pas pourquoi tu fais ça à chaque fois alors que tu finis toujours dans cet état après.

-J'ai un titre à défendre moi Monsieur !

L'alcool nous faisait un peu tourner la tête car nous étions en train de rire comme deux idiots sans trop savoir pourquoi.

-Viens, j'ai des Dolipranes dans mon sac.

Je le suivais en titubant un peu, lui-même ne marchait pas très droit. Il me tint la main dans les escaliers pour qu'on s'empêche mutuellement de tomber. Il entra dans la chambre et fouilla dans son sac de voyage près du lit. Alors que je traversai la pièce pour le rejoindre, je me pris les pieds dans l'un des nombreux sacs qui étaient au sol. L'alcool avait effacé mes réflexes et j'évitai la chute douloureuse seulement grâce à Adrien qui me rattrapa, tombant en arrière sur le lit dans le même mouvement, lui-même n'ayant pas trop d'équilibre. Je me retrouvai donc allongé de tout mon long sur la personne que j'aimais, les mains posées sur son torse que je sentais bien sculpté sous mes doigts et son visage à quelques centimètres du mien. J'étais en train de prier pour ne pas bander quand je sentis son souffle sur mes lèvres alors pour une fois, je ne ressentais aucune gêne grâce à l'alcool. Je ne ressentais aucune prise de tête alors que je me rapprochai inconsciemment de cette bouche qui semblait m'appeler. Adrien paraissait lui aussi hypnotisé par ce qu'il se passait. Je me mordis la lèvre inférieure alors qu'il n'y avait plus qu'un centimètre qui nous séparait. Est-ce que j'allais vraiment oser ?

Mais avant que j'aie le temps de répondre à cette question, je sentis ses lèvres s'écraser avec force contre les miennes, éloignant toute pensée logique de mon esprit. Ce n'était pas un rêve n'est-ce pas ? C'était bien les lèvres de celui pour lequel je me mourrais d'amour en secret qui se mouvaient contre les miennes ? Ce n'était pas bestial comme avec Nathan. Non, il m'embrassait avec toute la douceur qu'il mettait dans chacun de ses gestes et paroles avec moi. Ses mains virent s'accrocher dans mes cheveux derrière ma nuque pour m'attirer plus près de lui, venant intensifier notre baiser. Je pris ce geste comme l'autorisation de commencer à toucher ce torse musclé qui me tentait tant. Sa langue s'introduit dans ma bouche et je me perdis dans un tourbillon de douceur. Je m'abandonnai à ses lèvres expertes qui me dévoraient la bouche. Il pouvait bien faire tout ce qu'il voulait, de toute façon j'étais à lui. Malgré tous mes efforts, je sentis que je commençais à durcir et je me tortillais légèrement pour qu'il ne le sente pas. Il dû prendre mon geste pour une tentative pour me soustraire à lui car il grogna contre mes lèvres et me mordilla les lèvres comme une punition pour avoir voulu le quitter. Ses lèvres descendirent jusqu'à mon cou qui était si sensible. J'étouffai un gémissement dans ma main. Il l'écarta cependant, décidant tout à coup qu'il voulait m'entendre réagir à son contact et mordilla les marques que Nathan y avait laissé pour les faire disparaître sous les siennes. Le soupir de plaisir que je poussais ne lui échappa pas cette fois et je le sentis sourire contre mon cou. Alors que ses mains allaient se faufiler sous mon tee-shirt, la porte de la chambre s'ouvra en grand et la musique qui nous parvint d'en bas nous fit sortir de notre état second. Merde, qu'est-ce que nous venions de faire ?

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