Glossaire

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Aquinidés : Quelques notions sur la race principale de Myact. Son aspect est proche d’un cheval qui aurait la tête d’un élan sans ses bois. Il pèse, mâle comme femelle sans prééminence, de 750 à 1100 kg pour une taille variant de 1,8 à 2,5 mètres en hauteur, incluant la tête et entre 2,5 et 3,7 mètres de longueur.. Son espérance de vie est située entre 77 et 85 années myactiennes (71 et 78 ans terrestres). La gestation est d’environ 11 mois (12 terrestres). Son système digestif s’apparente à celui des ruminants terrestres, végétariens exclusivement, deux estomacs. Ses besoins en déplacement sont très réduits et il peut survivre plusieurs jours sans apport important et rester deux jours sans boire.

Il est doté de deux paires d’yeux, frontaux et latéraux, leur procurant une vision à 360°. A 600 mètres ils distinguent encore des détails et peuvent identifier précisément un objet. A 1000 mètres ils voient sans détails sans l’identifier précisément. Repérer des sources lumineuses à des dizaines de kilomètres. Ils peuvent distinguer les galaxies lointaines dont la plus éloignée, la voie Lactée, à environ 1,5 millions d’années lumière. Dernière spécificité, en fermant une paire d’œils, ils peuvent augmenter la netteté de leur acuité visuelle. Latéralement l’amélioration est presque insignifiante et tend à leur faire perdre l’équilibre interne. Frontalement, la portée en netteté peut atteindre de un à deux kilomètres sur une période toutefois limitée de deux à cinq minutes avec, en prime, une migraine.

L’aquinidé possède 3 paires de pattes ou, plutôt 2 classiques et une de bras. L’ensemble se termine par trois doigts dont un préhensile. Ses bras ont la même utilité et les mêmes usages que ceux des humains. En outre, en mode déplacement, ils servent d’auxiliaires de courses, leur apportant une stabilité, une régularité et une endurance supérieure. Cette pratique n’est pas innée malgré les siècles. Elle nécessite un apprentissage pour la coordination.

A la naissance, l’aquinidé ne se sert que de ses quatre pattes. Leurs bras ne sont qu’ébauches et ne se proportionnent qu’à environ 3,5 ans (environ 4 terrestres) et l’apprentissage du déplacement à 4 ans (environ 4,5 ans terriens)

Les déplacements aquinidéens adoptent 4 allures :

Le pas, marche lente (quatre pattes) : usage quotidien des tâches ordinaires. Jamais utilisé en déplacement long.

Le trot (quatre pattes) : guère différent au niveau de l’allure du galop modérato sauf qu’il est nettement plus fatiguant. La moyenne est légèrement inférieure, souvent et volontairement stabilisée aux alentours de 25 km/h. Il nécessite des arrêts plus fréquents. Utilisé quand l’usage des bras peut devenir indispensable comme dans une bataille pour tenir les armes.

Le galop modérato (pattes et bras) : le train le plus commun en voyage. Ils sont en capacité de le soutenir pendant six à sept heures pour une moyenne de 30 à 40 km/h.

Le galop de course (pattes et bras) : train qui peut atteindre une vitesse moyenne de 70 km/h pendant plus ou moins deux heures avec des pointes à 90. Les plus entrainés et endurants peuvent débouler à plus de cent. Ces dernières allures, très exceptionnelles, ne durent guère que 2 ou 3 minutes. Elles nécessitent une longue plage de récupération qui le met en état de faiblesse face à un quelconque danger. Il y faut vraiment une situation d’urgence.

Globalement les aquinidés ne se déplacent jamais en marchant tout simplement sauf à l’intérieur du bordj. Vu extérieurement, l’impression est qu’ils sont toujours pressés.

Du sens des salutations : les politesses à la manière humaine n’existent pas. Pas de bonjour, au revoir, adieu et ainsi de suite. Tout est basé sur les attitudes suivant un code assez compliqué.

les aquinidés n’ont pas le sens des adieux façon humaine. Pas d’effusions, quelquefois un simple au revoir, jamais plus. Il faut y voir un certain fatalisme quant à la brièveté des relations ainsi qu’à la constance aléatoire et les impératifs d’une existence à mener.

Docte : terme générique de la civilisation aquinidéenne pour désigner aussi bien les médecins que les scientifiques, les théologiens, les artistes, tout ce qui n’entre pas le domaine de la production basique du quotidien de l’aquinidé.

Religion : Myact ne concentre qu’une seule religion : le Trinitarisme, absolu. Dieu, père de la Nation, la Nation fille de dieu, l’aquinidé enfant de la Nation.

Religion unique, la discorde n’en était pas moins présente. Question d’interprétations ! Ils en existaient presque autant que de clans donnant matière à un quatrième pilier, une dichotomie perverse. Chaque harde prétendait être l’origine, la géniture de l’Aquinidé, unique et légitime enfant de la Nation. Avec la conséquence d’une récurrence absolue dans les conflits et la volonté du pouvoir…

Esclavage : bien des décennies après la relation de ces faits, il n’est toujours pas aboli. C’est une tradition ancrée fortement chez les aquinidés. Le fait même qu’il soit très différent d’autres formes recensées dans l’univers n’est pas en soi excusable. Nous manquons de place ici pour l’expliquer concrètement mais pour synthétiser, il faut savoir qu’un-e esclave reste libre à l’intérieur du clan maître, droit de procréer, d’administrer et de décider en moins. l’esclave ne travaille ni plus, ni moins qu’un autre ; dispose de sa propre stalle ; des mêmes quantités de nourriture et des mêmes loisirs. Pour employer une image, il est comme un apatride, accepté dans un environnement étranger mais jamais intégré totalement. Avec le sens familial et tribal ainsi que la conscience aigüe du mot liberté, c’est une torture pour eux. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l’ouvrage de Razciande, du clan Brocprael, première et encore unique communauté où l’esclavage est interdit et l’immigration tolérée et encouragée : Le mal de Myact – Ou quand l’ostentation amalgame aquinidisme et barbarie.

