La grotte aux coquillages.

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Cependant il n'était pas question de couper le cordon aussi radicalement. Du haut de ses dix-huit ans, elle avait conscience de faire de la peine à ses parents, aussi prit-elle par précaution le coquillage argenté qui lui permettrait de communiquer. Ses parents l'avaient conservé précieusement, car ils savaient qu'un jour il serait utile. En effet, ses pouvoirs lui assureraient un contact permanent avec sa famille. Il suffisait de parler : la voix était enregistrée et envoyée aussitôt après. L'idée de raconter ses aventures à ses parents rassurait Mariella.

Son voyage initiatique s'annonçait de bon augure : l'air était doux, le soleil radieux, la mer d'huile.

D'un mouvement de queue gracieux, elle nageait vers de nouveaux horizons, prête pour les rencontres insolites qui s'offriraient à elle. Elle était enthousiaste à l'idée de découvrir d'autres êtres vivants, différents de ceux qu'elle connaissait. Effectuant une danse parmi les flots, elle avançait le sourire aux lèvres portée par l'eau dans un mouvement fluide. Elle fut surprise de ne rencontrer personne. Cela faisait des heures qu'elle se mouvait dans l'onde.

Quelques oiseaux curieux la survolèrent puis s'en allèrent comme ils étaient venus. Elle était si lasse que lorsque le soleil rougeoyant atteignit l'horizon, elle décida de faire une halte pour la nuit. Des dauphins décrivaient au loin des cercles d'un air joyeux. Ils s'élançaient dans les airs pour faire des pirouettes amusantes.

Elle atteignit le rivage : c'était une île verdoyante remplie d'oiseaux exotiques et multicolores. Elle repéra une grotte à demi-immergée dont l'ombre rafraîchissante était bienvenue. Elle plongea plusieurs fois à la recherche de coquillages et d'algues, son repas préféré.

À l'intérieur de l'antre, pas de traces d'animaux, pas d'odeur suspecte, rien ne l'effrayait. C'était le lieu idéal pour passer la nuit. Elle s'avança plus profondément, trouva des feuilles sèches dont elle se fit un tapis. Le calme régnait dans cet endroit. Quelques gouttes fines s'écoulaient du plafond rocheux et s'écrasaient sur le sol en pierre. Ploc ! Ploc ! Ploc ! Elle but directement cette eau fraîche et désaltérante.

Le sommeil la surprit, à peine allongée. Elle s'endormit.

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