Colère I.

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Estelle entendit une clé déverrouiller la porte. Elle laissa en plan ses dossiers et se planta devant la porte palière, bras croisés, l'air sévère. La porte s'ouvrit doucement sur un petit homme, à la mine fatiguée et à la posture lasse.

  • C'est à cette heure que tu rentres ? Tu te fous de ma gueule ? Qu'est-ce que tu foutais ?
  • Je suis désolé, mon amour, je finissais un dossier important pour demain…
  • Encore avec ta pute ?

Ludovic ne répondit pas. Il savait bien qu'Estelle était décidée à lui faire payer sa mauvaise humeur, il ne pouvait s'en remettre qu'à sa patience. Comme il s'y attendait, elle poursuivit :

  • Alors, tu me réponds, oui ? Tu étais avec ta pute d'assistante ?
  • Non, j'étais avec Marie, concéda-t-il.
  • Oh, je vois… Monsieur préfère se taper sa salope de patronne, plutôt que sa subalterne tout juste bonne à servir le café, avec son chemisier qui moule ses nichons de catin !
  • Bon, qu'est-ce tu veux ? s'énerva-t-il.
  • Tu ne devines pas ? J'ai passé ma journée à faire des devis et des factures. Ta traînée de patronne ne te raconte pas la dure vie de cheffe d'entreprise sur l'oreiller ? Alors, va me servir un verre de vin et rejoins moi, j'ai besoin de m'amuser un peu.

Sans laisser à Ludovic le temps de répondre, elle se hâta dans la chambre. Elle défit le lassage de sa robe et retira les bretelles de ses épaules. L'étoffe fine glissa à ses pieds, dévoilant sa nudité. Elle s'avança solennellement, comme une reine jusqu'au lit où elle étendit son corps mince à la peau d'albâtre, à la fois gracile et dominante. Lorsque Ludovic la rejoignit, il était nu, le sexe dressé et tenait en ses mains un unique verre empli de vin rouge, qu'il amena à sa compagne. Elle le goûta du bout des lèvres, et semblait satisfaite. Elle le contemplait, tandis qu'il attendait, les mains jointes dans le dos, le sexe au garde a vous, prêt à répondre aux ordres.

  • Tu as bien choisi, pour une fois. Allez, dépêche-toi, une femme d'affaires n'a pas de temps à perdre, le hâtait-elle en avalant une nouvelle lampée.

Il  s'installa sans objecter entre les cuisses de sa compagne, qu'elle ouvrit très largement, offrant son sexe dénudé à la vue. Ludovic s'en approcha, et déposa quelques baisers sur la peau fraîchement rasée. Il aimait le contact de cet épiderme intime sur sa peau imberbe. Il frottait doucement l'intimité, cherchait à capter la volupté de chacune de ses caresses. Estelle n'aimait pas attendre : elle l'agrippa par la nuque et pressa sa bouche contre son sexe. "Allez, ne fais pas ton timide, bouffe-moi !" Forcé à l'acte, Ludovic joua de sa langue pour écarter les lèvres et accéder directement à l'excroissance érectile. Il l'embrassa goulûment. Estelle but une nouvelle gorgée et manqua de s'étouffer. Il ne savait pas si c'était l'effet de son baiser ou du vin, mais qu'importe. Il continuait de détourer le clitoris de sa langue, tout en guidant deux doigts à son sexe trempé.

Alors qu'il s'apprêtait à entrer, elle le guida plus bas, au creux de ses fesses. Elle saisit les deux doigts tendus qu'elle enfonça elle même dans son cul. Elle tenait entre ses mains les instruments de son plaisir : d'une main le visage contre lequel elle frottait son sexe, de l'autre les doigts qu'elle voulait plus loin encore en elle. L'orgasme arrivait, plus violemment à mesure qu'elle pressait visage et doigts en elle. Il venait, l'enveloppait, la possédait. Elle se sentait partir. Et pourtant, l'explosion ne vint pas. Estelle sentait des vagues de plaisir en elle, de plus en plus intense, mais aucune ne la submergea. Elle retira les doigts et le visage de son amant : cela ne suffirait pas à sa jouissance.

Il s'approcha d'elle, mais elle le repoussa violemment sur le sol. Allongé sur la moquette, il reprit ses esprits. Elle enfonçait dans son cul entrouvert le sexe dur qui lui arrachait de bruaynts gémissements à chaque mouvement qu'elle amorçait. Elle se laissa aller au plaisir de le sentir au plus profond de ses entrailles. Elle entreprit des va et vients lents, qui lui tirait des gémissements de bonheur et de douleur. Sa croupe dilatée accueillait un amant vigoureux qui ne voulait plus se contenter d'être un objet. Alors qu'Estelle maintenait fermement les mains de son amant servile, celui ci se libéra et la plaqua au sol, ventre à terre.

Le fessier dressé et béant s'offrit à lui, comme une fleur ouverte, et il s'enfonça en elle jusqu'à la garde. Il la couvrit de son corps et l'immobilisa. Prisonnière et asservie, elle ne pouvait que le laisser abuser d'elle et de son cul gracieusement offert. Chaque mouvement résonnait en ses entrailles, comme un séisme dont l'épicentre serait sa croupe et qui continuerait de vibrer jusqu'à ses extrémités.

Elle, d'habitude si dominatrice et contrôleuse, ne pouvait que se laisser aller à cette douce douleur qui lui saisissait l'arrière train et la transperçait. Elle tenta de se redresser, mais son amant s'enfonça de tout son long. Une fessée, légère mais assumée, la força à revenir en place. Elle se stoppa, intriguée.

"Recommence", ordonna-t-elle le souffle court.

Ludovic la fessa de nouveau, mais un brin hésitant.

"Plus fort, je ne suis pas en sucre", cria-t-elle.

Il recommança, mais ne satisfaisa toujours pas la belle.

"Allez, bordel, fourre-moi et claque-moi, ce n'est compliqué ! Prends moi comme un chienne !"

Il prit finalement son élan, et la main claquante résonna dans la chambre. Elle se cambra sous le choc, le visage en extase.

"C'est ça, vas-y, continue comme ça !"

Il amorca de nouveau la main et la fessa tout en reprenant ses va et vients. Estelle s'abandonnait un peu plus a chaque coup. A plat ventre, le cul relevé, elle se laissa aller aux vagues de plaisir, gémissait au rythme de la main de son amant qui rougissait sa croupe et criait chaque fois que son sexe qui la remplissait. La dernière gifle, plus dure et sonore que les autres, lui arracha un ultime soupir, comme un déchirement inaudible qui sonnait pour elle la fin de l'acte. Elle avait joui. Enfin.

Son amant continuait de s'affairer entre ses fesses, prêt à se répendre en elle. Il voulait en finir et jouir dans son cul rebondi. Il s'acharnait, se vidait de son énergie à fourrer l'arrière train tendu. Alors qu'il allait enfin jouir, elle s'écria :

"Bon, qu'est-ce que tu fous, dépêche toi de finir, j'ai encore du boulot qui m'attends"

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