Sotrapi, Adpirus : Myact a deux soleils et pas de lune. L’orbite d’Adpirus est plus basse et il met moins de temps à faire le tour de Myact. À la saison tiède, il rejoindra l’astre premier vers la fin d’après-midi. En été, les deux se lèvent presque en même temps. En automne, Adpirus est le premier à apparaître, Sotrapi plusieurs heures après. En hiver, Adpirus a déjà disparu quand Sotrapi surgit. Les journée sont courtes et longues les nuits au printemps et en été ; journées longues et nuits courtes en automne et hiver.

Frères et sœurs de la Doctrine : Ce sont ni plus, ni moins que les moines de l’Ordre du Trinitarisme. Ils sont les garants de la Foi, les servants mineurs et gardiens de la tradition. Ils vivent en reclus dans un monastère. Il n’en existe qu’un, à l’Ordonnancerie.

Le célibat n’y est pas obligatoire pourvu qu’une éventuelle union ou liaison n’implique pas l’extérieur. En gros, ils vivent en vase clos.

Cette caste est mystérieuse. Ses secrets, devoirs et obligations sont bien gardés. Tout ce qui est connu d’eux relève du « on dit », non vérifié et non vérifiable. Entrer au monastère, pour quelques raisons qu’ils soient, est ne jamais en ressortir.

La principale rumeur est qu’ils détiendraient les dernières pratiques magiques. Qu’ils les gardent jalousement et efficacement.

Cette opinion bien ancrée est renforcée par leur art, connu lui, de la transmutation de certains métaux en certaines matières. Le comment ils y parviennent n’a jamais transpiré. Ce véritable art est leur principale source de revenus et même profits. Ils le vendent à un prix prohibitif. Seuls les nantis y ont donc accès.

Pendant quelques années au siècle dernier, une rumeur fulgurante enflamma Hespyd. Les frères et sœurs de la Doctrine ne seraient que les Gardiens de l’Ordre, les Ordonnés. Fait jamais vérifié ou prouvé. La menace d’ébullition consécutive fut prise au sérieux. S’ensuivit une répression féroce mais discrète. Tout aquinidé prononçant ce genre d’hypothèse signait son arrêt de mort. Autant dire que les Gardiens de l’Ordre furent très occupés.

De nos jours, régulièrement la rumeur ressurgit avec les mêmes conséquences pour ceux qui la propagent.

Mythe ou réalité ? Nul n’en sait rien hormis les Ordonnés, les moines (même si l’ordre a disparu de nos jours suite aux évènements relatés ici) et la hiérarchie de l’Ordonnancerie.

Stroudoul : Gastéropode dont la coquille ressemble à celle d’une huitre creuse, plus prononcée et hérissée de piquants, vénéneux pour les animaux de petites tailles, allergisant pour les autres. Sa taille à l’âge adulte peut atteindre jusqu’à 35 cm. C’est un animal peureux, se déplaçant sur de courtes distances ; ne restant jamais éloigné de son territoire ; qui dès qu’il ressent un danger, s’enroule dans son cocon, s’aplatit et peut rester ainsi des heures alors que tout risque est passé.

Le stroudoul vit en clan d’une vingtaine d’individus, jamais plus. Hermaphrodite, sa population s’auto-régule d’une façon inconnue pour le moment. La recherche n’est pas le fort des aquinidés et est le fait d’individus isolés souvent qualifiés de dilettantes. Tout en étant respectés et d’autant quand ses travaux sont considérés comme apportant utilité. Nous touchons du doigt là un paradoxe des aquinidés. Toujours prêt à apprendre mais peu enclins aux découvertes abstraites.

Le véritable danger du stroudoul est de le rencontrer en période craintive. Non car il va se défendre mais, aplati, il ne se voit pas forcément. Il est aisé de lui marcher dessus. La certitude d’une douleur aigüe et d’un long moment de démangeaison.

La Marche debout : elle est un des mystères insondables de Myact, à l’image du jour du Conciliabule. Qu’aucune archive n’éclaire. Seules circulent des supputations, on-dit tous plus fantaisistes, complotistes les uns que les autres. Il en existe un particulièrement aberrant en lien incompréhensible avec les umens, espèce déchue en voie de disparition complète.

De ce fatras, il ressortirait – pincettes obligatoires – que cette race n’est pas originaire de Myact mais d’une planète homonyme – Terre, traduction de Myact. Qu’ils seraient arrivés dans des stalles volantes. À l’unanimité des doctes, ce dernier point n’est pas sérieux. Ils concèdent que voler est du domaine du possible, du faisable même tout en précisant, à juste raison, qu’il y faudrait un intérêt. De là à sillonner l’espace relève de l’utopie. À réserver aux conteurs et rêveurs…

Ils précisent, toujours raisonnablement, que pour atteindre une autre planète, une vie entière ne suffirait pas. Que la taille des engins à construire serait un obstacle quasi infranchissable et, de toutes façons, hors des limites du potentiel industriel aquinidéens. Leurs masses seraient si énormes qu’ils nécessiteraient une énergie motrice aux impacts dévastateurs pour l’environnement. Qu’il resterait à inventer aussi…

Une matière à écrire un manuscrit mais qui n’occulterait pas une réalité bien différente. Les umens s’amenuisent inexorablement au fil des saisons. À tel point qu’ils sont protégés. Leur fin est inéluctable. En cause un taux de fécondation proche du zéro. Les doctes n’y peuvent rien. Ils n’ont aucune solution, ni explications à cette dégénérescence. Les maltraiter est un délit. Certains, parmi les plus résistants, travaillent.

Difficile de croire, qu’un jour, ces derniers aient pu être nos égaux, plus même. La seule relation avérée, en fait, est qu’ils sont bipèdes, mince pour le moins.

