Un trésor marin

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À son réveil, elle fut étonnée de voir le soleil déjà haut dans le ciel. Elle avait dormi longtemps. Pas un bruit ne troublait cet endroit presque magique. À la lumière de cette matinée bien avancée, elle put voir un peu mieux la grotte. Le soleil faisait briller la roche claire. Les parois étaient couvertes de petits éclats scintillants, tels qu'on pouvait en voir dans les rêves. Des oiseaux au loin pépiaient. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas donné de nouvelles à ses parents. Vivre intensément son rêve ne devait pas lui faire oublier sa famille.

Aussitôt elle attrapa son coquillage magique pour les rassurer :

  • "Papa, maman, tout va bien, j'ai vu des dauphins, j'ai dormi dans une grotte, ne vous en faites pas pour moi ! ".

Ils étaient justement en train de parler d'elle, lorsqu'une bulle vocale vint jusqu'à eux au gré du mouvement de l'eau. Ils reconnurent la voix claire et douce de leur fille, ils l'aimaient tant ! L'émotion fit chavirer sa mère, une larme coula sur sa joue. Elle était heureuse pour elle.

Mariella décida d'explorer l'antre. Elle avançait doucement car la roche était escarpée, elle ne voulait pas abîmer sa queue. La grotte était vaste, une bande de sable la recouvrait en partie, tout près se trouvait une mare assez grande et plutôt profonde.

Soudain elle aperçut une tortue marine, couchée sur ses oeufs. Mariella s'avança doucement pour ne pas l'effrayer.

  • Bonjour, je m'appelle Mariella, tu vis ici depuis longtemps ?
  • Bonjour, je viens juste de pondre mes oeufs, je vais m'en retourner à la mer. Mes petits sauront se débrouiller sans moi. Personne ne vit ici, c'est un endroit de passage, parfois des bateaux viennent s'y échouer les jours de tempête. Regarde là-bas, sur la plage, il y a une coque ensevelie dans le sable. C'est le dernier naufrage auquel j'ai assisté, tous les humains se sont noyés.
  • Ah bon, c'est donc une île inhabitée.
  • Oui, seuls les animaux la peuplent.
  • Connais-tu un endroit où je pourrais rencontrer des humains?
  • Oui, il y a une deuxième île, un peu plus grande, à l'ouest de celle-ci.
  • Merci, je vais m'y rendre.
  • Désolée, je dois te laisser, je vais me reposer encore un peu avant de partir.
  • D'accord, merci pour les renseignements.

La tortue s'immobilisa aussitôt et rentra dans un sommeil profond.

Mariella, curieuse, se dirigea vers le bateau échoué. Impatiente, elle fit ce qu'elle put pour s'approcher au plus vite des malles éparpillées sur la plage. Elle progressait difficilement car sa queue la gênait dans ses déplacements. Elle soulevait son corps grâce à ses bras, mais cela était très fatigant. Elle se demandait ce que contenaient les coffres. Elle prit un caillou et tapa sur le cadenas de l'un d'eux pour l'ouvrir. Il était rempli de milliers de coquillages blancs et irisés, tous plus magnifiques les uns que les autres.

Quelle merveille ! Elle n'en avait jamais vu d'aussi beaux ! Elle pensait à tous les bijoux qu'elle pourrait confectionner. Elle attendit le réveil de la tortue pour lui en parler et lui demander de l'aide. Elle aimerait tant les envoyer à ses parents.

Mariella et la tortue discutèrent de la façon de procéder. La tortue se proposa de hisser la malle sur son dos, elle pourrait ainsi parcourir la distance qui la séparait du monde des sirènes et des tritons. Elle avait un excellent sens de l'orientation. Elle accepta de s'y rendre en échange de quelques coquillages en cadeau. Mariella était la plus heureuse, elle offrait déjà un cadeau à ses parents. Ils seraient fiers d'elle.

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