Épisode 1 : Souvenir d'écrit

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  Commencé à écrire... C'est toujours quelque chose de compliquer. Pour moi. Je sais que pour certaine personne, c'est presque inné. Elles ne réfléchissent pas trop et arrive à écrire 15 pages sans avoir peur et sans réellement pensé. Comment font elle ? Je n'ai jamais réussi à faire ça. À chaque fois que je me lance dans le processus d'écriture d'une histoire, ça ne fonctionne pas, j'abandonne... Mais pas cette fois-ci. J'ai réussi à persister pour une seule histoire. Mais avant, il y a eu quelque faux départ.

  C'était une soirée de printemps dans une chambre mal éclairé. J'étais assise dans mon lit, un cahier entre les mains. Dans mon souvenir, c'était une semaine avant mon anniversaire. Et comme chaque année, j'espérais qu'un jour ma vie soit une réelle aventure, qu'il y ai un retournement comme dans les films. Je me souviens que j'imaginai à tous moment des corbeaux magiques, des jeunes chevaliers qui venait me sortir de ma chambre ou encore une petite fée qui venait m'annoncer la mission que je devais accomplir. Encore aujourd'hui j'y crois encore un peu, du moins, je m'y force. Je veux rester une enfant malgré tout ce qu'on me demande.

  J'entends un "toc" et ma porte s'ouvre.

"-Lise, c'est l'heure de dormir.

- D'accord"

  C'était mon père qui venait assurer l'extinction des lumières. Pour lui, je devais à tous pris dormir à dix heures, pour être sûr d'être en forme pour le lendemain. Je devais être en quatrième. Mais comme la plupart des gens de mon âge, je rallumais la lumière ou trouver des stratégies pour ne pas dormir à ladite heure.

"- Bonne nuit, dort bien choupette.

-Bonne nuit papa."

  Une fois la porte fermée, la pièce se trouva dans l'obscurité et le silence totale. Sous ma couette, je pouvais entendre les pas des autres habitant de la maison allant se coucher. J'attendais alors un petit moment, puis je rallumais la lumière et ressortait mon cahier et mon stylo. L'inspiration ne s'arrêtant jamais, je me mis à écrire la situation que j'avais imaginée quelques minutes avant.
Ce genre de moment, c'était pour moi des petits havres de paix, dans lesquelles je m'évadais. J'oubliais tout ce qui m'entourait, les meubles, les gens, l'école, ma vie. J'oubliais tous les tracas et soucis qui rôdait dans ma tête. Je me concentrais juste sur ce que j'écrivais et rien d'autre.

  Lors de cette période de ma vie, il me suffisait d'un rien pour écrire. Chaque film que je me faisais, finissait sur du papier, en bien ou en mal d'ailleurs ! Toutes mes idées n'étaient pas bonne à garder. J'écrivais dans le bus, en cours, le soir, dans mon temps libre au lieu de faire mes devoirs. Ça valait tous les livres ou jeux vidéo. Avec des amis, on en avait même fait une partie de notre vie sociable, puisqu'on se retrouvait presque tous les soirs sur un forum, pour continuer à écrire.

  Dans cette aventure de l'imagination, j'avais une grande complice, qui l'ait toujours encore. Il s'agit de Rebecca. Je l'ai rencontré le premier jour du collège. Je venais d'arriver et je connaissais réellement personne, vu que je venais de déménager. C'est grâce à elle que j'ai approfondit cette envie d'écrire et de compter des histoires magiques à qui veux l'entendre.

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