Ochalcant : mammifère charognord, doté lui aussi de trois paires de pattes, mesurant à peine un mètre au garrot. Très petit pour la planète, d’apparence vulnérable à toutes sortes de prédateurs, il y contrevient en vivant en communauté très soudée et par sa capacité à produire un tintamarre infernal en cas d’attaque. Ils frappent le sol alternativement de leurs six sabots. Le bruit serait supportable avec un ou deux individus mais quand tout un clan, une centaine d’individus en moyenne, participe, le résultat est insupportable.

Sexualité : il n’existe qu’une seule période de conception chez eux. La contraception en est amplement facilitée et est purement mécanique. Durant ce temps de fertilité très délimité, ils s’abstiennent. Comme ils disent : « il y a le reste du temps pour les galipettes. » L’aquinidé est d’une fidélité absolue jusqu’à rester seul après la disparation d’un membre du duo. La formation du couple se fait au terme d’un long processus de ce qu’un humain pourrait appeler marivaudage niais ou romantisme excessif suivant les individus. Une forme de mariage existe mais, en réalité, il ne fait que célébrer la décision de donner naissance. Les déviations, pour être très marginales, ne sont pas absentes. Certaines sont tolérées, aquinosexualité (équivalent humain de l’homosexualité), d’autres punies de manière définitive (pédophilie, agresseur sexuel, etc.) L’éducation sexuelle s’opère dès le plus jeune âge, sans tabou.

Phryaspes : plante verte à feuillage persistant d’une très grande rigidité. Les feuilles poussent tout le long d’un tronc depuis la bas jusqu’au sommet formant un parapluie inversé. Pouvant atteindre quatre mètres, le moindre souffle déclenche des vibrations sonores. Le plus surprenant étant qu’elles arrivent à former un ensemble sonore harmonieux.

Aquinidette : dénomination affectueuse ou insultante, suivant le ton, le moment, désignant un jeune impétueux, inconscient, immature ou irresponsable.

Brandaniers ; arbre très commun poussant sous toutes les latitudes, dans toutes les conditions, considéré comme nain. Il ne dépasse pas trois mètres mais ses feuilles poussent directement sur le tronc et sont énormes, jusqu’à deux mètres de long pour une soixantaine de centimètres de large. La feuille est l’objet « à tout faire » du monde des aquinidés. De couverture de toi, à revêtements divers jusqu’à la cuisine.

Eau : pour pallier à sa rareté en surface, les aquinidés ont mis au point des systèmes de récupération et de puisage sophistiqués qui, néanmoins, ne pallient pas toujours au besoin. Toute utilisation de l’eau est soumise à étude extrêmement poussée pour en déterminer les acceptations maximales et minimales en dessous desquelles il y aurait danger pour eux et les plantes. La gestion se fait donc sur cette échelle et l’instauration de priorités en cas de pénurie.

Drailleul : fleur de l’arbuste du même nom, poussant en toutes conditions au besoin d’eau très réduit d’où une domestication de l’espèce généralisée sur la planète.

Dormir : les aquinidés dorment indifféremment en position debout, couchée voire assise tout simplement. Les Gardiens de l’Ordre peuvent même dormir en trottant, à condition d’aller en ligne droite sur une voie dégagée, conditions souvent remplies sur Myact. Un entraînement, long et difficile, est nécessaire.

Arcalète : à l’origine, elle est constituée de quatre pièces courbes en opposition, d’une manivelle pour tendre le fil métallique de tension et de déclenchement de l’impulsion de carreaux. Une arme à un coup au départ, transformée par la suite, elle avait la possibilité de tirer jusqu’à huit fléchettes. A partir de deux, inutile de préciser que la précision était absente. Le maximum qu’elle pouvait propulser, huit, en éventail, sans aucune précision, d’une portée réduite. Utilisée normalement pour disperser les bêtes en meute, cette configuration sert peu en combat, sauf en cas de diversion.

Elle reçut de nombreuses modifications au cours des années. La première fut l’adjonction de tenseurs variables offrant diverses options suivant l’objectif, distance, vitesse, dégâts ; vinrent ensuite une lunette de visée ; puis, l’invention d’un chargeur permettant le tir « à répétition ». Ce chargeur contenait des traits plus petits de moitié, plus véloces et plus pénétrants.

Strochtousaure : imaginer un sanglier qui n’aurait que deux pattes, couverts de plumages et d’embryons d’ailes et vous aurez une idée précise de cet animal, absolument inoffensif, peureux et végétarien. Le seul vrai danger qu’il peut faire courir est de vous percuter de ses cent cinquante kilos dans sa fuite. Face à ce cas, se pousser est la seule solution.

Lomne : gros fruits, ressemblant à la noix de coco sans la coque. Comme elle, son cœur contient un liquide mais très acide mais aux vertus antiseptiques et calmantes. Sa chair est insipide et filandreuse.

Augternité : un moment unique de la planète Myact durant lequel règne une harmonie, un instant de Paix absolue où n’existe plus ni chasseurs, ni proies. Le monde se réunit dans les futaies formées par les stropuliers pour s’y abreuver. La traduction d’ailleurs signifie : heure de l’Abreuvoir.

Stropuliers : des arbustes capables de puiser profondément l’eau pendant la journée avant de la laisser suinter au profit des animaux, des végétaux. Les futaies ainsi formées sont le théâtre d’une trêve tacite et d’un partage équitable incluant la flore, méticuleusement par tous, sans exception. C’est un spectacle d’une beauté sauvage que tout aquinidé s’efforce de voir au moins une fois.

Plantfin : Cette plante possède une particularité unique. Un plant ne fleurit qu’une fois au cours de la vingtaine d’année que dure son existence. Une floraison éphémère qui n’excède pas trois heures ; avant de littéralement se désagréger en se recroquevillant comme un papier brulé.

