Prologue

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Je montai dans le train sans un regard un arrière. Pourtant, je savais qu'il me regardait depuis le quai. Je le sentais toujours quand ses yeux se posaient sur moi. J'avais toujours une conscience aiguë de sa présence quand il était près de moi. Néanmoins, c'était à cause de lui que je quittai Lyon aujourd'hui pour aller passer ma dernière année de lycée dans un lycée de la ville de ma mère, à Lille. Lui... Ça avait été une évidence dès les premiers instants. Son humour, son naturel, son sourire, tout cela combiné m'avait vite appris que je serai enchaîné à sa volonté pour un long moment. Il avait été aussi rapidement évident que je n'aurais aucune chance, ni maintenant ni dans le futur. La confiance s'était tout de suite installée entre nous. Il y avait cette petite étincelle dans notre relation qui la rendait différente des autres amitiés. Et j'étais inévitablement tombé amoureux. Il avait beau se confier à moi et me raconter tous ses béguins au fil des années pour les filles, me rappelant par là inlassablement que je n'avais aucun espoir à avoir, j'étais incapable de passer à autre chose. Lui se comportait avec moi comme avec un frère et je savais que je ne devais rien voir derrière ses accolades affectueuses qu'il m'accordait parfois. Je souffrais de cela silencieusement depuis des années mais cette dernière avait été différente. Il était tombé profondément amoureux d'une fille, si bien que je le voyais beaucoup moins souvent. Nos soirées ensemble s'étaient faites de plus en plus rares et, lorsque nous avions l'occasion de nous voir, il en profitait pour me parler d'un ton rêveur de son couple. C'était ce qui m'avait poussé à m'éloigner pour mon année de terminale. J'avais besoin de m'éloigner, de lui, de mes sentiments. Il n'avait évidemment pas compris ma décision mais je savais que le manque de mon absence serait atténuée par la présence de sa petite amie. Faible de mes sentiments comme je l'étais, je ne pus m'empêcher une fois assis de jeter un dernier regard par la fenêtre, comme un au revoir silencieux à celui qui m'inspirait tant d'amour et de douleur à la fois. Je regardai sa chevelure châtain s'éloigner de plus en plus alors que le train s'était mis en route. À dans un an, Adrien...

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Il était là, dans notre bar, il m’attendait. J’avais osé l’inviter dans ce bar, sans la bande pour que l’on parle. Il ne savait pas pourquoi, mais j’étais bien décidé à lui avouer mes sentiments, à lui dire tout ce que j’avais sur le cœur.
Je rentrai fébrilement dans ce bar. Il m’entendit entrer et tourna la tête vers moi. Il sortit son beau sourire. Je le rejoignis avec assurance comme si tout allait bien. Mais mon cœur disait le contraire. Nous nous installâmes à une table.
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Je n’arrivai pas à le regarder en face, mes yeux étaient figés sur les verres posés sur la table. Mes mains tremblaient. Il le remarqua immédiatement et posa ses mains sur les miennes pour les serrer avec force. Je sentais la chaleur de sa peau. Il sourit doucement et cela me mit instantanément en confiance.
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- Je t’aime beaucoup plus qu’en tant qu’amis.
- Oui oui moi aussi.
Le temps s’arrêta net à cet instant. Le monde n’existait plus. Seuls nos regards fixaient l’un sur l’autre ne comptaient. Et ce baiser langoureux et chaud fut le début d’une nouvelle page pour nous deux.
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