Sa fleur peut éclore à n’importe quel moment, à n’importe quelles, saison, température, climat. Aucun signe précurseur n’a pu être décelé, encore moins défini. Le fleurissement ne semble suivre aucune logique. Grand froid, canicule, mousson, sécheresse, germination du plant, fin, début, milieu de son cycle de vie, le moment est, à la connaissance les aquinidés, parfaitement aléatoire. Ils reconnaissent que, probablement, ils n’ont pas la science et les outils pour la comprendre.

Ce mystère fait partie des frustrations récurrentes d’autant que cette fleur est, sans contestation possible, la plus belle des fleurs de la planète. Non contente de cette qualité, elle est également une des plus délicieuses à croquer pour les aquinidés.

Ils firent bien une tentative de culture du plantfin mais ont dû se résoudre à n’en faire qu’une activité annexe devant l’impossibilité de prévoir une récolte et, à fortiori, son éventuelle ampleur.

Fytsson : conifère commun des montagnes de Myact aux propriétés de solidité extrême ainsi que la faculté de se confondre avec son environnement. Il n’y a pas d’explications scientifiques à cette qualité, inexistante dans son milieu naturel.

Stagal : arbre produisant des noix à coque molle hautement énergétique.

Hiatrus : buisson ronce produisant des baies d’une laideur à la hauteur de sa teneur en glucose. De toutes les formes, elles sont d’une couleur jaune verdâtre striée de noir et hérissées d’une épine unique affleurante. Les cueillir demande beaucoup de soins sous peine de piqûres répétitives. L’épine leur sert de défense contre les insectes qui s’y empalent bien souvent. Il n’est pas rare de trouver à leurs pieds des petits monticules formés par leurs cadavres. Les doctes émettent l’idée que cette défense leur sert également à se créer un compost nourrissant.

Glochvar, Schgroup : Insultes très grossières et communes, facilement traduisibles…

Cholulipe, Folubamine, Foluscine : le cholulipe est une plante rampante qui ne dédaigne pas grimper parfois. Elle produit à la fois des fleurs et des fruits minuscules, deux millimètres maximum. La folubamine est extraite de ces graines. C’est à la fois un anesthésique et un soporifique dont l’effet dépend intégralement du dosage. Les fleurs produisent un poison très vicieux, la foluscine. Elle conduit à une mort, lente, inexorable, douloureuse et abjecte, agrémentée de délires cauchemardesques, sans antidote connu.

Rachloine : est une herbe euphorisante à dose très faible mais hallucinogène en prise plus conséquente, à accoutumance très rapide. La désintoxication est possible au prix d’une longue lutte, douloureuse. Comme bien souvent, la rechute guette.

Slamtang : insecte, coléoptère, nécrophage et coprophage, opérant en essaim pouvant regrouper plusieurs centaines d’individus. En voir est le signe certain de la présence de morts proches. Ils ont un odorat très affuté qui leur permet de les repérer à des dizaines de kilomètres. Ils fonctionnent d’après un schéma social bien établi avec un bas de l’échelle, les coprophages, et un haut, les nécrophages.

Le slamtang n’a aucun prédateur, hors lui-même. Deux cas de figure sont possibles.

Soit l’essaim est trop développé, alors la nourriture vient à manquer. Ils se laissent mourir par dizaines, permettant aux autres de se nourrir et de se déplacer vers un lieu plus propice.

Soit deux essaims dans le même secteur déclenchent une guerre à outrance, parfois jusqu’à l’éradication complète de tous les belligérants. Le plus souvent, les pertes sont tellement importantes que les colonies n’ont plus d’autres choix que se réunir. Accessoirement avec une nourriture assez abondante.

Lors d’une de ces guerres, mieux vaut pour quiconque des Myactains ne pas se trouver au milieu. Il n’y survivrait pas, attaqué sans discernement par les coléoptères. C’est le seul cas d’agression du vivant par des slamtangs.

Scarification tribale : Chaque naissance donne lieu à l’apposition de la marque du clan originel. C’est sa carte d’identité. Sans elle vous n’êtes rien et n’existez pas. Une seconde existe en cas de changement de clans, mariages, mutation à l’Ordonnancerie, etc. Même la dissidence, rarissime, rarement tolérée, suit la règle.

L’appartenance à une famille suit une règle constat établie, immuable de l’aquinidisme : « Toute culture doit admettre, comprendre et agir de telle sorte qu’aucune domination raciale ne puisse se produire au détriment d’autrui et, surtout, celui de la planète. Tout développement non maitrisé diminue la place, l’espérance de survie et la qualité. »

L’observance de cette règle, veiller à l’équilibre mésologique et traquer les déséquilibres démographiques, est d’ailleurs un des rôles de l’Ordonnancerie et des Gardiens de l’Ordre. Qu’ils exercent sans faille… ni pitié…

Stochton : Pulpe du fytsson utilisé comme combustible et pour la fabrication de papier. Il se consume très lentement en dégageant une chaleur importante.

Sciboulaine : plante considérée comme pernicieuse, en usage chez les dépravés sexuels. A haute dose, elle menait à l’anorexie alimentaire puis mentale puis paranoïaque et enfin suicidaire. Aucun remède connu, tant psychologique que médicamenteux, n’était applicable une fois le stade accoutumance atteint. La sciboulaine semblait absorber votre influx nerveux, vous transformant en loque absolue, incapable de bouger. Seule, malheureusement, la mort délivrait… A condition qu’elle fut donnée avant le terme final caractérisé par des souffrances démentielles et, d’une certaine façon, contagieuses sur un plan mental.

Jauliflore : l'herbe du sommeil, plante herbacée, bi annuelle, vivace. Elle sert pour réguler le sommeil ainsi qu'à très forte concentration comme tranquillisant.

De la notion de sport aquinidéen : Ce sport reste un sport. Le vol est quasiment inconnu dans ce monde où les échanges ne sont pas monétisés mais quantifiés en lignes d’écriture avec balance entre valeur estimée, valeur ajustée, valeur acquittée et à valoir. Les registres sont tenus par des fonctionnaires dépendants, sans en faire aucunement partie, de l’Ordre. Une mise à jour de contrôle est réalisée tous les six mois. Tout déséquilibre dans la balance est confiée aux bons soins d’un Ordonné de base et en cas de complexification à un gardien de l’Ordre de niveau chevalier. Son intervention n’est pas un bon signal pour les endettés. Le cas ne se produit que très exceptionnellement et résulte souvent de décès non enregistrés ou d’étourderies.

Le progrès technologique mène aussi à un jeu. Celui de trouver une parade quand il s'agit de sécurité. Rien ne passionne plus un aquinidé, pas pour en détourner le sens ou encore dans un but malfaisant. Juste pour la beauté du geste… Du sport…

Cagtrouille : L’équivalent de nos escargots auxquels ils ressemblent de très près. Ils ne sont pas hermaphrodites, ne se nourrissent pas de salades mais de charognes et leur reproduction implique la disparition d’un, sans distinction de sexe, d’âge ou de force. Celui ou celle qui a la plus grosse maison accueille l’autre jusqu’au manque de place. Alors l’invité « se suicide » et devient une source alimentaire pour les nouveaux nés.

Coloudies : plante vivant en symbiose avec des colonies de bactéries coprophages dont l’implantation n’obéit à aucune logique. Capable de survivre dans le désert ou dans la glace, elle peut se déplacer jusqu’à l’endroit adéquat pour sa survie. Le phénomène est difficilement observable. Toutes tentatives de le faire mécaniquement mène à la mort de ces plantes et de sa symbiotique. Les aquinidés ont donc renoncé à les étudier, se contentant d’accepter le fait. D’autant que la présence du vivant dans un espace inoccupé verra, systématiquement, l’apparition de ces buissons en moins d’une journée. Ils sont donc les toilettes naturelles des aquinidé, et des autres espèces. En leur absence, il suffit de creuser un trou et d’attendre que les coloudies apparaissent.

Leur système de propagation est aussi un mystère. Capable de se développer en moins d’une journée, quand la matière vient à manquer la population se réduit drastiquement.

Dernier point, plante classée rampante, elle produit des fleurs disproportionnée, d’un mauve éclatant et très odorante. Cette floraison n’est pas tenue à une saison et se réalise, à défaut d’explication scientifique, à n’importe quel moment, nuit y compris. Comme pour les tentatives de déplacement, les aquinidés ont renoncé à les cueillir après avoir constaté qu’elle se fanait aussitôt et entrainait la disparition du buisson mère. Pire l’acte en lui-même provoque comme une zone de non-intervention. Elles ne s’y réimplantent plus jamais. L’Ordonnancerie a d’ailleurs entrepris d’en recenser les lieux où se sont produits de tels faits. Après presque deux siècles de relevés et de contrôle, il apparaît que ces plantes n’y sont toujours pas revenues malgré toutes les incitations.

De l’usage du féminin et du masculin : la différence en langue aquinidé dans leur quotidien est rarissime et ne s’applique qu’aux autres espèces.

Tissu : D’origine récente dans le quotidien aquinidéen, ils sont grossiers, rugueux et désagréables au toucher. Ils sont réservés à des usages domestiques tel le nettoyage d’ustensiles, de locaux ou autres. Pour leur toilette les aquinidés se baignent tout simplement dans un lac, une rivière, toutes sortes d’eau propice quand elle est disponible. S’ils disposent de sable, ils s’en frottent alors avant. L’un comme l’autre de ces éléments étant rares, le plus souvent ils utilisent des brosses de différentes duretés. Les aquinidés ont un sens de l’hygiène élevé (même s’il ne correspond en rien à celui des humains). Ces moments de nettoyage sont de deux sortes, « public » où chacun s’entraide et privé (inutile je pense d’apporter plus de précisions – note du traducteur)

Les tissus ne lui étaient pas inconnus mais d’un usage relativement récent et pour des taches très spécifiques, surtout de nettoyage d’ustensiles, locaux, jamais de toilette. Ils étaient rugueux, raides et désagréables au toucher

Radivelle : Passereau dont la traduction signifie « oiseau-fainéant ». A tort… Il est capable de voler des milliers de kilomètres lors de la grande migration automnale. Il doit ce surnom à ces conditions de vie quand il niche. Peu farouche, peu craintif, il sautille la plupart du temps d’un point A à un B. Il s’éloigne rarement de son nid qu’il installe à mi-hauteur de buissons, exclusivement des tranchtech.

Les tranchtech sont des résineux pouvant former des haies imposantes comme des buissons isolés. Peu gourmand en eau, il a la capacité de pousser sur des sols rocailleux avec une faible épaisseur de terre. Plante paradoxale, son aspect parfois peut prêter à sourire ou pessimisme tant il semble desséché, mort. Quelques gouttes d’eau suffisent à le faire revivre. Si les conditions sont bonnes, il produit des fleurs bleues foncées dont les aquinidés sont très friands. Mets rare car difficile à récolter tant un plant de radivelle contient d’épines, longues, dures et très pointues. Si la piqûre n’est pas fatale, elle est très douloureuse. Son bois est cassant mais façonné peut résister très longtemps à l’usure du temps.

Les aquinidions, et même plus vieux, ont un jeu simple qui consiste à faire s’envoler un radivelle. Le piquant, si j’ose dire, est justement les épines de tranchtech. L’oiseau s’y réfugie presque invariablement et il faut alors y mettre les pattes avec les risques. Autant le dire, le plus souvent, c’est l’oiseau qui sort vainqueur.

Plus généralement, hors la période migratoire, « Quand un radivelle s’envole, le danger pointe. » Dicton qui se vérifie presque toujours.

Soudra : tous les vents aquinidéens sont du genre féminin.

« la mère fertilité » doit son surnom à deux spécificités. Elle ne souffle que durant les saisons intermédiaires entre la froidure et la touffeur (traduction approximative correspondant à hiver et été). Les intermédiaires n’ont pas de nom spécifique aquinidéen. Officiellement car le peuple les nomme couramment fécondité et petite mort (printemps, automne pour la compréhension terrienne).

Durant fécondité, la soudra propage les graines sur de grandes distances sans violence. Sa légèreté fait « qu’il sème » presque mieux que les paysans.

Durant la petite mort, il éparpille les végétaux morts. Sa légèreté, encore une fois, permet des amas au pied de chaque plante, tout en étalant le surplus en un tapis régulier. Un apport essentiel pour la protection contre le froid.

La soudra est une aide précieuse pour le voyageur et l’avoir dans le dos est considéré comme un signe très bénéfique. Pour des raisons obscures et très superstitieuses… La réalité est, de dos ou de face, elle aère, allége le train et débarrasse de la poussière et assèche la sueur.

Sumon : fleur du hayguis, vivace rampante, chiendent des prairies de l’Hespéride, capable de recouvrir toutes les odeurs, le temps de leur floraison. Elle est cantonnée exclusivement à cette région. Tous les essais de transplantation ont échoué.

Scthoïlin : littéralement éclaireur/espion/limier. Une facette surprenante des Gardiens de l’Ordre, la prudence en tant que facteur déterminant, illustrée par une leçon, comme souvent, « Un gravier entre tes doigts du sabot peut te faire boiter. Tout comme il peut obstruer un gouffre. L’enlever est parfois la solution, parfois le problème. Réfléchis, observe, décide. »

Il existe un autre mot pour éclaireur sans les autres connotations, impliquant une part de frilosité craintive et celui de voyeur et d’indécis : jifura. L’un n’empêche nullement la capacité de décision et d’action. L’autre si.

Pargloin : sorte d’étourneau migrateur commun des plaines. Pour sa migration biannuelle, ils se regroupent tous au même endroit. De véritables tapis d’oiseaux posés sur le sol. Ils peuvent rester ainsi jusqu’à quatre jours dans l’attente de leurs congénères (nul ne sait comment ils savent qu’ils sont au complet). C’est ainsi qu’ils semblent attendre un signal d’envol non perceptible pour les autres (parfaitement et encore incompris, non lié à une température, un changement climatique). Ils décollent alors tous ensemble dans un nuage de poussière impressionnant qui mettra des heures avant de retomber. Cette sorte de signal involontaire est le marqueur pour les aquinidés d’un changement de saisons.

Quelques pargloins manquent parfois le départ, soit blessés, soit captifs d’aquinidions. Les premiers, s’ils ne sont pas rétablis meurent dans la journée (raison non connue encore une fois) ; les seconds font un tel raffut que les libérer n’est pas une option… Le pargloin se domestique très bien tant que le moment de partir n’est pas arrivé.

Ces solitaires se rassemblent alors à l’endroit exact du premier départ, même processus, même schéma avant de s’envoler. Les aquinidés nomment ce moment « akenio », la seconde chance. Et s’en serve aussi pour un de leurs fameux dictons dont ils sont si férus. « Fait comme le pargloin, croit en l’akenio ! »

Radivelle : Passereau dont la traduction signifie « oiseau-fainéant ». A tort… Il est capable de voler des milliers de kilomètres lors de la grande migration automnale. Il doit ce surnom à ses conditions de vie quand il niche. Peu farouche, peu craintif, il sautille la plupart du temps d’un point A à un B. Il s’éloigne rarement de son nid qu’il installe à mi-hauteur de buissons, exclusivement des tranchtech.

Les tranchtech sont des résineux pouvant former des haies imposantes comme des buissons isolés. Peu gourmand en eau, il a la capacité de pousser sur des sols rocailleux avec une faible épaisseur de terre. Plante paradoxale, son aspect parfois peut prêter à sourire ou au pessimisme tant il semble desséché, mort. Quelques gouttes d’eau suffisent à le faire revivre. Si les conditions sont bonnes, il produit des fleurs bleues foncées dont les aquinidés sont très friands. Mets rare car difficile à récolter tant un plant contient d’épines, longues, dures et très pointues. Si la piqûre n’est pas fatale, elle est très douloureuse. Son bois est cassant mais façonné peut résister très longtemps à l’usure du temps.

Les aquinidions, et même plus vieux, ont un jeu simple qui consiste à essayer de faire s’envoler un radivelle. Le piquant, si j’ose dire, est justement les épines de tranchtech. L’oiseau s’y réfugie presque invariablement et il faut alors y mettre les pattes avec les risques. Autant le dire, le plus souvent, c’est l’oiseau qui sort vainqueur.

Plus généralement, hors la période migratoire, « quand un radivelle s’envole, un danger pointe. » Dicton qui se vérifie presque toujours.

Raiktaille : insulte proche de notre idiot-e avec une notion d’irresponsabilité.

Grik’Auyq : littéralement attaque/défense, ce jeu combine les cartes, dés, joueurs, spectateurs et objets. Il se déroule uniquement après les moissons, sur une aire fraichement récoltée sur laquelle sont symbolisées des cases.

Il démarre avec deux joueurs uniquement, un attaquant, un défenseur. Le but est pour le défenseur de prendre la place de l’attaquant.

Comme traducteur, je me dois de préciser que je n’ai rien compris à ce jeu tant la notion attaquant/défenseur est fluctuante. Pour un cartésien comme moi, l’attaquant ou le défenseur le seront alternativement au gré des aléas du jeu, de la stratégie et des alliances.

Si le jeu démarre à deux, il peut se terminer avec l’intégration complète de la harde comme nous allons le voir plus loin.

Les éléments matériels du jeu sont un dé à six faces représentant six thèmes. Terre, Air, Ciel, Eau, Cultures et Aquinidisme. Ces derniers correspondent à six tas de cartes. Chaque carte contient une question, un atout positif ou négatif déterminé par la qualité de la réponse, elle-même jugée par l’arbitre. Nous reviendrons plus tard sur ce dernier.

Le joueur, à l’issue de sa réponse, bonne ou mauvaise, peut choisir de ne pas utiliser l’atout. Soit en choisissant d’incorporer à son périmètre des objets connus, soit des spectateurs (qui ne peuvent refuser) ou au contraire en les sacrifiant. Enfin à l’issue du tour, le joueur doit avancer ou reculer d’une case.

L’avancée d’une pièce se fait soit perpendiculairement, soit horizontalement. La retraite uniquement en diagonale. Si la pièce ne peut être bougée, elle est perdue et remise au pot commun (tout le bordj en fait…)

Vous suivez toujours ?

L’arbitre ou les en réalité… Ils sont interchangeables car susceptibles d’être intégrés comme pièce du jeu !Le choix du nouveau revenant au hargmestre (qui, en aucun cas, ne peut être inclus dans le jeu à la différence de l’oracle. Pourquoi n’est-il pas arbitre ? Mystère…

Les objets réclamés peuvent ne pas être présents sur l’aire de jeu mais leur demande oblige le joueur à envoyer une, (ou plusieurs suivant le poids prévu de la pièce) de ses pièces vivantes le chercher. Et donc de dégarnir provisoirement ses lignes.

Chaque tas de cartes contient un super atout qui ne nécessite aucune réponse à une question. Elle permet au joueur d’accéder à tous les interdits, autrement dit à toutes les tricheries possibles toutefois réduites à certaines limites. Quelques exemples :

Réclamer un objet lourd, lointain, nécessitant trois joueurs de l’équipe adverse (dans la limite d’un poids transportable par trois aquinidés standards et d’une distance inférieure à un jour et demi. Pendant leur départ, le jeu continue bien entendu.

Destituer et remplacer l’arbitre (seul moment où un joueur peut le désigner)

Eliminer trois adversaires

Imposer trois prises à l’adversaire.

Etc., tout est possible dans certaines limites avec un aléa tout de même, celui de la validation par le hargmestre, seul moment où il intervient dans le jeu.

Du peu que j’ai compris du jeu, il ressort que toutes traitrises sont admises. Qu’elles peuvent être prévues bien en amont de la partie. Il se pratique sur plusieurs jours consécutifs ou pas. La plus longue recensée a duré quarante-cinq jours (presque deux ans en réalité… pour finir sur un nul absolu (blocage des deux camps), résultat le plus courant d’une partie.

Dans la pratique, c’est un défouloir complet, bon enfant, non violent, prétexte à une multitude de fous rires. L’aquinidé est « bon joueur ». Perdre ou gagner lui importe peu pourvu qu’il s’amuse et que le moment soit agréable. Il vaut d’ailleurs mieux car les coups de théâtre sont monnaies courantes.

Si le jeu est national, il ne donne pas lieu à de rencontres inter bordj mais rien n’interdit à un autre membre d’un autre clan d’y participer individuellement. C’est d’ailleurs une bonne entrée en matière pour les rencontres, les échanges, le règlement des différends légers, les futurs mariages dont la partie la plus difficile est de se faire accepter par l’autre famille, l’autre harde.

Events latéraux : l’aquinidé est doté de quatre évents latéraux. Utilisés en cas d’urgence, l’aquinidé les remplit d’air avant de les fermer. Exposé à une immersion ou dans l’obligation de traverser une des nombreuses zones à risques délétères parsemant Myact, ils apportent une assistance prolongée (de deux à cinq heures pour les plus entrainés) pour la survie. Cette particularité n’est pas utilisée couramment car, au-delà d’une heure, elle laisse l’aquinidé dans un état léthargique de dépendance, prolongé, très variable et sans rapport avec la constitution physique.

Morugin : La cérémonie mortuaire pour les aquinidés n’a aucun lien avec le passage à un autre monde, autre état ; ni paradis, ni enfer, ni purgatoire. Elle est le franchissement d’un état à l’autre, un cycle de renaissance sans rapport avec la résurrection.

Ils considèrent les êtres vivants ou inertes comme de simples servants, consentant ou non, de la seule vraie valeur, la Terre.

Au jeu de la balance nuisance possible/bienfait certain, les doctes estiment que l’incinération est le meilleur compromis, l’ultime respect à la Terre. Telle le veut donc leur croyance. Son absence est une insulte gravissime et, si volontaire, punissable.

Ujtropez : sorte de javeline de la taille d’une flèche, portée dans un râtelier. En ôtant l’empennage, elle peut servir de trait de dépannage pour une arcalète. Elle peut s’utiliser tant en jet qu’en combat rapproché comme soutien au grizpez. Sa portée est limitée par la force du lanceur mais, au-delà de cinq mètres, elle ne fera qu’égratigner. Le but est généralement de gêner ou retarder. C’est une arme essentiellement tactique faite pour blesser.

Grizpez : coutelas sans garde à lame droite n’excédant jamais trente centimètres, pointu et tranchant des deux côtés. Elle sert aussi comme arme de jet accessoire.

Plouchock : danse nationale dont la pratique demande un entraînement long et douloureux. Son exécution est réservée à une caste particulière et à l’occasion d’évènements spéciaux. Note du rapporteur : Mon premier sentiment lors de la première représentation à laquelle j’assistais ? La même que vous ressentiriez : un mélange inélégant et vulgaire de sauts, ruades, dégagements, roulades et circonvolutions.

Un long moment est nécessaire pour s’apercevoir qu’il y a une coordination exceptionnelle, un coulé et un rythme dans ces mouvements. L’autre point peu aidant est l’absence de musique, art inconnu sur Myact. Le plouchock est accompagné par des chants sans parole. C’est une suite d’onomatopées sur plusieurs modes, graves, aigüe, exécutées en « canon ». À ma première audition, j’ai dû me boucher les oreilles et même m’éloigner tant je le ressentais comme une cacophonie insupportable. Depuis j’ai appris à écouter et je commence même à y trouver des subtilités.

Le sens environnemental : la question écologique, la protection de l’environnement n’existe en réalité pas chez les aquinidés. C’est un état de fait, une évidence, liés intimement à leur définition de l’éternité et de sa pérennité : « moment qui connecte intimement commencement et fin ». Chaque geste contribue à son équilibre, donc de sa précarité. À chacun de ne pas l’accélérer…

Bleije : mot à mot, mouche (ble) miel (ije). Rempli le même rôle que nos abeilles sans dard et ne butinant qu’exclusivement des fleurs du genre de nos acacias. Insecte sans prédateur, sa production est imposante par le nombre élevé d’individu. Sa régulation se produit naturellement par la brièveté de son cycle réduit au printemps et début de l’été. Ensuite l’insecte meurt. Pour l’étranger, les voir arriver pourrait provoquer la terreur car il se déplace en une sorte d’essaim s’étendant sur une surface pouvant atteindre plus d’un hectare. Quand le temps de leur fin est venu, ils forment aussi des grandes surfaces noires sur le sol, rapidement nettoyées toutefois par les charognards ravis de trouver de la nourriture à bon compte.

Bleije ne doit pas se confondre avec bletyh, mouche tueuse possédant un dard dont le venin peut tuer des petits rongeurs dont ensuite elle se repait et lui servent de nid. Sans danger pour les grandes espèces. Pour abattre un aquinidé, par exemple, il en faudrait une centaine. Hors de mœurs solitaire, ce genre d’essaim ne se rencontre pas. Elles sont inamicales entre elles et les guerres de territoire sont courantes et bruyantes. Imaginer le son d’un moustique à la puissance mille… Si elles décident de se battre chez vous, aller dormir ailleurs ou débrouillez-vous pour les chasser. Les tuer est contreproductif pour au moins deux raisons : nettoyeuse de charognes et, surtout, quelle que soit la façon de périr, elle pondra ses œufs capables de survivre à toutes les conditions extrêmes et de rester inactives pendant des années avant de naître. D’une longévité d’une dizaine d’années, elle est sédentaire. Vit où elle est née. Un simple trou, interstice lui suffit. Une charmante bestiole en somme… Surtout si elle élit domicile chez vous…

Strepyl : arbrisseau à fleurs carnivores.

Schabolum : ensemble d’accessoires, matériels et thaumaturgiques, aptes à transformer intégralement votre apparence et voix. La disparition des Frères et Sœurs de la Doctrine a éteint la possibilité de prouver que les Ordonnés pratiquaient la magie. Le consensus actuel laisse à penser que l’art du schabolum n’était en réalité que prestidigitation très technique avec tout un pan extrêmement travaillé de psychologie manipulatrice.

Staroc : la langue aquinidéenne comprend quelques mots ambigus et à significations multiples. Staroc est un exemple parfait. Le mot peut désigner, à la fois, un abri, une cache, un secouriste, un hébergeur et, plus curieusement, un séditieux. Il peut être une insulte désignant un hypocrite dans son sens le plus désobligeant et malveillant.

La maîtrise de la langue et le décodage des expressions corporelles sont indispensables pour différencier les sens possibles.

Strail : un de ces mots aquinidéens déroutant tant il peut recouvrir de significations. La principale pourrait être littéralement phare. Mais désigne aussi une tour de guet, un refuge, un lieu de méditation, un poste de tir ou l’antre du stroctousaure .

Ouslam radivelle : expression pour dénommer la propagation d’informations d’une manière dont la rapidité n’est pas vraiment explicable.

Laïllassa : l’axiome dit de l’accumulation du temps contre le temps. Ou l’accumulation de fractions de temps qui additionnées se transforment en secondes, minutes, heures, jours. Sachant que l’agglomérat ainsi créer est inversement proportionnel à une durée constante apparente.

Chtylailai : le sacrifice conscient ou acte du renoncement positif accompli dans une situation conflictuelle dont l’exécutant estime n’avoir aucune chance de s’en sortir.

Joslias: la traduction littérale est « jeu du fanfaron ». Malheureusement à notre époque, il n’existe plus et aucune trace n’en a été relevé. Auchtour, oracle émérite du folklore ancien de l’université d’Arbusienne en Hespyd, suggère fortement qu’en réalité ce jeu n’a jamais existé et n’était qu’un code tactique utilisé par les Gardiens et l’Ordonnancerie. Qu’il aurait donc disparu en même temps qu’eux.

Blonasse : boisson fermentée non alcoolisé. Les aquinidés ne connaissent pas l’alcool en tant que boisson.

Heuskardy : l’enfer sur terre.

Glakin : baies communes d’Hespyd, utilisées couramment comme antiseptique, cicatrisant et légèrement antalgiques, pour blessures superficielles ou peu profondes. Elles sont impropres à la consommation. L’ingurgitation provoque vomissements, diarrhées et pertes de poids spectaculaires durant les quelques jours (de trois à huit suivant la constitution) de maladie qu’elles provoquent. Distillées en concentration importantes, elles deviennent un poison mortel.

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Avec le temps, on parle, on marche on se lève, on pense. Dieu qu'il est important à l'homme de pouvoir penser comme s'il ne lui suffisait pas de vivre.
Avec le temps on grandit, on pleure, on se relève, on sourit et, surtout, on aime, encore et encore, on distribue de l'amour autour de nous comme si nous étions des abeilles avec du polen et que nous l'amenions vers nos amies fleurs en manquent d'amour.
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